Les persos ne m'appartiennent pas

couple : Sterek (qui d'autre)

Rating M : lemon

One shot

Ceci est un UA avec persos légèrement OOC

Lorsque Stiles, jeune cuisinier se trouve à aller faire des repas pour un certain Dereck Hale et que ce dernier est particulièrement attirant.

Bonne lecture


- Chef Stilinski bonjour !

- Bonjour, je suis Monsieur Lahey, assistant de Monsieur Hale. Je cherche un chef à domicile pour tous les jours de la semaine pendant deux semaines, si possible dès demain. Mon patron est en effet coincé à la maison pour raison personnelle et il a besoin d'un chef cuisinier. S'il vous plaît, dites moi que vous êtes disponible. J'ai tenté plusieurs chef, mais aucun n'est disponible.

- Oh ! Bien j'ai un repas ce soir et ensuite, je n'ai rien de prévu avant le repas de Thanksgiving chez les MARTIN, mais comme c'est dans trois semaines, ça devrait aller.

- Vous me sauvez la vie. Je vous transmets l'adresse par SMS. Si vous pouviez être là demain pour faire le repas de midi, ce serait génial.

Je viens juste d'ouvrir ma boîte de chef à domicile. Les gens aiment de mieux en mieux manger mais ne veulent pas passer de temps dans leur cuisine, d'où, l'emploi de chefs à domicile.

C'est mon colocataire, un certain Jackson qui m'a donné cette idée. Il faut dire que j'ai vécu avec lui pendant deux ans, il avait donc l'habitude de goûter à mes créations. Quand il m'en a parlé, je n'étais pas chaud, mais en y réfléchissant bien, je pourrais très bien gagner ma vie, le tout est de se faire connaître.

Je reçois un SMS avec l'adresse à laquelle me rendre demain matin et la rentre dans mon GPS. Ça ne fait que deux semaine que j'habite ici, je ne connais donc pas les habitants ni même le quartier.

Je me prépare pour aller faire la cuisine chez mon voisin, un certains Scott McCall. Lorsqu'il était venu se présenter à mon arrivée, il avait eu l'air ravi que je soies cuisinier, donc puisqu'il invite pour la première fois les parents de sa petite amie à manger, il veut pensé à moi pour faire bonne impression avec un bon repas.

La soirée se passe excellemment bien. Ils ont tous apprécié mes plats et ça me fait du bien d'avoir quelques bonnes critiques.

Scott, il veut en effet que je l'appelle par son prénom, me paie plus que bien et me dit qu'il aimerait qu'on se revoit. Il a l'air sympa, je suis certain que nous pourrions devenir ami. Il est jovial, aime les Avengers. Ça me suffit.

Arrivé chez mon futur « employeur », je sonne à la porte. Un jeune homme blond qui doit avoir mon âge se présente. C'est l'assistant de Monsieur Hale avec qui j'ai parlé hier au téléphone.

Il a l'air sympa mais légèrement stressé. En effet, il m'explique qu'il doit se rendre dans sa famille pendant deux semaines à quelques centaines de kilomètres de là et que son patron a viré son ancien cuistot, donc, je dois lui faire à manger midi et soirs. Ledit patron ayant prit deux semaines de repos pour ne pas avoir besoin d'un assistant pendant ce temps.

J'ose demander pourquoi il a viré l'ancien cuisinier, mais mise à part une moue suspecte, il ne me donne pas de raison précise.

- Monsieur Hale n'est pas très difficile en matière d'alimentation, il mange beaucoup (trop) de viande, des plats riches en protéine, mais il faudrait lui faire des plats plus équilibrés.

- Très bien, je voulais justement vous demander quel genre d'aliments il mangeait. Pour ce midi, j'ai pris de quoi faire un repas complet, mais si j'ai en tête ce qu'il lui faut, je pourrai aller faire des achats cet après-midi.

- E-QUI-LI-BRE, c'est tout. Vous avez carte blanche.

