Etape 5 : Les loups de mer
-Oh, vache! Gémit Emma, étalée à terre après avoir glissée de son lit, surprise par l'entrée fracassante que venait faire August.
-Emma ? Appela – t – il. Emma ? Merde, t'es pas encore assez grande pour ne pas tomber de ton lit. Se moqua son meilleur ami.
-Dégage crétin. Tu m'as fait peur ! L'engueula – t – elle. Et toi te moques pas. Reprocha la jeune mère à son fils qui ricanait, encore emmitouflé dans sa grosse couverture. Qu'est – ce tu veux ? AUGUST ? cria – t – elle alors que l'homme ne lui avait répondu que par un immense sourire béat sur le visage.
Après quelques secondes de réflexion, Emma finit par comprendre et écarquilla des yeux.
-Oh, non. August Booth, tu avais promis de rien faire.
-Ouais, je sais, mais une chose en entraînant une autre ...
-T'es nul. Je pensais que tu avais compris avec Delilah et que tu ne recommencerais plus.
-Oui, je sais. Mais là, c'est vraiment pas pareil. Avec Delilah, c'était vraiment pour s'amuser. Mais, là, avec Ruby, c'est différent. Totalement différent. Soupira – t – il en s'allongeant posant sa tête sur les cuisses de sa meilleure amie en tailleur.
-Tu es amoureux, tonton ? Demanda Henry.
L'homme se contenta simplement de soupirer lourdement. Il n'avait jamais était amoureux, donc comment le savoir ? Mais en même temps, jamais de sa vie il n'avait ressenti une alchimie pareille, une attirance pareille, un besoin si fort d'être avec la jeune femme. Peut – être est – ce ça l'amour ...
-Vous avez couché ensemble ? Okay. Et c'est pour le temps du reportage ou avec un forfait plus long ? Demanda finalement Emma qui n'avait jamais vu son ami aussi chamboulé.
-On s'est entendu pour se dire que ce serait une aventure passagère. Mais, finalement, je crois que je suis Delilah et qu'elle est moi. Geignit le barbu.
-Et pourquoi tu nous en parles à nous et pas à elle ? Demanda le petit garçon, innocemment.
-Elle m'a assuré encore ce matin, que j'étais qu'un coup par ci par là et qu'elle n'était pas exclusive. Que si je voulais, y avait aucun souci à ce que j'aille voir ailleurs. Y a pas plus clair. Elle est comme moi : elle drague, elle plaît et elle ne s'encombre pas de relations exclusives.
-Tu n'as jamais eu de relations exclusives parce que tu n'es jamais sortie avec personnes sauf au lycée. Et ça fait un bail. Écoute fais ce que tu veux, mais tu n'as rien à perdre que d'essayer de la rendre plus qu'une aventure. Change un peu, courtise – la. Conseilla Emma.
-Et parles avec elle. Imagine si elle est comme toi, et que justement elle pense comme toi là. Mais qu'elle ne veut pas te dire quoi – que – ce - soit parce que c'est nouveau pour elle aussi. Enchaîna le petit garçon de 11 ans.
-Vache, quand est – ce – que tu as grandi, toi ?
-Ouais, tout doux sur les conseils de drague mon fils. Mais il a raison quand même. Je suis presque que sûr que tu as carrément renchéri sur l'histoire de relation libre pour garder la face. Assura la blonde qui fut vite confirmée par le sourire penaud de son ami. Bon, du coup, je présume que votre nuit c'est bien passée ?
-Bien passée ? Tu plaisantes ?! Putain, c'était fou. Elle est folle, sauvage et, oh, c'était trop bien. Je crois que j'ai pas vraiment tout compris de ce qui se passait cette nuit. C'était le feu, comme si on était en totale trans. Comme si tout s'emboîter de lui – même. Je veux dire, le sexe, c'est souvent bien, mais là, j'ai pas de mot. J'aime de courbature dans tout mon corps, même la où je croyais ne jamais en avoir. Si tu vois ce que je veux dire. S'emporta le jeune homme.
-Tout doux Dom Juan, y a un gosse. Ceci dit, t'es sacrément culcul quand t'es amoureux toi, en fait. Se moqua la blonde vite suivie de son fils.
