Bonjour, bonjour, voici le nouveau chapitre. Il n'est pas plus long que les précédents mais je pense néanmoins que les suivants le seront. Je retrouve peu à peu foi en mon travail et cette histoire m'y aide. Si je ne "sombre" pas de nouveau, je posterais le chapitre 5 au cours de la semaine prochaine. Bonne lecture !
Rappel:
Disclaimers: Aucun des univers utilisés (livre + série), incluant les personnages, ne m'appartiennent.
Chapitre 4 : … pour un nouveau présent
La nuit fut longue et peuplée de cauchemars. Bella se tournait et se retournait dans son lit, sans parvenir à trouver la paix. Sa vie se retrouvait une nouvelle fois bouleversée. Tout ce qu'elle pensait savoir, tout ce qu'elle croyait être les bases solides de sa vie n'étaient que mensonges. Elle se sentait trahie. Elle fut plus que soulagée de voir l'aube se lever enfin. Elle fonça prendre une douche et s'habiller confortablement d'un jean et d'une tunique sombre lui tombant sur les cuisses. Avant de quitter la salle de bain, elle plissa les yeux et prit l'étonnante décision de se maquiller légèrement. Ainsi, personne ne pourrait dire au lycée qu'elle se laissait abattre par cette « rupture ». Un peu de fond de teint, de fard à paupière doré, de mascara et le tour était joué. Elle descendit dans la cuisine pour y retrouver son père buvant son café.
-Bonjour papa.
-Bonjour, as-tu réussi à dormir ? Parce-que moi... pas du tout.
Elle esquissa un sourire et secoua la tête :
-J'ai somnolé plus qu'autre chose.
-Tu veux rester ici aujourd'hui ?
Elle hésita un court instant mais refusa la proposition, elle n'allait pas commencer à fuir dès qu'une petite épreuve se présentait. Aujourd'hui, elle était une nouvelle femme. Une nouvelle Bella. Non, pas Bella : Isabella.
Elle avala rapidement un bol de céréales et une tasse de thé, fila se laver les dents et attrapa son sac de cours avant de sauter à bord de sa Chevrolet d'un autre âge. Elle se gara sur le parking du lycée et courut jusqu'à sa salle de classe, en retard.
Dire que la journée fut longue était un euphémisme, elle eut le droit à des regards de pitié, des murmures sur son passage et de fausses amabilités de la part de Lauren et Jessica. Alors qu'elle allait démarrer sa voiture, elle tapota le volant tout en réfléchissant. Elle avait besoin de changement. Isabella avait besoin d'exister. Prise d'une subite envie, elle prit la direction de Port Angeles. Sur place, elle se rendit sur la 1ère rue Est, dans un salon de tatouage. Le tatoueur la regarda d'un air sceptique mais quand elle lui exposa son idée et ses raisons, il lui proposa de le faire immédiatement, il n'avait pas de rendez-vous de l'après-midi. Charlie étant partit à Seattle pour toute la journée, elle accepta. Sans hésiter une seconde, elle s'installa dans le fauteuil, laissant l'artiste faire ses croquis. Lorsqu'il eut finit, elle bavait presque devant les véritables œuvres d'art. La tête de loup semblait plus vraie que nature. Après un instant de réflexion, elle porta son choix sur l'un d'entre eux. Sur celui-ci, le loup n'avait pas de lignes réalistes mais était tout en arabesques élégantes. Juste en dessous, il y avait trois fleurs de tulipes ouvertes à trois stades différents : en bouton, légèrement ouvert et grand ouvert. Elle dénuda sa jambe et l'homme se mit à l'œuvre, inscrivant sur sa peau, et de manière indélébile, sa nouvelle vie. Elle ne grimaça pas au contact des aiguilles, la douleur étant loin derrière celle qu'elle ressentait dans son cœur. Plus tard, elle remontait dans sa voiture avec une partie du tatouage au-dessus de sa cheville gauche. Il manquait quelques détails, des ombres et le tatoueur n'avait pas eu le temps de faire les fleurs.
*CH4*
Deux jours après, le samedi, elle y retourna, ayant pris rendez-vous cette fois-ci. Le tatoueur l'accueillit d'un sourire et lui fit signe de s'installer alors qu'il encaissait un client tatoué de la tête aux pieds. Elle se demanda brièvement s'il avait encore de la place pour des tatouages. Elle y laissa une grande partie de ses économies mais cela en valait la peine. Personne encore ne s'était rendu compte du changement, cependant, elle savait que cela ne durerait pas. Le soir même, elle reçut un étrange coup de téléphone sur son mobile :
-Bonsoir, je voudrais parler à Isabella, s'il vous plaît.
