Salut à tous ! Et voici un nouveau chapitre, en retard c'est vrai mais pour ma défense j'étais à un match de hockey et : ON EST CHAMPION DE FRANCE !
Bref, BonNE LEctUre à tOus :D
Étape 4 : Apprivoises – moi
C'était vraiment plaisant d'observer tous ces hommes agir en communion avec la nature. Ça lui changé de sa ville où la pollution régnait. Les deux journalistes étaient partis très tôt le matin pour aller travailler avec les Compagnons, c'est comme ça que ce petit groupe de bûcheron se surnommé. Il n'y avait que des hommes pour ainsi dire, à part une femme : Marianne, sœur de Robin, qui s'occupait de garnir leur ventre et de les soigner en cas de blessure.
Robin lui avait expliqué que pour chaque arbre coupé, il en plantait un autre qui serait assez grand dans les sept années à venir. Ce qui était assez impressionnant, c'est qu'ils utilisaient des outils non motorisés. Tout à la hache. Un autre des compagnons, Petit Jean, avec qui Emma et August avaient bien rit, leur avait raconté qu'ils avaient des tronçonneuses et qu'ils les utilisaient parfois. Mais pour l'ensemble des Compagnons, ils trouvaient cela bien plus drôle de taper sur un arbre à coups de hache : « Ça fait les muscles. Et qui dit muscles, dit femmes ». Ceci fut la raison humoristique, l'autre étant que cela évitait de faire fuir tous les animaux des alentours et que donc, s'ils avaient besoin de chasser, ils n'avaient pas fait fuir le bétail à des kilomètres à la ronde.
L'ambiance, encore une fois, était bonne enfant, chaleureuse. On aurait cru une immense famille unie qui s'amusait plus qu'elle ne travaillait tout en chantant des chants des alentours. Le tout et toujours dans un immense respect pour la nature environnante.
Une ambiance qui pourrait se retrouver ailleurs, malgré quelques difficultés.
-Hey ! Margot, qu'est – ce que tu fais ? Hurla sa tante en sortant de chez elle tout en enfilant un long gilet en laine blanc avec des signes aztèques bleu.
-Salut, tata. Je voulais montrer à Henry où et comment vivait tes chiens. Expliqua la petite rousse.
-Ce n'est pas un jeu, je te l'ai déjà dit Margot. Gronda la brune. Et toi, tu ne devrais pas être avec tes parents ?
-Ma mère est partie avec les bûcherons ce matin pour en apprendre plus et il était trop tôt pour que je vienne. Dit – il en haussant les épaules. Et August n'est pas mon père.
-Ah ... et bien ne les fatigue pas trop, ils n'ont pas encore totalement récupéré et j'aimerais repartir assez vite.
-Quoi ? Tu repars déjà ? Mais tu reviens à peine, souffla Margot.
-Bienvenue dans le monde du travail, sourit Regina.
-Dites madame, pourquoi vous les laissaient dehors ? Ils doivent mourir de froid. Questionna le petit garçon en fronçant ses sourcils.
-T'as l'impression qu'ils sont en train de mourir. Répliqua sèchement la brune avant de se prendre un gros coup de coudes de la part de sa nièce, la faisant lourdement souffler. Bordel, voilà que maintenant je me fais même engueuler par ma nièce, pensa – t – elle en levant les yeux au ciel avant de reprendre. Ils ne ressentent pas le froid comme toi et moi. La paille partout et le cabanon là - bas permettent aux chiens de se tenir chaud si vraiment ils ont trop froid, mais s'ils n'y vont pas c'est qu'ils n'ont pas froid par définition.
-Comment ça se fait ? Le chien du maire Hopper est tout habillé pour pas avoir froid. Remarqua – t – il.
