Hello ! Me revoilà avec un troisième chapitre plus long que les anciens. J'ai d'ailleurs cru ne pas réussir à le poste : à cause de la tempête, mon compteur n'arrête pas de sauter. Mais je profite de cette bref accalmie pour le mettre en ligne.
Je vous remercie beaucoup pour vos commentaires et follows. Je répond rapidement au GUEST d'autant que j'ai beaucoup eu cette question.
Donc, à la question : pourquoi Regina n'est pas maire, mais Hopper ? Je réponds parce que la ville s'est construite sur les facultés de chacun et sur une espèce de spiriutalité qui ne peux être instaurer par le merveilleux sage qu'est Hopper. Il me paraissait le mieux placé pour être désigné maire. Ensuite, l'histoire n'a rien à voir avec le once upon a time connu hormi ses personnages et peut être leur caractère. Donc, ils n'ont bien évidemment pas forcément les mêmes métiers. et la principale raison est que Regina a un tout autre métier pour cette histoire que vous découvriez d'ailleurs dans ce chapitre.
Sur ce, et en espérant que cela vous plaise : BoNnE leCTUre à ToUs :D
CHAPITRE 3 : Connaissances
-... et c'est ainsi que j'ai permis l'ouverture de l'école, conclu une petite femme vêtue tout de bleu. Emma et August regrettaient sérieusement d'avoir accepté d'interviewer cette femme. Ils leur avaient semblé, au début, que cela aller être utile d'avoir des informations de l'adjointe au maire, mais cette femme ne faisait que parler d'elle et des exploits qu'elle aurait fait.
Et cette voix stridente, putain, j'en peux plus ! Pensa Emma. Et August n'en pensait pas moins. Trois heures de perdues, saloperie ! Parce que oui, Madame Faith, ou plutôt Blue comme elle se faisait apparemment surnommé, était bien gentille, mais toutes ses histoires ne leur servait à rien mis à part se faire un avis, peu recommandable, sur cette femme.
Blue était l'adjointe du maire depuis le début de son mandat. Et si au départ, elle s'était montré en parfaite admirative du maire Hopper, au fil de ses mots sortis, elle apparue comme une véritable langue de vipère qui s'octroyait tous les mérites fait à cette ville. C'était peut - être la vérité, mais Emma avait toujours détestait la forfanterie et avait souvent un bon flair pour voir les bonnes ou les mauvaises personnes. Conclusion : pour Emma, Hopper était cool Blue était chiante.
-Mmh, okay je crois qu'on en a assez. Arrêta Emma dont la tête aller exploser.
-Quoi ? Vous êtes sûr ? Il fallait que je vous montre comment je classe les états civils de la ville. S'enquit la femme en bleu.
-Non, c'est gentil. Merci, mais on a d'autres trucs à voir. On reviendra vers vous si besoin, d'accord ?
-Oh ... oui, très bien. Répondit Blue en serrant la main d'Emma tandis qu'August remballait sa caméra. N'hésitez surtout pas.
-Ouais, ça risque pas. Marmonna August faisant ricanait Emma.
Et c'est avec bien du mal qu'ils réussirent à enfin échapper aux griffes de Blue et à sortir pour se rendre chez la fameuse journaliste dont Ruby leur avait parlé.
Une demi - heure plus tard, ils entraient dans la bibliothécaire municipale et tombèrent directement sur une jeune femme dont les cheveux marron étaient remontés en une seule queue de cheval, une pomme dans une main et un livre dans l'autre. À bien l'observer, on n'aurait su dire qu'elle était l'objet qu'elle dévorait. La jeune femme releva les yeux et dans un immense sourire, les accueilli.
-Bonjour.
-Bon ...
-Maman ! S'écria une tête brune qui accourait vers Emma.
-Henry ? Mais qu'est – ce – que tu fais là, je t'avais demandé de rester à la chambre. Gronda sa mère.
-Je m'en ennuyais et du coup je suis descendu pour lire. Mais je l'ai vite fini finalement. Alors Ruby m'a envoyé ici. C'est trop génial ! Dit – il en tournant sur lui – même. Y a des millions de livres et Belle est super sympa.
-C'est qui Belle ?
