Etape 8 : Revenir
Emma ouvrit douloureusement ses yeux qui lui piquaient. Elle s'était senti être étouffée, submergée par une grosse vague de neige qui l'avait percutée de plein fouet. Coincée sur le côté, elle essaya de détacher sa ceinture, les mains tremblantes. Le traîneau s'était renversé. Elle retira ses moufles et tira sur la corde pour se libérer ce qui la fit tomber lourdement sur le sol. Elle se releva difficilement et observa autour d'elle. Les chiens sautaient partout et tiraient le traîneau, probablement en proie à la panique. Elle tourna la tête sur la droite et vit Regina assise à terre, se tenant l'épaule.
-Regina ? Regina, vous allez bien ? Demanda la blonde en passant au - dessous du traîneau pour rejoindre la belle brune.
-Oui. Et vous ? Vous êtes blessée ? Demanda Regina en posant sa main sur le bras de la blonde alors que celle - ci venait de se mettre à sa hauteur.
-Non, ça va. J'ai juste un peu mal à la taille à cause de la ceinture.
-Elle vous a coupé ?
-Non. Vous allez bien ? Vous êtes toute pâle. S'inquiéta Emma à la pâleur du musher déjà bien blanc d'ordinaire.
-Oui. Ne vous en faîtes, je me suis juste fait mal à l'épaule. Répondit la brune en essayant de retirer sa cape de fourrure.
Emma l'aida à tirer la cape et Regina retira sa veste et ses deux pulls, restant en débardeur, frissonnant en sentant le froid la parcourir. Elle avait déjà un énorme bleu qui parcourait son épaule jusqu'à la moitié de son arrière - bras.
-La vache. Vous avez déjà un sacré bleu. Votre épaule est déboîtée ? Demanda Emma qui savait reconnaître ce genre de signe ayant elle - même était sujette à un nombre incalculable de fracture, foulure ou luxation.
-Je ne sais pas, je peux la bouger. Un peu. Ramener moi la trousse, s'il vous plaît. Et détachez les chiens, s'il vous plaît. Ils sont déjà assez en panique comme ça.
Emma s'empressa de courir jusqu'au traîneau et ramassa la trousse qu'elle tendit à Regina avant de faire demi - tour pour libérer les chiens. À peine détachée que la meute courait auprès de la brune pour s'assurer de son état.
-C'est quoi ? Demanda Emma en voyant Regina qui avait plongeait ses doigts dans une crème verte.
-C'est une crème contre les inflammations et anti - douleurs.
-Et y a quoi dedans ? Ca put.
-Franchement, aucune idée. C'est une crème que Granny préparent. Mais elle refuse catégoriquement de donner la recette tant qu'elle ne sera pas morte. Elle a des tas de recettes miracle de ce genre.
-Trop cool. Sourit Emma. Attendez, je vais le faire. Imposa Emma en prenant la crème des mains de Regina sans la laisser protester, voyant que celle - ci avait du mal à passer derrière son épaule.
Les doigts fins de la blonde massèrent délicatement l'épaule de la brune. Regina n'avait plus froid du tout, le touché de la blonde l'échauffant énormément. Pourquoi dès qu'elle était proche de la journaliste, elle se sentait toute chose ? D'où venaient ces bouffées de chaleur ? Et bon sang, ces lèvres encore. Jamais Regina n'avait connu une telle tentation : ces lèvres roses et pulpeuses de la blonde. Revenant à la raison, la brune s'écarta d'Emma qui fut elle - même sortie de sa rêverie. La journaliste fit un bandage de fortune afin de maintenir un minimum l'épaule de la jeune femme et remit droit le traîneau.
-Ca va aller pour tenir ? On peut, peut - être, échanger nos places ?
-Jamais quiconque ne conduira mon traîneau à ma place, miss Swan. Et puis, je vais bien. Grogna la brune en levant les yeux aux ciel.