-Bon, viens. Dit – elle en ouvrant la barrière pour entrer dans l'enclos. Henry et Margot la suivirent et tous les chiens se mirent à leur sauter dessus, faisant peur au petit garçon qui agrippa la main de l'aînée sans s'en rendre compte. La brune se figea un instant puis accepta de refermer sa main autour de la plus petite. N'ait pas peur, ils ne te feront rien. Tschasta. Appela – t – elle, ce à quoi un chien au pelage noir couru rapidement pour lui sauter dessus et lui lécher le visage. Bien, toi ou Pongo n'êtes pas fait pour vivre dans le froid. Notre corps à nous est de 37°, j'imagine que tu le sais ça. Henry affirma par un hochement de tête, très attentif. Ce qui se refroidit le plus vite chez nous ce sont nos extrémités, c'est – à – dire mains et pieds parce que nous avons de petits vaisseaux sanguins, qui, lorsqu'il fait trop froid se coupent pour irriguer ailleurs, comme ton cœur ou ton cerveau. C'est ce qui provoque les engelures.
-C'est pour ça que je vérifie toujours si papa ou tata ont toujours leurs doigts de pieds et de mains. Ricana Margot.
-Voilà. Mes chiens sont tout d'abord recouvert d'une épaisse fourrure qui leur permet d'avoir bien chaud jusqu'à des températures négatives, dit – elle en caressant vigoureusement son chien. Et dans leur museau et leurs pattes, ils ont, à notre différence, des gros vaisseaux sanguins, ce qui permet qu'ils ne se refroidissent trop vite. Au contraire, ce qu'ils craignent plus c'est la chaleur.
-Mmh, et comment vous faîtes pour les dresser ?
-Je les dresse dès leur plus jeune âge avec l'aide de mon chien le plus vieux, souvent le père. Aujourd'hui, c'est Gold.
-Gold ? Comme monsieur Gold ? Se moqua Henry.
-Tu l'as déjà rencontré ? Oui, comme lui. On l'avait surnommé ainsi pour l'embêter. Finalement, c'est devenu l'un des piliers de ma meute.
-Et ça ne leur fait pas mal de tirer votre traîneau ?
-Non. Déjà, parce que je les aide et ensuite parce que je cours le plus souvent avec dix chiens ce qui allège le poids. En gros, si tu veux, lorsque mes chiens tirent 100kg, en réalité chacun ne tirent que 5 kg. Un chien peut tirer l'équivalent de son poids, donc par exemple Tschasta pèse 27 kg soit cinq fois presque plus que l'exemple que je viens de te donner. Après, attention, le calcul varie selon le poids de la pente que nous allons monter : admettons que la pente soit de 10% c'est – à – dire comme ça, mima – t – elle avec ses mains, alors les chiens auront l'impression de tirer 15kg.
-Comment vous faîtes alors pour pouvoir vous déplacer en remplissant le traîneau si vous tombait sur une grande pente ?
-C'est tout l'intérêt d'étudier le bon parcours avant de partir et donc d'anticiper la cargaison. Après, il n'y a pas que ça comme facteur. Plus mes chiens sont forts, plus ils pourront alléger le traîneau. Tu comprends ?
-Oui, je crois, répondit le petit garçon en caressant Tschasta sous le sourire de la brune, attendrie.
Elle se leva et leur proposa de nourrir les bêtes ce que les enfants acceptèrent avec joie. Puis, elle accepta de les accompagner pour aller manger au Granny's. Ils en profitèrent pour demander à Zelena de venir avec eux, ce qu'elle accepta bien sûr. A peine furent – ils entrées qu'une tornade blonde accourra vers son fils pour lui reprochait d'être parti sans la prévenir. Trente secondes d'engueulade passèrent avant qu'Emma ne reconnaisse que ce n'était évidemment pas facile de rester enfermé toute la journée lorsqu'il faisait beau et que la neige était partout.
Et puis, elle ne put s'empêcher de se dire que cela lui serait bénéfique qu'Henry s'entende bien avec celle dont elle avait rêvé toute la nuit. Et pour son plus grand bonheur, Margot et Henry voulant manger ensemble, elle se retrouva face à Regina pour manger.