-Euh ... c'est moi, répondit la jeune femme vue au début. Belle French, la bibliothécaire et journaliste de cette ville. J'en déduis donc que vous êtes les deux fameux reporters ?
-Affirmatif. Moi c'est August Booth et voici ma collègue, Emma Swan. On venait vous voir pour avoir quelques informations sur cette ville et puis si vous auriez une idée de ce qui serait plus intéressant qu'autre chose. Si vous le voulez bien.
-Bien - sûr, allons nous asseoir. Et tutoyons nous.
-Je peux rester, chuchota Henry à sa mère qui hocha positivement la tête.
-Vous avez l'intention d'interviewer tout le monde ? Demanda la jolie brune.
-Je pense. Il nous a semblé que chaque personne ici avait un rôle très important, expliqua Emma.
-Effectivement, vous avez raison. La ville est très éloignée des autres villes et elle a donc dû s'organiser pour subvenir à ses besoins et n'allait en grande civilisation que lors d'extrême urgence.
-Vous ne pensait pas qu'un jour certains métiers pourraient disparaître ?
-Ça n'est pas le cas pour le moment. Et puis, quoiqu'on en dise la ville se modernise : il y a six ans, le seul moyen de téléphoner était la mairie ou ici. Et si vous étiez venus il y a quatre ans, jamais vous n'y auriez trouvé une once d'Internet.
-Comment vous faisiez pour vivre sans Internet ? Demanda Henry de ses grands yeux étonnés, cette perspective lui semblant improbable.
-La plupart des habitants de la ville sont originaires d'ici, alors ils ont appris à vivre sans. Ça ne leur sert d'ailleurs presque pas. Je ne suis pas originaire d'ici moi, je dois avouer du coup que lorsque je suis arrivé ça m'a un peu manqué, mais on s'y habitue. C'est pas si utile par ici.
-Tu n'es pas née ici ? Demanda August.
-Non, je suis britannique. J'ai fait des études littéraires et puis je suis venu aux Etats – Unis un été. J'y ai fait une brocante et c'est là que j'ai rencontré mon mari. Il vivait ici, mais était en vacances chez son fils. On s'est parlé pendant un an, par lettre puisqu'il n'avait pas internet. Raconta Belle dans un clin d'œil pour Henry. Et puis à la mort de mon père, je me suis décidé à le rejoindre et je n'ai jamais réussi à partir.
-Moi non plus je ne pourrais pas partir d'ici si j'avais tous ses livres. Répliqua le petit garçon faisait rire les trois adultes.
-C'est vrai. Lorsque je suis arrivée, la bibliothèque ne contenait que quelques livres et elle était presque en ruine. Elle ne servait que de cabine téléphonique. Avec Rumple, mon mari, nous avons rénové l'endroit et petit – à – petit, j'ai acheté, puis récupéré pleins de livres pour construire la bibliothèque de mes rêves.
-Le maire Hopper nous a dit que tu étais journaliste ?
-En tant que passe – temps surtout. J'ai commencé à écrire lorsque je suis arrivé. Et puis j'ai fini par écrire les nouvelles du monde et les transmettre aux habitants : on est très vite coupé du monde si on ne fait rien. Le seul moyen de se tenir réellement au courant était via la radio ou la télé, mais peu de famille et encore moins les vieilles maisons en ont. Mais du coup, ceux qui ne pouvaient pas écouter, loupaient les informations : c'est le cas des pêcheurs, bûcherons ou des mushers qui peuvent partir longtemps parfois. Et du coup, j'écris une gazette chaque semaine sur les informations du monde, mais aussi sur la ville ou les périples de nos mushers.
-Les mushers, se sont les gens qui tirent les chiens avec un traîneau. Récita le petit garçon.
-C'est ça. Certaines courses peuvent être dangereuses et longues, alors les familles aiment bien savoir comment ils vont. Où ils en sont. Lorsqu'ils atteignent un refuge, celui – ci me contacte par mail ou par radio et moi je fais paraître l'info ou je la relaye. Et j'écris également lorsqu'un musher d'une autre ville est en longue course au cas où d'autre pourraient le relayer ou bien si celui – ci cherche un refuge en passant par notre ville : on a une cabane exprès pour qu'il puisse se reposer.
-C'est trop cool, j'aimerais trop les voir, rêva Henry.
-Moi aussi, ça doit être impressionnant.