Emma soupira, dubitative. Elles vérifièrent qu'aucun des chiens n'était blessé et leur donnèrent à boire ainsi qu'à manger. Il était encore tôt, mais ils avaient redoublé d'efforts et la brune voulait les récompenser. Elles s'assirent à terre un instant et vérifièrent le trajet. Regina n'était jamais aller jusqu'au refuge choisi et ne connaissait donc pas la route. Elles étudièrent le meilleur trajet et le plus sûr ne voulant pas se créer une autre frayeur comme telle. Une heure plus tard, le traîneau se remit en marche. Emma ne savait pas vraiment si c'était l'adrénaline qui était redescendue ou bien si elle avait été blessée bien plus que ce qu'elle ne pensait, mais elle se senti soudainement très fatiguée. Une extrême envie de dormir la prenant. Pour ne pas y succomber, elle alluma sa caméra et fut vraiment soulagée de voir qu'elle fonctionnait toujours. Elle se mit à parler dedans, expliquant plus en détail ce qu'il s'était passée, prenant des notes, filmant tout ce qui pouvait se passer. Enfin bref, essayant de rester éveillée. Elle s'arrêta cependant, lorsque le blizzard commença à devenir trop important. Elle rangea sa caméra sous sa cape et ramena ses genoux à sa poitrine. La fatigue la rattrapa très vite, mais elle luttait notamment en suivant leur trajet sur la carte. Garder son esprit occupé pour ne pas sombrer. C'est une chose que lui avait appris son père lorsqu'il devait faire des planques de plusieurs heures d'affilées. Elle se nota mentalement de penser à appeler ses parents dès son retour. Passer quatre jours sans leur téléphoner allait les inquiéter énormément, d'autant que ça n'était pas arriver depuis la naissance d'Henry. Il faisait désormais noir comme jamais et elles s'étaient trompées de route. Elles ne voyaient rien et ne pouvaient pas laisser les chiens guider puisqu'ils ne connaissaient pas eux - mêmes la route. Elles s'arrêtèrent un instant pour trouver une solution. Emma proposa de suivre le GPS, on ne pouvait pas le régler jusqu'à une destination, mais il disposait d'une carte sur laquelle il montrait où elles se trouvaient. En suivant ce point rouge et la carte, elle avait plus de chance de se retrouver.
La brune finie par accepter en rechignant tout de même. Elles se remirent en route dans le froid grisant. La blonde regrettait un peu d'avoir dit qu'elle serait capable de guider la brune. Non pas qu'elle n'avait pas confiance en ses capacités d'orientation, elle s'avait qu'elle était excellente dans ce domaine, mais elle avait de plus en plus de mal à rester éveillée et le blizzard glacé et les courbatures qu'elle ressentait partout dans son corps ne l'aidait pas du tout à se sentir mieux. La brune n'en menait pas large non plus. Elle était épuisée, n'avait pas mangé depuis la veille et son épaule commençait à énormément lui faire mal, rendant son équilibre précaire. Elle n'avait plus qu'une idée en tête, arriver et se poser. Ne plus bouger. Elle continua à mener sa meute encore pendant des heures, bénissant le fait qu'Emma soit finalement avec elle parce qu'elle ne savait vraiment pas comment elle aurait fait. Lorsque la blonde lui annonça qu'il ne leur restait plus que quelques kilomètres et que ceux - ci étaient tout droit, la brune se permit de poser tout son poids sur son guidon, se pliant en deux, pour reposer son corps endolori. Sachant que plus personne n'avait besoin d'elle désormais, le corps de la blonde se relâcha aussi et sans plus réussir à lutter, elle s'endormit. Leur survie était désormais entre les pattes de la meute.
