Hello, comme convenue, je vous poste le deuxième chap de ma mini fic !
J'espère que cette suite vous plaira tout autant que le début.
Merci a ma Noour pour sa correction ! Et merci a vous pour aimer, suivre et commenter cette mini fic.
Je répète que les chapitres sont courts, c'est pour ça que je poste tous les jours.
Je ne sais pas si je l'ai dit, mais, elle fait 6 chapitres en tout, elle est vraiment courte ^^ !
Voilà, bonne lecture a vous ! pleins de bonne choses bisous.
H.
Envers et contre tout
Harry
Je m'appelle Harry et j'ai 24 ans. Vous connaissez tous mon histoire, ma vie et tout ce que la communauté pense de moi… J'ai quitté l'Angleterre après la guerre… J'avais besoin de quelque chose que personne n'aurait pu me donner là-bas. J'ai ouvert les yeux une bonne fois pour toutes, j'ai pris tout ce que je pouvais, m'arrangeant avec les gobelins pour être en règle partout ou je m'aventurais…
J'ai voyagé de-ci de-là pour éviter de penser aux morts et à ce que j'avais perdu… j'ai préféré me concentrer sur moi plutôt que sur les autres comme on m'a habitué à le faire dès mon plus jeune âge… J'ai laissé tomber le monde magique sans aucun remords. J'ai dit au-revoir et ne suis jamais revenu, même depuis que je suis ici, en Amérique. Je suis devenu Harry Black, même si personne ne connaît vraiment mon nom.
J'ai créé un petit café-bar-restaurant et librairie… Il marche plutôt pas mal et je me suis fait quelques amis, des connaissances, j'ai une clientèle fidèle. Et j'ai un super employé… Enfin, j'avais… d'après la lettre de démission que je tiens dans mes mains… Eyden est parti… c'est tout ce que je retiens de ce qu'il vient de passer…
Et c'est là que je sens enfin mes larmes couler librement sur mes joues, mes genoux cèdent et je me retrouve dos au mur affalé sur le sol à lire et relire les mots sur cette feuille.
Au départ quand je suis arrivé ici, je ne savais pas quoi faire de ma vie, j'ai déambulé et puis j'ai ouvert ma boutique, je ne savais pas où je mettais les pieds, pourtant j'avais l'aide des gobelins, donc je m'en sortais, point de vue juridique et point de vue argent… Mais le service et tout ça j'étais complètement paumé…
Et il est arrivé, il est resté assis sans bouger… je le voyais pourtant sourire de temps en temps. Comme s'il se moquait de moi… Pourtant quand j'ai fermé alors qu'il était encore là… et il m'a fait peur, vraiment, j'avais simplement oublié qu'il était là… pourtant il a simplement posé une feuille avec ses expériences et il est parti…
Ironique n'est-ce pas… c'est ce même chemin qu'il fait pour partir…
Il est parti…
Il est sorti de ma vie…
Et je pense que c'est ce qui me fait le plus mal…
Il est entré dans ma vie si vite, je me suis habitué à sa présence si rapidement. Mais je n'étais pas prêt à le voir partir aussi rapidement que quand il est arrivé… en fait, il est devenu comme une constante dans ma vie depuis plus d'un an…
Il est arrivé comme une fleur, il m'a aidé comme personne d'autre ne pouvait le faire, il m'a presque tout appris. Mais surtout, il m'a réappris à sourire, pas seulement un sourire factice comme le survivant l'a fait toute sa vie, non, un sourire vrai. Il m'a appris à aimer… Et pour la première fois de ma vie, j'ai su, vraiment ce que le mot amour voulait dire…
En fait, c'est arrivé comme ça, petit à petit, j'ai vu ses yeux bleus pétiller et j'ai aimé ce pétillement. Son sourire me donnait la joie de vivre, son rire emplissait mes entrailles de millions de papillons. Quand il passait près de moi son odeur faisait battre mon cœur. Et puis l'amour s'est installé doucement mais surement et je n'avais qu'une envie, de passer tout mon temps avec lui. J'étais heureux qu'il passe au magasin même quand il était en repos. Et c'est ce qu'il faisait. Il passait tout son temps ici et j'aimais ça, vraiment. C'est comme s'il faisait partie de moi… Comme s'il avait toujours été là…
J'aime sa présence et son entrain, sa joie de vive et son sourire communicatif. J'aime ses épaules larges et sa stature, il est plus petit que la moyenne et pourtant toujours plus grand que moi et j'aime tout ça… plonger dans ses yeux indigo était ce que je préférais. Cette fossette à la joue droite était tout simplement adorable.
Et je m'aperçois que je ne pourrais plus jamais le faire. Je n'ai même pas son numéro de téléphone moldu, puisque c'est mon employé… j'étais son patron… Mais je regrette maintenant… je ne pourrais plus jamais l'observer danser entre les tables, faisant rouler ses muscles. Je ne pourrais plus l'entendre rire ni le voir sourire. Je ne pourrais plus le dévorer des yeux, faute de pouvoir l'avoir pour moi tout seul… Je ne pourrais plus le voir discuter avec les clients réguliers avec une telle aisance…
Quand j'ai quitté la communauté sorcière, je ne pensais jamais trouver quelqu'un de digne de mon attention, je veux dire, je n'avais pas de préférences sexuelles. Les femmes me faisaient à moitié peur, les deux seuls baisés que j'avais eus n'étaient pas ce que je pourrais dire les plus… bref, cela me donnait des frissons rien que d'y penser. Mais elles ne m'avaient jamais vraiment attiré. En fait, pas grand monde ne m'avait attiré…
Toutes ces personnes qui me parlaient parce que j'étais le grand Harry Potter… Parce que j'étais le sauveur. Jamais parce que j'étais Harry, juste Harry.
Et toute cette médiatisation, j'avais coupé la seule partie de moi qui était surement la plus importante. Mon cœur. Je suis persuadé que je me suis empêché d'aimer qui que ce soit…
Mais cet homme, au moment où je l'ai vu, j'ai su qu'il était différent. Mais je ne pensais pas que je le perdrais. Pas après avoir passé si peu de temps avec lui.
Je n'ai jamais réalisé que sa présence était si importante pour moi avant aujourd'hui. Les non-mages ont une phrase qui m'a un jour fait sourire et que je pensais fausse, pourtant aujourd'hui elle prend tout son sens : On se rend compte de l'importance des choses qu'après les avoirs perdus…
La cloche tinta soudainement, me faisant sortir de mes pensées. J'essuie à la va-vite mes larmes criant que la boutique serait fermée pour un moment.
J'attends que la cloche tinte de nouveau avant de fermer les stores et la porte magiquement. Je reste ainsi, dos contre le mur, les larmes roulent de nouveau sous mes paupières closes. J'ai perdu la seule personne que j'ai aimée…