Il m'emmène vers la cuisine. C'est réellement une cuisine spacieuse, comprenant un piano de cuisine à gaz immense, un four à vapeur, un four à pizza, un immense îlot trône en plein milieu. Vraiment, j'aurai de quoi faire.

Issac me dit que je n'ai qu'à faire les plats et que le majordome s'occupera du service. Je ne devrais pas voir souvent le propriétaire de cette superbe demeure.

Je vais chercher mes sacs de nourriture, mes couteaux et me mets en tenue. Je sors tout ce qu'il me faut et commence à faire ce pour quoi je suis payé.

Une heure plus tard, je vois Isaac, deux valises à la main me faire un signe de tête me faisant comprendre qu'il s'en va. Il lui sourit et lit sur ses lèvres « bon courage ». Je ne comprends pas pourquoi il dit ça et retourne à mes fourneaux.

J'appuie sur la sonnette et un homme d'une cinquantaine d'années, vêtu comme dans les années trente prend l'entrée que je viens de préparer et s'en va. Il fera les mêmes choses pour le plat de résistance et le dessert.

Je nettoie tout et part faire les courses pour la semaine. J'achète les mets de qualités chez divers commerçants et retourne là-bas pour ranger les aliments. Un post-it jaune est collé sur le frigo.

« Pas à mon goût » est noté dessus.

Je prends ça pour moi, mais avec ce que je lui réserve ce soir, il ne pourra pas dire que ce n'est pas à son goût.

Une fois de retour chez moi, je me permets une petite sieste et m'endors sans mal.

17 heures, je me lève et prends une douche pour retourner chez mon client.

La mise en place, la préparation, la cuisson, tout ceci fait que je termine à 19h30. En entrée, j'ai fait une langoustine citron frais et crème aux agrumes, pour le plat principal, côte de biche et risotto aux girolles, et en dessert, un fondant chocolat sauce caramel au beurre salé. Si il n'aime pas, c'est qu'il est très difficile.

Le majordome apporte les plats et lorsqu'il ramène les assiettes, elles sont vides, sauf le fondant chocolat. Je suis content de moi, nettoie et range mon plan de travail.

Je rentre chez moi et je suis épuisé à un point tel que je me laisse tomber comme une larve sur mon lit et m'endors tout habillé.

C'est la bouche pâteuse que j'émerge d'un sommeil sans rêve. Je me lave, m'habille et pars en direction de mon travail.

Je rentre dans la cuisine et vois un petit papier jaune sur le frigo. Encore un mot. Celui-ci, comme le précédent indique « pas à mon goût ». Là, je ne comprends pas. Je prépare un plat succulent : côtes d'agneau et ses légumes croustillants. Je pends le post-it et note « Alors qu'est ce qui est à votre goût ? »

Lorsque le majordome, il vient de me dire qu'il s'appelle Georges, arrive pour prendre le plat, je pose le post-it sous le verre d'eau. Je fais le propre dans la cuisine et Georges revient avec une petite feuille de papier sur laquelle il y avait une petite liste

- Hamburger

- Lasagnes

- Spaghettis bolognaises ou carbonara

- Côte de bœuf, entrecôte, toute pièces de bœuf,

- Couscous, hachis parmentier, paella, ….

Et Je n'aime pas le sucré.

A la lecture de ce mot, je manque de m'étrangler. Le mec, il préfère des plats communs aux délices que je lui prépare. J'y crois pas.

Je m'apprête à partir mais je prends un post-it et note « il est où l'équilibre des plats ? »

Je le colle sur le frigo et m'en vais.

Le lendemain, un papier est posé sur le plan de travail « Pas besoin de plat équilibré, pas besoin de bon petits plats ».

Je souris, il aime vraiment manger gras, eh bien, je vais lui donner ce qu'il veut. Je file donc faire quelques courses au marché et chez l'épicier du coin. Ce midi, il aura des spaghettis bolognaise fraîches. Il mangera des plats qu'il aime, mais tout sera frais.

Georges fait ce qu'il a à faire et j'attends le verdict. Il me tend un morceau de papier « merci ». Cool, cette fois, c'est heureux que je rentre chez moi. En même temps, ce sont des plats simples, je n'aurai pas à me creuser la tête pour trouver chaque jour un met extraordinaire.

