Disclaimers : Ni Twilight, ni Charmed (incluant leurs personnages) ne m'appartiennent.
Pour des raisons techniques évidentes, je ne suis pas exactement la trame chronologique de l'œuvre de Meyer. Voir même, quasiment pas. Pour les besoins de l'histoire, beaucoup d'événements seront modifiés: plus de surprises comme cela, n'est-ce pas ? Je tente néanmoins de respecter tout le reste. Bonne lecture:-)
Chapitre 6 : Un démon, un familier et un vampire
Suite à cette soirée, Isie n'eut plus de nouvelles de Jacob et elle s'inquiétait. A plusieurs reprises, elle avait téléphoné à Billy mais elle sentait que ce dernier lui cachait des choses. Cependant, elle laissa couler, ayant pas mal de choses à régler de son propre côté. Piper et Léo l'aidaient à contrôler ses pouvoirs lors des week-ends qu'elle passait désormais chez eux. Quant à Phoebe et Henry – le mari de Paige – ils lui apprenaient tous deux à se battre, et honnêtement, ce n'était pas trop mal. Concentrée comme jamais sur ce qu'elle faisait, elle avait appris à maîtriser la télékinésie, même sous l'effet des émotions fortes. D'après Léo, peu de sorcières pouvaient les contrôler à un tel point sous le stress. Il fallait en général plusieurs années d'expérience et parfois, cela ne suffisait pas. La première leçon que lui avait donné l'ancien être de lumière (et elle n'avait pas été plus choquée que cela en apprenant qu'il était mort au cours de la seconde Guerre Mondiale. Après tout, elle était bien sortie avec un vampire décédé un siècle plus tôt.) avait été de lui apprendre que les pouvoirs n'étaient que défensifs. Wyatt, assis tout contre elle, avait hoché la tête avec sérieux en lui disant que c'était la différence entre eux et les démons. Ses deux jeunes frères profitaient de chacune des leçons de leur père pour s'entraîner avec elle. Une chose chiffonnait toutefois Léo : l'absence de familier. Le lien aurait dû avoir eu lieu depuis quelques semaines. Ordinairement, les sorcières et les sorciers découvrant leurs pouvoirs tardivement avaient obligatoirement un familier afin de les guider et leur permettre de canaliser un minimum leur puissance.
Le soir des vacances de Noël, Isie eut l'étonnante surprise de trouver Jacob sur le seuil de sa maison. Malgré ses préoccupations, elle n'avait pas oublié que son ami l'évitait depuis des semaines et elle ne pouvait lui pardonner simplement parce-qu'il venait la voir. Ainsi, elle le reçut sur le porche et l'observa longuement. Il avait encore grandi, pris dieu sait combien de kilos de muscles et s'était... coupé les cheveux ?! Et pourquoi cela devrait-il me choquer ? Après tout, j'ai bien un tatouage sur la jambe, pensa-t-elle en attendant qu'il prenne la parole.
-Je... je... bégaya-t-il bêtement en rougissant.
Elle haussa un sourcil hautain et lâcha froidement :
-Dépêche-toi, j'ai froid.
**CH6**
Jacob sursauta, n'étant pas habitué à un tel ton de sa part. Lui – au vu de sa tenue plus que légère, à savoir un simple short – ne semblait guère avoir le même ressenti quant à la température extérieure. Il fronça les sourcils et observa longuement celle qu'il espérait pouvoir encore considérer comme son amie. Elle avait changé. Beaucoup. Sa posture était plus droite, plus raide, sur le qui-vive. Lorsqu'elle était sortit de la maison, elle n'avait pas trébuché sur la barre de seuil comme d'ordinaire. Sa maladresse avait-elle disparue comme par magie ? Que lui était-il arrivé ? Obnubilé par ses propres problèmes, il avait totalement oublié Bella.
-Isabella, corrigea-t-elle durement en plissant les yeux.
Il sursauta derechef, réalisant qu'il avait prononcé son nom tout haut.
