Etape 7 : La course

C'est pas possible, depuis quand on ne peut plus dormir paisiblement ici !

Regina poussa hargneusement sa couverture, les yeux encore fermés et se dirigea vers sa porte d'entrée sans prendre la peine d'enfiler un pantalon. En sortant de sa chambre, elle croisa Emma qui sortait de la sienne et Henry qui se frottait les yeux, assis sur le canapé. Elle se dirigea rapidement vers sa porte et l'ouvrit violemment. Elle n'eut même pas le temps de voir qui osait la réveiller en pleine nuit que trois personnes entraient rapidement dans la maison.

-Allez - y faites comme chez vous ! Déclara Regina, acerbe, en avisant les trois intrus.

-J'ai besoin de votre aide Regina, je vous en supplie. Supplia un des trois hommes.

-Qu'est ce qui se passe ?

-Nicholas et Ava ont une méningite. On a deux autres cas de pneumocoque et probablement d'autres encore. Whale n'a pas les traitements nécessaires et on ne peut pas aller en chercher en voiture ou en moto neige, c'est impraticable et trop loin. Idem pour l'hélicoptère, le temps est trop mauvais. Expliqua le maire Hopper.

-Vous êtes la seule à pouvoir conduire vos chiens jusqu'à destination et revenir. Vous êtes la seule à pouvoir sauver mes enfants, je vous en prie. Implora l'homme qui lui prit les mains.

Il avait l'air terriblement fatigué, les yeux bouffis et rouge - signe qu'il avait pleuré - et ses mains tremblaient énormément. Regina n'était décidément pas assez réveillé pour tout comprendre et réfléchir décemment, ne sachant même pas ce qu'était un pneumocoque.

-Il faut aller où pour récupérer le traitement ? Demanda - t - elle omettant ses bonnes manières en se servant un café seulement pour elle qu'elle bue d'une traite.

-Derrière le Yukon, ici. Indiqua le maire Hopper sur la carte accrochée au mur.

-C'est à 200 km au moins allé - retour.

-Je leur ai dit que ce n'était pas possible. Tu as l'embouchure de la mer, ici, à contourner parce qu'il n'est pas assez solide. Ça te rajoute une cinquantaine de kilomètres, le temps n'est pas favorable et tu n'arriveras jamais à faire une si longue distance en si peu de temps. Manifesta Killian.

Le Capitaine était plus venu pour les empêcher de la convaincre d'accepter que pour demander de l'aide. Il savait très bien qu'elle accepterait sans broncher, mais le temps n'était pas clément et la route encore moins. Sa vie serait trop en danger.

-Vous êtes notre seul espoir.

-Je devrais faire le voyage en combien de temps ?

-D'après Whale, tu n'as que quatre jours en tous cas pour sauver Ava et Nicholas. Informa Hopper.

À l'entente de ce délai si court, Michael, le père des deux enfants, laissa échapper un sanglot douloureux et s'effondrant sur une chaise.

-Ecoutez, je veux bien faire la course. Ce n'est pas le problème. Mais en quatre jours, je ne pense pas que ce soit possible. Regardez cette falaise, il faudrait que je la monte ce qui se compterait en une trentaine de kilomètre et pour la descendre, je suis presque persuadé que je devrais faire ça à la main, si je ne suis pas obligé d'abandonner mon traîneau. Et ça pourrait me prendre une journée pour traverser ça. Expliqua Regina en étudiant la carte.

-Il faut que vous fassiez quelque chose. Vous êtes mon seul espoir et si vous n'arrivez pas à temps pour mes enfants, vous arriverez à temps pour les autres enfants. Argumenta une nouvelle fois le père bouleversé.

Regina se contenta de hocher la tête, bouleversée également. Elle connaissait bien les enfants Tillman, ils étaient adorables et elles ne pouvaient imaginer ce que leur perte serait. Elle frissonna en pensant à Margot qui était à l'école avec eux et possiblement infectée aussi. Michael les laissa pour repartir auprès de ses enfants et le maire Hopper le suivit pour aller informer les refuges qu'un musher s'apprêter à partir par ce temps et qu'il fallait donc qu'ils soient sur leur garde.

-C'est de la folie. Releva Killian.

-Ouais, carrément. J'arriverais jamais à temps.

-Et pourquoi vous ne faites pas un relai ? Demanda Emma.

-Quoi ?

-Bah, si vous pensez que vous allez mettre deux jours pour aller jusqu'à cette falaise et que vous mettrez deux jours à la traverser, pourquoi vous ne faites pas un point relais avant cette falaise. Au pire, ils mettront deux jours pour la traverser et vous deux pour les rejoindre. Proposa Emma.

-C'est une super idée, Emma. Approuva Killian.

-Oui, bonne idée. Mais il faut trouver le point de ralliement pour pas qu'on se cherche. Et y a rien aux alentours.

-Y a pas de refuge proche ? Demanda Henry qui était emballé par cette aventure, l'adrénaline le parcourant.

Regina le regarda un instant et sortit une carte de son meuble. La carte était vieille et abîmée avec plusieurs points rouges indiqués dessus, parfois barrés.

-Ce sont les refuges d'Alaska, il faut trouver celui qui sera le plus facile d'accès et qui leur permettra d'arriver sans danger. C'est à la frontière du Canada, je ne connais pas de musher expérimenté et si ce ne sont pas des mushers, ils faut un passage dégagé.

