Bonjour à tous !

J'espère que vous allez tous bien et que ces temps perturbés ne vous affectent pas trop. Je vous présente aujourd'hui la suite d'"Un long voyage", et les premiers pas d'Hermione en Australie. J'espère que ce chapitre vous plaira.

Merci beaucoup à Eyael et Zeugma qui m'ont laissé de petits mots fort gentils sur le premier chapitre. vous avez, d'une certaine manière, toutes les deux raison, vous verrez comment dans la suite de cette fic.N'hésitez pas, lecteurs silencieux, à faire comme elles et me laisser votre avis sur cette fic.

Bonne lecture !


Sydney

Lorsqu'elle posa le pied sur le tarmac de l'aéroport, Hermione poussa un long soupir de soulagement. Enfin, elle était arrivée. Le voyage lui avait paru interminable et les deux enfants qu'elle avait repérés avant de monter dans l'avion n'avaient pas arrêté une seconde de se chamailler. Elle avait tout tenté pour faire abstraction de leurs cris, mais n'y était pas parvenu. Elle n'avait pas fermé l'œil de tout le vol et était d'une humeur massacrante. Il lui avait fallu toute la force de sa volonté pour ne pas se rendre dans un endroit discret et transplaner jusqu'en Australie. La disparition, à trente mille pieds d'altitude d'un passagère aurait manqué de discrétion.

En cette fin de mois d'août, l'Angleterre vivait ses derniers jours de chaleurs tandis que la température à Sydney était parfaitement agréable. C'était la fin de l'hiver pour eux et une légère brise la décoiffa un peu. Repoussant une mèche de cheveux, Hermione ôta la veste qu'elle avait passée par précaution. Elle n'était pas encore arrivée à destination car, pour rejoindre le centre-ville, il lui fallait encore prendre les transports en commun. Elle put quitter l'aéroport assez rapidement et s'éloigna au plus vite des deux terreurs qui avaient rendu son voyage si difficile. Vraiment, elle plaignait sincèrement les parents de Dean et Matthew qui semblaient épuisés par leur bruyante progéniture.

Cependant, Hermione avait eu le temps de réfléchir en détail à son plan pour retrouver ses parents, et celui-ci, contrairement à ceux des garçons durant leur cavale, ne souffrait d'aucune faille. Elle irait voir Florence Monroe, une ancienne collègue d'Arthur qui travaillait maintenant au Ministère australien de la Magie et dont il lui avait donné les coordonnées. Elle retrouverait l'adresse de ses parents et irait les voir. Là, elle leur redonnerait la mémoire grâce à une forme inversée du sort d'Oubliette, ils tomberaient dans les bras les uns des autres et reviendraient ensemble en Angleterre pour reprendre le cours normal de leur vie. Ou peut-être qu'ils resteraient quelques temps en Australie pour visiter ce pays si exotique, et se retrouver un peu loin de l'agitation d'après-guerre. Oui, c'était parfait !

Ne voulant pas perdre de temps, Hermione se mit à chercher du regard un endroit discret. Un renfoncement dans un couloir attira son attention et elle s'y camoufla pour transplaner. Elle réapparut en face de l'opéra et commença à marcher d'un pas pressé. D'après ses recherches, l'entrée du Ministère de la Magie devait se trouver dans les environs. Elle regarda autour d'elle, impressionnée par la taille et la majesté du bâtiment. Derrière elle, le port étendait ses files interminables de bateaux. Enfin, en le contournant, elle aperçut un parc et un homme vêtu d'une façon particulièrement excentrique. Une veste de costume de couleur rouille, une cravate orange et un pantalon de golf rouge qui lui donnèrent envie de rire. Les sorciers, quel que soit l'hémisphère, avaient des gouts vestimentaires très particuliers…

Elle s'approcha prudemment de lui et finit par l'aborder :

"Excusez-moi, Monsieur ?

- Oh, bonjour mademoiselle.

- Je... Je viens d'arriver ici et je me demandais... Savez-vous où se trouve le Ministère ?"