Cela dure pendant une semaine, je ne le vois pas mais il me laisse toujours un petit « merci », ou « c'était très bon ».

Je me décide à écrire « Marvel ou Comics ? ». je sais, c'est débile, mais j'aimerai savoir à qui j'ai à faire. Il est tellement mystérieux avec ses écrits que ma curiosité l'emporte sur ma raison.

En arrivant le lendemain, je n'ai pas de réponse à mon message. Je cuisine donc un hanburger tout fait maison. Le pain, le steak que je hache moi même, la sauce. C'est un sandwich comme je les aime. Georges arrive et toussote légèrement, se mettant la main devant la bouche. Mais de quelle année il vient ?

- Pardonnez-moi ! Monsieur souhaiterait s'entretenir avec vous, vous pouvez lui monter ce... repas.

Je pense qu'il n'aime pas les hamburger. Il ouvre la marche et je le suis, assiette sous cloche dans la main. Nous montons à l'étage et il frappe à une porte de belle taille.

- Entrez !

Il ouvre la porte et me pousse légèrement dans le dos. Je ne sais pas pourquoi, c'est tellement solennel que je me sens fébrile tout à coup.

J'avance et vois un homme de dos, il a les épaules larges. Je me retrouve comme un con au milieu de la pièce et me rappelle à lui en me raclant la gorge.

Il se retourne, et là, il me faut toute ma concentration pour ne pas faire tomber l'assiette que je tiens dans la main. Ce type est un appel à la débauche, il illumine par sa beauté, son charisme. Moi qui ai l'habitude de parler pour ne rien dire, je reste bouche bée.

Je me reprends, secouant légèrement ma tête et lui apporte le plat. Il soulève la cloche et accroche son regard au mien. Je suis comme pétrifié par ses yeux si pénétrants.

Il me souris avant de mordre de bon cœur le hamburger qu'il tient de ses deux mains.

- Humm ! Oh putain, c'est bon ! Franchement, c'est top.

Le bruit qu'il fait en mangeant est indécent, mes oreilles ne peuvent en supporter plus et je m'éloigne de peur de perdre mes moyens et de lui sauter dessus.

- Au fait ! Je suis plutôt Comics, Marvel, c'est pas mon truc.

Choc ! Il ne peut pas préférer Comics, c'est pas possible. Je me stoppe net dans mon élan, le dos tourné à lui pour ne pas le regarder. Il recommence avec ses « Mhmmmm »

- Et toi ?

Je me réveille enfin de ma léthargie mais ne me retourne toujours pas

- Quoi moi ?

- Marvel ou Comics ?

Je souffle et fait demi tour, me retrouvant face à un apollon, assis nonchalamment dans son fauteuil, engloutissant sans gêne un sandwich à pleines dents.

Il a un peu de sauce sur le coin de la lèvre du bas et mes yeux ne sont plus attirés que par ça.

- Alors ? Même en parlant la bouche pleine, il arrive à être sexy

C'est dingue, dans ma vie on m'a toujours dit que j'étais un moulin à paroles, une vraie pipelette. Mais là, aucun son ne sort de ma bouche. Cette petite tache de sauce me fait m'humidifier les lèvres. Il arrête de mâcher et tend le hamburger vers moi

- Tu en veux ? Tu as l'air affamé

Ouais je suis affamé, mais pas de ton putain de sandwich ! J'aimerais tellement lui dire ça, mais je me contente de remuer la tête par la négative et finit par dire

- Marvel, je préfère Marvel. Vous avez un peu de sauce sur la lèvre là. Je lui montre sur ma bouche à moi et là GOD ! Il sort sa langue pour l'enlever.

Ma bouche s'assèche et je ne peux m'empêcher de le mater, la bouche ouverte.

Il a terminé son hamburger et je le vois lécher ses doigts.

Mon cœur s'arrête.

Mes yeux s'ouvrent comme des soucoupes.

Son regard se dirige vers moi tout en continuant son nettoyage.