-C'est quoi les points orange ? Demanda Emma penchée au - dessus de la carte.

-C'est là où il n'y a plus d'aubergiste, mais il reste le refuge.

-Alors, celui - ci me paraît bien, non ? C'est du plat pour eux et pour vous une fois passée la vallée. Remarqua Emma.

-Oui, vous avez raison.

-Mais ça te rajoute encore des kilomètres. Remarqua Killian.

-J'irais bien plus vite sur du plat que sur une montée. Et ça permettra aux chiens de se reposer un peu.

-Donc tu pars.

-Donc je pars.

-Okay, mais il te faut un second. Tu ne peux pas prendre une route que tu n'as jamais prise et par un temps pareil seule, c'est trop dangereux. Et moi, je ne peux pas.

-Jefferson n'est pas disponible comme tu le sais. Et je peux le faire seule. S'offusqua Regina.

-Regina, s'il te plaît. Ne sois pas têtue et prends quelqu'un, c'est pas le moment de jouer les héros.

-Et je prends qui, moi ?

-Robin ne peut pas venir avec vous ? Il sait tirer des chiens. Demanda Emma.

-Robin est diabétique, ça serait une mission suicide. Et le second ne tire pas les chiens, il suit juste la carte, surveille le musher et marche en éclaireur sur certains terrains.

-Donc, je peux le faire ? Demanda Emma, une idée plus que mauvaise germant dans son esprit.

-Non.

-Si. Bien - sûr que si. Approuva Killian en souriant et hochant vigoureusement la tête.

-Non, c'est trop dangereux.

-Attendez, si c'est juste d'une aide, je peux vraiment vous aider. Je suis sportive et forte, j'ai déjà vécu dans des situations extrêmes et promis juré, je vous écouterez comme si vous étiez la parole de Dieu. Argumenta Emma faisait ricana Killian.

-Vous voulez faire ça uniquement pour votre reportage. Rétorqua Regina en croisant les bras sur sa poitrine.

-Je vous le cache pas. Mais à moins de trouver quelqu'un à ma place, y a que moi.

-Aucun parent ne voudra t'accompagner et les autres sont trop vieux, c'est trop dangereux. Et moi, je dois rester pour parfaire l'acheminement.

-Je partirais seule.

-Si tu fais ça, je te rattache au radiateur. Prévint Killian.

-Si tu refais ça, Killian Jones, je te donne à bouffer aux chiens.

Une nuit où Zelena et Robin étaient tombés dans un ravin, Regina avait voulu descendre les récupérer sans attendre l'aide. Ne sachant plus quoi faire pour retenir la jeune femme, Killian l'avait attaché contre un arbre le temps qu'au moins une troisième personne ne débarque. La brune avait été furieuse contre le Capitaine. Lorsqu'elle fut détachée, il réussit à lui échapper et il descendit avec elle pour récupérer Robin et Zelena. La rousse ayant une fracture de la hanche, elle avait été emmenée à l'hôpital. Une fois que tous avaient été rassurés de leur sécurité, Regina s'était dirigé vers Killian et lui avait asséné un coup de poing magistral. Et elle ne lui avait pas reparlé pendant des semaines et des semaines jusqu'à ce que ça lui passe. Mais elle détestait encore qu'on lui rappel ce moment, ce que bien entendu, Killian adoré raconter.

-Très bien. Mais je ne suis responsable d'aucuns dommages ou de mort ou quoi que ce soit.

-Très optimiste. Bravo, devant un enfant en plus.

-Bon, ferme - là et va avec Emma chez Zelena pour lui trouver de quoi s'habiller et j'ai besoin d'une toile en plus. Je vais trouver un trajet et aller voir Whale pour plus d'informations. Emma par pitié, ne vous encombrez pas pour rien. Ordonna la brune.

Emma alla rapidement s'habiller et rejoignis Killian qui était en train de parler à la porte avec Henry. Son souffle se coupa brusquement en se sentant fouettait par un vent épais et froid. Génial, se dit - elle, il fait super froid et il est venu à moto neige. Killian lui donna un casque qu'elle mit sur sa tête et monta derrière le jeune homme, les mains autour de sa taille. Le Capitaine roula rapidement, il faisait encore nuit noire, seul les fards les éclairés. Ils arrivèrent chez les Hood, plus rapidement que ce que pensait Emma, et sautèrent à terre pour courir sous le porche et se protéger des bourrasques de vent. Killian toqua fort à la porte, espérant que l'un des résidents l'entendrait. Il dut réitérer la chose trois autres fois avant que la porte ne s'ouvre aussi violemment que l'avait fait Regina. C'est Robin qui venait de leur ouvrir, Zelena étant perchée en haut des escaliers. Le Capitaine expliqua rapidement pour la troisième cette nuit la situation et demanda à Zelena de l'aide.

La rousse accepta, mais râla tout de même. Tout comme Killian, elle pensait que cette course était dangereuse et elle en avait marre que ce soit toujours sa sœur qui mette sa vie en danger pour les autres. Toutefois, si elle était parfaitement d'accord avec le meilleur ami de sa sœur sur ce point, elle ne comprenait pas pourquoi Killian insistait pour que ce soit Emma qui accompagne sa sœur. Si c'était dangereux pour Regina qui était expérimentée, alors ça l'était encore plus pour Emma qui n'y connaissait pratiquement rien.