Ceci dit, malgré ses veines tentatives de conversation à l'égard de la brune, celle – ci semblait aussi froide que la glace. Chaque réponse était expresse et était fait de sorte à changer de sujet et bien vite, elle cessa. Zelena ayant remarqué le petit manège, en profita pour toucher deux mots à sa sœur lorsque celle – ci se leva pour aller commander des cafés.
-À quoi tu joues ?
-Hein ? De quoi tu parles encore, Zelena ?
-Pourquoi tu es si froide avec eux ?
-Je ne suis pas froide, j'ai même passé la matinée avec le môme.
-Arrête. Tu es froide, limite, tu ignores Emma et August.
-Je ne leur fais pas confiance.
-Que tu ne leur fasses pas confiance, je peux le comprendre, okay. Mais soit plus sympa, ils sont super gentils et je pense qu'ils sont de confiance. Tu ne peux pas le savoir si tu ne fais pas d'effort pour les connaître, Regina.
-Et toi ? A quoi joue – tu ? Tu ne m'as jamais reproché de me tenir loin des touristes. S'agaça Regina en récupérant les tasses à café en évitant le regard de Granny qui semblait approuver ce que sa sœur lui disait.
Zelena rejoignit sa sœur à table et comme pour enfoncer le clou, proposa à Emma et August de se rendre à l'hôpital pour le voir. Elle proposa, bien entendu à Regina de les déposer avec l'aide de Jefferson, non loin dans le restaurant, mais celle – ci refusa catégoriquement. La brune se leva prétextant une urgence et parti aux toilettes, agacée.
Comprenant qu'elle n'en tirerait rien (aujourd'hui en tout cas), Zelena se tourna tout de même vers le meilleur ami de sa sœur qui accepta volontiers. Le seul problème était que son traîneau ne pourrait porter qu'une seule personne. Finalement, ils décidèrent d'aller chercher l'autre musher en ville, mais Henry, triste désormais, ne les suivit pas car ils n'y avait encore, pas de place.
Regina revint rapidement, mais probablement pas assez puisque les deux journalistes étaient partis. Il ne restait que Margot qui semblait essayer de réconforter le petit garçon, déçu. Elle fronça les sourcils.
-Il est déçu parce qu'il ne peut pas accompagner sa mère, apprit Granny.
-De toute manière, un hôpital n'est ni un lieu de visite ni un lieu pour enfant.
-Regina Mills. Je ne te connaissais pas si aigrie, tu passes bien trop de temps avec Gold.
-Pardon ?! S'offusqua la jeune.
-Écoute, je t'assure qu'ils sont vraiment gentils. J'ai beaucoup parlé avec Emma et elle est très attentive, elle fera attention à ne pas faire ni mettre ce que tu ne voudrais pas qu'il paraisse dans son reportage. Pour une fois, tu pourrais laisser ouvrir ton cœur à d'autres personnes qu'à cette ville.
-Jefferson fera l'affaire.
-Tête de mule, répliqua Granny en lui donnant une tape sur la main. Tu es la meilleure musher de cette ville et tu laisserais deux guignols représentait l'art que sont les chiens de traîneau. Écoute, je n'aurais peut être rien dit si Mulan avait été là, mais, et j'adore Jefferson, mais qu'elle image crois tu que cela donnera si elle film un homme des plus fou ou un gars qui passe sa vie à boire comme Leroy.
-Mais je m'en fous, moi ! J'ai aucune envie de paraître dans ce truc ou quoique ce soit d'autre ...
-Mais là, tu ne penses qu'à toi : si c'est d'eux qu'elle apprends, elle apprendra que les chiens sont des humains à quatre pattes ou je ne sais quoi avec Jefferson ou comment se réchauffer avec de l'alcool si c'est Leroy. On a besoin de musher et si son reportage peut faire en sorte d'éveiller quelques vocations alors tant mieux. On a besoin d'argent pour l'hôpital et tu es la première à râler parce que l'on a plus de vétérinaires, alors si le tourisme pourrait grossir pour que l'on puisse palier ce manque alors tu en as le devoir, Regina Mills.
