Bonjour, Bonsoir ! Encore un texte Supernatural, encore un Destiel ! Cette fois-ci, texte agrémenté d'une chanson française, Chula de Therapie TAXI. Ici, trois moments différents s'entrelacent, comme il y a trois parties dans la chanson -de mon point de vue. Ces parties sont à différencier via la mise en forme des paroles (italique ou gras ou gras-italique). L'histoire est classée M en raison des différents niveaux de compréhension qu'il peut y avoir. Il y a aussi la description non détaillée, en quelques paragraphes, de l'acte sexuel. Spoil à partir de la saison 9 ! Supernatural est une série créée par Erik Kripke ! Bonne lecture.
"Que la magie du love opère
Et que notre aventure soit la dernière
Que la magie du love opère, et que…"
Dean coupe la radio d'un geste sec. Il fait froid, dans la voiture. Dehors aussi. Il pleut à verse, le tonnerre retentit dans le lointain. Il est concentré sur la route et n'a ni le temps, ni l'envie d'écouter une chanson française qui parle d'amour. Il fait froid mais il a chaud, lui, une chaleur presque infernale qui lui court sous la peau, dans les veines, qui échauffe son coeur. C'est diaboliquement bon, ça fait un bien fou. Des siècles, depuis qu'on lui a posé cette foutue marque sur le bras, qu'il n'a pas eu autant l'impression d'être vivant. Des images de massacre lui traversent l'esprit et il les repousse. Peut-être pas des siècles, mais pas loin.
- Alors ?
Sa voix est lourde, impatiente. Castiel, à ses côtés, ne réagit pas. Il réfléchit, Dean sait qu'il réfléchit. Il se concentre sur la route, il attend. Le ciel est bas au loin, les nuages sont noirs sur des kilomètres, jusqu'à l'horizon. Sacrée tempête en approche. Ils doivent rentrer, bientôt, Sam les attend au bunker. Il se passe une langue sèche sur ses lèvres craquantes, légèrement blessées par un coup récent au visage. Malgré un calme apparent, Dean se sent sur le fil du rasoir, prêt à chuter dans une vague de folie, de violence qu'il a de plus en plus de mal à gérer. Ses mains se serrent sur le volant, blanchiment des doigts. Il en vient presque à aimer la douleur, le goût de son propre sang dans la bouche. Le soleil jette ses derniers éclats de lumière sur la route. Il fait toujours aussi froid dans la voiture. Castiel ouvre sa fenêtre, laisse le vent s'infiltrer dans l'impala, soulever ses cheveux, les ébouriffer. Dean jette un coup d'oeil, un seul. L'air se charge d'électricité, d'une odeur de pluie et d'orage. Castiel est indécemment beau, avec ses cheveux qui volent et la pluie qui glisse sur ses joues. Il pleut dans la voiture.
La route est déserte mais glissante. Il s'arrête dans un crissement de pneus, envoie voler toute prudence alors que la voiture dérape, et il lâche presque aussitôt le volant, se penche vers Castiel, l'enferme dans la prison de ses bras. Sa langue passe une nouvelle fois, rapidement, sur ses lèvres. Sa voix est toujours aussi lourde.
- Alors ?
"Avant que ça commence, je préfère te prévenir
On a aucune chance, on a pas d'avenir
Tout est sur la table, au moins t'es fixée
Pas de faux départ, de cœur agité
Sur le bord d'la route, je veux pas m'engager
J'ai toujours fait du doute la seule vérité
Et quand viendra mon tour, j'y aurais jamais cru
Décimer l'amour avant de l'avoir vu"
La voiture est silencieuse. Castiel attend Dean qui s'affaire autour de la pompe à essence. Il fait froid, le ciel est chargé de nuages noirs. L'ange ne ressent rien d'autre, juste un froid immense en observant les gestes brusques de son ami. Il y a toujours eu de la colère en lui, il l'a toujours su, mais depuis la marque c'est pire. Bien pire. Et lui est impuissant à soulager cette rage. Il fait froid dans la voiture comme il fait froid dans son coeur.