August finit par se venger en envoyant un coussin dans le visage d'Emma qui répondit en lui envoyant son oreiller et une bataille d'oreillers démarra bien rapidement. Ils s'arrêtèrent en voyant l'heure, essoufflés August et Emma allongés côte à côté à terre entre les lits et la cheminée et Henry étalé sur leur ventre. Tous tentant de retrouver leur souffle. Ils ne parlèrent pas un moment, savourant cet instant pur.
C'est Emma qui se bougea la première pour aller s'habiller vite suivit d'Henry tandis qu'August les attendait assis dans un fauteuil en continuant de parler avec ses deux acolytes. Un quart d'heure plus tard, ils descendirent, toujours aussi excités, pour prendre leur petit – déjeuner. Ils y croisèrent Zelena et Margot qui les invita à leur table.
-On est venu pour vous voir justement. Je sais que vous deviez passer la journée avec Regina aujourd'hui, mais elle a été appelé d'urgence cette nuit et elle ne savait pas quand elle rentrerait. Informa Zelena.
-Oh, d'accord. C'est dommage. Rien de grave, j'espère ?
-Je ne sais pas. Il y a eu une avalanche de l'autre côté de la Toundra et tout un chalet est tombé dans un ravin. Enfin, j'ai pas tout compris. C'est Robin qui a été prévenu par Belle, mais il n'avait pas beaucoup d'informations. Tout ce qu'on sait, c'est qu'il devait aller là – bas pour prêter son tracteur pour tracter les décombres et que Regina devait y allait parce qu'on ne peut y aller ni en voiture ni en hélicoptère pour aller récupérer les blessés.
-Vous parlez de l'avalanche ? Demanda Ruby qui gardait ses oreilles traîner comme à son habitude, en déposant des assiettes de pancakes et de chocolat chaud devant tout le monde.
-Oui.
-J'espère que Jefferson va bien. Soupira Ruby.
-Comment tu sais que c'est Jefferson ? S'inquiéta Zelena. Belle nous a dit qu'ils n'avaient pas réussi à identifier le musher.
-Oui, mais je sais que Jefferson devait s'y arrêter pour y dormir. Et Graham m'a dit que c'était un musher à six chiens. Y en a pas beaucoup que se limite à six chiens.
-Merde, j'espère vraiment que c'est pas lui et qu'il va bien. C'est Regina qui est partis les remonter.
-Oh... Je suis sûr que ça va aller. C'est pas la première fois qu'il a un accident.
-Ça arrive souvent ? Demanda Henry.
-Souvent non. Mais ça arrive quand même, surtout à cette période. Les tempêtes sont fortes et le blizzard tombe vite. La dernière fois, Jefferson s'est retrouvé bloqué par le blizzard, il n'y voyait plus rien. Heureusement, des Inuits l'on aperçu et l'on recueilli le temps que la tempête s'arrête. Mais elle a quand même durée trois jours et c'était la panique, ici. En général, quand on a pas de nouvelle rapidement, c'est très mauvais signe et plus ça dure moins les chances de survivre son sûres. Regina était hystérique parce que même partir à sa recherche était impossible.
-Regina aussi a eu des accidents ?
-Biensûr. On dit, ici, que tant que tu n'as pas eu ta première chute à traîneaux, tu n'es pas encore baptisé musher. Mais elle en eu moins que Jefferson. Le pauvre, il tombe toujours sur les pires situations. En général, ce n'est pas de sa faute, mais la faute à pas de chance. Il est poisseux. Ricana la rousse. Regina est carrément plus inconsciente, ce qui la met souvent dans des situations plus que dangereuse.
-C'est ce qui s'est passé à notre arrivée ? J'ai vu Granny engueuler Regina. Demanda Emma qui s'était longtemps posée la question.
-Ouais, elle nous a fait carrément peur. Grogna la rousse.