-...
-C'est un ordre. Tes parents n'auraient pas voulu te voir comme ça et tu le sais.
-Rooh, okay okay ! C'est bon, je les rejoins. Margot, Henry en route ! Alpagua – t – elle sans ne leur laisser le temps de se préparer.
Elle savait que Granny avait raison et que sa rancœur envers les gens de la ville ne lui apporterait rien de bon. Elle expliqua à Henry qu'elle le conduirait à l'hôpital aussi et le petit garçon fut ravie. Il l'aida même à atteler le traîneau et fut assez efficace, reconnue la brune. Une fois attelé, elle alla mettre un manteau plus chaud que son gros gilet et réapparut rapidement avec une doudoune verte à carreau dont la capuche était recouverte de poil.
-Monte dans le sac, demanda Regina. Le petit garçon s'y empressa et Regina referma ledit sac.
Henry était agréablement surpris : c'était confortable, l'intérieur tapissé d'une fourrure. Margot râla un petit peu de ne pas pouvoir venir, mais elle sa mère lui avait demandé de rentrer tôt pour faire ces devoirs. Et même si sa mère était super cool, mieux ne valait pas la mettre en colère au risque de voir apparaître une véritable, sorcière tortionnaire.
Trente minutes de balade qui furent un vrai plaisir pour Henry. Tout l'inverse de sa mère qui était secoué dans tous les sens et était morte de peur. À dire vrai, à l'instant où elle avait revu ce Leroy, elle n'avait pas été rassurée. Petit mais gros, l'homme sentait l'alcool à des kilomètres à la ronde, tant et si bien qu'elle était sûre que si elle avait fait craquer une allumette à plus de deux mètres de lui, il se serait tout de même embrasé.
A son arrivée, elle aperçut un autre traîneau et sur les marches des escaliers son fils avec la brune qui avait apparemment accepté de l'accompagner. Leroy, ravis de voir que Regina était là, indiqua qu'ils n'avaient plus besoin de lui et qu'il laissait la brune gérer. Putain, sur trois y en a qu'un qui est sympa ou quoi ?!
-C'est ça l'hôpital ? S'étonna August qui s'était attendu à un véritable hôpital et non pas à une vieille battisse en bois.
-Oui, c'est vieux je sais, soupira Jefferson en entrant dans le bâtiment.
Merde ! Vieux, vous plaisantez ? Bon retour en 1925, là. Il y avait quelque vieux lit sur le côté avec une infirmière qui faisait boire un homme.
-Bonjour Jefferson, vous venez pour votre pansement ? Demanda un homme d'un blond assez ridicule pensa Emma.
-Non, non docteur Whale. Je vous apporte juste les journalistes qui sont en villes. Expliqua rapidement l'homme en s'enfuyant illico, terrifié par le médecin.
-Euh, bonjour Emma Swan. Se présenta la blonde en se raclant la gorge.
-August Booth.
-Bonjour, docteur Victor Whale, que puis – je pour vous ?
-Nous aurions voulu vous interviewer et faire quelques prises de l'hôpital, expliqua August.
-Oui, bien sûr. Suivait – moi.
Inutile de dire que l'homme était à l'image de Blue, arrogant, prétentieux. Même s'il était moins langue de vipère, Emma ne l'appréciait tout de même pas.
Ils apprirent donc que Whale était l'un des seuls à avoir fait des études et plus encore des études à l'extérieur. Il avait expliquait que la ville étant éloignée des autres grandes villes, lorsqu'il était petit, il avait vu beaucoup de personnes mourir parce que le manque de connaissance et de moyen n'avait pas permis de sauver ces personnes. Alors lorsqu'il fut en âge, il a décidé de faire ses études de médecine et de se spécialiser dans le maximum de choses afin de revenir et de pouvoir apporter les meilleurs soins à ses patients.
