Disclaimer : se référer au premier chapitre


Comment la vie d'Izuru Kira a basculé, part 3 / 4

Le noble reprit sa marche, tirant en douceur sur son bras pour le faire plier de son plein gré. Il soupira. En moins de cinq minutes, il se retrouva dans cette chambre aux tentures foncées, immobile au centre de la pièce, alors que le Commandant retirait déjà quelques couches de vêtements. Il fixa le lit sans rien dire, son esprit incapable de lui transmettre une quelconque idée autre que leurs deux corps enlacés entre les draps.

- Putain.

- Tu deviens vulgaire, souleva l'autre dans son dos.

- J'ai de quoi ! cracha-t-il en se tournant vers son homologue. Je vais me faire prendre par un type qui ne-

- Tu ne me connais pas Sosuke.

Une main vint le saisir à la gorge, serrant lentement, réduisant le traître au silence. Kyoraku savait exactement ce qu'il faisait, il n'était en aucun cas contrôlé par son désir. Il était maître de la situation, tout le contraire de l'ancien capitaine qui ne pouvait rien faire sinon s'y soumettre. Il fondit sur sa bouche, dévorant ses lèvres, mordant sa langue, imposant sa volonté à l'autre. Il s'écarta après une minute d'un traitement intensif pour pousser sur le torse du traître et le faire tomber sur le matelas.

- Tu vas apprendre à obéir. C'est toi qui vas me réclamer, souffla le noble. Déshabille-toi maintenant.

- Va crever.

- Tu ne fais que retarder l'échéance Sosuke. Tu sais comment ça va finir. Plus vite tu obéiras, plus vite tu seras tranquille.

- Je te connais suffisamment pour dire que tu ne me laisseras jamais tranquille après ça, répliqua le traître en se relevant, alors qu'une main venait le maintenir allongé sur le lit.

- Peut-être, sourit-il sournoisement en venant l'enjamber.

Il commença à déboutonner le vêtement, observant la moindre réaction qui passait sur le visage de son homologue. L'appréhension se fit maîtresse pendant un long moment, alors que l'habit était repoussé sur les épaules tu traître, puis ôté complètement de son dos. Aizen se retrouva torse nu devant ce qu'il aurait pu qualifier de 'pire cauchemar' s'il n'avait pas un peu de fierté. Les mains du borgne caressèrent tantôt la peau de son buste, effleurant la perle de destruction avec curiosité, tantôt la proéminence encore dissimulé dans sa prison de tissu.

Il ne fallut qu'une minute supplémentaire au Commandant pour dévêtir intégralement l'autre, lui laissant pour seul rempart son sous-vêtement parfaitement déformé. Kyoraku se trouvait lui-même dans un état avancé d'excitation, son propre bas ne camouflant pas ce qui se trouvait à l'intérieur. Assis sur le bassin de l'autre, appuyant volontairement sur son sexe bandé d'un mouvement badin et lascif, il se pencha vers lui pour replonger sur cette bouche offerte.

L'ancien officier se décida enfin à faire quelque chose. Aucune chance qu'il laisse gentiment le capitaine de la Première division le baiser. Il tira brusquement sur la chevelure attachée du borgne pour l'éloigner de lui, le fixant d'un regard noir. Usant d'un peu de force, il renversa la situation à son avantage, ainsi que leurs positions, surplombant désormais le noble. Il vint à son tour enrouler sa main autour de la trachée mise à nue.

- Tu ne me connais pas non plus, Shunsui Kyoraku.

- Et pourtant, je savais exactement ce que tu allais faire, susurra-t-il d'une voix rendue rauque par l'étranglement, comme je sais ce que tu comptes faire ensuite. Tu vas me frapper au visage, plusieurs fois pour faire bonne figure, puis tu vas te relever.

- Tu te berces d'illusion mon cher, et pourtant, je n'ai pas Kyoka Suigetsu pour te piéger. J'ai compris que je ne pourrais pas y échapper. La porte fermée à clé ne m'en empêcherait pas, mais toi tu t'y opposeras. Tu penses me dominer alors que c'est moi qui ai le contrôle depuis le début. Je me joue de toi, à l'instant où tu m'as approché, soupira le traître en se penchant contre son oreille. Ce n'est pas compliqué de faire comprendre à un homme ce que l'on veut. Tu étais le pigeon idéal. Et tu es tombé tête la première.