-Que t'est-il arrivé ? Osa-t-il demander sans cesser de la détailler.
-Parce-que ma vie t'intéresse désormais ? Non, tu sais quoi, ne répond pas. Va-t-en, Jacob. J'aimerais terminer mes devoirs pour la rentrée. Au revoir, Jacob, murmura-t-elle en refermant la porte derrière elle.
Il resta figé un long moment sur le porche d'une maison devenue celle d'une inconnue. Un hurlement au loin dans la forêt le fait tressaillir et il se mit en mouvement. Un pas après l'autre, il gagna les sous-bois, adressa un dernier regard perdu vers la maison de Bella puis disparut.
**CH6**
De sa fenêtre, Isie regarda Jacob partir, se retourner brièvement puis se fondre dans l'obscurité de la forêt. Elle soupira et se pencha de nouveau sur sa dissertation d'anglais. L'analyse des choix de Cordélia et de son père, le roi Lear. Soudain, un courant d'air glacial s'engouffra dans sa chambre et elle se mit à grelotter. Quand elle commença à exhaler, elle s'inquiéta. L'estomac serré par l'angoisse, elle se releva de son bureau et se retourna lentement, très lentement. Pour laisser un échapper un véritable hurlement de peur. Jamais encore elle n'avait crié ainsi. Ce n'était plus de la peur, à ce stade, c'était purement et simplement de la terreur. Un bruit de cavalcade explosa derrière sa porte et celle-ci s'ouvrit brutalement, laissant le passage à son père qui fonça sur elle pour la prendre contre lui. Lovée contre la chaleur réconfortante de Charlie, elle reprit peu à peu conscience de son environnement et releva la tête du giron de son père. Mais il n'y avait personne d'autre dans la chambre. Ses tremblements finirent par s'espacer mais la peur resta.
-Isie ? Appela Charlie tout doucement. Que s'est-il passé ?
Elle ouvrit la bouche pour répondre mais pas un son ne sortit. Elle se secoua et recula d'un pas.
-Je ne sais pas. J'ai... j'ai cru voir...
-Quoi ? S'inquiéta-t-il.
Mais Isabella ne répondit pas. Elle-même ne savait pas vraiment ce qu'elle avait vu mais elle savait que ce n'était pas la réalité. C'était purement et simplement impossible. Elle finit par se calmer et descendit faire à manger afin de nourrir son père. Celui-ci, la regarda s'éloigner avant de soupirer puis de la suivre. Il y avait des moments où le chef de la police regrettait presque que sa fille ait retrouvé sa famille biologique.
**CH6**
Plus tard, dans la nuit, Isie se tournait et se retournait dans son lit, incapable de dormir. A chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle les revoyait.
-Ah, hurla-t-elle silencieusement de rage en frappant son oreiller du poing.
Elle expira bruyamment et se leva doucement sans faire grincer le parquet de sa chambre. Elle enfila un jean épais par-dessus son shorty, d'épaisses chaussettes et son gilet gris à grosses mailles. Dans la cuisine, elle s'empara de ses bottes et sortit. Il lui fallait de l'air. Beaucoup d'air. Elle frissonna rapidement dans l'air glacial de décembre mais marcha d'un pas décidé vers la forêt. La lune était pleine, éclairant parfaitement son chemin malgré l'épaisseur des arbres et des sapins. Elle marcha encore et encore sans faire attention au temps qui passait, à la température qui baissait. Non, perdue dans ses pensées, elle était bien loin de toutes ces préoccupations. Il y avait eu tellement d'événements surprenants dans sa vie au cours des derniers mois : son départ de Phoenix après le remariage de sa mère, la rencontre avec les Cullen, les retrouvailles avec Jacob, le départ des Cullen, une nouvelle famille, de nouveaux pouvoirs, une nouvelle vie. Oui, elle pouvait le dire sans honte ni hésitation : elle était complètement perdue. Perdue et sur le point de devenir folle. Un craquement sonore la ramena à la réalité et la fit sursauter. Puis une voix de velours dégoulinante et écœurante s'éleva non loin d'elle :
-Mais qu'avons-nous ici ? Une jeune sorcière en perdition ? Décidément, j'adore les fêtes de fin d'année, exulta la voix dont Isie pouvait sentir l'aura malfaisante.