On ne pouvait effectivement pas lui enlevé le fait que depuis qu'il était là, la mortalité n'était pas aussi forte qu'à une époque. Et le fait d'être le médecin le plus compétent des alentours faisait également de lui le meilleur médecin avant des milliers de kilomètres. Pas étonnant qu'il ait un ego fou.
Il fit ensuite visiter le petit hôpital composé d'une salle de consultation, de chambres et d'une seule salle d'opération, déplorant le manque d'argent ne permettant pas de faire les travaux qu'il souhaitait et rendant ainsi le dispensaire vétuste.
Emma parla un petit peu avec l'infirmière appelée Nova et parti rejoindre Henry qui était dehors laissant, August faire quelques petites prises en plus. Elle sortie dehors et aperçut Henry jouer avec les chiens pendant que Jefferson et Regina, assit sur un des traîneaux, mangeait quelque chose. Elle s'approcha doucement.
-Swan, ça était avec Whale ? Demanda Jefferson.
-Oui, il est assez impressionnant.
-C'est vrai, c'est probablement l'homme le plus intelligent de cette ville, approuva Jefferson.
-Et probablement le plus misogyne aussi, marmonna la brune.
-C'est vrai qu'il n'avait aucun respect et qu'il a passé son temps à me reluquer.
-Lorsqu'il est revenu après ses études, il est devenu terriblement arrogant et pourtant, il l'était déjà beaucoup. A son retour, il m'a proposé un rendez – vous que j'ai bien évidemment refusé, il a répliqué qu'un refus n'était pas tolérable surtout que je ne savais pas encore ce que je ratais. Qu'aucune femme censée ne pourrait lui dire non car c'était un Dieu. Bien entendu puisqu'il sauve des vies. Dit la brune en levant les yeux au ciel.
-Quel connard. J'espère que vous lui avait mis votre poing dans sa gueule ?
-Oh ouais, elle l'a fait. Elle lui a même cassé le nez, explosa Jefferson. Mais cet abruti a sorti « j'aime les femmes qui me résistent », imita – t – il avec une petite voix. On était là avec Leroy, alors on la dégageait et il a plus autant insistait. Ce mec n'a aucune limite. Si vous aviez vu son nez le lendemain, se moqua Jefferson à nouveau ne pouvant plus s'arrêter de rire.
Emma jeta un coup d'œil sur la brune qui donnait un coup de coude à son ami et leurs regards s'accrochèrent. Dans sa hâte à vouloir détester au plus vite la blonde, Regina n'avait pas remarqué à quel point elle était belle. Ses yeux verts ressortaient à merveille à travers les cheveux blonds détachés et dont la moitié était cachée par un bonnet en laine noire. Même sa grosse veste en cuire marron semblait lui allait à merveille.
Cette contemplation fit naître un sentiment positif dans le bas ventre des deux femmes, ce qui fit immédiatement perdre le sourire à la brune qui baissa le regard. Quelques secondes après, August arrivait. Ils se mirent en route prêt à repartir, lorsque Henry demanda :
-Dîtes ? Est – ce – que l'on verra des aurores boréales ?
-Non, il faudrait monter plus au nord et puis on n'en voit qu'en avril – mai, expliqua Regina dans un doux sourire.
-Dommage, dit le petit garçon déçu.
-Mais je peux te montrer quelque chose tout aussi magnifique, si tu veux.
-Oh oui ! Carrément, s'enthousiasma le petit garçon.
-Tu veux aller à la Brune ? Demanda Jefferson.
Regina ne lui répondit qu'avec un clin d'œil et renfila ses gants. Heureuse jusqu'à ce qu'elle n'entende Henry demandait à sa mère de venir avec lui. Bien sûr, Leroy étant parti, c'était la seule à pouvoir transporter deux personnes. Et c'est bien malgré elle qu'elle accorda à Emma le privilège d'être tiré par ses chiens. August ne souhaitant pas les accompagner et soulageant vraiment Jefferson, les regarda partir.