-Tata devait retrouver des touristes qui avaient décidé de n'en faire qu'à leur tête alors qu'on leur avait interdit d'aller faire du ski parce que c'était trop dangereux. Y avait un couple avec un enfant, donc, elle n'a pas voulu arrêter ses recherches, alors même qu'il faisait nuit. Jefferson et Leroy étaient quand même resté avec elle, au cas où. Mais, il y a eu une avalanche et ils se sont perdus. Ils n'ont pas réussi à retrouver Regina dans le noir et c'était beaucoup trop dangereux. Du coup, ils sont rentrés en espérant que Regina rentre aussi, mais elle n'est pas rentrée. Elle a réussi à échapper à l'avalanche et elle avait continué ses recherches. Dès l'aube, y a plein de gens qui sont partis à leur recherche. Par ce temps, la survie est faible. Et finalement, la nuit où vous êtes arrivés, le traîneau de Regina est revenu, sans elle mais avec les trois touristes.
Les chiens étaient crevés, alors, elle a préféré les laisser partir tous seul, elle a juste gardé Snow pour essayer de garder un maximum de chaleur et elle avait creusé un trou dans la neige pour se protéger du vent.
-Comment vous l'avez retrouvée ? Demanda Henry passionné par l'histoire.
-Regina dit toujours qu'il faut élever les chiens comme des pigeons voyageurs pour qu'ils puissent, en quelques situations retourner à bon port. Ils ont retrouvé leur chemin jusqu'ici et ils ont aussi retenu le chemin jusqu'où elle était. Alors, comme des vrais battants, ils ont conduit Leroy et Jefferson jusqu'à Regina et ils l'ont retrouvées. Ils l'ont emmené jusqu'à un chalet plus prêt que ne l'était la ville pour la réchauffer. Termina Margot.
-Granny avait carrément raison de l'engueuler. Je ne me suis pas gênée non plus. Se vanta l'aînée en roulant les yeux.
La discussion partit de bon de train et une heure plus tard, Zelena partit travailler pendant que Margot proposait de les conduire jusqu'aux pêcheurs. Le temps étant bien dégagé pour s'aventurer ainsi. Ils allèrent donc jusque chez les Hood et récupèrent les deux motos neige dont ils disposaient. C'était tout à fait nouveau pour les trois citadins. Margot avec August, Henry avec Emma, ils partirent glisser sur l'épaisse couverture de neige durant une petite quarantaine de minutes, s'arrêtant quelques fois pour observer le divin paysage blanc qui s'offrait à eux.
A leur arrivée, près d'un petit lac, on pouvait apercevoir une quinzaine d'hommes s'affairaient sur ce lac. Certains étaient assis sur un petit siège en peau, canne – à – pêche à la main d'autres semblaient couper des blocs de glace pendant que d'autres encore triaient les poissons. Les quatre visiteurs abandonnèrent leurs motos loin de la berge et marchèrent sur la glace qui craqua un petit peu sous leur poids, ne rassurant personne. Emma s'attendait à glisser et se retrouver les quatre fer en l'air, mais étonnamment et heureusement, la neige présente faisait office de grand tapis blanc anti – dérapant.
-KILLIAN ! Hurla Margot en se mettant à courir vers un homme aux cheveux si noir qu'ils contrastaient parfaitement avec la blancheur du paysage.
-Margot Hood ! Doucement moussaillon, que me ramenez - vous ? Demanda l'homme en se mettant au garde – à – vous faisait totalement se stopper Margot.
-Capitaine, voici les reporters qui sont en ville : August, Emma et Henry. Ils veulent de vous dans leur reportage, Capitaine. Répondit la petite rousse, elle aussi au garde – à – vous tentant de garder son sérieux.
C'était plutôt réussi jusqu'à ce qu'un petit homme avec un gros bonnet rouge et un gros manteau à rayures rouge et bleu ne la prenne par derrière pour la faire tournoyer dans les airs tout en la chatouillant.
-Mademoiselle Hood, cela faisait bien longtemps. S'exclama le petit homme.
-Monsieur Mouche ! S'exclama Margot.
Tandis qu'elle lui racontait sa venue et que Monsieur Mouche en profitait pour montrer à Henry tous les poissons qu'ils avaient déjà pêchés, celui qui avait été surnommé le Capitaine s'avança vers les deux adultes qui n'avaient toujours pas bougé.
-Bonjour, Killian Jones, capitaine de tous ces marmots. Se présenta le jeune homme en tendant sa main.
-August Booth.
-Emma Swan. Se présenta aussi Emma tout en observant l'homme en face d'eux. Il ne devait pas être plus âgé qu'elle. Mais carrément bizarre, se dit – elle : l'homme avait de l'eye -liner autour des yeux et portait un grand manteau de cuir noir tombant jusqu'à ses chevilles et dont les extrémités étaient recouvertes d'une épaisse fourrure.