L'homme, d'une cinquantaine d'année et à l'air jovial, la regarda un moment. Il semblait vouloir lire au fond de ses pensées.

"De quel Ministère voulez-vous parler ?

- Je pense que vous le savez déjà." Répondit-elle sans trop y croire. En entendant cette réponse, le sourire revint sur son visage.

"Vous avez raison. Viens, je vais vous y emmener. D'où venez-vous ?

- Merci Monsieur, sincèrement. Je viens d'Angleterre, je suis arrivée ce matin. Est-ce que, par chance, vous connaitriez Florence Monroe ? C'est elle que je dois rencontrer.

- Florence ? Bien sûr, j'aurais dû y penser. Elle est anglaise, comme vous. Vous la connaissez aussi ?

- Non, on m'a seulement donné son nom."

Tout en marchant sous les arbres, ils continuèrent à bavarder. Sans donner trop de détails sur ce qu'elle venait faire ici, Hermione trouva cet homme charmant. Il avait vite compris qu'elle souhaitait rester discrète, et n'insista pas dans ses questions. Il ne lui demanda même pas son nom, ce dont Hermione le remercia silencieusement.

Au bout d'un moment, il s'approcha d'un arbre, posa sa main sur le tronc et se tourna vers elle :

"L'entrée du Ministère se trouve ici. L'arbre ressent votre magie et vos intentions. Si elles sont honnêtes, il vous laissera passer. A tout de suite."

D'un coup, il disparut, la laissant seule devant cet arbre tordu. Elle fit alors comme lui, posant sa main légèrement hésitante sur la surface rugueuse de l'écorce. Elle avait beau savoir que ses intentions étaient parfaitement honnêtes, elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter un peu. Finalement, elle sentit ses pieds quitter le sol, comme si son corps ne pesait plus rien et le paysage autour d'elle se transforma.

Elle se retrouva dans une pièce qui était certainement l'entrée du Ministère. Celle-ci était immense, ouverte, et seules quelques fines colonnes carrées soutenaient l'édifice. Le Poudlard Express aurait certainement pu entrer entièrement dans ce hall tant celui-ci était long et large. Il y avait autour d'elle quelques employés qui allaient et venaient, mais sans cette agitation fébrile qu'il pouvait y avoir à Londres. Les pas résonnaient sur le sol carrelé, mais l'ensemble n'était pas froid. Au contraire, une lumière quasi irréelle qui venait du plafond rendait l'ensemble beaucoup plus doux. Toute la voûte était constituée de petits carrés de verre dépolis, qui tenaient sûrement grâce à la magie et qui laissaient passer une douce luminosité.

Mais Hermione n'eut pas le temps d'admirer cette magnifique entrée que son guide déjà s'éloignait. Il se dirigea vers l'une des nombreuses portes qui s'alignaient le long des murs et s'effaça pour la laisser passer. Curieusement, personne ne l'arrêta ou lui demanda de décliner son identité. Elle reçut juste quelques regards curieux car personne ne la connaissait, rien de plus. Ils montèrent quelques escaliers et il la guida dans un couloir où les portes s'alignaient sans signe distinctif. Il se tourna vers Hermione en lui indiquant l'une d'elle de la main :

"Le bureau de Florence est ici. Si vous avez à nouveau besoin de moi, n'hésitez pas." Termina-t-il avec un sourire aimable.

Hermione le remercia chaleureusement et frappa à la porte. L'homme qui l'accompagnait s'éloigna en lui faisant un petit geste de la main et tourna au bout du couloir. Une voix l'invita à entrer. Florence Monroe la regarda d'un air aimable, bien qu'un peu surpris. C'était une femme d'une quarantaine d'année qui, sans être vraiment belle, était très élégante. Ses cheveux châtains étaient rassemblés en un chignon lâche et elle portait une robe beige d'une coupe très classique. Son regard attira immédiatement l'attention d'Hermione, dans ses yeux bleus, une flamme d'intelligence brillait. Hermione avait un bon pressentiment, cette femme l'aiderait efficacement, elle en était certaine.