La différence était tout autre. Emma sentait le vent froid la fouetter, mais c'était bien plus agréable que lors de son premier voyage. Elle trouvait cela passionnant de voir à quel point les chiens semblait travailler en accord les uns avec les autres. Elle trouvait également très impressionnant la manière dont la brune gérait sa meute.
Dans les virages avec Leroy, Emma avait eu l'impression de se renverser à chaque fois. Dans les virages avec Regina, tout était fluide. On ne s'en rendait pas compte. Parfois, la brune les encourageait et Emma se sentait elle même encourageait comme si les encouragements lui étaient destinés.
Elle respira à plein poumons l'air pur et se laissa aller. Appréciant la vue d'un blanc éternel. De mémoire, jamais elle n'avait vécu une chose aussi apaisante.
C'est au bout d'une heure qu'ils arrivèrent à la Brune. Il faisait nuit. Regina sortit son ancre et la laissa tomber derrière son traîneau pour empêcher ses chiens de partir. Elle prit la main d'Emma et d'Henry et se mit à courir en leur demandant de se dépêcher. Ils grimpèrent une petite montée et, essoufflés, ils arrivèrent au sommet. Et leur souffle leur manqua.
La lune frappait sur un lac glaçait. Où était – ce le lac qui frappait la lune ? Ou était – ce la lune qui était glacée ? La glace était éclairée d'une immense lumière blanche en dessous de laquelle on pouvait voir, à travers des reflets verts et bleu, les vagues s'entrechoquaient, piégées sous la force de ce miroir fantasmagorique. Les yeux brillants, ils observèrent ce magnifique spectacle.
Emma glissa sa main afin de récupérer son portable et filmer, mais la brune l'arrêta.
-Ne gâchait pas ça. Ça, ça n'appartient qu'aux personnes qui se trouvent ici. Ne filmait pas ça. Ça ne se regarde qu'une seule fois. Avec ses yeux. C'est un secret, chuchota la brune.
Sans plus d'hésitation, Emma rangea son téléphone et continua de regarder ces mélodies de couleurs. Cette fabuleuse mélodie de la nature.
La chanson finit par se terminer, mais aucun d'eux ne souhaitait bouger. Voulant graver le plus possible cet instant magique. Et après un long moment, ils bougèrent, le froid plus vif, mais le cœur dans du coton.
Regina déposa les deux citadins devant le Granny.
-Merci beaucoup de nous avoir montré ça, remercia Emma.
-Ce n'est rien, sourit Regina, gênait.
-Si, je sais que vous ne m'appréciez pas, vous n'étiez pas obligé.
-C'était surtout pour Henry. Et puis, je me méfie plus de vous que je ne vous apprécie.
-Vous vous méfiez ?
-Les gens de la ville. Vous avez souvent tendance à tout casser, même les choses les plus belles.
-Ce n'est pas mon but, je vous le promets.
-Je pourrais éventuellement vous montrer d'autres choses, apprit doucement Regina.
-Vraiment ? Ça serait vraiment génial.
-Mais je ne veux pas être filmé. Et si vous filmez quoique ce soit, même mes chiens, je veux voir les prises à la fin.
-Très bien, je vous montrerez ce que je garderais de vous, sourit Emma. Bonne nuit, mademoiselle Mills.
-Bonne nuit, Miss Swan.
Emma s'engouffra dans la chaleur accueillante du Granny's rejoignant Henry et August (toujours en train de faire de l'œil à Ruby).
-Alors comme ça, tu as réussi à amadouer Regina. Bien joué blondie. Dit la grande brune dans un clin absolument pas discret.
-Ouais, mais c'est pas gagner non plus.
-Crois – moi, c'est un exploit. Elle est pas super sociable, alors un conseil : si tu veux l'avoir dans ton reportage, la brusque pas. C'est un oiseau qui doit prendre confiance, ricana la brune qui sembler trouvait un véritable sens à sa phrase.
Mais Emma était bien d'accord. Cette femme avait une aura qu'elle voulait absolument captiver. Et s'il fallait l'apprivoiser en douceur, alors elle prendrait son temps.
Bonne nuit.