-Regina m'a parlé de vous et nous a prévenus que vous deviez passer. Donc vous pouvez faire ce que vous voulez. Toutefois, voici les indications de sécurité, j'ai aucune envie de devoir aller vous chercher dans l'eau glacée ou bien de rechercher le membre que vous aurez perdu parce que vous n'aurez pas fait attention. Plaisanta le jeune homme. Donc, ne passait jamais derrière le fils rouge : la glace a craqué là bas et même si ce n'est pas encore trop dangereux ne vous y aventurait pas. Ne passait pas non derrière les trois gars là - bas qui tranchent la glace, vous risqueriez de vous prendre un coup et croyez moi ça fait un mal de chien. De même pour la machine là bas, une fois qu'elle sera mise en route, je ne veux voir personne autour. C'est bon ? Expliqua le Capitaine.
-Parfaitement clair, monsieur Jones. Bien, vous n'y voyez aucun inconvénient à ce que j'interviewe tout le monde.
-Du tout. Commençait par Dubleon, le noir là – bas. Indiqua le Capitaine en le montrant là – bas. Je dois finir ça, moi.
Emma et August s'avancèrent vers l'homme assis en tailleur en train d'aiguiser des couteaux.
-Bonjour, Emma Swan et voici mon collègue August Booth. Nous sommes reporters, pouvons – nous vous interviewer ? Demanda la blonde.
L'homme se contenta de les regarda et de hocher la tête.
-Bien. Vous allez commençait par me donner votre nom et prénom. D'accord ? Et ensuite, pourquoi pas me dire comment vous vous êtes retrouvé pêcheur ici. Indiqua la blonde en hochant la tête.
-Mmh. Dubleon Kreich. Pêcheur de père en fils.
-Euh ... okay. Répondit Emma surprise par la froideur de l'homme. Euh, vous pouvez me parler un peu de ce que vous faîtes, ici ?
-On pêche. Répondit l'homme en haussant les sourcils. Ça va de soit, elle est con celle – là. Se dit – il.
-Ouais okay. Et vous ? Qu'est ce que vous faîtes ici ? Essaya une nouvelle fois la journaliste.
-J'aiguise. Renseigna l'homme qui se leva et partit poser ses couteaux pour les ranger dans une grande serviette.
Emma laissa tomber sa tête sur ses genoux en grognant tandis qu'August riait. Elle releva la tête lorsqu'elle entendit un autre rire gras derrière eux. Elle se retourna et aperçut l'homme qui se faisait appelait Monsieur Mouche.
-Vous aurez bien du mal à obtenir quoique ce soit de ces hommes. Killian vient de vous faire une blague.
-Ils sont tous comme ça ? S'étonna Emma.
-On ne parle pas des masses ici, vous savez. Mais bon, une fois un petit coup de rhum dans le nez, ils sont tout de suite plus accueillants... Pour la plupart,du moins.
-Je peux vous filmer ?
-Oui.
-Alors, Monsieur Mouche. Est – ce – que vous pourriez nous expliquer ce que vous faîtes ici ?
-La pêche blanche. Ou pêche sous la glace si vous préférez. Durant l'hiver, on doit trouver assez de poissons pour ravitailler les villages d'à côté. Pas besoin d'être beaucoup. Surtout l'hiver. Le groupe là – bas, celui qui est assis sur les sièges : ce sont les pêcheurs à hameçons. En gros, ils ont leur canne et attendent que les poissons mordent. Devil et Ilian – Jones s'occupe de briser la glace en morceaux afin de pouvoir conserver un maximum de temps le poisson. Même s'il fait froid dehors, on préfère les conserver dans la glace afin qu'ils restent bien frais. Thomas et Drake s'occupent de couper de gros bloc carré avec la machine, là – bas. Vous êtes à Storybrooke et il faut donc savoir que la ville est dans un trou. Autrement dit, lorsque les températures sont les plus basses, les compteurs ou réseaux électroniques sautent. A ce moment là, ça permet aux maisons d'avoir de l'eau potable, qui pourra être chauffée. On privilégie ce système par ici, afin de conserver l'électricité. Après, selon la commande, on prépare ou non les poissons. Dubleon est le cuisto d'ici. C'est lui qui vide une partie de poissons et qui nous prépare la grail.