Et les chiens continuèrent, poussés par les deux chiens de tête, Tschasta et Snow, ils continuèrent à forcer sur leur pattes pour mener à bon port leur premier meneur : la brune. Ils étaient protecteurs et sentaient qu'il fallait arriver sous peine d'une perte terrible. Et c'est très tard, vers 22 heures, qu'ils virent une lumière blanche au loin. N'en pouvant cependant plus, ils continuèrent d'avancer, mais en marchant, tout en aboyant afin qu'on les entende. Les derniers efforts étaient souvent les plus durs. Regina et Emma sortirent de leur torpeur en entendant les chiens aboyer comme si leur vie en dépendait. La brune se releva douloureusement et Emma frotta ses yeux, essayant de se réveiller, la tête lui tournant légèrement. A quelques mètres encore, la meute s'arrêta et la brune accourue vers ses chiens pour les embrasser, les félicitant d'être arrivés en s'écroulant à genoux au près d'eux. Emma en fit de même avec les deux premiers chiens, heureuses. Plusieurs personnes arrivèrent à leur rencontre, soulagées de les voir enfin. Sans rechigner pour une fois, Regina les laissa s'occuper de ses chiens, non sans les avoir embrassé un à un avant et elle tira Emma a elle pour se rendre jusqu'au refuge. Elles étaient si épuisées qu'elles s'appuyaient l'une sur l'autre pour atteindre la porte. D'ailleurs, deux personnes à peine distinguables sous la montagne de fourrure qu'elles portaient accoururent vers elles et de chaque côté, les poussèrent dans le refuge.
Le refuge avait été abandonné pendant des années, plus personne ne passant par - ici. Seul les Inuits de la région s'en servaient comme base de repos lors de leurs longues marche - à - pieds. Des couvertures et tapis étaient disposés partout, à terre, sur les murs, afin de se couper du froid. Une table au milieu, noyait sous des papiers et des mâles en plastiques noir disposées au fond.
-Mon dieu. Vous êtes gelé et épuisez. Vite, retirez - moi ça. Dit l'un des deux Inuits qui aidait Regina à tirer sa cape en grimaçant tandis que l'autre aidait Emma.
-Oh ! Abby ! Kwanita ! S'exclama Regina en reconnaissant les deux femmes. Elle bondit dans les bras de la plus âgée qui la réceptionna avec virulence, ce qui fit gémir la brune.
-Tu es blessée ? Demanda la veille femme aux longs cheveux blancs tressés en deux nattes parfaites.
-Non, ne t'en fais pas. Mentit la brune.
-Si, je crois qu'elle s'est déboîtée l'épaule. Déclara Emma à la femme - recevant un regard noir de la brune - comprenant que Regina n'allait rien dire.
-Oh mia ! Viens là tout de suite. Tira la dame.
-Je vais bien. Grommela la brune.
-Sottise. Quand elle était petite et qu'il fallait la soigner, il fallait lui courir après partout dans la ville pour qu'elle se laisse faire. Mon dieu, le jour où j'ai dû te recoudre ta lèvre, on était à six pour la tenir et elle hurlait qu'elle n'avait rien, qu'elle ne sentait rien juste pour qu'on ne s'occupe pas d'elle. Expliqua la dame à l'attention d'Emma la faisant ricaner. Au fait, moi c'est Kwanita et voici ma sœur, Abby.
-Enchantée. Je suis Emma.
-Enchantée aussi Emma. S'inclina la dame alors qu'Abby était en train de verser une soupe dans deux bols.
-Tenez. Buvez, ça va vous réchauffer. Conseilla Abby à Emma alors qu'elle lui tendait le bol.
Emma le prit et des frissons de bien être parcoururent son corps en sentant la chaleur du bol piquer ses mains. Cela brûlait, mais dieu que ça faisait du bien. Soudain, trois autres hommes s'engouffrèrent dans la cabane avec un tourbillon de neige qui en profita, laissant le froid de la nuit passer. L'un deux portaient les mêmes habits que les deux femmes tandis que les deux autres n'avaient qu'une doudoune pour se protéger contre le froid.
-Ma petite Regina, quel plaisir de te voir. Sourit l'homme qui portait la fourrure.
-Moi aussi, Tyee. Ca faisait longtemps. Qu'est - ce - que vous faîtes par ici ? Demanda la brune alors que Kwanita se mettait à palper son épaule.
-On a appris pour l'épidémie et que ce refuge serait votre point de ralliement. Sachant que vous reviendrez d'une longue expédition, on a décidé de venir ici pour préparer de quoi bien vous reposez. Je te présente les médecins qui ont apporté le traitement, Eliott et Samuel.