Pendant que Killian et Robin s'étaient dirigé chez Granny afin qu'elle leur fournisse suffisamment de vivre, Zelena sortit une multitude d'articles qu'elle déposa à terre et demanda à Emma de la rejoindre pour lui faire essayer les habits.

-Ca va ? C'est pas trop lourd ? Demanda la rousse à Emma alors que celle - ci avait tous les habits sur elle.

C'était lourd. Avec la fourrure, elle portait au moins 4 kilos sur les épaules. Mais ça ferait l'affaire.

-Ca va. Je peux tenir. Mais les chaussures sont un peu grandes.

-C'est normal. Il faut toujours au moins une pointure au dessus.

-Pourquoi ?

-Parce que si tes chaussures sont trop serrées, ton sang circulera mal et ça favorisera la perte de tes extrémités. Plus tu auras de couche ou plus tu seras serré dans tes habits, plus tu auras froid. Expliqua Zelena.

Emma acquiesça, ravie d'apprendre ce genre de chose, mais espérant en même temps que ce n'était pas des paroles d'une personne habituée au froid et qu'elle allait donc se les geler. Au final, Emma enfila un leggings dont l'intérieur comporté une fourrure, un sous - pull, un énorme pull en laine, une veste en cuir noir fourré également et une paire de chaussures de marche prévu à ces effets. Puis Zelena sortit une énorme cape en fourrure de caribou qu'elle ajusta au corps d'Emma avec quelques retouches et dont de grosses moufles pendaient de chaque côté des manches, un pantalon de la même fourrure qu'Emma attacha avec des bretelles. Ses chaussures furent également recouvertes par des protèges bottes en peau de caribou. Zelena lui donna également une cagoule canadienne qui montait jusqu'en dessus de son nez. Emma jeta un coup d'œil dans le miroir et eut l'impression d'être un grizzli. Les vêtements n'étaient pas si lourds que ça et heureusement se dit - elle, parce qu'entre la neige et le vent, si elle n'arrivait pas à supporter son poids, elle allait s'envolait bien vite.

Zelena lui rajouta une couverture et une trousse de secours et Emma partit en direction du Granny's pour récupérer une petite caméra qu'elle prenait toujours avec elle lorsqu'elle avait besoin de faire un voyage avec le minimum d'équipement. Elle fut rassurée, ses habits coupés parfaitement le vent. Elle baissa la tête, fourrant son nez dans la fourrure de son manteau et avança jusqu'au Granny's tentant tant bien que mal de faire tenir sa capuche sur sa tête. Devant la porte, elle retira une de ses moufles et ouvra la porte qui l'emporta avec le vent. Elle entra rapidement et poussa de ses deux mains la porte en bois et se laissa tomber contre celle - ci en soufflant. Elle monta les escaliers, ignorant les lumières dans l'arrière - cuisine et se dirigea dans sa chambre. Elle vérifia que sa caméra était bien chargée et pris deux charges en plus au cas où, se doutant qu'elle n'aurait probablement pas d'électricité pendant quatre jours. Elle en profita pour prendre une rapide douche n'ayant pas pu se laver la veille et voulant se réveiller. En sortant, elle se sécha bien les cheveux ne voulant pas faire comme à son premier jour et les voir geler. Elle enfila des sous - vêtements propres et remit le leggings, la première petite paire de chaussettes pilou large que lui avait passé Zelena et une autre large paire en laine, ses pulls, ses chaussures et elle se rendit dans la chambre d'August pour le mettre au courant. Elle toqua - plus pour la forme - et entra sans attendre de réponse. Elle manqua de s'écroula à terre en butant contre une boule qu'elle supposa être les habits de son ami et appela August tout en cherchant la lumière dans le noir. Enfin...

-Oh non ! S'exclama - t - elle en se retournant alors qu'August se réveiller en sursaut, Ruby dans ses bras, nue.

-Emma ?! Ca va pas ? Dégage ! Qu'est - ce - que tu fais là ?

-Faut savoir, tu veux que je dégage ou que je t'explique ? Plaisanta la blonde.

-EMMA !

-Vous êtes couverts ?

-Ouais.

La blonde se retourna rigolant rapidement en voyant August boudeur et Ruby tentait de se réveiller en se frottant les yeux. Elle expliqua la situation aux deux amants en n'essayant d'omettre aucun détail.

-Regina a accepté que tu l'accompagnes ? Ca m'étonne d'elle. Remarqua Ruby en fronçant les sourcils.

-On l'a un peu forcé avec Killian. Apparemment, personne ne peut ou ne veut faire une si longue route mis à part Killian ou Jefferson.

-Peut - être parce que c'est dangereux. Gronda August.

-Ouais et aussi parce qu'elle est insupportable. J'ai fait une course avec elle une fois, bon les enjeux étaient assez gros, mais j'ai quand même cru que j'allais pleurer une bonne dizaine de fois. Elle est géniale avec ses chiens et elle gère de fou la route et tout, tu ne sers pas à grand chose en vrai mis à part l'empêcher d'essayer de sauter d'un ravin avec ses chiens pour raccourcir la course.

-Elle a voulu faire ça ?

-Ouais, j'ai réussi à l'en dissuader cette tarée, mais du coup elle a fait la gueule tout le temps et après j'avais plutôt intérêt à être au garde à vous. Plus du temps et du terrain, c'est de Regina que tu dois t'inquiéter ma pauvre.