-Et vous avez quoi essentiellement comme poissons par – ici ?
-Oh ça dépends des coins. En général, c'est du gros, de la perche et du saumon si on monte plus haut. Ici, on a eu que de la perche pour le moment.
-Et comment vous faîtes pour choisir vos coins ?
-On prend le coin le plus sécure et on reste si dans la journée la pêche a été bonne ou non. La glace doit être épaisse, d'un minimum de 30 cm. Ici elle est de 98 cm. C'est carrément sûr. Pour vérifier, on prend cette perche métallique, on frappe la glace et on mesure. Mais y a pas que l'épaisseur qui compte. C'est la glace, le plus important. Il y a deux types de glaces : la glace bleue et la glace blanche. La glace bleue est transparente et est la plus solide donc celle qu'il faut privilégier. La glace blanche, elle, est opaque et s'effrite beaucoup plus facilement. Elle n'est pas sécuritaire en dessous de 4 pouces d'épaisseur.
-Et là ? On est sur quelle glace ? Demanda August en l'observant.
-Blanche. C'est pour ça que les trous sont si éloignés. Répondit le pêcheur, inquiétant un peu les deux journalistes.
Emma et August continuèrent le reportage en allant voir les autres pêcheurs. Monsieur Mouche avait raison, ils avaient vraiment du mal à avoir des réponses plus longues qu'un mot. Finalement, ils ont décidé de filmer cette petite troupe qui travaillait dur. Le temps passa rapidement et Kilian leur proposa de manger avec eux, ce à quoi ils acquiescèrent. Le Capitaine siffla ses moussaillons et ils se dirigèrent vers Dubleon et où se trouvait déjà Margot et Henry.
-Yah ! Parés à l'abordage maman ! Souquez les artémuses ! Cria le petit garçon debout sur une chaise en voyant sa mère arriver.
-Du calme gamin, du calme ! Et en plus ça veut rien dire souquez les artémuses ! Tempéra sa mère en lui ébouriffant les cheveux.
-Ah, c'est ça. J'me disais aussi.
Ils récupèrent chacun une gamelle et s'installèrent tous en rond pour prendre leur repas. Et si durant toute la matinée, les pêcheurs avaient semblaient peu bavards, il n'en était rien en réalité. Presque bruyant, Ils parlaient de tout et de rien. Trinquant à grande chope de rhum. Le rhum leur déliera les paroles, avait sous – entendu Monsieur Mouche.
-J'espère que mes camarades auront été assez polis. S'enquit Killian Jones auprès d'Emma.
-Il est vrai qu'on ne peut pas dire qu'ils soient tous très bavards, mis à part Monsieur Mouche.
-Il y a un temps pour tout. Mais Monsieur Mouche est une vraie pipelette.
-Dites Capitaine, comment on fait pour avoir un équipage ? Demanda Henry en s'installant entre le Capitaine et sa mère.
-Mmh, c'est une excellente question, moussaillon. Je dirais à l'instinct : il faut des hommes loyales pour éviter toute mutinerie, travailleur pour éviter les rats, intelligent pour se sortir de n'importe quelle situation et surtout des hommes qui ont une très bonne descente ! Termina – t – il en brandissant sa chope.
-Et comment vous avez trouvé le vôtre ?
-Oh, le mien est particulier. Regina appelle mon équipage « l'équipage du pays imaginaire », parce qu'il regroupe des hommes qui avaient été paumés, perdus à une époque et qui se sont retrouvé en travaillant pour moi.
-Pourquoi ils étaient perdus ?
-Et bien, par exemple : Dubleon était esclave dans le Niger. Pour s'enfuir, il s'est caché dans une de mes cales où l'on a fini par le trouver. Au départ, je voulais le faire sauter sur la planche pour qu'il serve de repas aux requins. Expliqua le Capitaine faisant retenir la respiration d'Henry. Finalement, on y a découvert un don pour la cuisine et je lui ai proposé un poste avec moi. Il a accepté. Thomas s'est drogué pendant longtemps tandis que Suki avait fugué et vivait dans la rue. Je les ai tous rencontrait dans les quatre coins du monde.