"Bonjour mademoiselle, que puis-je faire pour vous ?

- Bonjour, vous êtes bien Florence Monroe ?

- En effet, c'est bien moi.

- je m'appelle Hermione Granger, je viens d'Angleterre et Arthur Weasley m'a dit de vous contacter, que vous pourriez m'aider.

- Arthur ? Vous le connaissez ? Ca fait des années que je n'ai pas eu de nouvelles de lui, comment va-t-il ? Mais asseyez-vous, je vous en prie." répondit-elle en souriant largement. Hermione poussa intérieurement un soupir, son plan avançait.

"Il va bien, il travaille toujours au Ministère. Il a beaucoup de travail après ce qu'il s'est passé ces derniers mois.

- J'imagine. Ça me fait plaisir d'avoir de ses nouvelles. J'ai beaucoup apprécié de travailler avec lui, il était un peu... baroque, mais j'ai beaucoup appris à ses côtés. Vous m'avez dit que vous aviez besoin de mon aide, de quoi s'agit-il ?

- Voilà, je suis à la recherche de mes parents, ils sont moldus et sont venus en Australie au début de la guerre. Malheureusement, j'ai perdu le contact avec eux et j'aimerais les faire revenir en Angleterre. Peut-être que dans ce service qui travaille avec les moldus, vous pourriez peut être avoir des contacts utiles ?

- Vous avez perdu leur trace ? demanda Florence en fronçant les sourcils et en lui jetant un regard soupçonneux. Je ne sais pas si...

- J'ai participé activement à la guerre et j'ai fait en sorte de leur faire perdre la mémoire pour effacer tout lien entre eux et moi. Je voulais les protéger et c'est aller au-delà de ce que j'avais prévu. Ils sont partis du pays et je ne sais pas comment les retrouver.

- Oh, je comprends. C'était une décision radicale. Ecoutez, je ne peux pas vous donner de réponse maintenant, il faut que je me renseigne. A quelle adresse puis-je vous contacter si j'ai du nouveau ?

- Euh... Je suis arrivée ce matin et je suis venue directement au Ministère. Je ne sais pas encore où loger. Je vous enverrai un hibou dès que j'aurai trouvé un endroit où m'installer.

- Si vous le souhaitez, je connais une petite pension qui pourrait vous accueillir. La gérante est une amie, elle pourra vous héberger.

- C'est vrai ? C'est très aimable à vous, merci !"

Florence saisit une plume et un morceau de parchemin pour griffonner une adresse qu'elle tendit à Hermione. Celle-ci se releva et prit congé poliment. Ses recherches avançaient et elle avait même une piste pour trouver un logement.

Elle quitta le Ministère sans plus tarder et commença à rechercher l'adresse que Florence lui avait donnée. Elle demanda à plusieurs passants, mais personne ne semblait connaitre cette rue. Elle se mit alors à rechercher un plan de la ville, qui lui serait certainement plus utile.

Lorsque plus d'une heure plus tard, elle parvint à destination, ses pieds la brûlaient et elle commençait à sentir la sueur perler à son front. La température avait sensiblement augmenté depuis son arrivée et elle commençait à ressentir les effets de son long voyage. Elle ne s'était pas rendu compte à quel point cette ville était étendue et, si sur la carte, les éléments semblaient proches, la réalité était tout autre. Elle se trouvait à présent dans un petit quartier résidentiel et Hunt Street s'étendait devant elle. Elle se mit à chercher le bon numéro tout en observant les maisons. Elles étaient quasiment toutes construites sur le même modèle : un petit jardin soigneusement entretenu, une maison à un étage et un toit en ardoise. Elle aurait parfaitement pu se trouver en Angleterre si les palmiers plantés dans les jardins ne lui rappelaient pas où elle se trouvait.