Mon cerveau bug.

Je pars de ce bureau, disons plutôt que je m'enfuis de ce bureau en marchant comme un robot, les jambes droites. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive mais je descends les escaliers sans m'en rendre compte. Les images de cet homme aux yeux si verts, aux dents si blanches, aux cheveux en bataille et au sourire parfait me revenant en tête.

Je suis en manque, oui, ça doit être ça. Il est canon, et mes hormones travaillent trop vite. Ça doit faire une éternité que je n'ai pas connu les plaisirs de la chair. Il va falloir que je règle ce problème.

Je me mets à faire la vaisselle de mes ustensiles lorsque :

- ..va ?

Je ne l'ai pas vu ni entendu entrer dans la cuisine et ai un bond de surprise si fort que j'envoie l'eau de vaisselle un peu partout sur moi, bien sur.

Il rit doucement, et je tourne enfin le regard vers lui. Il est adossé au plan de travail près de moi, les bras croisés sur le torse, un tee-shirt blanc qui lui moule tellement le corps qu'on a l'impression qu'il va éclater. Il est musclé ce type. Il me donne des complexes.

- Est-ce que ça va ? Me demande t-il

- Euh ! Ouais, c'est cool.

Son sourire ne s'efface pas et là, je me motive à redevenir moi-même.

Vas-y Stiles, tu es Stiles Stilinski bordel, tu as du répondant. C'est pas un mec comme ça qui va t'empêcher de parler. Allez Stiles, réveille toi.

Après ce petit interlude avec moi-même, je prend de l'assurance décide qu'il est temps de redevenir le bon vieux Stiles. Je résisterai.

- Oui, ça va, pas de souci. Et je retourne à ma vaisselle après m'être essuyé le visage. Mon hôte toussote afin d'attirer mon attention. Je me tourne donc vers lui

- Non, parce que j'ai l'impression que je te déstabilise. Tu es rouge et tu n'oses pas me regarder en face. J'ai raison n'est-ce-pas ?

Là, je suis surpris et un peu vexé qu'il m'ait démasqué si vite, mais je suis Stiles Stilinski et je ne peux plus n rien dire. Mes mots sortent plus vite que je ne le voudrais, mais là, je suis déterminé :

- Tout à fait. Vous m'avez déstabilisé quelques instants. Je ne sais pas si vous vous rendez-compte du sex appeal que vous dégagez, de la sensualité qui émane de vous, surtout quand vous vous léchez les doigts. Vous êtes sexy Monsieur Hale, et je ne suis pas insensible à votre charme mais vous êtes mon client et ne vous inquiétez pas, ce n'était que passager, je ne tenterai rien auprès de vous.

Je le vois se décoller du plan de travail et partir avec un sourire énigmatique au coin des lèvres. arrivé au seuil de la cuisine, il déclare sans se retourner :

- Toi aussi, tu es sexy, et ça ne me dérangerai pas que tu tentes ta chance auprès de moi. J'ai fait exprès de te chauffer en haut. C'était assez drôle de te voir essayer de te contrôler. Appelle moi Derek.

Sur ce, il se casse, me laissant comme un con adossé à l'évier. Que vient-il de se passer ?

- Appelle moi Stiles ! Lui crie-je lorsqu'il monte les escaliers.

Je rentre chez moi et me couche, faisant un rêve érotique mettant en scène un beau mec ténébreux au sourire d'enfer.

Les jours passent et on se cherche, faisant chacun des allusions plus ou moins explicites mais malgré mon envie, je ne craquerai pas. Il est mon client et je me suis imposé des limites, je ne les dépasserai pas.

Mon dernier soir en tant que cuisinier, son assistant revient demain. Ça tombe bien, j'ai quelques dîners de réservés et pourrai un peu me reposer.

J'appuie sur la sonnette pour que Georges vienne chercher le hachis que j'ai préparé, mais ce n'est pas lui qui arrive. C'est Derek. Il s'accoude à l'îlot central et met son doigt dans la purée qu'il apporte ensuite à sa bouche pour le manger en me fixant.