- Tu espères me faire adhérer à ton discours de supériorité alors que tu frémis comme une femme en manque ? Sosuke, je suis au regret de t'annoncer que tu n'as plus ce pouvoir de persuasion que tu as jadis pu utiliser sur Gin ou Kaname.

Ignorant les prochaines répliques acerbes qui arrivaient, les dents du noble s'attaquèrent aussitôt à l'oreille du traître, lui administrant un traitement sans prescription. Il referma ses bras dans son dos pour lui retirer toute retraite, savourant le contact entre leurs deux torses nus et brûlants. Une main serpenta entre leurs corps pour se saisir d'une érection au hasard, et la chance fut qu'il attrapa celle de l'ancien capitaine, le masturbant lentement au gré des soupirs qu'il percevait. Il appréciait. Malgré toutes ses paroles enrichies sur le contrôle, il ne maîtrisait pas du tout le contexte général.

Le noble les renversa une nouvelle fois et reposa sa bouche sur celle gonflée du traître, reprenant ses mouvements sur son membre. Doucement d'abord, pour l'habituer, puis avec plus de vigueur, lui arrachant un gémissement que l'autre aurait aimé taire d'une manière ou d'une autre pour ne pas lui donner satisfaction.

La situation prit alors une nouvelle tournure qui ne plut pas du tout au traître. À quel moment l'autre lui avait-il retiré son caleçon et lui avait enfoncé un doigt dans l'anus ? Il grimaça et remua pour échapper à l'intrusion. Il n'avait aucun doute, le noble pouvait essayait de l'amadouer avec de belles paroles, il était littéralement en train de le violer. Et il ne pouvait rien y faire. Inutile de crier, personne ne l'entendrait. Et même si le son de sa voix était perçu depuis l'extérieur, il était possible qu'il n'y ait aucune réaction. Il était un traître après tout, il méritait d'être remis à sa place, peu importe les moyens employés.

Il ferma les yeux, refusant de verser une larme. Ça faisait mal, il le savait. Et la douleur ne s'atténuerait pas avec le temps. La mâchoire crispée, il encaissa silencieusement les coups vicieux que lui portait le Commandant. Jamais il n'aurait accepté de subir cela. JAMAIS. À quel moment aurait-il pu donner son consentement pour une telle chose ?

Il hoqueta soudainement, ses yeux s'ouvrant sous la surprise, alors qu'il tremblait. Le borgne se mit à sourire, content de lui. Il venait de toucher la prostate du traître, nœud du plaisir masculin. L'autre détourna le visage pour dissimuler ses rougeurs involontaires et son souffle erratique. Il avait honte de ressentir par la main de cet homme.

- Regarde-moi Sosuke, dit-il en lui saisissant le menton pour faire face au faciès livide de son homologue. Je ne fais pas ça par vengeance ou pour te faire du mal. On en a besoin tous les deux.

- Pourquoi crois-tu que j'en ai besoin ? Tu-

Le plus jeune craqua, alors qu'il inclinait de nouveau la tête sur le côté pour ne pas laisser apercevoir ses larmes aux yeux du noble. Il ne voulait pas cela. Il préférait retourner en cellule que vivre cela. Les yeux fixés sur le mur de gauche, il attendait que la fin arrive, peu importe son origine. Qu'il finisse violé ou jeté en prison, il s'en fichait, du moment qu'il se retrouvait de nouveau seul. Il se sentait déchiré de l'intérieur, aussi bien physiquement que mentalement. Jamais il n'avait enduré pire souffrance qu'une entaille à sa fierté et à son âme.

Le doigt disparut de son intimité, tout comme le poids de l'autre corps sur le sien. Mais il ne chercha pas à vérifier ce qu'il en était.

