Coucouuu c'est encore moi (pitié pas de violence promis c'est le dernier recueil que j'entame aujourd'hui, après j'arrête de spammer xDD) Du coup voici ma participation à l'event de Pâques 2020 du forum francophone de MHA ! :D (tous les liens sont sur mon profil si ça peut vous intéresser !)

En quelques mots, le concept est d'écrire un ou des textes basés sur des scénarios fournis par d'autres participant-e-s à l'événement. Pour ma part, j'ai choisi de privilégier des textes un peu plus courts et un peu plus simples pour pouvoir en écrire plusieurs, donc ne vous attendez pas non plus à des OS monstrueux hyper développés... Mais si ça peut faire une petite lecture sympa, ce sera déjà une victoire pour moi ! :D

Cette fois-ci, j'ai trouvé un œuf bien caché par Harley. A Warren : "Depuis des semaines, Mirko et Midnight tentent désespérément de s'organiser une soirée tranquille en amoureuses mais le destin a décidé de leur mettre des bâtons dans roues." J'ai vu le rare ship, je me suis dit, il faut absolument que j'écrive ça, et c'est chose faite. Bonne lecture ! :3

Disclaimer général : Les personnages de My Hero Academia appartiennent à Kohei Horikoshi.

Personnages/Pairings : Midnight/Mirko
Rating : T


01 : Pour une fois

« No way, Eraser ! Puisque je te dis que regarder dormir la personne que tu aimes, c'est le summum du romantisme ! Je sais de quoi je parle, believe me !
– … Certes. C'est bien pour ça que tes copines ne te quittent jamais. »

Les lèvres hésitant encore entre le sourire et le soupir – alors qu'après bientôt dix ans à les côtoyer, ces deux-là, la bonne réponse aurait dû lui sembler évidente, pourtant –, Nemuri se désintéressa vite du débat pourtant si passionnant et productif de ses collègues préférés et reporta toute son attention sur son téléphone portable, sagement posé sur le côté de son espace de travail. Il ne lui restait plus qu'à vérifier le décompte des points du dernier contrôle qu'elle avait fait passer aux deuxième année de filière héroïque pour avoir officiellement terminé sa journée… et malgré ça, elle ne put s'empêcher d'allumer une nouvelle fois l'écran du petit appareil. De jeter un dernier coup d'œil, rapide, pas de quoi se mettre en retard, du moins pas de façon démesurée, à sa boîte de réception – mais comme elle s'y attendait, il n'y avait rien.
Rien d'autre que son dernier message dans leur historique de conversation, envoyé il y a plus d'une heure, et auquel Rumi n'avait toujours pas répondu.

Coucou ma belle, c'est toujours bon pour ce soir ?

Avec un peu de recul, elle avait presque envie de rire de sa propre attitude. À quand remontait la dernière fois que son cœur avait battu si fort en attendant une réponse, déjà ? C'était un peu ridicule, elle s'en rendait bien compte – mais à sa décharge…
À sa décharge, elle n'avait besoin ni de fermer les yeux ni même de se concentrer pour se rappeler toutes les fois où elle s'était retrouvée dans cette situation précise, pas plus tard que ces dernières semaines, et où la réponse qui avait fini par lui arriver avait été aaah pardon princesse, j'ai toujours pas fini – quand ce n'était pas carrément merde, y'a eu un gros imprévu. Ou pire encore, toutes les fois où c'était elle qui avait dû la prévenir en catastrophe qu'elle ne viendrait pas car une réunion des professeurs avait été mise sur pied d'urgence, un élève de première année avait réussi à se blesser durant un exercice pratique, une intervention sur le terrain s'était soldée par une tonne de paperasse à remplir pour le lendemain…

Sentant poindre une migraine rien qu'à ce souvenir, Nemuri s'autorisa à tapoter l'écran de son téléphone du bout des ongles encore quelques secondes, et puis elle se décida à se plonger dans la vérification de ses contrôles. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles, après tout. Ça l'ennuyait un peu de s'en remettre à ça, mais pour ce soir, il allait falloir qu'elle croie un peu en leur bonne étoile. Depuis le temps que sa compagne et elle avaient prévu cette soirée en tête-à-tête, il fallait bien que ça finisse par marcher, au bout d'un moment…

C'est pourquoi lorsqu'elle termina d'entrer dans le logiciel de l'école les résultats de ses élèves, une vingtaine de minutes plus tard, et que son téléphone n'avait toujours pas vibré contre la table, elle choisit d'interpréter ça comme un bon signe ; Rumi devait être en train de terminer sa paperasse de la journée ou de prendre une douche, sans doute, voilà tout. Même si c'était étrange qu'elle n'ait pas pris le temps de la prévenir avant – elle s'interdit de douter de leur chance cette fois encore, et elle rassembla ses affaires, salua les deux idiots qui débattaient désormais du meilleur album d'un groupe qu'Hizashi adorait et que Shouta n'avait pas même l'air de connaître, et se hâta de quitter Yuei avec l'espoir de ne surtout, surtout pas être appelée à y revenir avant le lendemain.