La station est petite et il y a peu de monde. Peut-être alerté par ses caméras du caractère un peu violent de son unique client, le pompiste sort et interpelle Dean. Celui-ci répond, une réponse probablement insultante vue comment l'autre homme réagit. Castiel sort aussi vite qu'il peut de la voiture, prêt à sauter sur son ami pour le retenir. Trop tard, toujours trop tard. Impuissant, il ne fait qu'assister à un ultime assaut verbal, un échange d'injures, puis le mot de trop, la réflexion (quelconque, à ce point-là de l'énervement de Dean) sur la figure maternelle. Son poing part, l'autre riposte presque aussitôt. Mais le chasseur est plus habitué, rompu aux bagarres de bars et de monstres. C'est l'intervention de Castiel qui l'empêche de défoncer les côtes du pauvre homme à terre. En usant de sa force angélique -et Dieu merci il y arrive encore- il parvient à repousser Dean, s'assure que l'autre s'en sortira et traîne son ami jusqu'à la voiture.
Toujours furibond, Dean s'installe en maugréant, se retient de donner des coups de poing dans son volant. Crise de colère, note Castiel en se dépêchant de s'installer à côté de lui. Il aimerait pouvoir le calmer d'un simple toucher mais la dernière fois qu'il avait essayé, la réaction de Dean n'avait pas été des plus bienveillantes. Par habitude, maintenant, l'ange sait que seul le temps peut apaiser un temps cette rage.
Et puis Dean se tourne vers lui, sourcils froncés, yeux foudroyants et Castiel pense qu'il va le frapper. Le chasseur agrippe la cravate, marmonne quelque chose, et se penche et l'embrasse. Sa langue force ses lèvres, force l'entrée, il n'est ni tendre ni attentif, le goût de son sang explose sur les papilles de Castiel, il sent une poigne dans ses cheveux, une autre qui enserre fermement sa cuisse. Les dents s'entrechoquent un peu, Castiel lâche un gémissement plaintif, étouffé, Dean grogne et mord, fort, dans sa lèvre inférieure, l'abîme. Voilà qu'il saigne. L'ange pourrait se dégager. Il n'en fait rien. Il sent la tension du corps du chasseur contre le sien qui lentement diminue. Il goûte le mélange entre son sang et celui de Dean.
Lorsqu'il consent enfin à le relâcher, Dean lui fait une offre.
"Et quand je sers chula contre mon corps j'ai des regrets
Tout ne passera pas dans les bars sombres et les soirées
Mais tu sais chula tous les refrains à la radio
S'ils parlent du cœur, c'est des mensonges pour les idiots"
Dean est presque sûr que Cas devrait pas être là. Sauf qu'il est là. Il est là, bordel, et Dean boit comme un trou et il regrette, parce que la Terre tourne, à moins que ce soit sa tête, et voilà qu'il est soûl, ce qui est assez rare parce qu'il tient bien l'alcool mais voilà les bouteilles vides autour de lui sont trop nombreuses et trop troubles, et puis il se met à parler à voix haute, à dire n'importe quoi, parce que merde, Cas est là et qu'il devrait pas être là et qu'il est toujours aussi lui et que Dean est toujours Dean et qu'il va tout gâcher, putain, tout gâcher comme d'habitude.
Mais Cas est là, dans ce bar miteux, assis à côté de lui à attendre Dieu sait quoi, sans prêter attention à tous les autres, étudiants et familles, alcooliques notoires qui sont tout autour et qui s'amusent. Cas est là pour Dean. Et la radio est là, pas loin d'eux, elle crachote quelques chansons nazes de pop, et voilà que passe cette foutue chanson française qui ne devrait pas passer, qui parle d'amour sans comprendre de quoi il en retourne. Ou alors c'est lui qui n'en comprend pas les paroles. Foutus Français.
- Cas ?
- Je suis là, Dean. Comme toujours.