-C'est pas grave, je suis sûre que ça peut le faire. Imagine un instant les images que l'on aurait et l'histoire dont on en ferait. Ca serait épique et puis j'ai vraiment trop envie de faire ça.

-T'façon, je ne t'en dissuaderai pas alors fait ce que tu veux, mais reviens en entier et pas d'inconscience.

-Tu me connais, bonhomme. Plaisanta Emma en pinçant le nez d'August qui lui donna une tape sur la main. Tu pourras garder Henry ?

-Ouais, pas de soucis t'inquiète.

-Il est encore chez Regina et je ne sais pas à quelle heure je pars, donc s'il dort encore à notre départ tu n'auras qu'à le récupérer là - bas.

-Ca marche.

-Je vais m'habiller pour aller voir si vous avez besoin de quelque chose. Informa Ruby.

Emma hocha la tête et quitta la pièce. Elle retourna dans sa chambre et récupéra ses affaires à bout de bras pour descendre attentivement les escaliers. En arrivant dans la salle, elle retrouva Killian, Granny, le maire Hopper et Belle.

-Oh Emma, quelle folie ! Déclara Granny en la prenant dans ses bras.

-Je vais finir par croire que je m'en vais à la guerre. Rigola Emma.

Granny la réprimanda en lui disant que ce n'était pas drôle et lui expliqua tout ce qu'il fallait ou ne pas faire. Belle réussit à la faire taire un instant pour lui expliquer comment fonctionnait le système GPS. Elle lui avait dit que le bon côté des choses dans le fait que ce soit elle qui fasse le voyage, c'est qu'au moins - à la différence de Jefferson ou Regina - elle n'était pas rebutée par la technologie et donc, elle pourrait l'utiliser. Cela faisait des années qu'elle tannait Regina pour qu'elle utilise le GPS, mais rien à faire. En gros, ce système GPS permettait à Belle de savoir où elles se trouvaient à tout moment et elle pouvait ainsi tenir au courant les autres refuges. Le GPS avait également la capacité d'envoyé des signaux sur trois couleurs. Vert : on a fait un détour ou on change de trajet ; orange : on est perdu; rouge : on eu un accident. La compréhension était très facile et rassurait Emma. Elle n'avait qu'à l'allumer toutes les heures cinq minutes et Belle aurait automatiquement leur fréquence, qu'il y ait ou non du réseau. Le logiciel était fait pour. À l'inverse, Belle aussi pouvait les contacter avec les mêmes couleurs, mais pour les avertir du temps, si une tempête arrivait et qui fallait se mettre à l'abris.

Granny donna un sac de tissu rempli de nourriture à Emma et elle retourna au chalet avec Killian et le maire Hopper. Le soleil commençait tout juste à se lever. Ils montèrent sur les motos neige et firent le chemin inverse. Lorsqu'ils arrivèrent, le traîneau était déjà dehors. Pendant leur absence, Regina en avait profité pour aller voir Whale afin qu'il lui donne les directives pour protéger le sérum.

Les trois entrèrent dans le chalet et retrouvèrent Regina qui était face au mur, une grande carte accrochait dessus sur laquelle un épais trajet noir était dessiné, le crayon à la main. La brune s'était aussi changée et était magnifique aux yeux d'Emma. Ses cheveux noirs étaient tressés à l'arrière de sa tête, elle portait un legging noir qui moulait ses jambes parfaites et un col - roulé noir. Regina informa Emma qu'Henry était parti se recoucher là où la blonde avait dormis, si elle voulait allait lui dire au revoir. Emma acquiesça et alla réveiller son fils pour lui dire au revoir. Pendant ce temps, Regina recopia la liste des refuges pour donner à Belle, vérifia que rien n'avait était oublié et s'habilla. Emma ressortit de la chambre en râlant après son fils ingrat qui semblait plus qu'excité de son départ à l'aventure qu'inquiet. Heureusement, non ?

Les quatre sortirent du chalet et pendant que Hopper et Killian allaient atteler les chiens, Regina expliqua certaines choses à Emma. Notamment, les mesures à prendre si elles avaient un accident ou bien si Regina était inconsciente et Emma consciente. Il était finalement 08:00 lorsqu'elles se préparèrent à entrer en marche. Avant de partir, Belle, Granny, August, Zelena, Robin et Ruby étaient venus pour leur souhaitait bonne chance. Regina en profita pour donner à Belle la liste de ses passages en l'informant que selon le temps, elle changerait probablement de trajet. De grosses accolades furent distribuées à tout le monde, Emma ravie de ses câlins et Regina râlant d'en être forcée. Puis, Emma monta sur le sac à chien et s'attacha avec une sangle, elle monta jusqu'en dessous de son nez sa cagoule et baissa les lunettes que lui avait donnée Regina. Elle lui avait dit que si elle ne les mettait pas alors que le vent soufflé, elle finirait par garder ses yeux fermés en permanence tant le froid fouettait. Les lunettes n'étaient que deux globes comme des lunettes de piscine qui protégeait simplement les contours de ses yeux. Regina s'installa sur ses patins, noua la sangle autour de sa taille, les mains sur le guidon et ...

-Mush !

Les voilà parties dans une course contre la montre.