- Excuse-moi Sosuke, j'étais aveuglé. Tu ne mérites pas-

- Retournes à la fête et laisse-moi. Je ne partirais pas d'ici, pour aller où de toute façon ? souffla-t-il d'une voix éteinte.

Silencieusement, il se rhabilla, les yeux plongés sur le corps nu du traître. Qu'avait-il fait ? Il sortit de la pièce sans un mot de plus, permettant enfin à son cadet de respirer convenablement. Un faible sanglot déchira le silence de la pièce, alors qu'il restait prostré sur les draps, nu, incapable de faire le moindre mouvement sans ressentir encore la présence du Commandant.

Il ne sut combien de temps il resta allongé sur le lit, peut-être une heure ou deux. Le soleil venait de décliner dans le ciel, baignant la chambre de la faible clarté de la lune. Il eut une première réaction, se redressant sur le matelas, une main passant sur son visage. À cet instant, il se trouva faible, pitoyable. Il n'avait pas été en mesure de repousser le noble et il détestait cela. Il n'avait pas réclamé cela, il ne l'avait pas mérité non plus. Alors pourquoi le borgne s'était-il jeté sur lui dans cette unique optique ?

Il se leva lentement, parcourant les quelques mètres le séparant de la pièce attenante. Il lui fallait se nettoyer de tout cela. Il s'engouffra dans la douche pour y actionner le jet, appréciant le contact humide et bienfaiteur de l'eau sur son corps sali. Le regard rivé sur le sol, fixant les gouttes disparaître dans le siphon, il pensa un instant à en faire de même. S'échapper et disparaître de la circulation. Mais il n'en avait ni le courage ni l'envie. Sa vie, quoi qu'ils en disent, était à la Soul Society. Son fils –qui le détestait– était à la Soul Society, tout comme sa petite fille. Rien ne l'attendait ailleurs.

Il donna brusquement un coup dans le mur devant lui. Pourquoi Shunsui Kyoraku lui aurait fait subir toute cette mascarade si ce n'était pas par vengeance ? Il releva son visage vers le jet, fermant les yeux pour chasser les pensées noircies par la vision du noble. Qu'importe ses motivations, le capitaine était parvenu à s'immiscer dans sa tête jusqu'à le hanter par son absence, ce que peu se venterait d'avoir réussi. Il ressentit alors la pression spirituelle du principal concerné avant même qu'il n'entre dans la salle d'eau.

- Tu es venu terminer ce que tu as commencé ? lui demanda-t-il ironiquement.

- NON ! Je- Pour la première fois de ma vie, j'étais réellement aveuglé par mon désir, chercha-t-il à se justifier depuis la porte. Mais je fais toujours tout foirer. Pardonne-moi Sosuke, je-

- Tu voudrais que je croie en ton baratin ? Putain tu allais me violer Shunsui Kyoraku ! Tu comprends ça ?

- Comment pourrais-je me faire pardonner ?

- Tu me demandes à moi, traître de la Soul Society, de pardonner ton 'écart de conduite' ? grimaça l'ancien capitaine en quittant le cocon de vapeur pour s'enrouler dans une serviette. Tu voudrais que je pardonne à l'homme qui a tentait de me violer, sous prétexte qu'il n'était pas dans son état normal ? Es-tu sûr d'avoir toute ta tête ?

- Je ne voulais pas te viol-

- Mais c'était pourtant ce que tu allais faire ? Je ne t'ai jamais donné mon consentement pour quoi que ce soit et mes réactions physiques n'étaient somme toutes que de simples réactions qui n'avaient en aucun cas le but de t'encourager. Tout ne te tombera pas toujours tout cuit dans le bec.

Le plus jeune contourna son aîné pour retourner dans la chambre de l'autre, se dirigeant vers une grande armoire pour y saisir des vêtements plus confortables que ceux imposés par son sceau. Le Commandant le regarda faire sans rien dit, attiré par l'éclat violet du Hogyoku, méditant sur les paroles du traître. Jamais il n'avait été dans son intention de lui faire subir pareil attentat, il avait simplement été noyé sous le flot de désir qu'il avait ressenti à ce moment-là, ignorant complètement que son cadet n'était pas entièrement partant.