"Mais tout d'un coup, entre nous, j'aimerais
Que tout soit doux (love)
Que la magie du love opère
Et que notre aventure soit la dernière
Que la magie du love opère
Et que tu sois le plus beau sur la Terre (love)
À rigoler comme dans les séries B (séries B)
Danser des slows avec toi tout l'été (tout l'été)
Que la magie du love opère
Et que notre aventure soit la dernière"
- Cas, je…
Castiel le voit déglutir, hésiter. Il l'observe attentivement, comme d'habitude, il note les changements sur son visage, il compte, comme toujours, les taches de rousseurs de Dean. Il attend. Il n'y a plus qu'eux dans le bunker, parce que Sam est allé, avec Jack, acheté à manger. C'est leur moment, pour l'instant. Alors il attend. Comme d'habitude.
- J'aimerais…
"T'en fais pas pour moi, je connais ce petit jeu
J'ai pas l'air comme ça mais je sais c'que j'veux
On est bien d'accord, j'vais pas m'attacher
Juste crier encore après tes fessées
J'veux pouvoir me dire que j'suis pas trop conne
Que j'ai bien fait de jouir sans qu'on s'abandonne
Et quand viendra mon tour, j'y aurais jamais cru
Décimer l'amour avant de l'avoir vu"
- Alors ?
Et Cas le regarde et hoche la tête. Ses yeux sont insondables. Cela fait longtemps que Dean n'a pas été capable de lire en lui. Il s'en moque un peu, croit-il. La réponse de Cas est positive, c'est ce qu'il voulait, et pourtant il se sent toujours aussi tremblant. Elle ne l'apaise en rien, cette réponse. Il aurait aimé voir autre chose, comprendre autre chose. Il aurait aimé voir le regard horrifié de Cas, peut-être même quelques larmes, ou alors qu'il soit furieux. Mais Cas est comme vide. Éteint. Absent. Comme s'il acceptait parce que c'est un moindre mal. Dean ne veut pas de ça.
- T'es d'accord pour quoi, exactement ?
Provocation facile.
- J'accepte les conditions que tu as évoquées précédemment (et PUTAIN la voix de Cas est trop morte, trop monotone, comme s'il parlait d'une liste de courses et non, même là il y mettait plus d'entrain). J'accepte que tu m'utilises comme… exutoire à ces pulsions de rage qui sont tiennes, ainsi que de tenir notre accord secret de Sam. Autre chose ?
- T'es bien conscient que c'est pas un acte d'amour, hein ?
Dean préfère s'en assurer, mais peut-être aussi espère-t-il un peu autre chose… Et puis non. Les yeux de Cas se refroidissent, sa voix aussi et il semble enfin furieux et concerné.
- Je ne suis pas idiot, Dean, crache-t-il presque. J'ai très bien compris ce que tu me demandais.
Il se détourne, ce foutu ange insolent. Triste, chuchote une voix dans son esprit qu'il s'empresse d'étouffer.
Parfait alors.
La voiture est à l'arrêt et il n'y a personne aux alentours. Il n'y aura personne avant longtemps. Il fait froid mais Dean à chaud, incroyablement chaud. Et le corps glacial dans le siège d'à côté ne fait que l'exciter davantage. Il sait, quelque part très loin dans son esprit, qu'il regrettera tout cela après, demain ou avant, une fois que toute sa rage, toute cette colère qui l'envahit en ce moment, toute cette chaleur qui le rend tellement vivant qu'il ne peut qu'en jouir, oui, une fois que tout ça aura disparu, qu'il redeviendra un chasseur rongé par ses regrets et ses remords, que cette situation, cet accord, n'est qu'une gigantesque erreur. Là, il s'en fout un peu.
Les yeux de Cas sont bleu électrique lorsqu'il l'embrasse à nouveau à perdre haleine, lorsqu'il le force à s'allonger un peu, et Dean se demande si l'ange souhaite le carboniser pour ce qu'il lui fait subir. Si Dieu le carboniserait pour ce qu'il va faire subir à son ange.
Mais Castiel n'est soudain plus en reste, il se redresse, pousse le chasseur, s'arrange pour l'escalader. Et putain il a l'air diaboliquement furieux, il est diaboliquement beau, dans cette colère soudaine qui éclaire ses traits. Pour un peu, Dean en verrait presque ses ailes. C'est un ange guerrier, après tout. Le tonnerre retentit, plus près, la pluie est assourdissante sur les vitres, sur le pare-brise, sur les sièges de la voiture, l'éclair frappe une fois, deux fois, là-haut, au-dessus d'eux et putain que c'est bon, cette forme de punition divine.