Journal de bord

29/10/2020

Bercé par les mouvements du traîneau et le défilé des images pures et blanches, Emma avait fini par s'endormir - probablement rapidement - et ne se réveilla que quelques heures plus tard. Elle sortit le GPS et l'alluma. En voyant l'heure, elle comprit qu'elle avait dû dormir quatre heures. Elle tourna la tête pour voir Regina derrière elle. Celle - ci, avait le regard droit la tête relevée, menant sa meute. Le vent était encore très puissant et vigoureux, mais le soleil qui tapait amenuisé la dureté du climat. La blonde retira ses moufles - restant avec ses gants en cuir - et sortie sa caméra. Elle l'alluma et filma tout d'abord les chiens courir, puis les alentours, les paysages qui étaient délimités par de longues forêts de chaque côtés. Pour finir, elle tourna l'objectif devant elle et expliqua rapidement ce qu'il se passait, pourquoi elle était partie dans cette aventure palpitante. Une fois son monologue achevé, elle décala l'objectif sur sa droite afin de filmer Regina qui encourageait ses chiens dans une montée. La brune encourageait sa meute comme un coach encouragerait ses sportifs, un encouragement contaminant. Emma passa bien une heure à filmer le monde qui s'offrait à elle avant de ranger sa caméra. Elle en profita pour rallumer son GPS cinq minutes qu'elle rangea à nouveau dans le sac sous ses fesses.

Vers 15:00, profitant de l'accalmie du temps, Regina décida de faire une courte pause en plein milieu d'une forêt afin de se reposer un peu. Elle détacha ses chiens et aidait d'Emma, elle vérifia si aucuns d'eux n'avaient de blessures aux pattes - même si elle vérifia derrière Emma. La blonde ne s'en formalisa pas, comprenant très bien. Elles ne se connaissaient pas encore et Emma ne savait pas vraiment ce qu'il fallait observer. Elles s'installèrent sur le sac à chien et Regina sortit deux boîtes. À peine eut - elle ouvert la première que tous les chiens se mirent à sautiller partout sentant les effluves de leur repas. Elle attrapa un premier morceau qu'elle jeta en l'air. Un premier chien l'attrapa en vol, il partit se mettre dans un coin, s'allongea et mangea son morceau de viande. La brune réitéra la chose jusqu'à ce que chacune des bêtes aient eu son morceau. Puis, elle ouvrit la seconde boîte et en sortit deux sandwichs et en donna un à Emma. La blonde croqua rapidement dedans étant affamée et gémit de plaisir, faisant rire Regina.

-Oh, mon dieu ! C'est si bon. Dit - elle en roulant des yeux.

-Oui, Granny fait de super sandwichs.

-Je suis assez impressionné de voir à quel point vous êtes organisés.

-On est préparé surtout. Chacun à sa place, mais ça pourrait être autrement. C'est juste que les habitants sont toujours ultra stressés quand on part alors ils veulent tout préparer pour être moins angoissés.

-Oui, beaucoup m'ont dit de vous surveiller.

-Pfff, ils sont persuadés que nous sommes inconscients, moi la première. Mais ce n'est pas le cas, on connaît le terrain et nos chiens. Je sais très bien lorsqu'ils ont atteints leurs limites ou non. Jamais de ma vie je ne les mettrait en danger. Et ça, c'est une chose que personne ne peut comprendre à moins qu'il n'ait déjà fait une course agitée.

-Je vous comprends. Chacun connaît son métier. Ca m'agace aussi lorsque l'on me dit que je ne sais pas quand m'arrêter. Je connais mon métier et jamais je ne mettrais inutilement ma vie en danger alors que j'ai Henry.

-Vous êtes pourtant là.

-J'ai confiance en vous. On n'a pas cessé de me dire que vous étiez le meilleur musher du pays. C'est le moment de tester. Ruby était la seule qui était plus inquiète de votre caractère que par les dangers de la course.

-Ruby vous a dit qu'elle avait couru avec moi ? Elle était insupportable. On était pressé et elle était molle. J'avoue avoir été un peu dur aussi, mais bon sang plus jamais je ne ferais un truc pareil avec elle.

-Et vous préférez faire ça avec une inconnue ?

-L'inconnue est toujours plus exaltant et de ce que j'ai entendu vous suivez les règles qu'on vous donne sans broncher et c'est le principal.

-C'est plus sécurisant, oui.

Lorsque les deux chiens de tête, Tschasta et Snow se mirent à courir autour d'elle, Regina vérifia que tous avaient fini de manger et elle les rattacha au traîneau.

-Mush !

Et les voilà repartis. La brune avait averti Emma que plus aucun arrêt ne serait fait avant l'arrivée au premier refuge. Le trajet de cette journée était très facile et plus ou moins plat, elle préférait donc faire le plus possible d'un coup pour ne pas avoir à se presser lorsqu'ils arriveront sur des terrains plus difficiles. Emma se réinstalla et regarda à nouveau les images défiler. Elle aurait pu s'ennuyer cruellement, mais il y avait tant de choses incroyables à voir que le temps passait plus ou moins vite. Lorsqu'ils passèrent dans une forêt, évitant les arbres et trous divers, Emma ralluma sa caméra pour filmer la dextérité avec laquelle elles passaient dans la forêt. Le traîneau bougeait bien plus qu'avant, tanguant tantôt à gauche tantôt à droite. Regina ne cessant des les encourager, alors que depuis le matin, c'était les chiens qui dirigeaient. Emma continua de filmer et tomba sur deux lapins blancs qui relevèrent vivement la tête à leur passage alors qu'ils creusaient au coin d'un arbre, un petit renard polaire qui déguerpit devant eux lorsque le traîneau arriva sur lui … La journaliste avait des yeux d'enfants, littéralement, ne se remettant pas de la beauté du paysage.