La voix d'enfant la fit fondre instantanément.
-C'est moi.
-Waouh. Chris ! Chris ! Appela l'enfant. Elle a répondu, c'est elle !
-Tu devais m'attendre ! Cria une petite voix au loin.
Amusée, Isabella attendit quelques secondes.
-Alors c'est vrai ? Tu es vraiment notre sœur ?
Son sourire se ternit un peu en réalisant qu'elle n'avait même pas demandé à Piper si elle avait eu des enfants. Elle ne lui avait posé aucune question sur elle. Elle secoua la tête et répondit :
-Tout dépend...
-De quoi ? De quoi ? S'exclamèrent les deux frères en même temps.
-Qui est votre mère ?
-Piper ! Hurla Chris, tout excité.
-Alors oui, je suis votre sœur.
-Trop bien, soufflèrent-ils. Quand est-ce qu'on pourra se voir ?
-On dit : « quand pourrons-nous nous voir ? », reprit-elle. Quand vous le souhaitez, sauf les jours où je suis en cours.
-Ce soir ? Fit l'un deux avec espoir.
Isabella rigola mais en entendant la sonnette de la porte d'entrée puis les voix de Billy et Jacob, elle se renferma légèrement :
-Pas ce soir, non désolée. J'ai des invités. Mais... peut-être que... demain ?
-Ouais ! Hurlèrent les garçons au téléphone. Je vais demander à papa et toi tu demandes à maman, ordonna celui des deux qui semblait le plus vieux.
Et ils raccrochèrent. Elle s'amusa de leur comportement et descendit rejoindre son père. Elle salua les deux Quileutes et s'attela à la préparation du repas.
-Alors ? Demanda Jacob en la suivant. Comment vas-tu ? Depuis qu'il est partit ?
Elle haussa les épaules.
-Ça va, je suis juste en colère qu'il m'ait laissée dans la forêt comme ça.
Il ouvrit la bouche pour parler mais il fut couper dans le téléphone de la jeune femme sonna. Elle s'essuya les mains sur un torchon et décrocha.
-Oui ?
-Isabella ? Je suis désolée que les garçons t'aient appelée comme ça, commença aussitôt Piper.
-Ce n'est pas grave, dit-elle doucement en sortant dans le jardin pour éviter les oreilles traînantes. Je regrette de ne pas t'avoir posé de question sur ta vie.
Piper eut un petit rire maladroit.
-C'est normal, Isabella. Les choses sont compliquées et avec toutes les informations que tu as dû apprendre en peu de temps, je ne m'attendais pas à un interrogatoire.
Il y eut un moment de silence entre les deux femmes qu'Isabella rompit :
-Donc, tu as deux fils ?
-Oui, Wyatt a sept ans et Chris six. Et il y a aussi Mélinda qui vient tout juste de fêter ses deux ans.
-Quand tu parles d'eux, tu es heureuse, murmura-t-elle.
Elle entendit un sourire à l'autre bout du téléphone.
-Chris m'a demandé si ils pouvaient venir te voir demain.
-Seulement si vous êtes d'accord. Il s'agit d'un grand bouleversement pour tout le monde et je me disais que... peut-être de faire connaissance avec eux m'aiderait.
Sa voix s'était faite moins ferme sur la fin, plus hésitante.
-Nous sommes d'accord avec Léo, bien sûr. Nous voulions seulement être sûrs que ce n'était pas les garçons qui t'avaient forcé la main.
-Non, en aucun cas. Comment allez-vous les emmener ici ?
-Je viendrais simplement avec eux et Paige puis ils rentreront seuls.
Isabelle eut un blanc avant de se souvenir de l'étrange lueur bleue.
-De la même manière dont vous avez disparues de la forêt ? Demanda-t-elle.
-Oui. Nous en parlerons plus en détail quand tu seras prête. Vers quelle heure veux-tu que nous déposions les garçons ?
-Hum... onze heure ?
-Très bien, à demain. Passe une bonne soirée.
-Vous aussi, répondit-elle doucement alors que Piper avait déjà raccroché depuis quelques secondes.