-Et Monsieur Mouche était aussi perdu ?
-Oui. Ça était le premier de mon équipage. On s'est rencontrait à Dublin : je sortais d'une taverne, complètement bourré, je l'avoue. Et des hommes m'ont agressé pour me voler mes affaires. Monsieur Mouche m'a trouvé et m'a tiré jusqu'à son habitation. Pas un palace : à son divorce il avait tout perdu et vivait sur un petit bateau qu'il avait acheté pour trois fois rien. Il ne pouvait pas le faire naviguer parce qu'il n'a pas de permis, mais moi si. Mon rêve était d'avoir mon bateau et de diriger un équipage. Alors pendant deux ans, on a pêché sans relâche. Économisant. Et j'ai finis par acheté mon premier bateau, le Jolly Roger. C'était une épave, mais je l'ai retapé. J'ai formé mon équipage petit à petit et maintenant, je vis un vrai rêve.
-C'est cool. S'émerveilla le petit garçon. Et là, il est où votre bateau ?
-Dans un hangar au dessus de Storybrooke. Chez Regina. Le temps que la glace ne fonde.
-Vous avez l'air proche de Regina. Remarqua Emma.
-Oui. C'est mon amie d'enfance. On avait été à l'école ensemble et elle m'a toujours soutenue dans tous mes projets, même si on s'est perdu de vue un temps. Renseigna – t – il.
-Oui. Zelena m'a dit que Regina était partie au Texas.
-Oui, à la mort de ses parents. Mais on avait continué à s'écrire. Et lorsqu'elle est revenue, elle m'a aidée à construire mon bateau tant sur la bâtisse que financièrement. Et puis elle m'a convaincu de faire un tour du monde pour trouver mon équipage.
-Je pensais qu'elle préférait que le monde extérieur reste loin de Storybrooke. De sa ville.
-Regina est carrément protectionniste. Et elle a eu une mauvaise expérience en dehors cet univers. C'est carrément pas une fille de la ville, mais rien n'a été fait pour qu'elle essaie de faire un effort d'intégration. Mais elle savait que je n'aurais pas trouvé l'équipage de mes rêves, ici. Elle, elle rêve de voyage dans la neige avec ses chiens. Moi je rêvais de traverser la Terre avec mon bateau. Et puis dans tous ça, j'ai trouvé ma femme.
-Vous êtes marié ? C'est qui ? Demanda Henry.
-Oh, elle n'est pas à Storybrooke. C'est une fée. Indiqua Killian dans un doux sourire.
-Une fée ? Demanda Henry en écarquillant les yeux.
-Mmh mmh. Moi je fais naviguer des bateaux et elle, elle fait voler des avions.
-Oh, elle est pilote ? Questionna Emma.
-Oui. Je l'ai rencontré il y a six ans lors d'une escapade en Sicile.
-Et elle vit où ?
-Depuis deux ans, on vit à Storybrooke. Mais comme moi, elle est souvent partie.
-Mais alors vous vous voyez jamais ?
-Si. L'hiver, comme je reste à proximité, elle travaille peu. Tu ne l'as pas encore vu car elle est obligé de faire au moins une semaine dans le mois, elle devrait rentrer bientôt. Et l'été, je pars plus loin et elle aussi.
-Et ça ne vous manque pas trop ?
-Non. Par ce que mon équipage, c'est ma famille aussi. J'aime aussi être avec eux, à pêcher sous la glace ou voguait sur la mer comme de bon vieux pirates que nous sommes. En chantant.
-Des pirates ? En chantant ? S'émerveilla Henry de l'histoire du Capitaine Jones.
L'homme aux yeux maquillés hocha la tête est se mit à siffler, faisant se taire tous ses camarades. August braqua sa caméra sur le groupe, sentant un moment palpitant arriver. Les autres matelots se mirent à siffler à l'unisson lorsqu'une grosse voix grave s'éleva dans l'air, dans une vocalise. Certains suivirent tandis que d'autres continuaient à siffler, le chant s'intensifia. Faisant vibrer les quatre spectateurs. Une seule voix semblait s'élevait et pourtant douze hommes jodler dans un chant grave et poignant. Captivant.