-Stop ! Cria Regina à l'entrée d'un chemin très étroit.

Elle descendit du traîneau et avança un petit peu pour voir le chemin. Il était étroit, de trois mètres de largeur. Le côté droit était coupé par la montagne et le côté gauche, vide. Une cinquantaine de mètres devait les séparer du sol.

-On va passer par là ? C'est pas trop dangereux ? Demanda Emma légèrement stressée.

-Non, ça va. On est passés par bien plus serré, n'est - ce - pas. Rassura Regina en caressant Tschasta. Va falloir que vous restiez bien au milieu les amis, okay ? Informa Regina à ses deux chiens de tête, comme s'ils comprenaient ce qu'elle leur disait. Ne vous en faîtes pas.

Regina remonta sur ses patins et s'attacha tout de même, par précaution.

-Mush !

Les chiens repartirent avec une cadence rapide, mais nettement moins rapide que celle qu'ils avaient utilisé durant la journée. Le terrain était étroit, mais aussi en montée. Emma ne manqua pas un morceau de cette ascension, filmant les chiens tirant avec force le traîneau et Regina les encourageant avec détermination. La blonde regarda une première fois sur le côté et son cœur se serra de peur en observant le vide en dessus d'eux, elle respira un coup, ferma les yeux et filma à nouveau ce vide. Des larmes lui montèrent aux yeux, fascinée par le spectacle. Elle avait l'impression de voler dans les airs, sur ce nuage blanc, surplombant une immense étendue de neige cassée par un petit lac. Elle zooma un peu plus afin de voir ce qu'était cette boule noire qu'elle voyait au loin. Des élans ou des caribous, elle ne savait pas vraiment. Trop génial.

Ce chemin dura une quarantaine de minutes avant qu'elles n'en sortent. Ensuite, le chemin descendait et Emma dut ranger sa caméra et se tenir plus fermement afin de ne pas glisser. La voilà dans la plus grande difficulté du voyage, la pente était très raide et Emma commençait à avoir les bras qui tiraient à devoir freiner sa chute. Elle fut plus que soulagée lorsque le terrain devint à nouveau plat.

17:00 et le soleil était déjà à moitié tombé, le temps se rafraîchissant durement si cela était possible. Regina continua à mener son traîneau même après que la nuit ne soit tombée voulant aller le plus loin possible et le plus vite. Mais elle fut plus que soulagé lorsqu'elle se rendit compte qu'il ne lui restait plus qu'une heure avant d'arriver au refuge. Elle commençait à fatiguer et donc ses chiens aussi et également à avoir très froid aux mains.

-Allez ! Courage ! On arrive ! On by, on by ! Cria - t - elle en distinguant le refuge illuminé par une petite lumière blanche.

Les chiens accélérèrent et ils arrivèrent à destination. La brune arrêta sa meute juste devant les escaliers du refuge et descendit des patins. Emma aida la brune à détacher les chiens tandis qu'une femme sortait du chalet avec deux seaux. Immédiatement, les chiens s'agitèrent et se mirent à sauter partout, mais vite calmé par Regina.

-Rentrez ! Je m'occupe d'eux ! Ordonna la femme à Regina.

-Allez- y Emma, prenez tout ça et rentrez vous réchauffer. Ordonna Regina à Emma.

-Toi aussi, rentre te réchauffer. Faire 52 km en une journée, c'est n'importe quoi. Je suis sûre que tu ne t'es arrêté que cinq minutes. Laisse ses chiens tranquilles, ils t'ont déjà oublié.

Regina marmonna des mots d'oiseaux en boudant, faisant ricaner Emma. La blonde écopa d'un regard plus que noir de la brune, mais ne s'en formalisa pas trouvant cela drôle que chaque personne qu'elle rencontrait réprimandait sans cesse Regina et son amour pour les chiens. A vrai dire, elle avait l'impression de se voir lorsqu'elle rentrait de mission chez elle et que ses parents avaient été mis au courant de ses frasques. Pendant quelques semaines ensuite, allez faire ses courses seul semblait être le comble de l'inconscience pour sa mère. Et pour le moment, elle n'avait pas vu une quelconque preuve d'inconscience de la brune. Elle suivit la brune et se sentit tout de suite bien lorsqu'elle fut enveloppée par cette douce chaleur.

-Venez ! Dirigea Regina en tirant Emma par la main, un léger courant électrique passant entre elles. Elles passèrent un rideau et Emma trouva deux petits lits de fortune sur des bottes de paille. Retirez vos vêtements, ça vous réchauffera. Conseilla la brune en retirant ses habits.

Emma en fit de même, enlevant ce que Regina enlevait aussi. Elle se rendit compte finalement que la brune était en soutien - gorge culotte et elle sentit ses joues rougirent. Regina sortit un long tee - shirt et un short pour elle et lança un long tee - shirt ainsi qu'un legging simple à Emma.

-Je ne savais pas qu'il fallait des habits de rechange.

-Je sais, j'ai oublié de vous le dire et je me suis dit que Zelena allait zapper ça aussi. Ne vous couchez jamais avec des habits mouillés et froid ou vous allez choper la crève.

