Hello,

Je n'ai pas grand-chose à dire si ce n'est merci a ma Noour pour sa correction !

J'espère que ça vous plait… Malgré le manque flagrant de Reviews. Je suis un peut triste parce que j'ai finalement l'impression que ça ne vous plait pas… Mais je vais continuer a publier cette mini fic !

Bonne lecture !

H.


Envers et contre tout


Harry

J'ai cherché un moyen de m'en sortir sans souffrir le martyre. Je suis monté dans mon appartement au-dessus du magasin. J'ai tout fait comme un automate, comme me lever le lendemain… Je suis descendu et j'ai fait comme si de rien était…

Pourtant, les clients m'ont poussé à fermer après seulement quelques heures, ceux qui étaient mes clients fidèles et qui sont devenus des amis au fil du temps… Ils m'ont dit de prendre du temps pour moi et j'ai eu beau protester… c'est comme s'ils ne m'avaient pas laissé le choix… Alors j'ai fermé la boutique, je ne sais pas pour combien de temps. Je ne sais pas non plus pourquoi. Pourtant une phrase a raisonné dans ma tête.

« Contact-le »

Deux mots qui résonnent dans mon esprit alors que ça fait quoi ? deux jours ? trois jours ? Que je suis couché sur mon lit et que je n'ai rien fait. La douleur de la faim tiraille mon ventre dans une sensation que je connais par cœur mais que je n'ai plus senti depuis longtemps maintenant. Je m'oblige à me lever pour manger et boire, j'en profite pour faire une pause douche. Quand je me recouche sur mon lit, je tombe de sommeil…

Je me réveille au milieu de la nuit. Je suis légèrement perdu. Je décide de me tenir occupé alors je prends une pile de papier que je commence à trier, ranger et signer. Je fais quelques chèques pour payer mes différentes traites…

Le matin se lève sans que je ne m'en rende compte. Mon esprit est loin de mon corps qui vit comme un automate. Soudainement, c'est comme si je me réveillais… dans ma main, je tiens le CV d'Eyden… son numéro est là, comme s'il m'appelait… et je reste un moment ainsi… à lire et relire les chiffres qui font battre mon cœur aussi intensément que lorsqu'il s'accélère face au propriétaire de ce même numéro.

J'ai réfléchi toute la journée, tourné et retourné les choses. Qu'est-ce que je vais dire ? Comment le formuler ? Quelles questions ? Comment demander sans que ça ne paraisse comme une supplique pathétique… ?

Finalement en fin de journée je compose le numéro que je connais maintenant par cœur…

Une sonnerie et mes mains deviennent moites…

Deux sonneries et mon cœur bat la chamade.

Trois sonneries et je papillonne des yeux pour empêcher les larmes de rouler sur mes joues.

La tonalité décroche, et j'entends sa voix rauque à l'autre bout du fil. Ma respiration en est coupée, je me rends compte que plus encore que je ne le pensais, il me manque… terriblement, comme s'il était ma drogue et que je ne me sentais bien qu'en sa présence, comme s'il était inéluctable dans ma vie…

Je suis sorti de mes pensées par sa voix qui résonne à nouveau dans un « allo » tremblant.

Et je ne peux que chuchoter son prénom dans un sanglot pathétique, comme une supplique. Parce que plus encore que l'amour que je lui porte, sa présence est le souffle qui a toujours manqué à ma vie…

Un « Harry » à moitié crié, comme s'il était incrédule et qu'il me demandait beaucoup de choses alors que je n'ai rien dit encore. Comme si son prénom chuchoté avait été plus que son prénom…

Comme si nous avions une conversation silencieuse, comme s'il comprenait mes tourments et mes douleurs, il s'exclame « OU ? ». Et je ne peux que chuchoter « magasin » dans un sanglot…

Je ne sais plus comment je m'appelle, ou je suis qui je suis… il a raccroché et mon cœur sombre si profondément que je ne sais pas si je vais me relever.

Des pensées s'entrechoquent dans mon esprit, mélange de passé et de présent, de gens que j'ai connus il y a longtemps, de personnes que j'ai perdues… Je sombre dans mes pires cauchemars, ceux que je n'ai plus faits depuis si longtemps… Je ne sais plus ce qui se passe autour de moi… Je ne comprends pas ce qui se passe.

Mes doigts picotent, et ma magie est sans dessus-dessous, elle et moi nous ne nous comprenons plus vraiment depuis la dernière bataille, j'ai passé un temps dans un temple bouddhiste, invité d'honneur du chef des moines. Il m'a non seulement aidé à faire tomber toutes les barrières que je m'étais posé pour éviter de ressentir quoi que ce soit mais il m'a aidé à trouver la paix dans mon cœur, dans mon âme mais surtout dans mon esprit. Et je pensais sincèrement que cette période était révolue… Pourtant, à cet instant, c'est comme si j'étais de retour là-bas, mais cette fois-ci est bien pire.

Quand je suis arrivé dans ce secteur, lors de mon périple, le moine m'a forcé à accepter son aide. Sa patience à toute épreuve a fait tout. Jamais je n'aurais pu devenir ainsi, comme je suis aujourd'hui sans sa détermination. Il m'a réconcilié avec la magie qui vivait en moi, mais également avec celle qui vibrait partout. A l'époque, je voyais ça comme un amusement, jusqu'au jour où il m'a dit « Soit tu fais ce que je te dis, tu te réconcilies une bonne fois pour toute avec ta magie, soit je te laisse te débrouiller avec. Et je te promets sur le bouddha, que si tel est le cas, ta mort sera lente et douloureuse. Alors mon garçon, choisi bien ton futur. » il était parti. J'étais revenue. Et je ne l'ai jamais regretté. Jusqu'à aujourd'hui.

Je prenais de grandes inspirations calmant par là même mon rythme cardiaque et la magie qui tournoyait doucement autour de moi… Répétant les exercices que j'avais faits mainte et mainte fois par le passé. Les souvenirs m'aidant beaucoup à apaiser ma peine. Pourtant la douleur presque physique retentissait encore en moi.

Je fus sorti de mes pensées et de ma transe en entendant un halètement sonore.

Et la seule chose à laquelle je pense en reprenant pied dans la réalité ? « Oups »