-Ça l'est. Mais ils sont tous partis. Ils me semblent que d'ici ce soir ou même cette après – midi, ils devraient être revenus.
-Aurais – tu une idée de qui nous pourrions alors voir cette après – midi ? Demanda Emma alors qu'ils marchaient aux côtés de Belle pour allait manger au Granny's.
-Je ne sais pas. Je sais que Ruby ou Granny seraient ravis de te parler. Zelena aussi. C'est la couturière de la ville et sa fille est en vacances, donc elle ne travaille pas trop. Elle est excentrique, mais vraiment géniale. Je pense qu'elle acceptera de vous parler. Mais bon, dans l'ensemble tout le monde est super accueillant donc ils accepteront tous je pense. Les plus difficiles à convaincre seront peut - être Rumple, mon mari qui est un peu solitaire. Il parle peu, mais je peux en faire mon affaire. Déclara Belle dans un clin d'œil. Et peut être les mushers, c'est pas les plus bavards non plus ou quelques pêcheurs. Mais tu es jolie Emma, et eux sont de gros dragueurs alors ça devrait se faire.
-Génial, manquait plus que ça, grogna la blonde en plongeant son nez dans son manteau pour se protéger du froid.
Ils rentrèrent dans le petit restaurant et rejoignirent un homme assis tout au fond dans un coin. Belle le présenta comme son mari. August et Emma buggèrent un instant face à l'apparente différence d'âge des deux époux, mais n'en s'en formalisèrent plus bien vite.
Belle avait raison : son mari n'était pas des plus bavards. Ils avaient posé quelques questions à l'homme, mais sans plus. Quant à Belle, elle s'avérait de charmante compagnie. Finalement, plus le temps passait, plus les langues se déliaient et ils ne virent même plus le temps passait jusqu'à ce que Granny ne prévienne Rumple (ou Gold comme elle l'avait appelé) qu'il était en retard d'une heure et qu'un dénommé Marco attendait à l'entrée de sa boutique. L'homme parti à la hâte et c'est là qu'Emma put voir qu'il se déplaçait à l'aide d'une canne.
-Il réparait une toiture lorsqu'il était jeune et en est tombé. Il a mal été soigné et boite depuis. Expliqua Belle avec un regard doux et amoureux après avoir vu le regard d'Emma qui se questionnait.
-Il est un peu froid, non ?
-Jamais avec moi, mais c'est vrai qu'en règle général ce ne sera pas le soleil qui illuminera la vie de tout le monde. Mais vous verrez, si vous restait assez longtemps, il en vaut la peine et c'est quelqu'un de bien et d'attachant à qui la vie n'a pas fait de cadeaux, simplement tout.
-Vous n'êtes pas marié ? Demanda August qui se souvenait que Belle s'était présenté en tant que Belle French et Rumple en tant que Rumple Gold.
-Il n'a jamais voulu. Il s'est marié une première fois et ça était l'un des pires souvenirs de sa vie et quant à moi, ça n'a jamais vraiment été le rêve de ma vie. Alors tant que je l'ai, tout me va. Bon, je vais devoir y retourner. Si vous voulez aller voir Zelena, vous pouvez y aller à pied, elle devrait être dans sa boutique. Sa boutique est juste en sortant, à droite dans l'allée d'en face. C'est l'enseigne « Les mains des monkeys ».
Cette fois – ci ,accompagné d'Henry, ils se rendirent rapidement chez la fameuse couturière. Ils entrèrent dans la boutique, faisant tinter une petite sonnette au - dessus de la porte. La boutique était pour le moins sans – dessus - dessous. Des tissus partout jusqu'à même le sol. « J'arrive » cria une voix aiguë qui descendait des escaliers.
-Oh, c'est vous ! Ruby m'a parlé de vous, enfin si vous êtes bien les petits reporters. Je me présente : Zelena Mills, pour vous servir, s'exclama l'époustouflante rousse vêtue tout de vert.
-C'est exact, c'est nous Madame. Charma, pour changer, August. Mais il se fit vite rembarrer.
-Mon chou, n'essaie pas de me draguer. Je suis mariée et heureuse de l'être. Répondit – elle faisant rougir vivement August sous l'éclat de rire d'Emma et d'Henry. Que puis – je pour vous ?