Au numéro indiqué, une maison se dressait, guère différente de ses voisines et sans le moindre signe d'activité. Hermione s'inquiéta légèrement, l'adresse était-elle la bonne ? Malgré tout, elle sonna et une femme entre deux âges ouvrit la porte quelques secondes plus tard. Elle plissa les yeux, éblouie par le soleil et finit par s'approcher d'elle, un air avenant sur le visage.

"Bonjour, Florence Monroe m'a donné votre adresse. Vous êtes bien Ashley Travies ?

En entendant ces mots, la femme fronça les sourcils. Hermione craignit de s'être trompé d'adresse mais finalement, elle lui répondit d'une voix aimable :

"En effet, c'est moi. Si c'est Florence qui vous envoie, je vous en prie, entrez."

L'intérieur de la maison était propre et avait l'air confortable. Un escalier en bois menait à l'étage, tandis qu'une porte à droite de l'entrée menait à un petit salon propret. Son hôte la guida et la pria de s'installer sur le canapé en chintz qui faisait face au fauteuil de la même couleur. Un air interrogateur sur le visage, elle attendait visiblement une explication de la part d'Hermione. Celle-ci lui présenta rapidement la raison de sa présence et vit au fur et à mesure de son récit que son visage se détendait.

"Lorsque vous m'avez parlé de Florence, je me suis inquiétée. Lorsqu'elle m'envoie des gens à héberger, c'est qu'il faut les protéger, les faire disparaitre de la circulation temporairement si vous voulez. Vous l'avez remarqué, c'est un endroit assez discret, c'est pratique pour elle. Mais d'après ce que vous me dites, vous n'êtes pas dans une situation risquée.

- Non, pas du tout. Je viens juste de loin et n'ai nul part où dormir. Rien de plus." Répondit Hermione avec un sourire.

Elle songea à sa fuite de l'année précédente. Un lieu pareil aurait été un havre pour eux trois, une petite maison anonyme, protégée contre les intrusions aurait été un palace comparée à leur tente les contraignant à une fuite perpétuelle.

"Si vous le souhaitez, je peux vous montrer votre chambre. Elle est simple, mais si vous avez besoin de quelque chose, n'hésitez pas à me demander." Reprit Ashley en se relevant. "Avez-vous des bagages ?"

Après un signe de négation de la part d'Hermione, elles montèrent toutes les deux et la jeune fille entra dans la chambre promise. Comme l'avait prévenue son hôte, elle était simple mais semblait confortable. Là encore, un couvre-lit en chintz s'étendait sur le lit, le papier peint était d'une couleur beige un peu passée. Sur sa droite, une porte menant à une petite salle de bain était entrouverte. Oui, cette chambre serait idéale pour les prochains jours.

Sentant une vague de fatigue l'envahir, Hermione s'allongea toute habillé sur le lit et se détendit. Les effets du décalage horaire commençaient à se faire sentir et elle n'avait rien de particulier à faire pour le moment. Elle pouvait en profiter pour se reposer un peu. Ses paupières se firent de plus en plus lourdes et elle s'endormit en seulement quelques minutes.

Des coups secs la réveillèrent en sursaut. Elle se redressa d'un coup en brandissant sa baguette et réalisa que ce n'était qu'un hibou qui tapait du bec à sa fenêtre. Il avait un air franchement mécontent et devait être là depuis un moment. Lorsqu'elle lui ouvrit, il écarta les ailes pour s'envoler, et volontairement ou non, ses plumes lui frappèrent le visage au passage. Il tenait un parchemin dans son bec, le fit tomber sur le couvre-lit et fit demi-tour pour s'éloigner à l'horizon. Hermione grimaça, elle venait de se faire littéralement gifler par un hibou.

Elle saisit le courrier en soupirant et le lit rapidement :

"Miss Granger,

Les informations que vous m'avez demandées sont plus difficiles à trouver que je ne le pensais. J'ai lancé des recherches auprès de mes contacts chez les moldus, je vous tiendrai au courant des développements futurs. J'espère que le logement vous convient et que tout se passe bien avec Ashley.