-Vous êtes en short, vous n'avez pas froid ? S'exclama Emma en lorgnant les jambes de Regina décidément pas assez camouflées par son short gris en tissus qui lui arrivé un peu en dessous des fesses.

-Du tout, il fait chaud, là. Et rassurez vous, d'habitude je suis plus adepte du culotte tee - shirt. Plaisanta Regina en sortant de la chambre de fortune.

Emma suivit la brune et retrouva l'inconnue ainsi qu'un homme et deux petites filles. Ils s'installèrent pour manger un bon repas chaud et copieux. Emma en profita pour filmer - avec l'autorisation des résidents - ce refuge pendant qu'ils mangeaient. Elle apprit donc que Honora et Achille tenait le refuge toute l'année comme l'avaient fait les parents d'Honora. Ses parents étaient remontés à la ville afin de vivre plus paisiblement et ils gardaient leurs deux filles : Elijah et Mia. Les deux petites vivaient chez leurs grands - parents toute l'année, sauf pendant les vacances. Lors des grandes neiges, Achille et Honora restaient au refuge et ne repartait que si une de leurs filles s'ennuyaient beaucoup d'eux ou qu'ils avaient un problème. Mais cela ne semblait poser aucun problème aux deux petites qui étaient habitués depuis toujours à vivre ainsi. Lorsque la neige avait fondue, Honora allait à la ville pour s'occuper de ses filles et travailler dans un restaurant, échangeant parfois sa place avec Achille.

Le repas s'écourta vite et les deux femmes allèrent se coucher, épuisées.

30/10/2020

-Emma ! Emma ! Souffla Regina au - dessus de la tête de la blonde pour la réveiller.

Emma se réveilla, ouvrant ses yeux et fut surprise par la brune au - dessus d'elle. Elle releva la tête brusquement à tel point que leur nez se toucha presque, aucune ne bougeant plus . Les yeux se perdant, leur souffle se mélangeant, elles perdirent pied à nouveau. Cette fois - ci, c'est Regina qui coupa court à la situation - sentant ses entrailles se tordent - et elle se releva rapidement en lissant les plis sur ses cuisses qui n'existaient pas puisqu'elle était en culotte.

-Levez - vous et habillez vous pour déjeuner. On part dans quarante minutes. Renseigna Regina en passant son leggings.

Emma en fit de même et s'habilla rapidement, se remettant doucement de ce réveil plus que bizarre et elle sortit pour rejoindre Regina et les deux aubergistes pour un déjeuné tout aussi copieux que le repas de la veille. Une fois finis, les deux femmes mirent leur gros manteau et elles sortirent.

-Où sont les chiens ? Demanda Emma, surprise de n'en avoir aucun à l'horizon.

Regina se contenta de sourire en guise de réponse et mit deux doigts à ses lèvres avant de siffler. Le sifflement résonna fortement dans la vallée et alors que les échos se poursuivaient, un premier chien bondit de sous la neige faisant sursauter Emma, puis un deuxième suivit d'un troisième et ainsi de suite bondit un peu partout sur le terrain.

-Ils creusent un trou pour se protéger du froid et dormir. Je suis pas fan de cette technique d'où les refuges, mais eux, ils pourraient passer des journées à dormir là - bas.

-Ils hibernent quoi. Plaisanta Emma en suivant la brune.

-C'est ça.

Ayant compris comment faire, Emma attela la moitié des chiens avec Regina. Le temps était plus dégagé que la veille, il ne neigeait plus et le soleil tapait. Seul le froid persistait, mais la course serait bien plus plaisante ainsi. Prêtes à partir, Honora et Achille embrassèrent les deux femmes et elles se remirent en route. Emma était bien plus à l'aise et avait, cette fois - ci, anticipé son confort en pliant la couverture sous ses fesses et son dos. Et les voilà partis pour une longue traversée et pas de pause pendant des heures. Le terrain était plus difficile que la veille, des bosses partout faisant en permanence sauter le traîneau. Emma se demanda comment cela aurait pu être si elle ne s'était pas fait un coussin de fortune, parce que là maintenant, à force de rebondir encore et encore, elle avait ses fesses plus qu'engourdies. En début d'après - midi, Regina décida de faire une pause avant de s'aventurer sur la mer.

-C'est cette étendue qui est dangereuse ? Demanda Emma.

-Oui, elle est tellement grande et lourde que la glace n'est pas solide par endroit. Et avec le soleil, ça risque d'être encore pire.

-Si la glace casse alors que l'on est dessus, il se passe quoi ?

-On ira plus vite que la glace. Mais c'est là que vous allez m'être utile. Les 80 premiers mètres sont souvent les plus fragiles, donc avec le timon vous allez avancer devant nous et taper la glace à un mètre de vous, si une fissure se forme alors reculez vous et passez ailleurs. Vous allez être mon éclaireur. Je vais vous attachez à Snow, juste au cas si vous tombez que vous ne soyez pas emporté par le courant okay ? Après, si vous ne voulez pas le faire, je comprendrais, les chiens suivront mes directives de toute façon.

-Non, non. Ca va aller. Je suis là pour vous aider aussi, si je ne fais rien, ça ne sers à rien. Déclara Emma en se levant prête à partir.