-Si vous le voulez bien, nous aurions quelques questions à vous poser.
-Bien - sûr. Nous allons monter, ce sera moins le bazar. Dit – elle énergiquement en les guidant.
-La caméra ne vous dérange pas ? Demanda Emma en aidant August à installer son matériel.
-Du tout. Voulez quelque chose à boire ? Eau ? Café ? Thé ? Whisky ? Jus de fruit ?
-Un café ira, merci, répondit August.
-Pareil alors.
-Et toi, mon garçon ? Un jus d'érable te dit ?
Le petit hocha la tête légèrement intimidé.
-Mmh, c'est bon. Sourit Henry en sentant le goût sucré sur sa langue.
-C'est mon mari qu'il le fait.
-Il fait du sirop d'érable ? Demanda Emma, surprise.
-A ces heures perdues surtout, pour passer le temps. Il est bûcheron, c'est d'ailleurs le chef de son équipe et lorsqu'il a le temps et qu'il trouve un arbre gorgé alors il le récolte pour en faire ensuite son whisky ou un jus pour ma fille, Margot.
-On a beaucoup entendu parlé de ces dits bûcherons depuis que nous sommes là.
-Parce qu'ils sont très importants et que nous sommes fières d'eux. Leur travail n'est vraiment pas facile, mais on a besoin d'eux pour avoir du bois pour nous chauffer, pour faire les maisons et tout pleins d'autres structures et trucs.
-On nous a beaucoup parlé de la couturière de la ville aussi. Apprit Emma dans un sourire.
-Parce que je suis super importante aussi. Plaisanta la rousse. Je permets aux habitants d'avoir de quoi s'habiller. J'ai quelques magasins qui m'envoie des collections qu'ils ont, mais bien souvent, c'est moi qui fais les habits pour les vendre ici. Les vêtements chauds et de bonnes qualités se font de moins en moins, mais on en a vraiment besoin ici. Je m'occupe donc des habits pour les différentes professions et c'est moi, en général et selon le musher, qui coud les harnais et les colliers pour les chiens.
-Vous permettez donc à la ville de ne pas être exhibitionniste alors.
-Absolument, ria Zelena. Oh, ma chérie vient là. Appela Zelena en voyant sa fille arriver.
-Bonjour, salua une petite fille rousse avec des lunettes rondes sur le nez. Je m'appelle Margot.
-Enchantée Margot, je m'appelle Emma et voici August et Henry, mon fils.
Les deux enfants se firent un rapide petit signe de la main et Margot monta sur une chaise pour se mettre à côté d'Henry. Elle semblait avoir le même âge que lui.
-Ce sont les journalistes dont Ruby nous a parlé ce matin. Expliqua sa mère.
-Et cette isolation du reste du monde ne vous donne pas envie d'aller voir ailleurs ? Demanda Emma pour revenir à son interview.
-Je ne suis pas née ici. Je suis originaire du Texas et croyez moi, il ne me manque absolument pas. A part quelques fois l'hiver lorsque le froid est rude. Mais j'adore ma vie ici : tout est très calme, naturel, sans aucune complexité. C'est très paisible et reposant et puis rare sont les fois où l'on s'ennuie quoique vous puissiez en penser.
-Vous ne venez pas d'ici non plus ? J'ai l'impression que personne ne vient d'ici, constata Emma.
-Oh non, ne vous y trompait pas. C'est probablement parce que vous n'avez parlé qu'aux « intrus » de cette ville. Répondit – t – elle en mimant des guillemets avec ses doigts. Des gens qui ne sont pas nés ici vous trouverez Belle, la journaliste ...
-Oui, nous l'avons rencontré ce matin.
-Oh très bien, elle est adorable. Après, il y a Mulan qui ne vient pas d'ici, Victor, mais lui est originaire d'une petite ville plus au nord donc c'est comme s'il était né ici et ensuite probablement certain des pêcheurs puisqu'ils vaguent ici et là, mais je ne suis pas sûr.
-Et vous aussi vous êtes venus par amour ? Demanda Henry.
-Henry ..., réprimanda Emma.