L'ancien capitaine s'habilla en silence d'un simple kosode légèrement trop large pour ses épaules, se drapant dedans comme s'il eut été sa dignité. Il s'arrêta alors devant son agresseur, les pupilles assombris par la colère et la peine.

- Tu veux te faire pardonner ? répéta le traître d'une voix détachée. Agenouille-toi. Admets que tu m'es inférieur. Reconnais ta place.

L'autre tomba à genou sans rechigner, relevant son unique œil argent vers lui, dans l'attente de ses prochaines instructions. Le cadet se mit alors à sa hauteur, posant un genou à terre, alors qu'il dévisageait son vis-à-vis avec curiosité. Il ne s'était pas attendu un seul instant à ce que le noble exécute sa demande sans broncher ou chercher à savoir pourquoi. Pourquoi l'avait-il fait d'ailleurs ?

- Pourquoi l'avoir fait ? M'avoir dans tes bonnes grâces ne te servirait à rien.

- Tu ne comprends pas ? J'ai toujours caché ça au fond de moi. Personne ne l'a jamais su, pas même Jushirô. Comment aurais-je pu l'expliquer ? Je ne savais pas moi-même ce que cela signifiait à l'époque. Maintenant je sais. Je t'ai aimé Sosuke, déclara le borgne, le regard brillant figé dans le sien, pendant tout ce temps. Ta trahison m'a fendu le cœur, mais que pouvais-je y faire ? Tu ne me regardais pas de la même manière dont moi je te regardais. À chaque fois que je te voyais, un maelström de sentiments m'envahissait. La raison ou l'amour ? Je n'avais pas le choix. Alors j'ai fait taire mes sentiments pour le bien de la Soul Society. Mais depuis la Guerre, je ne contrôle plus rien. Je rêve de toi, souffla-t-il faiblement. Je rêve d'une vie hypothétique avec un homme emprisonné. Quand tu es apparu ce soir Sosuke, j'ai cru être dans l'un de ces rêves. Mais tout a dérapé. J'ai tout gâché par mon empressement.

- Tu- Comment est-ce possible ? interrogea-t-il, ébranlé par un tel monologue.

- Je te l'ai dit, je n'aurais pas pu l'expliquer. Il n'est pas compliqué de tomber sous ton charme. Et même si j'étais leurré par Kyoka Suigetsu, ce n'était pas du ressort d'un simple pouvoir de zanpakuto.

Il ne voulait pas croire une telle déclaration. Il ne pouvait pas inspirer un autre sentiment dans les esprits que la crainte. Mais Shunsui Kyoraku venait de lui dire être tombé amoureux de lui sans préméditations. Méritait-il ce genre de sentiments après tout ce qu'il avait fait subir à cet homme, aux autres ? Et après tout ce que cet homme lui avait fait subir, voudrait-il recevoir de tels sentiments ? En fin de compte, ils étaient du même acabit, à faire souffrir des personnes qui ne le méritaient pas outre mesure.

- La paix n'a pas réussi à tout le monde Sosuke. La seule personne que je voulais auprès de moi m'était inaccessible. Et maintenant qu'elle l'est, j'ai détruit les derniers espoirs que j'avais. Je suis r-

Le traître le fit taire de ses lèvres. Il ne sut pas vraiment pourquoi il le fit de cette manière, mais il ne voulait pas entendre un mot de plus de la bouche de son aîné. Il devait vraiment être au plus bas psychologiquement pour employer son ultime carte dans le seul but de se faire pardonner. S'il avait caché depuis tout ce temps ses sentiments pour lui, et qu'il se décidait à les lui révéler maintenant, c'était qu'il était profondément désolé de la tournure qu'avaient pris les évènements un peu plus tôt dans la soirée.

Le baiser ne resta qu'un simple contact entre leurs deux bouches, l'ancien capitaine ne sachant toujours pas la raison de son geste. Quant au noble, il ne voulait pas reproduire les mêmes erreurs passées. Il aimait Sosuke Aizen, assurément et avec tant d'ardeur, le moindre mouvement pourrait le faire fuir de nouveau et de façon définitive. Le traître finit par s'éloigner de quelques centimètres, perturbé.