La deuxième fois qu'ils le font, déchaînés, c'est dehors, sur le capot de la voiture, comme des sauvages et Dean est presque sûr qu'il rit à gorge déployée en s'enfonçant dans Cas. Tant pis. C'est bon et il en profite à mort. L'ange s'agrippe à ses épaules, laisse des marques sanglantes dans son dos, parfois il tente de le chevaucher encore. Vainement. C'est aussi bon, non, c'est meilleur que n'importe quel combat. Cas est meilleur que n'importe quel combat. Et il lui tarde de recommencer à lutter avec lui.
"Et quand je sers chula contre mon corps j'ai des regrets
Tout ne passera pas dans les bars sombres et les soirées
Mais tu sais chula tous les refrains à la radio
S'ils parlent du cœur, c'est des mensonges pour les idiots"
- Je déteste les chansons françaises, marmonne Dean.
Castiel le soutient lorsqu'il manque de s'effondrer sur le sol, encore.
- Cas, tu sais ça ?
- Oui, Dean. Tu en as déjà parlé.
Castiel est solide, comme un roc. Il aime à croire qu'il est l'un des piliers de Dean. Il y a Sam et Mary, avant, bien sûr, mais lui aussi est là. C'est tout ce qu'il espère, peut-être. C'est tout ce qu'il aura, croit-il. Il fait gaffe aux bouteilles de verre cassées qu'ils croisent sur la route et supporte encore un peu le chasseur pour atteindre la voiture. Il est presque sûr que Dean le tuera s'il laisse l'impala ici en les ramenant dans son véhicule à lui. Il vacille un peu, se penche pour prendre les clefs dans la poche de Dean. Il fouille d'une main. Dean grogne.
- Cas…
- J'y suis presque, Dean. Je les ai presque.
- Cas, il faut que je te dise un truc.
Victorieux, Cas trouve enfin les clefs. Il déverrouille la portière, l'ouvre, installe Dean. L'homme semble sur le point de s'endormir.
- Cas, j'ai des regrets, murmure Dean. De gros regrets. Tu sais ça ? Putain j'ai l'impression d'être une gonzesse, à me plaindre. Mais Cas, toi et moi c'est l'un de mes plus grands regrets.
Le coeur de Castiel se brise, si c'est encore possible.
"Mais tout d'un coup, entre nous, j'aimerais
Que tout soit doux (love)
Que la magie du love opère
Et que notre aventure soit la dernière
Que la magie du love opère
Et que tu sois le plus beau sur la Terre (love)
À rigoler comme dans les séries B (séries B)
Danser des slows avec toi tout l'été (tout l'été)
Que la magie du love opère
Et que notre aventure soit la dernière"
- J'aimerais...
- Moi aussi.
La voix de Cas est douce à ses oreilles. Un peu hésitante, aussi. Comme n'arrivant pas à y croire. Lui n'y croit pas non plus. Dean est fatigué, immensément fatigué. Immensément heureux. Cas est là. Cas est là. Il ne sait plus trop qui chante dans son coeur, qui crie sa joie dans son esprit. Cas est là. Tout est incompréhensible. Pas grave. Pour une fois, ce n'est pas grave, s'il entend des foutues chansons d'amour.
Alors il se penche ou alors c'est Cas qui s'avance. C'est doux et léger, à peine un effleurement, c'est une plume qui ne fait que frôler, c'est une vague qui vient caresser un instant ses lèvres avant de reculer, mais c'est suffisant.
- Cas, je...
"Mais tu sais chula tous les refrains à la radio
S'ils parlent du cœur, c'est des mensonges pour les idiots
Mais tu sais chula tous les refrains à la radio
S'ils parlent du cœur, c'est des mensonges pour les idiots
Mensonges pour les idiots"
- Pourquoi dis-tu ça ?