Elle inspira à fond et se retourna d'un bloc pour faire face à son premier démon. Elle retint péniblement un cri d'horreur face à l'être immonde. Pas plus grand qu'elle mais au moins trois fois plus large aux yeux porcins et aux courts cheveux blonds... blond dégueulasse, pour être politiquement correct.
-Dudley ? Articula-t-elle difficilement avant de se laisser aller à un fou rire.
Elle avait devant elle le sosie de Dudley Dursley dans Harry Potter. Son visage se crispa face à la réaction d'Isabella et ses yeux se plissèrent jusqu'à disparaître sous les plis de la graisse de son visage. La colère sortait par vagues impressionnantes de son corps mais elle continuait de rire. Il commençait à en avoir marre et lui lança une boule de feu aux pieds pour la prévenir de le respecter. Il eut un sourire en l'entendant s'arrêter net mais ses sourcils – quasiment absents – se soulevèrent quand elle esquissa un rictus.
Elle était en colère. Ça oui, elle était en colère. Toute sa rage envers Edward et les Cullen venait de réapparaître en voyant les yeux rouges sang du démon. Il lui lança une nouvelle boule de feu qu'elle voulut dévier mais en levant le bras, la sphère enflammée s'immobilisa dans les airs. Sous le choc, Isie recula d'un pas. Elle s'écarta de la trajectoire du projectile avant de s'apercevoir que le démon lui-même était immobilisé. Figé. Oh bon sang, elle avait le pouvoir de sa mère. Piper lui avait dit qu'elle pouvait également accélérer les particules jusqu'à l'explosion. Curieuse, Isabella pencha la tête et fit une petite moue. Puis elle haussa les épaules. Sa mère avait mis plusieurs années avant d'obtenir ce pouvoir. Inutile donc de perdre son temps. Elle fixa la boule de feu et l'envoya sur le gros démon, qui s'enflamma et disparut.
Isie cligna plusieurs fois des yeux et réalisa qu'elle venait tout juste de tuer son premier démon. Fière comme jamais, elle sauta sur place en une espèce de danse de la victoire très peu flatteuse.
-Et c'est qui la meilleure ? S'esclaffa-t-elle, heureuse, en s'étalant sur le sol gelé.
Entre les cimes des arbres, elle voyait la lune et les étoiles. Comme le ciel d'hiver est beau, songea-t-elle avec une douce mélancolie. Un faible craquement de branche la força à se redresser. Les yeux fixés vers sa droite, elle exhala lentement et sans savoir pourquoi, elle se sentit en sécurité. Cinq exhalations plus tard, une ombre surgit des fourrés et s'approcha d'elle. Un loup ? Depuis quand y avait-il des loups par ici ? Elle pensait qu'ils avaient tous disparus depuis longtemps. Il passa sous les rayons de l'astre nocturne et Isabella se figea devant tant de prestance et de beauté. Puis elle comprit qu'il ne s'agissait pas d'un loup mais d'un chien-loup de Saarloos. Le chien continua de s'approcher d'elle et se roula sur le dos pour lui montrer son ventre, la langue pendante. Isie secoua la tête d'amusement et lui offrit ce qu'il attendait. Aussitôt, il poussa de profonds grognements appréciateurs.
-Salut toi, murmura-t-elle. Que fais-tu ici ?
Sa main rencontra bientôt un collier et le tourna pour tenter de trouver une médaille. En voyant le symbole gravé dessus, elle s'étonna. Léo lui avait pourtant dit que les familiers étaient des chats. Elle retourna la petite médaille et passa ses doigts sur le nom gravé dessus. Isabella McKinney. Sa grand-mère.