Bien à vous

Florence"

Ce n'était pas vraiment ce qu'elle voulait, mais Hermione savait qu'elle était dépendante de ces informations. Elle avait naïvement pensé que retrouver leur trace ne serait pas difficile, mais elle ignorait l'organisation australienne et les liens qui unissaient les sorciers avec les Moldus. Elle allait devoir patienter sans rien pouvoir faire que Florence lui donne des nouvelles.

La jeune fille jeta un coup d'œil au dehors, le soleil se couchait déjà et le ciel avait pris une magnifique teinte écarlate. Seuls quelques nuages au loin avaient pris une couleur plus jaune. C'était un spectacle de toute beauté qui lui donna envie d'explorer un peu les environs. En descendant, elle croisa Ashley qui lui confia un exemplaire des clefs de la maison en lui faisant quelques recommandations sur ce qu'il y avait à visiter. Un peu plus loin, dans la rue, un parc public constituait une promenade agréable. Les autres endroits intéressants étaient plus loin et elle n'aurait pas le temps de les visiter ce soir. Hermione hocha la tête et quitta la maison. En bavardant avec son hôte, elle avait compris qu'elle n'avait pas le moindre pouvoir magique. Florence, en oubliant de lui préciser ce détail, aurait pu faire commettre un impair à Hermione. Mais elle suivrait la suggestion d'Ashley et irait au parc dont elle voyait déjà les arbres au loin.

Elle se promena dans ce havre avec plaisir. Elle avait toujours aimé le contact avec la nature mais ses aventures l'année précédente lui avaient fait réaliser combien tout ce qui l'entourait pouvait devenir hostile. Les forêts qu'elle avait parcourues étaient totalement inhospitalières, propices aux pièges et aux mauvaises rencontres. Mais aujourd'hui, dans cet endroit enchanteur, elle profitait pleinement du moment. Les pins napoléons s'élançaient vers le ciel, des espèces qu'elle ne parvenait pas à identifier s'étalaient autour d'elle, dans l'opulence la plus totale. Elle ne croisa que quelques joggeurs tardifs et aperçut de petits animaux qui avaient trouvé refuge dans ce coin de paradis.

La nuit était tombée depuis un bon moment lorsqu'Hermione retourna chez Ashley. Tous les volets de la rue étaient fermés et seuls les réverbères trouaient l'obscurité. Une légère brise fraiche la fit frissonner et elle pressa le pas pour se mettre à l'abri. Même si en Angleterre c'était l'été, ici le printemps commençait à peine à réchauffer l'atmosphère.

Lorsqu'elle se coucha, Hermione se tourna et se retourna dans son lit. Le sommeil la fuyait et elle sentait ses pensées tourbillonner sans cesse. Elle ne pouvait rien faire, elle devait attendre l'aide de Florence et rien ne lui prouvait qu'elle trouverait un indice. Elle était impuissante, et cela la minait, les chances de retrouver ses parents étaient assez minces.

Mais ce n'était pas le plus grave. Elle ne voulait pas se l'avouer, mais leur rendre la mémoire ne serait pas une mince affaire. Elle avait eu le temps, pendant sa cavale, de chercher des moyens de contrer le sort qu'elle leur avait lancé. Les garçons s'étaient abondamment moqués de la quantité de livres qu'elle avait emportés, mais ils n'avaient pas remarqué qu'ils traitaient quasiment tous du même sujet. Hormis quelques-uns qui traitaient de défense et de survie, elle avait emporté tout ce qu'elle pouvait sur les sortilèges mentaux. Malheureusement pour elle, ils étaient presque tous unanimes, les sorts affectant la mémoire étaient particulièrement complexes et difficiles à maitriser.

Ce n'est que le surlendemain qu'elle eut des nouvelles de Florence. Et mieux que ça, celle-ci vint la voir en personne. Lorsque la sonnette tinta, Hermione était dans sa chambre à écrire une longue lettre à Luna. Elle ne fit pas particulièrement attention à ce qu'il se passait en bas, mais lorsqu'Ashley vint la chercher, une étincelle d'espoir la saisit. Elle prit le temps de descendre sans se précipiter, bien qu'elle en ait eu fortement envie.