J'avale difficilement ma salive et le regarde.

- Il y a des couverts tu sais Je lui parle doucement, mes yeux ne quittant pas sa bouche

- Je sais, mais c'est tellement meilleur comme ça.

Il me cherche et je décide de rentrer dans son jeu. Je fais donc la même chose en prenant le plat de cuisson. Je le fixe avec un regard lubrique. Ça marche car il s'est stoppé net et ne peux détacher ses yeux de mon visage. Je souris, lui fait un clin d'œil et me tourne vers l'évier pour faire la vaisselle.

- Bon appétit ! Lui dis-je

J'entends un grognement, un bruit de tiroir que l'on ouvre et d'une fourchette contre l'assiette. Il mange avec des couverts.

- Dereck ! Lui dis-je tout à coup, laissant tomber ma vaisselle, je rêve ou il y a une réelle tension sexuelle entre nous ?

Il lève un sourcil et repose ses couverts, poussant ainsi son assiette un peu plus loin. Il pose ses coudes sur l'îlot et me regarde

- Tu as raison, je ne suis pas comme ça d'habitude. Je suis plutôt renfermé et solitaire, mais quand j'ai remarqué que tu étais tellement déstabilisé, j'ai voulu en jouer. J'ai été pris à mon propre jeu car là, tout de suite, j'ai vraiment envie de te sauter dessus. Je te trouve très séduisant Stiles.

Putain ! Je ne pensais pas qu'il répondrait si franchement.

- Crois-moi, je suis aussi très attiré par toi. Je me retiens depuis un moment.

Il se lève lentement et viens vers moi, jetant le torchon avec lequel je m'essuyais les mains et colle son corps au mien. Nous faisons presque la même taille et nos souffles se mélangent. C'est tellement sexy...

- Et bien ne te retiens pas me dit-il en m'embrassant, puis il se recule et semble attendre quelque chose.

Ma raison se fait la malle, je ne devrais pas faire ça, c'est un client, mais je suis un homme bordel. Croyez-moi, si vous aviez Dereck Hale devant vous, vous ne pourrez pas résister à la tentation.

Je me jette sur cette bouche si tentante et le colle à l'îlot central. Mon corps appuie sur le sien, je vais chercher sa langue de la mienne et l'entends grogner dans le baiser.

Waouuu, ça c'est bu baiser. Il nous tourne et je me retrouve à sa place, coincé entre son corps chaud et le plan de travail. Je n'en peux plus, la chaleur monte en moi, mon ventre se contracte, j'ai l'impression que mon cœur fait des bonds.

Je glisse mes mains dans son dos, sous son pull. Sa peau est chaude et se parsème de chair de poule. Il recule légèrement et déboutonne ma veste, l'envoyant bouler dans un coin de la cuisine et me retire mon tee-shirt qui suit le même chemin.

Sa bouche vient se poser durement sur mon cou. Il est vraiment excité, je le sens sur mon entrejambe. Je suis dans le même état. On se frotte l'un contre l'autre, il gobe un de mes tétons et le maltraite. J'aime ça et gémis en jetant ma tête en arrière. Les bras tenant fermement le meuble derrière moi. Il est doué, sa langue fait des cercles sur mon torse, il joue avec moi et j'aime ça.

Nos respirations se font fortes, saccadées et rapides.

- Oh ! Merde

Il a dit ça juste avant de me soulever et de me mettre assis sur le plan de travail. Je l'attire avec mes jambes et le bloque ainsi contre moi. Je lui enlève son pull et retire sa ceinture. Tout du long, il me fixe sans rien dire, mais son air de prédateur me promet un moment de pure débauche. J'en tremble d'impatience.

Il me débarrasse de mes chaussures et de mes fringues restantes. Le froid du marbre sous mes fesses contraste avec le feu qui me consume. Il prend un peu de recul et me reluque sans gêne tout en ôtant son pantalon et son caleçon.

Qu'est-ce qu'il est bien foutu. J'humidifie mes lèvres et l'attire à moi. Il est debout, entre mes jambes et nos sexes se touches et se retouchent à mesure que nos bassins bougent.