-Ton épaule est bien luxée, il va falloir la remettre en place. Informa la vieille dame en prenant la main de la brune.
-Non, non. C'est bon. Ca se remettra tout seul. Rétorqua la brune en récupéra sa main et reculant sa chaise.
-Ne dis pas de bêtise voyons. Mais si tu veux, très bien, je ne répare rien. Mais ton épaule va te faire mal, de plus en plus, tellement que tu ne pourras plus diriger tes chiens et se sera trop tard pour arranger les choses. Gronda la vieille femme faisant rire les deux autres ainsi qu'Emma. Bien. Déclara la dame après que Regina lui ait donné son accord, tacitement.
Sans vraiment s'en rendre compte, la brune attrapa la main de la blonde se préparant à la douleur imminente et la blonde accepta sans réfléchir.
-Alors comme ça, vous êtes journaliste ?
-Oui. Je fais un reportage sur la culture de Storybrooke. C'est aussi pour ça que je suis venue.
-Et bien, vous allez avoir de quoi faire je pense.
-Oui. Vous avez des nouvelles de Storybrooke ?
-Oui, les cas s'accumulent.
-Et Ava et Nicholas ? Ce sont les patients zéro. Demanda Regina, préoccupée.
-Pire, mais en vie. Répondit Tyee.
-Belle nous as demandé de vous dire également que Robin et Henry étaient positifs. Informa Abby.
-Quoi ? Non. S'exclamèrent les deux femmes en parfaite synchronie. Oh, putain ! Hurla la brune en sentant son épaule bouger, Kwanita venant de la tirer vers elle pour la repousser profitant de l'état de surprise des deux femmes. Oh, génial. Merci. Sourit Regina en faisant tourner son épaule, elle avait encore une petite douleur, mais nettement moins importante.
Samuel, l'un des deux médecins, expliqua la situation rassurant les deux femmes. Henry et Robin n'étaient que positif pour le moment, mais pouvaient être porteur sain et donc retransmettre le virus à quelqu'un d'autre sans tomber malade. Whale avait prévu une salle à cet effet et ils étaient donc en sécurité. Les deux femmes, tout de même très inquiétes - ne veillèrent pas très longtemps, épuisées. Elles furent ravies de voir qu'un lit double avait été disposé pour elles, n'étant pas contre un peu de confort. Elles se mirent toutes les deux en culotte tee - shirt et se mirent sous l'épaisse couverture, observant le plafond, légèrement gênée.
-Ca ira, n'est ce pas ? Ils iront tous bien ? Demanda Emma, ayant besoin de se rassurer.
-Oui, y a pas de raison. Rassura Regina en se tournant face à la blonde sur le côté.
-Ca va votre épaule ?
-Oui, merci. Je ne sentirais plus ou presque rien demain. Merci de m'avoir aidé. Soupira la brune en se rapprochant d'Emma.
-C'est normal.
-Et vous ? Vous allez bien ? Demanda Regina consciente que toute la situation pouvait être difficile pour Emma.
-Je m'en veux de ne pas être auprès de Henry. Mais bon, qu'est ce que j'aurais fait à part attendre qu'il aille mieux ? Rien. Là, au moins, je contribue à ramener le traitement pour le soigner, lui et les autres, et je vis une expérience extraordinaire. Soupira Emma se rapprochant encore de Regina, collant leur poitrine.
-Vous avez raison. Et on fera au plus vite. Ne vous en faîtes pas. Assura Regina.
Un silence s'installa durant lequel les deux femmes s'observèrent les yeux dans les yeux, le souffle court. Et d'un coup, presque violemment, leurs lèvres se percutèrent dans une valse endiablée. Les mains parcourant chastement le corps de l'autre, elles s'embrassèrent comme si leur vie en dépendait. Leurs jambes s'emmêlèrent, Regina glissa ses mains sur les fesses d'Emma tandis qu'elle passait ses mains sous le tee - shirt de la brune, posant ses mains sur son dos. A bout de souffle, la brune arrêta le baiser.
-Je voudrais partir le plus tôt possible. On a besoin de repos. Dit elle la bouche encore presque collée à celle de la blonde qui se contenta de hocher la tête.