-On ce n'est rien, rigola la grande rousse. On peut dire ça, mais pas comme Belle. J'ai rencontré mon mari ici. Moi, j'ai suivi ma sœur, enfin demi - sœur qui est née ici et qui a du quitter le village lorsqu'elle avait dix ans. A vingt ans, elle a voulu revenir ici et je l'ai suivie comme elle était ma seule famille. Et puis, elle m'avait tellement fait rêvait avec ses histoires d'ici, que j'ai fini par rêver moi de débarquer dans cette neige. Et jamais plus je n'ai pu quitter cette ville.
Une sonnerie se fit retentir et Zelena s'excusa, le travail l'appelant. Emma décida qu'elle en avait assez pour aujourd'hui et ils rangèrent leur matériel pour rentrer au Granny. Margot leur demanda si elle pouvait les accompagner ce qu'Emma accepta après avoir demandé la permission à Zelena. Celle – ci l'autorisa et l'informa qu'elle la rejoindrait une fois qu'elle fermerait boutique.
Et finalement, pensant en avoir finis, Emma en profita pour interviewer Granny dans l'arrière - cuisine pendant qu'Henry et Margot sirotaient un bon chocolat chaud et August un chocolat au kirsch tout en faisant de l'œil à la délicieuse serveuse.
-Mon dieu, je me souviens avoir été punis pendant des semaines avec Gold et Marco, ria la cuisinière alors qu'elle finissait une anecdote de son enfance, faisant ricaner Emma.
-Alors vous avez tous les trois étaient à l'école ensemble ? J'ai pourtant eu l'impression que vous n'appréciez pas Monsieur Gold tout à l'heure.
-Gold ? Grand dieu non. C'est un ami d'enfance et c'est vrai qu'il a ses défauts, mais je l'adore. Enfin ça ne lui dîtes pas. Croyez moi, si vous voulez qu'il vous apprécie, alors ne lui montrait pas. Il n'a jamais été à l'aise avec les démonstrations affectives, c'est d'ailleurs pour ça je crois, que je ne l'ai jamais appelé par son prénom. Et puis, jusqu'à sa rencontre avec Belle, la vie ne lui a vraiment pas fait de cadeaux, alors avec le temps il s'est encore plus renfermé qu'avant.
-C'est ce que Belle m'a dit.
-J'aime beaucoup cette petite, elle a bon fond. De toute façon et de manière générale, tu verras que tout le monde ici est très accueillant. Tutoya soudainement la vieille dame.
-Oui, c'est ce que j'ai pu constater. Je suis vraiment étonnée par le cachet de la ville, je m'y sens comme chez moi, c'est assez troublant. Je dois vous avouer qu'au départ, je n'étais pas aussi enjoué de faire ce reportage dans un lieu si isolé. J'en ai déjà fais quelques - uns de ce genre et les habitants étaient froids et hautain, sauvages, ne voulant pas se mêler à la populace de la ville, grimaça Emma.
-Ce n'est pas notre cas, mis à part quelques - uns qui restent casaniers nous aimons voir de nouvelles têtes. L'été, c'est pas mal touristique d'ailleurs, les randonneurs faisant des haltes ici.
-Ça doit être beau l'été aussi ...
-Oh ça n'a rien à voir. Lorsque la neige a fondu, on peut y voir des prairies à perte de vue. C'est vraiment très beau aussi.
-J'imagine ça. Et votre restaurant ? C'est un héritage où ... ?
-Les deux. C'était simplement un refuge avant, lorsque j'étais petite. J'y ai travaillé au départ pour gagner de l'argent et finalement parce que j'adorais ça. À la mort des propriétaires, j'ai hérité de l'auberge et je l'ai transformé en un restaurant ouvert sept jours sur sept en gardant l'idée de refuge. Aujourd'hui, je gère le restaurant avec ma petite fille qui gère également beaucoup les chambres.
-C'est cool d'avoir une affaire familiale comme ça.
-Oui, je suis vraiment ravie que Ruby travaille avec moi. J'ai bien cru à une époque qu'elle ferait comme sa mère et partirait.
-La mère de Ruby ne vit plus ici ?
-Non, elle rêvait d'extérieur. Elle a rencontré un homme et est revenue ici pour élever Ruby. Mais elle n'est pas restait longtemps et un jour elle a finit par disparaître complètement.
-Je suis désolée.