Le temps commençait déjà à se couvrir et le ciel devenir noir, ne rassurant pas du tout Emma. Une fois attachait à Snow, Emma s'avança sur la glace prudemment, un pas après l'autre, et commença à taper avec le bâton loin devant elle. Elle sursauta en entendant la glace craquer sous son poids. Elle avança encore et tapa à nouveau, pas de fissure. Elle réitéra la chose encore et encore, le stress la prenant. Elle fit signe à Regina qui était encore sur la berge que tout était okay. La brune mit en route son traîneau qui avança doucement, loin derrière Emma. Le stress et la concentration dont faisait preuve Emma la fatiguaient énormément, d'autant que le bâton était très lourd et que plus elle s'avança, plus le vent était puissant. À tel point que lorsqu'une bourrasque passa, la blonde perdit l'équilibre et tomba sur les fesses. Snow s'approcha d'elle et lui lécha le visage comme pour s'assurer qu'elle allait bien.

-Ca va ? Demanda Regina en arrêtant le traîneau juste à côté de la blonde pour l'aider à se relever.

-Oui, le vent a était plus fort que moi.

La brune ne répondit rien et détacha Emma de Snow pour la rattacher aux côtés de Tschasta. C'était probablement la partie la moins rassurante du voyage, sous le passage du traîneau, on entendait la glace craquer bruyamment, comme du papier cadeau que l'on essayait d'aplatir. Elle sortit sa caméra pour pouvoir enregistrer cette chose incroyable et ses bruits phénoménaux. La journaliste se pencha légèrement sur le côté afin de voir cette mer qu'elle traversait sans bateau. Elle pouvait voir les vagues s'entrechoquaient contre la glace, prisonnières. Essayant de se rassurer, elle se demanda si le bruit qu'elle entendait était la glace qui craquait ou bien les vagues qui frappaient si fort contre la glace qu'elles créaient cette mélodie assourdissante. Regina lui avait dit qu'elles allaient traverser le lac sur une trentaine de kilomètres, autrement dit, elles allaient voguer sur la mer glacée pendant au moins deux heures. Ne souhaitant pas s'attarder, Regina n'arrêtait pas de pousser ses chiens toujours plus et plus vite afin qu'ils ne ralentissent pas, même si cela l'empêchait de garder le traîneau bien droit.

Elles étaient bientôt arrivées à la fin de cette mer lorsqu'un énorme bruit de tonnerre éclata derrière elles. Du moins, c'est ce que cru au départ Emma. Mais elle écarquilla les yeux au même titre que Regina en regardant derrière et en avisant l'énorme montagne qui dégringolait.

-Merde ! Attache toi ! Jura Regina sans même se rendre compte de son passage au tutoiement. On by, on by ! Ca va aller, courez ! Courez.

Emma sentit la cadence du traîneau s'accélérer largement, l'adrénaline poussant les chiens. La caméra dans les mains, elle se redressa, le cœur battant. C'était impossible, jamais elles n'arriveraient à semer cette neige dégringolant en un immense nuage qui commençait à engloutir la mer. Elle jeta un regard à la brune qui avait le visage crispé et admira son sang froid. La neige tombait derrière - elles, mais la puissance de la première chute avait entraîné une seconde qui arrivait juste au - dessus d'eux. Regina paniqua lorsque ses deux chiens de tête se dirigèrent droit vers l'avalanche au - dessus de leur tête.

-Stop ! Stop ! Snow, Tschasta, gauche ! Hurla - t - elle en essayant de faire pivoter le traîneau. Elle cessa lorsqu'elle manqua de le renverser. Gauche ! Gauche ! Hurla - t - elle à nouveau.

-Non attendez, regardez. On croirait une grotte. Informa Emma.

La brune regarda dans la direction d'Emma et constata la grotte. L'instinct de survie de ses chiens les avait guidés vers cette grotte dans laquelle ils s'engouffrèrent rapidement. Le traîneau bala, le virage étant trop serré et se claqua contre la paroi glacée, Regina avec la faisant grimacer durement. Mais elle n'eut pas le temps de s'en formaliser qu'elle était déjà emportée par ses chiens qui couraient à toute vitesse. Emma, les mains crispées autour de sa caméra, encourageait à son tour la meute après s'être assurée que la brune allait bien. En réalité, ce n'était pas une grotte, mais simplement la roche qui avait été creusée - probablement par les vagues - et qui était fermée par d'énormes stalactites. Mais elles ne furent à l'abri qu'un temps puisque l'avalanche s'engouffra à son tour dans la grotte faisait chuter un à un les stalactites sur les côtés et au - dessus d'elles. Emma hurla de terreur lorsque l'un d'eux se planta entre ses jambes et leva la tête. Des milliers de pics glacés étaient accrochés au - dessus de sa tête, tremblant. La neige commençait à les rattraper, se glissant petit à petit sous le traîneau qui commençait à être soulevé. Regina cria à Emma de coller tout son poids à l'arrière, avant de s'accroupir afin de créer plus d'adhérence avec le sol. Enfin, elles sortirent de ce long couloir glacé et les chiens bifurquèrent dans un virage étroit sur la droite échappant enfin au nuage blanc.

Seulement, le virage était trop étroit pour la vitesse à laquelle le traîneau allait et celui - ci se renversa sur le côté, glissant sur une pente pour s'arrêter lourdement contre des arbres.

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Fini pour ce chapitre ! J'espère qu'il vous aura plu.

A dimanche prochain,

LyliTom.