Grand bien lui en prit, au final – car son portable choisit le moment où elle s'installait au volant de sa voiture pour vibrer d'un nouveau message, qu'elle lut sans plus attendre.

j'en reviens pas, c'était la journée des petits malins, aujourd'hui ! disait Rumi ; mais fort heureusement, moins d'un instant après et avant que Nemuri n'ait eu le temps de s'agacer de voir leur soirée à nouveau reportée : mais t'inquiète, j'ai coffré toute cette bande de nazes ! je viens de rentrer, je me doucherai chez toi :D

Et cette fois-ci, c'est un sourire que Nemuri ne fit pas l'effort de retenir.

Avec moi, si tu veux :) se hâta-t-elle de répondre, se réjouissant déjà d'aller récupérer Rumi à son appartement. J'arrive dans cinq minutes.

Effectivement, quelques minutes plus tard à peine, elle arrêtait sa voiture au pied de l'immeuble où vivait sa compagne, pour voir celle-ci passer la porte à code avec énergie et lui adresser l'un de ces sourires éclatants dont elle avait le secret qui lui réchauffa les entrailles. Sans même parler de la façon dont son petit top blanc pourtant tout bête et son short court mettaient en valeur les formes de ses muscles puissants…
Nemuri sentit son sourire s'élargir lorsqu'elle ouvrit la portière et se laissa tomber sur le siège passager.

« Salut, beauté fatale, lança-t-elle immédiatement à l'autre héroïne, s'accompagnant d'une caresse sur sa cuisse musclée avant de se rencontrer sur la route.
– Dit la nana qui occupe la première place du top 10 des héroïnes les plus sexy depuis des années, la corrigea Rumi sans sourciller, ni se départir de sa bonne humeur ou de son énergie. Alors, on fait quoi, ce soir ? »

Nemuri lui jeta un regard amusé.

« Dîner aux chandelles chez moi, ma belle, répondit-elle. Après la douche. Si ça te va ? »

L'idée avait été d'aller au restaurant, à l'origine ; mais la dernière fois qu'elles avaient pris la peine de réserver et qu'elles avaient eu la chance d'arriver jusque devant le bâtiment, une bande de petits imbéciles avaient décidé qu'il s'agissait du bon soir pour essayer de braquer la banque qui se trouvait juste à côté, et leur dîner romantique était une fois de plus tombé à l'eau. Nemuri n'avait pas l'intention de laisser ça se reproduire, oh non – ce soir, elle comptait bien se tenir à l'écart de ses devoirs de super-héroïne et garder Rumi pour elle seule, de leur passage obligatoire par sa petite cabine de douche aux premières lueurs du matin entre ses draps.
Et Rumi devait penser la même chose, car son sourire se fit carnassier, prouvant une nouvelle fois que le lapin qu'elle était n'avait rien d'une faible proie.

« Ça me va, fit-elle presque nonchalamment, les bras croisés derrière la tête. Mais je peux pas te promettre que j'aurai pas faim avant ça. »

Nemuri sentit un frisson parcourir la peau de ses bras à l'idée que cette remarque paraissait sous-entendre ; et tout aurait été absolument parfait si l'oreille de Rumi n'avait pas soudain tressailli. Qu'elle ne s'était pas soudain redressée sur son siège, l'air à nouveau concentrée, et qu'elle n'avait pas posé les mains sur le tableau de bord.

« Nemuri, prends à droite à la prochaine, demanda-t-elle d'une voix qui ne s'attendait pas à ce qu'on la refuse. J'ai un super mauvais pressentiment. »

À partir de là, malheureusement, il suffisait d'avoir déjà vu à l'œuvre l'instinct de Mirko pour deviner qu'à la prochaine à droite, elles trouveraient à choix un braquage, une agression, ou quelque chose de pire encore, un crime dans lequel elles devraient dans tous les cas intervenir-
Par chance, Nemuri avait comme l'impression que l'agacement qui venait de se décupler en elle participerait grandement à réduire en bouillie l'espèce de crétin qui osait, une fois de plus, se mettre en travers de leur chemin – et une fois qu'il ne serait plus que poussière, elle espérait pour lui et toute sa descendance qu'il lui resterait au moins quelques heures à passer en compagnie de sa bien-aimée, pour une fois.


Ainsi mourut Jean-Crétin, qui avait mal choisi son soir pour tenter le braquage du konbini d'à côté. RIP Jean-Crétin.

Merci d'être passé-e-s me lire, à très bientôt pour d'autres OS dans le cadre de cet event ! :D