-Oh non, ne le sois pas. C'est bien mieux comme ça : Anita faisait n'importe quoi avec Ruby. Elle passait sa vie à reprochait à Ruby d'être là, à boire et un jour où j'ai récupéré Ruby, j'ai découvert que sa mère l'avait fait boire de l'alcool pour l'endormir et avoir la paix. Mon mari, Marco est plutôt calme, passif contrairement à moi, mais ce jour - là. Mon dieu, je ne l'avais jamais vu autant en colère. Il lui a dit qu'il ne voulait plus qu'elle approche Ruby. Je pense qu'il a enfin pu exprimer à quel point il était déçu par sa fille, le lendemain elle était partis en nous volant de l'argent.
-Ça, c'est de l'histoire de famille. J'aurais pu finir comme votre fille finalement. Je pense que si le père d'Henry ne m'avait pas quitté avant sa naissance, je ne serais pas retourné chez mes parents et on aurait carrément mal fini.
-Le principal est que toi, tu te sois remise dans le droit chemin, pour Henry et pour toi.
-Oui, je ferais tout pour lui.
-C'est là toute la différence, sourit Granny en prenant la main d'Emma. Bon, je vais devoir me remettre au fourneau.
-Bien-sûr.
Emma rangea rapidement ses affaires alors que Granny passait derrière une immense gazinière qu'elle allumait.
-Oh, Emma !
-Oui ?
-Je ne veux pas que ce que je viens de te dire paraisse dans ton reportage. Cela ferait trop de mal à Ruby et Marco.
-Je ne comptais pas m'en servir, ne t'en fait pas, rassura Emma dans un clin d'œil.
Elle retrouva August dans un coin, sur son ordinateur en train de faire quelques rectifications sons des images déjà prises. Il lui apprit que Margot avait emmené Henry jouer dehors. Emma acquiesça et lui donna les dernières images. Pendant que lui commençait le montage, Emma en profita pour commencer l'ébauche de la voix off de son reportage. Ils travaillèrent intensément durant plusieurs heures, ne se parlant que quelques fois pour quelques idées ou informations à se transmettre.
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Pas de bruit. C'est ce qu'Henry pensait très fort, les yeux fermés, tenant fermement la main de Margot. Ils étaient cachés derrière une grosse caisse à attendre, le cœur battant la chamade. Les joues rouges, le nez rouge et la respiration erratique.
Soudain, ils entendirent la neige craquer derrière eux. Leur respiration se bloqua. Ils se regardèrent et dans un grand sourire, scellant leur accord, ils se levèrent d'un bon et se mirent à jeter des boules de neige sur trois autres enfants, tout en hurlant : « Pas de quartier, Capitaine !». Les boules de neige fusèrent de toute part, s'écrasant sur les enfants et parfois sur les murs des maisons. Qui gagnait cette guerre ? On ne pourrait plus savoir : chaque enfant avait au moins perdu une dizaine de fois chacun, mais ce n'était plus si important.
Henry n'avait jamais vraiment eu beaucoup d'amis, ne se sentant pas à l'aise. Mais là, il avait l'impression de les connaître comme jamais. Il se sentait heureux, léger. Il s'arrêta un instant pour graver cet instant à jamais dans sa mémoire, observant ses nouveaux amis se courser, les mains pleines de neige. Il fut cependant sorti de ses pensées en entendant des chiens aboyer. Il se retourna et vit plus de chien qu'il n'en avait jamais vu, arriver, traînant trois traîneaux. Ils passèrent devant le petit garçon à une vitesse affolante, pourtant Henry pu les observer un à un, le temps semblant s'être arrêté. Passionné, il observa un premier traîneau, puis un deuxième traîneau, puis un troisième traîneau tirés par des chiens, dirigeant par des personnes qui lui firent un peu peur, cependant.
Ils avaient l'air d'être recouvert d'une peau de bête, épaisse et chaude. Tellement recouvert et enneigé qu'il ne put distinguer leur visage. Des yétis ?
-C'est eux les mushers, indiqua Margot. Viens, lui dit – elle en le prenant par le bras pour courir vers les nouveaux arrivants. TATA ! Cria – t – elle.
Un des géants se retourna avec un grand sourire et se mit à genoux pour réceptionner la petite fille qui lui sauta dans les bras.
-Margot, comment vas – tu ? Demanda l'étrange femme.