-Tu étais le chien de ma grand-mère ? Demanda-t-elle à voix basse. Tu... tu m'as attendu, comprit-elle au moment où il se retourna pour se placer dans ses bras, la queue fouettant l'air de joie.
Pour la deuxième fois de la nuit, la jeune femme explosa de rire. Ce chien est adorable, pensa-t-elle alors qu'il tentait de lui lécher le visage. Soudain prise d'un regain d'énergie, elle se leva et entraîna le chien dans une course folle. Cependant, sa joie se fana assez vite en reconnaissant l'endroit où elle se trouvait. La clairière. La putain de clairière d'Edward. Sentant sa colère et sa tristesse, le chien-loup se colla à ses jambes en geignant doucement. Elle s'accroupit à sa hauteur pour l'entourer de ses bras. Enfouissant son visage dans son épaisse toison, elle le rassura :
-Je vais bien. Ne t'en fais pas. Il n'en valait clairement pas la peine.
-Je présume que tu parles d'Edward, fit une voix familière.
Elle connaissait cette voix. Mais d'où ? Le ton et la sonorité indiquaient clairement qu'il s'agissait d'un vampire mais qui... ? Laurent ! Elle se mit sur séant et se tourna vers le vampire noir qui l'observait tranquillement depuis l'autre côté de la clairière.
-Je ne pensais pas que cela serait aussi facile de te trouver, Bella, fit-il en souriant de ses dents éclatantes.
-Isabella pour toi, sangsue, cracha-t-elle de nouveau en colère.
-Eh bien, eh bien, on sort les griffes à ce que je vois, se moqua-t-il.
-Es-tu ici pour parler ou me tuer ?
-Te tuer ? Répéta-t-il une main sur le cœur, mimant le choc et l'incompréhension. Non, non, jeune humaine. Je dois simplement te ramener à Victoria. Après tout, je lui dois la vie et je peux bien lui rendre ce petit service.
-Essaie toujours, connard, répliqua Isie plus en colère que jamais.
Le vampire s'avança, en colère à son tour, mais soudain, son visage se tordit de... peur et il prit la fuite. Dire qu'elle était étonnée était un euphémisme et elle le fut bien plus en voyant d'énormes loups aussi grands que des chevaux le courser. L'un des loups, un roux, lui adressa un long regard avant de galoper vers les autres. Bientôt, le calme et le silence revinrent dans la forêt.
-Qu'est-ce que c'était que ça ? Fit-elle en regardant le chien.
Ce dernier bailla longuement et fit demi-tour sans s'occuper davantage des êtres partis de l'autre côté. Isabella haussa un sourcil puis le suivit, le sommeil commençait à la gagner.
**CH6**
Il était tard le lendemain quand Isie se réveilla. Le chien dormait tranquillement à ses côtés et ronflait doucement. Se rappelant sa nuit, elle courut au rez-de-chaussée pour tout raconter à son père.
Charlie venait de ranger son petit-déjeuner quand elle entra dans la cuisine. Pour la première fois depuis des mois, il la voyait sourire largement.
-Bonjour, tu es de bonne humeur. Bien dormi ?
Elle secoua la tête sans se départir de son sourire.
-Non, j'ai super mal dormi. Avec tout ce qu'il se passe dans ma vie, c'est compliqué et je suis sortie faire un tour.
-Dans la forêt ? S'alarma-t-il immédiatement.
-Oui, pourquoi ? Fit-elle en fronçant les sourcils.
-N'y retourne plus, ordonna-t-il. On nous a signalé des loups.
-Ah, soupira-t-elle de soulagement. Ce n'est que ça. Oui je sais, je les ai croisé. Pas très causants d'ailleurs.
-Pardon ?
-Ce ne sont pas des loups, papa. Je... je ne sais pas exactement si ce sont de vrais loup mais ils sont aussi grands que des chevaux et ils m'ont sauvée d'un vampire.
-Un vampire ? Qui ça ? Tu es blessée ? Demanda-t-il en s'approchant pour vérifier.