- Parce que c'est la vérité, Cas. Je t'ai forcé à faire (et Dean commence à trembler, ses poings s'ouvrent et se ferment, il semble furieux), à faire ça… J'avais pas le droit de… Et si souvent, en plus ! Si tu savais combien je m'en veux d'avoir été aussi faible, d'avoir été aussi… aussi…
Et peut-être qu'il pleure un peu, ce chasseur si fier, incapable d'avoir ce qu'il veut, d'exprimer ce qu'il veut. Castiel reste debout, devant lui, pas certain de ce qu'il doit faire. De ce qu'il a le droit de faire. De dire. Le coeur balançant, il finit par s'accroupir devant son ami.
- Dean, dit-il doucement, j'aimerais…
(j'aimerais qu'on recommence, différemment…)
"Mais tout d'un coup, entre nous, j'aimerais
Que tout soit doux (love)
Que la magie du love opère
Et que notre aventure soit la dernière
Que la magie du love opère
Et que tu sois le plus beau sur la Terre (love)
À rigoler comme dans les séries B (séries B)
Danser des slows avec toi tout l'été (tout l'été)
Que la magie du love opère
Et que notre aventure soit la dernière"
Mais ce genre de mots n'est pas à écrire, ils ne sont pas destinés à être lus par quelqu'un d'autre. Ce sont des mots magiques, magnifiques, délicats et précieux comme les ailes d'un ange, légers comme un rêve, ciselés par l'espoir, c'est le trésor du roi des pirates, un joyau plus dur que mille diamants, plus recherché que toute autre chose, c'est une vague qui bouscule tout sur son passage, renverse les codes, le monde, le haut et le bas. C'est tiède, aussi tiède qu'un battement de coeur, aussi puissant et vital, c'est maladroit comme les pas d'un tout petit être. Comme les premiers mots d'un enfant. C'est un début. C'est tout et tellement, infiniment plus.
C'est peut-être pour tout ça, qu'on ne peut pas l'écrire.
"Et quand je sers chula contre mon corps j'ai des regrets
Tout ne passera pas dans les bars sombres et les soirées
Mais tu sais chula tous les refrains à la radio
S'ils parlent du cœur, c'est des mensonges pour les idiots"
Lorsque Dean rallume la radio, des heures après l'orage, c'est un bon vieux rock qui retentit dans l'habitacle. Cas est tout débraillé, ils sont tous les deux trempés. Il fait froid. La voiture file sur la route trempée. Il n'y a personne aux alentours. Cas ne le regarde pas, il réfléchit. Peut-être regrette-t-il ? Dean, lui, sait juste qu'enfin, le feu en lui se calme. Il reviendra plus tard, c'est sûr. Il aura besoin de Cas. Peut-être que Cas ne regrette pas parce qu'il sait que c'est la bonne décision. Le moindre mal. Un mal pour un bien. Ou quelque chose comme ça. Il est heureux de ne plus entendre de chansons d'amour et ainsi, il passe à autre chose.
Castiel a chaud. Ou froid. Qu'est-on censé ressentir après avoir couché avec quelqu'un ? Mais ce n'est pas "quelqu'un". C'est Dean. Qu'est-il censé ressentir après avoir couché avec Dean ? Que ressent-il ? Il n'aime pas ce vide qui grandit en lui. Il a presque cru qu'il s'était refermé, après leur première fois. Que ce pacte qui est le leur, qui est censé tenir éloigné la bestialité du chasseur, est une bonne chose, est la seule manière qu'il a de ne pas être impuissant. Et pourtant. Il a mal. Voilà, il a mal. Partout. Il se sent vide, mal et trahi, presque perdu. Est-ce sa faute, tout ça ? Bien sûr. Peut-être voudrait-il pleurer mais les anges ne pleurent pas. C'est un acte d'humain, de pleurer. Alors il fait autre chose, il ferme ses yeux et il se rappelle, peut-être par défi, peut-être pour retrouver l'espoir, ces vieilles chansons d'amour que Dean adore détester.
"LOVE"
Fini ! J'espère que vous avez aimé.
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