-Trop bien, tu m'a trop manquée, s'exclama la petite fille en se décalant. Tu vas bien ? Tu te sens mieux ? Tu as tous tes doigts ?
-Mmh, il me semble que oui. Sembla réfléchir la jeune femme. Tu pourras compter plus tard.
-Papa est rentré ?
-Oui, il m'a dit qu'il rentrait se changer et nous rejoindrait après avec ta mère.
-Cool. Bonjour Snow, Bonjour Tschasta, sourit Margot en embrassant les deux chiens de tête qui lui léchèrent le visage, la faisant rire.
-Bonjour, je ne te connais pas, s'adressa le géant à Henry légèrement intimidé.
-Bonjour madame, je m'appelle Henry, se présenta poliment le petit garçon en baissant rapidement le regard vers le bas.
-Y a des reporters en ville et c'est leur fils, indiqua Margot. Viens voir Henry, je vais te présenter la meute : Voici Snow et Tschasta, les meilleurs chiens de tête de tout le pays. Aska et Lilo, se sont les seconds. Nooky, Inook, Naska et Loona, c'est ce qu'on appelle la team dogs et Sher Khan et Angun, les plus forts. Tu peux les caresser vas – y.
Henry caressa doucement le premier chien de tête, Tschasta, tout en observant le musher palper les chiens et leur mettre à chacun une gamelle.
-Elle vérifie qu'aucun des chiens n'a de blessures aux pattes et elle leur donne à boire afin de les réhydrater, chuchota Margot à Henry qui hocha la tête.
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Emma venait tout juste de finir d'interviewer le maire Hopper et Marco. Elle était ravie, les deux hommes avaient été tout à fait agréables. Archibald avait donnait plus d'information sur le fonctionnement de la ville, mais peu sur lui. De Marco, elle apprit que c'était l'ébéniste de la ville, le charpentier également, l'architecte aussi et pourquoi pas le maçon. Il ne faisait bien entendu pas tous les travaux seul et encore moins à son âge, mais c'est lui qui les dirigeait bien souvent. Il construisait donc les maisons, les meubles, les traîneaux et les jouets tel un Père – Noël (mais ça chute, c'est un secret).
Emma rangeait ses affaires en ayant assez de travailler pour aujourd'hui lorsque deux hommes entrèrent rapidement dans le restaurant. Ils se dévêtirent de leur énorme manteau qui semblait être en peau d'un animal et restèrent pour l'un dans un gros pull en laine et pour l'autre une chemise bordeaux.
-Oh, vous voilà enfin, se pressa Granny. Tenez, ça va vous réchauffer, dit – elle en tendant une assiette de soupe ainsi qu'un verre de whisky. Ou est – elle ? Comment va - t – elle ? S'inquiéta la propriétaire.
-Ne t'en fais pas, elle arrive. Tu la connais, il lui faut toujours cent ans pour quitter cinq minutes ses chiens, se moqua le plus jeune des deux hommes.
Emma essayait d'écouter la conversation afin de savoir de quoi et de qui ils parlaient, mais la porte s'ouvrit à nouveau sur une troisième personne. Celle – ci se retourna pour époussetait son manteau. Elle était suivie de Margot et d'Henry. Elle tira son épais manteau pour le poser sur un tabouret.
-Mon dieu, Regina ! S'écria Granny faisant se retourner la fameuse inconnue avant d'être brusquement prise dans les bras de la propriétaire.
Emma eut la tête qui lui tourna. Son cœur se compressa à la vue de la jeune femme. Une brune dont les cheveux étaient tressés, un visage pâle et si enjôleur. Elle ne savait pas vraiment ce qui lui prenait, mais une chose était sûre : elle ne pouvait plus détourner son visage de cette femme. Elle entendit vaguement Granny gronder la jeune femme et si sa nature curieuse lui criait d'écouter ce qui se passait, elle en était en réalité incapable. Captivée, et plus encore lorsque la jeune femme se mordit la lèvre en baissant les yeux pour répondre quelque chose à peine audible dans un sourire qui finit d'achever Emma .