Sans se concerter, elles décidèrent de garder l'autre dans ses bras, voulant garder ce contact chaud et appréciant cette présence rassurante.
-Bonne nuit, Regina. Souffla Emma en nichant sa tête dans le cou de la brune.
-Bonne nuit, Emma. Souffla Regina, le cœur battant la chamade.
31/10/2020
Il était encore très tôt lorsque la brune se réveilla, la blonde toujours dans ses bras. Elle se permit de l'observer un petit moment en caressant les cheveux blonds. Elle ne savait pas vraiment ce qu'il lui prenait, elle n'avait jamais était ainsi et pourtant, tout lui semblait logique, naturel, inné. Lorsqu'Emma commença à gigoter et qu'elle comprit que la journaliste se réveilla, elle se recula immédiatement et sortit du lit rapidement faisant semblant de faire quelque chose pour ne pas être « prise en faute ». Elle retira son tee - shirt et s'habilla tandis qu'Emma émergeait doucement.
-Bonjour. Salua Emma.
-Bonjour, habillez - vous qu'on parte vite. Répondit la brune en quittant rapidement la pièce sous l'œil étonné de la blonde.
La blonde s'étira et s'habilla rapidement à son tour. Elle replia les couvertures par habitude et sortit de la petite pièce pour rejoindre tous les autres qui étaient en train de déjeuner. En voyant le ciel plus clair que la veille, la blonde en déduisit qu'elles s'étaient levée plus tard. Elle s'installa aux côtés des autres et fut étonnée de voir toute la nourriture sur la table. C'était plus un repas de fête qu'un déjeuné. Et Tyee sembla se rendre compte de son étonnement.
-Il faut beaucoup manger le matin, surtout si c'est votre seul repas de la journée. Alors mangez le plus possible. Incita l'homme en tendant les plats à la blonde.
Elle n'avait pas très faim, mais se força. La veille, elles avaient fait cinq minutes de pause et plus pour les chiens que pour elles et c'est probablement pour ça que sur la fin, elle s'était sentie si faible. Alors, elle n'avait pas l'intention de refaire la même erreur d'autant que maintenant elle ne voulait plus qu'arriver le plus rapidement possible sans faire d'arrêt trop long ou inutile. Alors elle mangea et l'appétit venant en mangeant, elle étonna tous les autres de tout ce qu'elle pouvait ingurgiter.
Pendant le petit - déjeuné, les deux médecins expliquèrent les recommandations à prendre pour le traitement. A vrai dire, elles devaient transporter deux choses : un traitement appelé l'amoxicilline et un vaccin pour tout le village et pour les malades. La brune ne s'était pas attendu à tout ça, elle avait envisagé une caisse si ce n'est moins, mais là, elle se retrouva à devoir trimbaler dans des conditions de plus en plus catastrophique des médicaments fragiles et encombrant.
-On est obligé de prendre les caisses ? Demanda - t - elle.
-Oui. Elles permettent de garder les remèdes à la bonne température et puis si vous avez un accident, les fioles seront protégés. Expliqua le plus vieux des deux médecins, Eliott.
Emma en profita également pour poser quelques questions à ses natifs et elles apprit que Tyee, Abby et Kwanita étaient des Inuits dont Tyee en était le chef et qu'ils vivaient dans la culture et les traditions de ce peuple des igloos. Une fois finies, les deux femmes allèrent chercher les chiens tandis que les autres prenaient les caisses. Elles retrouvèrent avec amusement les chiens dans la grange sur le côté se prélassant sur de la paille, bien au chaud. Et la brune eut bien dû mal à les faire bouger, mais une fois que ses chiens de tête se décidèrent, les autres suivirent leurs leaders.
Ils chargèrent le traîneau en répartissant au mieux le poids partout pendant qu'Emma, Abby et Kwanita attelaient les chiens. Une fois fait, tous s'installèrent à son poste et ...
-Mush !