Le Capitaine entama le chant et les loups de mer le suivirent :
Yo ho sur l'heure
Hissons nos couleurs.
Hissez haut, l'âme des pirates
Jamais ne mourra.
Yo ho quand sonne l'heure
Hissons nos couleurs.
Hissez haut, l'âme des pirates
Jamais ne mourra.
Il y a les morts il y a les vivants,
On ne peut fuir le temps.
Grâce au clé de la cage
Il faut payer le diable
Et piller le levant.
Les morts ne peuvent pas
Faire voile vers les mystères
Du funeste océan.
Mais nous le sommes,
Et soyons forts,
Et rentrons au port.
Yo ho sur l'heure
Hissons nos couleurs.
Hissez haut, l'âme des pirates
Jamais ne mourra.
Yo ho quand sonne l'heure
Hissons nos couleurs.
Hissez haut, l'âme des pirates
Jamais ne mourra.
Yo ho quand sonne l'heure
Hissons nos couleurs.
Hissez haut, l'âme des pirates
Jamais ne mourra.
Et le chant se termina dans un léger sifflotement de plus en plus bas. Killian chanta un nouveau « Camarades ! » et tous suivirent en trinquant leur chope.
August ne rata pas une seule seconde de ce repas plus ou moins féerique, où des hommes étaient simplement heureux dans la plus simple des vies. Entourés d'amis, d'une famille, à manger et à boire ... Quoi demander de plus ?
Ils passèrent encore une partie de l'après midi auprès de ces hommes qui avaient été perdus fut un temps et apprirent les rudiments de cette pêche inconnue. Henry apprit à pêcher, August à vider un poisson (même si ce qu'il voulait réellement vider était son estomac) et Emma, avec Margot, participa à la découpe de la glace. Tant est si bien qu'il était déjà 16:00 lorsqu'ils décidèrent de partir afin d'arriver avant la tombée de la nuit.
Ils retournèrent au Granny pile pour l'heure du goûter. Zelena était déjà présente, buvant un café avec Ruby. Le petit groupe les rejoignit et c'est tous attablé à une table qu'ils prirent un chocolat chaud. Quand soudain, la porte s'ouvrit brusquement sur la brune, personnage tant voulu par Emma dans son reportage.
La jeune femme, suivit de Robin, se dirigea directement vers le bar en retirant son gros manteau qu'elle posa sur le comptoir. Elle demanda à Ruby ce qu'elle avait de plus fort et lorsque la serveuse lui servit un premier verre, la musher le but d'une traite avant de s'en resservir un second. Zelena appela sa sœur à la rejoindre. La brune ne se fit pas prier et s'installa nonchalamment au bord de la banquette en étendant ses pieds sur Zelena et Robin, en gémissant.
-Tu vas bien ? Demanda Zelena inquiète pour sa sœur qui tenait sa tête dans une main, accoudée à la table.
-Ouais, je suis juste épuisé.
-Oh, ma chérie tu es là. S'écria Granny en sortant de la cuisine pour venir embrasser la brune. Qu'est ce qu'il s'est passé alors ?
-Une avalanche sur le refuge d'Idior. Heureusement qu'il est sur pilotis, la neige a simplement soulevé le chalet pour le déplacer au bord de canyon. Expliqua la brune.
-On a remorqué la cabane et on a commencé à ressouder les pieds pour pas qu'elle redescende. Marco doit passer demain pour voir l'étendue des réparations. Idior et Mira prendront une chambre ici. Ils sont avec Hopper pour le moment. Expliqua à son tour Robin.
-Oh tant mieux. Il n'y a pas eu de blessé ? Demanda Zelena.
-A part cet abruti de Jefferson, pas vraiment. Soupira la brune en se massant les tempes.
-Qu'est ce qu'il a ? demanda Margot.
-Il a glissé dans le canyon en voulant rentrer ses chiens dans le refuge. Heureusement, la neige déjà présente a bien amortis sa chute, mais il a quand même, de ce que Whale a dit une double fracture du péroné et la hanche de déplacée.
-Merde. Il est à l'hôpital ?
-Il sort la semaine prochaine a priori. Répondit Regina en hochant la tête.
-Et les chiens vont bien ? Demanda Henry faisant doucement sourire la brune.