- Tu… tu veux bien rester pour la nuit ? demanda le borgne avec hésitation, incertain que sa demande soit justifiée. Nous verrons ton cas demain matin. J'aimerais te rendre ta liberté Sosuke, même conditionnelle, mais l'entière décision ne dépend pas uniquement de moi.

- Très bien, accepta le susnommé en se redressant. Mais ne tente rien de stupide.

- Comme si j'avais envie de te perdre encore une fois, maugréa l'aîné en saisissant la main tendue pour se lever.

Il l'enlaça tout de même contre sa volonté, inspirant le parfum fruité de sa peau. Puis il le laissa se préparer, tandis qu'il changeait de vêtement pour s'allonger sous les draps à peine défaits. Le traître le rejoignit après plusieurs minutes, se glissant à ses côtés sans un mot. Le Commandant dût retenir son envie de l'enserrer une fois de plus dans ses bras pour ressentir sa présence. Se tenir à quelques centimètres de l'être aimé sans pouvoir intenter une action affectueuse était douloureux. Mais il avait promis de ne rien tenter de stupide, aussi stupide puisse être une simple étreinte.

[…]

Comme il était devenu habituel depuis bientôt une décennie, Nanao Hitsugaya fixait une dernière fois l'horloge de son bureau avant de se lever. Son supérieur était encore en retard pour la première réunion hebdomadaire des officiers. Et quand bien même la fête de mariage de Kensei et Izuru Muguruma avait duré jusque tard dans la nuit, il se devait d'être le premier levé pour assurer l'exemple. Mais rien n'y faisait, et dix années après sa montée en grade, le Commandant était toujours le dernier attendu pour débuter la réunion.

Elle parcourut les longs couloirs du manoir Kyoraku pour rejoindre la chambre à coucher de son capitaine et le tirer du lit sans ménagement. À cause de l'énergumène, elle passait moins de temps avec son mari au réveil, et ses enfants lui reprochaient d'être 'trop aux petits soins' avec le Commandant du Gotei. Mais que pouvait-elle y faire ? Il avait besoin d'être chaperonné pour réaliser ses fonctions.

Elle ouvrit la porte de la pièce en grand, lassée, pour y découvrir le noble assis sur le bord de son matelas.

- Commandant Kyoraku, votre présence est requise-

- Moins fort Nanao, murmura-t-il, tu vas le réveiller.

- Vous êtes déjà réveillé Capitaine, grommela-t-elle, agacée d'être prise pour une bonne poire.

- Je ne parlais pas de moi.

Il s'écarta légèrement pour lui permettre d'apercevoir un second corps endormi dans la couche de son supérieur. Bien, il avait encore passé la nuit avec un homme, et alors ? Cela ne devrait pas justifier le moindre de ses retards. Il était assez grand maintenant pour prendre les responsabilités dues à son rang sans s'occuper d'une malheureuse conquête. Le bel endormi remua doucement sous les draps, tournant son visage de l'autre côté. La brune s'étrangla en reconnaissant ce faciès honni.

- Je- Vous avez dit l'avoir reconduit à sa cellule hier soir, s'insurgea-t-elle, le poing sur la hanche.

- Je sais Nanao, j'ai menti. Ne dis rien s'il te plaît, la supplia-t-il en se levant, je le ferais à la réunion.

- Dépêchez-vous, vous êtes déjà en retard.

Elle ressortit de la pièce tel un automate bien huilé. Le message était passé, inutile qu'elle demeure sur le seuil plus longtemps. Sosuke Aizen avait passé la nuit dans les appartements de son capitaine. C'était bien sûr contraire à tous les règlements de la prison ou du Muken. Et c'était le Commandant lui-même qui avait dérogé à ce règlement, il devrait sûrement en payer le prix. Respectant sa volonté, elle tairait ce qu'elle avait vu, mais il devait en informer les capitaines où elle se verrait d'en l'obligation d'en référer plus hautement.


Vous avez toute ma reconnaissance, vous qui lisez ceci.

MariieFBLM