- Ah ! Dereck

Je m'allonge sur la pierre froide lorsqu'il attrape mon pénis et qu'il se penche pour le mettre dans sa bouche

- AAAHHH !

En même temps que la fellation, il me prépare. Il est doux et à l'écoute de mes envies.

Je n'en peux plus et me redresse, l'embrassant comme si ma vie en dépendait.

Il me rallonge sur et avance mon bassin, prend un préservatif dans un tiroir à proximité

- Tu as des capotes partout chez toi ou quoi ?

Il me sourit et m'attire à lui. Son sexe posé sur mon entrée. Lentement, il s'enfonce en moi.

Magie de l'instant, un silence se fait pendant toute sa pénétration. Nous avons arrêté de respirer tous les deux. Pas pour les mêmes raison. Moi, c'est la douleur, lui, ça doit être le plaisir.

Il est debout, tel un dieu grec avec son corps si parfait et il se retire d'un coup pour se réemboiter automatiquement dans un geste rapide et sec. Nous poussons tous les deux un gémissement de plaisir.

Ses mouvements me font perdre la tête. Il va de plus en plus vite, de plus en plus fort. Il ne cesse de me regarder, comme si j'étais précieux. Ses prunelles vertes m'hypnotisent. Je crie de bonheur lorsqu'il touche cet endroit si particulier.

Et il recommence, encore et encore, sortant des gémissements de plus en plus fréquents.

Je sens que la libération approche, je veux le toucher et me redresse, lui toujours en train de me pilonner. Nos bouches se trouvent et on s'embrasse de façon désordonnée et très humide.

Il donne tout dans ses derniers mouvements et je pousse un cri de bonheur lorsque l'orgasme me prend de plein fouet. Il m'imite quelques secondes plus tard.

Il me soulève et m'allonge par terre à ses côtés, passant un bras sous ma tête :

- Excuse-moi, je ne pouvais plus rester debout, ça m'a coupé les jambes.

Je rigole et pose ma tête sur son torse.

Une alarme. Non, une sirène me fait sursauter et me réveille. Merde, on s'est endormi comme ça à même le carrelage de la cuisine. Je tente de chercher d'où vient se bruit lorsqu j'aperçois ce qui doit être la femme de ménage au vu de sa tenue, les mains sur ses hanches en train de crier.

Elle s'avance en hurlant des mots que je ne comprends pas, on dirait de l'espagnol ou quelque chose comme ça et elle frappe Derek avec un torchon n le traitant de pervers. C'est le seul mot que je devine.

Il se lève, la regarde de toute sa hauteur sans dire un mot, pas pudique pour un sous et me tend la main. Je me redresse à mon tour et le suis lorsqu'il sort de la cuisine tel un empereur, d'une démarche fière, la tête haute.

Moi, j'essaie de cacher ma virilité et trottine derrière lui, admirant un magnifique tatouage dans son dos. Arrivés en haut, il m'amène dans sa chambre, me jette sur son lit et me reprend dans ses bras.

- J'ai encore besoin de dormir me dit-il d'un air fatigué.

Quelques heures plus tard, nous nous réveillons et prenons une douche pas très catholique.

Je remballe toutes mes affaires, reprends mes couteaux et vais mettre tout ça dans ma voiture. Je vais pour monter dedans lorsque je sens un corps se lover contre mon dos. Il m'entoure de ses bras

- Eh ! Tu reviendras n'est-ce pas ?

Je suis un peu étonné

- Pourquoi ? Tu... tu veux qu'on se revoit

Il me tourne vers lui, me fait un baiser et répond :

- Bien sûr, et j'espère que toi aussi. Je pense qu'on est bien tous les deux.. Non ?

Je lui souris de toutes mes dents et l'embrasse à mon tour.

- Tu ne sais pas à quel point ça me fait plaisir...

Je prends le volant et roule le long de son allée, le sourire encore collé sur le visage.

Une nouvelle étape de ma vie commence avec le charismatique Derek Hale.

Fin...