... Les voilà à nouveau partit dans une course contre la montre. Emma alluma son GPS pour signaler à Belle qu'elles partaient et elle alluma sa caméra pour se filmer en train de raconter son journal de bord. Lorsqu'elle ne sut plus quoi dire, elle la rangea et observa à nouveau le paysage qu'elle n'avait pas vu la veille, puisqu'il faisait noir. Quand bien - même, elle ne se lassait pas de ce paysage extraordinaire, elle pourrait contempler ce monde des milliers de fois sans en être repus tant c'était beau, apaisant, à couper le souffle. Elle avait envie de passer sa vie sur ce traîneau à glisser sur la neige, tiré par les chiens. Elles durent s'arrêtaient pour mettre des sortes de petites pantoufles aux chiens afin de protéger leurs coussinets. Il s'était mis à pleuvoir et l'eau gelait très vite, transformant la neige en quelque chose de dur et rugueux coupant les pattes fragiles des canidés. Et elles se remirent en route, cagoules montées jusque sous les yeux, lunettes d'aviateur vissées sur le visage, ils affrontèrent cette météo de moins en moins clémente. Des heures passèrent jusqu'à ce qu'elles arrivèrent sur la mer gelée. Sur la berge, elles l'observaient, réfléchissant à une solution. Elle n'était pas totalement craquée, mais à certains endroits la mer était fendue, sûrement suite aux avalanches qu'elle avait subie la veille. Carte à la main, les deux femmes cherchaient un moyen, mais il était tout bonnement impensable de faire le tour de la mer, cela leur prendrait des jours. Elles avaient décidé de la longer sur une quinzaine de kilomètres afin de voir si elle était plus sûre à d'autres endroits, mais pas vraiment. Le seul endroit qui paraissait le plus sûr pour Regina était là où elle se trouvait, c'est - à - dire sur la plus grande distance de la mer. A l'allée, elles avaient couru sur un peu plus de trente kilomètres, mais là il devait bien y avoir dix ou quinze kilomètres en plus.
-C'est le moyen le plus rapide de toute façon, non ? Si on fait le tour, on y mettra deux jours, même sans s'arrêter. Déclara Emma autant pour Regina que pour elle - même, mesurant l'ampleur du problème.
-Oui.
-Moi, je suis chaud pour traverser. J'ai confiance en vous. Et vous ?
-Je pense qu'on peut y arriver. Mais, il pleut, il gèle et la glace se fragilise. Si elle casse...
-Vous m'avez bien expliqué. Si ça gèle, je tape sur les trames avec le timon, sur le côté, pour éviter que ça gèle. Et puis, ils ont réussi à nouveau sauver d'une avalanche alors bon ...
-Il faut que je vous dise ... C'est ici que mes parents sont morts. Averti Regina, le regard toujours sur la mer.
Emma ne dit rien, sentant un peu plus de peur s'insinuer en elle se disant que la brune était vraiment pourrie lorsqu'il fallait rassurer et encourager les humains.
-Okay, on va le faire. Déclara la brune pour se donner du courage. Ne vous attachez pas, on sait jamais. Ca sera plus sûr sans.
-Putain, si on se foire y a les seuls médocs qui partiront au fond de l'eau. Soupira Emma faisant se figer la brune. Aller, aller. Youpla, on perd pas de temps.
La brune embrassa la tête de chacun de ses chiens comme pour leur porter bonheur et ...
-Mush !
... Voilà le traîneau qui descendit doucement la petite pente pour se laisser glisser sur la glace. Une fois sur la surface froide, les chiens glissèrent un peu avant de s'adapter et de se mettre à courir, de plus en plus vite, de plus en plus à l'aise. Emma sortit sa caméra pour filmer. Elle avait trouvé l'allée impressionnante, mais là, rien à avoir. La glace craquait partout où elles passaient, se fendant sur leurs côtés, gravant leur passage et expulsant des jais d'eau libéré après des mois d'emprisonnement sous la glace. Elle entendait les vagues cogner contre la glace en - dessous d'elles, la glace siffler lorsqu'elle se fendait. Un passage se formait pour elles, délimité par les fontaines d'eau qui jaillissaient des deux côtés.