-Mouna est morte. Les autres vont bien. Apprit Regina en se redressant pour finir son verre.
-Putain de merde. Jura Ruby qui avait rejoint le groupe.
-Ruby, ton langage. Gronda sa grand – mère.
-Comment il a pris la nouvelle ? Demanda Zelena.
-Mal. Logique. Bref. Finit la brune pour couper court à la conversation. Je suis désolé, j'ai oublié de vous prévenir. S'excusa – t – elle en s'adressant au près de la blonde.
-Ça ne fait rien. Je comprends.
-Un engagement est un engagement.
-Du coup, je les ai emmenés voir le Capitaine. Apprit Margot.
-Ah ? Il a dû être ravi. Se moqua la brune.
-Oui. Ils ont même chanté des chants de pirates ? Apprit Henry, toujours émerveillé par son après – midi.
-Oh, ça ne m'étonne pas. Il rêvait d'être pirate quand il était petit. Sourit la musher. On le surnommait le Capitaine Crochet quand il était enfant.
-Pourquoi ?
-Il avait 9 ans. On était en train de jouer dans la cour de l'école, lorsqu'un Carcajou affamé est arrivé. Commença Regina en se redressant pour ancrer son regard dans celui des deux enfants.
-C'est quoi un carcajou ?
-C'est un mammifère carnivore qui ressemble un peu à un petit ours et ayant une queue velue. Il a une tête ronde et large, de petits yeux et des oreilles courtes et arrondies. Ses pattes sont courtes et robustes et chaque pied compte cinq orteils. Ses longues griffes sont courbées et semi-rétractiles, il peut donc les rentrer partiellement. Il reste le plus souvent dans la Toundra, donc tu n'as pas vraiment à t'inquiéter. Il était là parce que ce pauvre animal n'avait pas mangé durant des jours et aurait pu manger n'importe quoi. On joué lorsqu'il nous a attaqué Ruby et moi. On a couru le plus rapidement possible afin de s'abriter dans l'école, mais il a était plus rapide que moi et ma sauté dessus. C'est lui qui m'a fait cette cicatrice à la lèvre. Killian s'est jeté sur l'animal et s'est battu avec. Notre professeur de l'époque et Marco n'était pas loin et ils ont finit par descendre l'animal. Celui – ci avait cependant eu le temps de mordre Killian a sa main. Une gangrène s'est rapidement dégagée et on a donc dû amputé le Capitaine. Il l'a assez mal vécu. Alors, avec mon père, je lui avais taillé un crochet pour qu'il remplace sa prothèse. Et c'est ainsi qu'est né le Capitaine Crochet.
-Oh... Et carcajou attaque souvent les hommes. Demanda le petit garçon, inquiet.
-Non. Ne t'en fais pas. Les carcajous ou les gloutons, si tu veux, n'attaquent pas les hommes. Le contexte avait simplement fait que le printemps n'était vraiment pas riche en gibier, qu'il était seul et donc n'avait rien mangé depuis des lustres. Son instinct de survie avait pris le dessus et dès lors qu'il avait senti de la bonne chair fraîche, son esprit s'est embrouillé et il ne pensait plus qu'à se rassasier.
-C'est comme moi quand j'ai très faim et que je n'arrive plus à penser qu'à ça ?
-Oui, c'est exactement ça. Rigola Regina avec les autres.
La brune continua de raconter plusieurs histoires aux petits enfants et également aux grands enfants sur les animaux qui peuplaient sa terre, les faisant tous rêver. Ils dînèrent tous ensemble et Regina fut la première à s'excuser pour rentrer chez elle, épuisé famille Hood la suivit et les trois citadins montèrent aussi se coucher.
August fut, secrètement, rejoint par Ruby. Emma et Henry se couchèrent aussi en observant les étoiles par leur fenêtre.
Ce voyage était décidément peu ordinaire. L'un comme l'autre restait émerveillé par ce monde inconnu. C'est encore une fois, qu'ils s'endormirent les yeux pleins d'étoiles.
Bonne nuit.
Voilà un nouveau chapitre. J'espère qu'il vous aura plu.
NDA : La chanson n'est pas de moi, si vous voulez le retrouver c'est l'hymne des pirates.
Bon dimanche et à la semaine prochaine,
LyliTom.