Dans l'entrée se tenait Florence, un grand sourire aux lèvres.

« Ah Hermione. J'ai trouvé quelque chose qui pourrait vous intéresser. J'ai préféré venir vous en parler en personne.

- Vous savez où ils sont ?

- Oui. J'ai contacté quelques amis qui travaillent pour le gouvernement moldu et ils ont pu retrouver la trace de vos parents. Ils se sont effectivement installés à Sydney, mais ils sont partis au bout de quelques mois.

- Et vous savez où ils sont maintenant ?

- Il semblerait qu'ils se soient installés à Melbourne. Ils doivent encore y être car ils n'ont pas d'adresse plus récente. Je l'ai notée ici, dit-elle en lui tendant un petit morceau de parchemin. Et voici une carte de la ville, j'ai indiqué où cette adresse se situait.

- Oh ! Merci Florence ! Je ne sais pas comment vous remercier. Arthur m'a dit que je pouvais vous faire confiance, et il avait raison !

- Il est rare que l'une de mes compatriote vienne jusqu'ici, il est normal de se serrer les coudes. Et puis… Je sais qui vous êtes et ce que vous avez fait l'année dernière. C'est le minimum que je puisse faire pour vous. Vous rencontrer a été un honneur. »

Hermione en sut pas quoi dire. Sa nouvelle célébrité était encore difficile à gérer pour elle et de savoir qu'on avait entendu parler d'elle jusqu'en Australie lui faisait bizarre. Elle tenta de résister, mais finalement céda et serra Florence dans ses bras. Et même si elle sentit l'amie d'Arthur se raidir de surprise, elle ne s'en préoccupa pas. Elle avait l'impression d'avoir fait un pas de géant dans sa quête grâce à elle.

« Je crois que vous allez me quitter plus tôt que prévu, n'est-ce pas ? » Demanda une voix dans son dos.

En se retournant, Hermione vit Ashley sourire devant sa joie manifeste.

« Oui, je crois que je vais me rendre à Melbourne au plus tôt. J'attends ce moment depuis longtemps, je ne veux pas attendre plus. Merci beaucoup de m'avoir hébergée comme cela. Je n'oublierai pas votre aide à toute les deux. » Répondit Hermione.

Elle remonta chercher son sac sous le regard indulgent des deux femmes après les avoir saluées et chaleureusement remerciées. Elle savait que son comportement était à la limite de l'impolitesse, mais comme elle l'avait dit, elle ne pouvait plus attendre davantage, elle voulait retrouver ses parents.

Lorsqu'elle redescendit, Florence était déjà partie au Ministère et Ashley sortait de la cuisine avec un petit sac. Elle le tendit à Hermione en souriant :

« Voilà quelques provisions. C'est peu, mais ça vous permettra de grignoter un peu pendant le trajet. Vous comptez aller à Melbourne comment ?

- Je… Je ne sais pas. En train, peut être ?

- Je vous conseille plutôt d'y aller en avion. Ce sera plus rapide. »

Hermione s'était rattrapée au dernier moment. Dans son euphorie, elle avait failli oublier qu'Ashley était moldue.

« Merci pour vos conseils, je ferai comme cela alors. »

En quittant la maison, Ashley lui fit un petit signe de la main. C'était une femme simple, gentille, chaleureuse. Elle l'avait accueillie sans poser de questions, avait fait ce qu'elle pouvait pour l'aider et Hermione ne pouvait rien faire pour elle. Elle partait, et ne la reverrait probablement jamais. Une rencontre brève dans sa vie, mais oh combien importante.


Et voilà, ce chapitre est terminé.

N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé :)

Le suite devrait arriver le 22 avril, et je pense que vous vous en doutez, se déroulera à Melbourne.

A bientôt !