-Papa, s'esclaffa Isie en s'éloignant des mains la chatouillant. Je vais bien. C'était Laurent. Tu sais, le vampire qui était avec les deux psychopathes, rajouta-t-elle devant son air perplexe. Enfin bref, juste avant cela, j'ai trouvé mon familier.
-Fami... ah oui, le chat. Attends, tu as trouvé un chat dans la forêt ?!
-Non, un chien. Un chien-loup. Et tu ne sais pas, c'était le chien de ma grand-mère, Isabella.
Charlie avait une expression confuse sur le visage. Le récit de sa fille n'était pas très clair. Pourtant, il était sûr qu'elle lui avait dit que les familiers étaient des chats. Sa mémoire n'était pourtant pas défaillante. Et était-elle devenue accro à l'adrénaline pour ne ressentir aucune peur face à un vampire ?
-Papa ? Appela-t-elle. Je vais reprendre du début.
Il hocha la tête avec reconnaissance et se rassit à table pour la suite.
-Donc, je n'arrivais pas à dormir et je suis partie marcher dans la forêt. J'y ai rencontré mon tout premier démon. Et puis un moche ! Il était laid. En le voyant, j'ai explosé de rire.
-Pourquoi ? S'étonna-t-il.
-Je trouvais qu'il ressemblait à Dudley dans Harry Potter. Bon, il n'a pas tellement apprécié et s'est énervé mais je l'ai tué. Papa, j'ai tué mon premier démon !
Charlie ne savait que dire. Oh il était fier, pas de soucis de ce côté-là mais la peur s'était de nouveau installé en lui quand elle parla de démon. Il ne voulait pas la perdre.
-Ensuite, j'ai croisé le chien puis le vampire puis les loups.
-Dure soirée, finit-il par dire calmement.
Ils se regardèrent un long moment avant de rire tous les deux à sa remarque. Cela en vaut la peine, se dit-il. Oui, il pourrait supporter cette peur si elle continuait de rire ainsi.
**CH6**
A midi, elle était prête à rejoindre sa famille maternelle pour les vacances. Paige avait promis de venir chercher Charlie pour le réveillon de Noël avant qu'ils soient tous réunis. Isie s'inquiétait tout de même un peu : elle allait rencontrer toute sa famille pour le première fois. Et apparemment, ils étaient nombreux. Sa tante apparue bientôt en serrant son fils de trois ans dans les bras. Le jeune Henry Junior avait hâte rencontrer une nouvelle cousine.
-Isie ! Babilla-t-il en la voyant.
Il se débattit des bras de sa mère pour sauter dans ceux d'Isabella.
-Bonjour toi, fit-elle dans un grand sourire.
-Bonjour toi, répéta-t-il religieusement, ses petites mains sur les joues de la jeune femme. Tu es belle comme Piper.
-Merci bonhomme. Bonjour tante Paige, reprit-elle en levant la tête.
-Bonjour ma belle. Tu es prête ? Tu as toutes tes affaires ?
-Je crois. Sinon, nous ne sommes qu'à une éclipse, répondit-elle.
Le chien arriva à toute vitesse en aboyant généreusement.
-Un loup ? Tu as un loup ?
Isabella rigola doucement.
-Non, c'est un chien-loup de Saarloos. Apparemment, c'était le chien de ma grand-mère, Isabella.
Paige haussa les sourcils, grandement étonnée.
-Nous demanderons à Léo. Il doit bien savoir.
Un bras autour de Junior, elle avança vers sa valise et les deux gros sacs de voyages. L'un d'entre eux étant mal fermé, Paige aperçut les paquets cadeaux. Elle sourit et referma discrètement le sac pour éviter toute question gênante de Junior. Une main sur l'épaule de sa nièce – contre laquelle s'appuyait largement le chien – et une autre sur la poignée de la valise, elle s'éclipsa vers le manoir avec sa précieuse charge. Ce Noël promettait d'être idéal. Elle ne pouvait pas avoir plus tord.