Heureusement pour elle, elle fut ramenée à la réalité par l'exubérante rousse rencontrée plus tôt dans la journée qui prit la brune dans ses bras, ainsi que les deux autres mushers. Emma était revenue à elle, sortit de sa torpeur bienfaitrice dans laquelle elle était entrée. Lorsqu'elle revint à elle, elle capta qu'Henry lui raconta qu'il avait caressait les chiens et qu'ils étaient impressionnants.
Tout au long de la soirée, Emma remarqua que le restaurant se remplissait de plus en plus et comprit que le retour de tous les travailleurs, car entre temps elle découvrit les « bûcherons » et les « pêcheurs » également, étaient de retour. L'ambiance était vraiment chaleureuse, heureuse à tel point qu'Emma finit par sortir sa caméra et filmer. Le regard toujours sur la brune qui parlait avec Archibald Hopper.
-Emma ! Hurla presque Zelena. Je vous présente mon mari, Robin.
-Bonjour monsieur, salua Emma en fermant sa caméra pour lui serrer la main.
-Appelez moi Robin. C'est donc vous la fameuse journaliste. J'ai rencontré Blue tout à l'heure qui n'a pas cessé de me parler de vous et du fait que vous la sacrerait star, se moqua le barbu.
-Ouais, nan ça n'arriveras pas, plaisanta Emma comprenant que Robin non plus n'appréciait pas Blue.
-Un conseil, parce qu'elle reviendra à la charge : envoie la bouler si elle te saoule, conseilla Zelena.
-J'en prends note. D'ailleurs, j'en profite de vous avoir. Zelena m'a dit que vous étiez boquillon et j'aurais voulu savoir si l'on pourrait venir avec vous la prochaine fois pour vous filmer ?
-Je n'y vois pas d'inconvénient en ce qui me concerne. Je demanderais à mes compagnons si cela leur va, mais a priori, c'est okay.
-Si ça pose un problème, je peux aussi flouter les visages, informa Emma.
Robin hocha la tête et ils parlèrent un moment jusqu'à ce que Zelena ne décide de présenter Emma à la brune, ayant aperçu les regards discrets de la blonde. Elle appela donc la brune qui s'excusa auprès de son collègue et les rejoignit.
-Regina, je te présente Emma, la reporter. Emma, voici ma sœur, Regina.
Les deux femmes se saluèrent rapidement et un blanc s'incrusta mettant mal à l'aise tout le monde.
-J'ai rencontré votre fils, je crois. Henry. Informa Regina.
-Oui, il me l'a dit. Il était pressé de vous voir.
-De me voir ? Demanda la brune surprise.
-Oui, enfin pas vous précisément. Mais tout le monde n'a pas arrêté de lui parler des chiens de traîneau, alors il était impatient de les voir.
-Oui, je comprends.
-D'ailleurs, j'en profite pour savoir si vous accepteriez que je vous suive et film pour mon reportage ? Demanda à nouveau Emma, le cœur battant toujours follement.
-Non, répondit sans hésitation la brune.
-Non ?
-Non. Mais vous pouvez demander à Jefferson. Je suis certaine qu'il sera ravi de figurer dans votre reportage.
-Je peux vous flouter si vous souhaitez. Ça serait vraiment intéressant de ...
-N'insistez pas. Je ne veux ni être dans votre reportage ni vous avoir dans mes pattes, coupa – t – elle froidement surprenant Emma. Je vais rentrer, bonne soirée, dit – elle en embrassant sa sœur et Robin sans plus un regard pour Emma.
-Mmh, ouais. Fait pas attention, elle est fatiguée et pas très sociable. S'excusa Zelena qui comptait bien avoir une discussion avec sa petite sœur pour son manque de savoir vivre. Je te l'ai dit, les mushers sont un peu rustres.
Emma se contenta simplement de secouer la tête et informa August et Henry qu'elle montait dans sa chambre. Les yeux à nouveau rêveurs, les bras sous la tête, elle repensa à la jolie brune vue plus tard. Elle pourrait ne pas chercher plus loin et se focaliser sur les autres... Ne pas s'entêter.
Mais une Emma qui a une idée en tête est une Emma à qui plus jamais on ne peut faire changer d'avis. Et elle était décidée, elle avait sa trame en tête et cette divine brune en faisait partie. Mais avant tout, il lui fallait visiblement l'apprivoiser.
Et voilà ! Prochain chapitre la semaine prochaine.
En espérant que cela vous a plu.
LyliTom.