-Allez ! Oui c'est bien. On by, on by. Courez, mes amis. Oui, devant. Bon chiens. Allez mes bons amis, lequel d'entre vous craint la glace ? S'il y en un qui n'est pas d'humeur alors il peut partir car nous sommes assez nombreux. Allez, Chaka Khan, Angun, mes chiens les plus forts de l'Alaska. Allez, Naka, Louna, Nooky, Inook, les meilleurs soutiens de l'Alaska, Aska, Lilo, les fidèles seconds. Oui, allez Snow, Tschasta, les plus grand chiens de tête de l'Alaska. Courez ! Allez, mes magnifiques et nous saluerons votre bravoure. Allez courez, courez. Combattait cette tempête mes champions et le monde se souviendra de vous ! Vous êtes fait pour ça, vous êtes les à réussir. ON BY, ON BY ! COUREEEZ ! Hurla la brune pour encourager sa meute.
Prise par la passion, Emma encouragea aussi la meute avec la brune, sans s'arrêter. Plus elleq s'avançaient et plus la glace se faisait dangereuse et fragile. Emma avait l'impression de se retrouver dans toutes ces scènes de films où un bateau, pris par une tempête, s'apprêtait à couler. Elle vit une longue traînée blanche passer en dessous d'elle, la glace se brisant. Elle compara cela à une pluie d'étoile filante, c'était à ça que ça ressemblait. Une pluie d'étoile filante sous elles, la glace se fendant petit - à - petit. Perdue dans ses pensées, elle fut surprise en entendant Regina hurler à ses chiens de s'arrêter. La réaction de la meute fut instantanée, ils se stoppèrent tous un à un glissant sur quelques mètres en corps, sur les fesses tandis que Regina tentait du mieux qu'elle pouvait pour arrêter le traîneau. Elles étaient fassent à ce que l'on pourrait appeler, une catastrophe. « La route » était tout simplement brisée. Devant elles, se trouver l'immensité de la mer, les vagues s'entrechoquant violemment à l'image de la situation dans laquelle elles étaient. Quelques morceaux de glace ici et là étaient, suggérant un parcours de saute - mouton. La brune sortit sa vieille boussole et l'étudia, cherchant le nord. Il était impossible de faire demi - tour et comme son père le lui avait souvent répété ''Si tu ne peux plus faire demi - tour, alors va tout droit". Et nous y voilà. Emma, quant à elle, alluma le GPS et lança un signal de très grande alerte à Belle.
-Gauche ! Ordonna la brune en tirant le traîneau en arrière pour permettre à ses chiens de faire demi - tour.
Ce qu'ils firent. Une fois droit, ils se remirent à courir le plus vite possible, mais la glace de plus en plus instable ne facilitait pas leur course. Tout à coup, elles se sentirent s'élever dans les airs. La plaque sur laquelle elles étaient été en train de se surélever, poussée par les vagues et grimpant sur un autre morceau de glace à côté d'elles. Le morceau commença à se renverser et les chiens redoublèrent encore d'effort pour atteindre le bout de la plaque et sauter sur la seconde. Encaissant le saut d'une hauteur d'un mètre cinquante, le traîneau continua d'aller plus vite que la nature. Elles entendirent un bruit similaire à la dernière fois, un bruit qu'elles n'auraient jamais voulu réentendre. Elles pensèrent à une nouvelle avalanche et tournèrent la tête vers l'arrière, mais c'était bien pire. L'immense morceau de glace de la taille d'une maison qu'elles venaient de passer s'était mis debout pour venir s'abattre sur la glace ferme sur laquelle elles couraient. Ecarquillant des yeux, la brune les fit bifurquer sur la droite afin d'échapper le plus possible à l'énorme bloc qui s'abattait. Mais ce ne fut pas suffisant, la glace sur laquelle elles étaient se souleva à son tour, les précipitants vers l'eau glacée. Regina et Emma se penchèrent sur la gauche afin de faire un contre - poids tandis que les chiens tentaient tant bien que mal de rester debout et de tirer le traîneau qui semblait bien plus lourd qu'avant. Ils réussir à passer sur un morceau de glace stable. Mais pour combien de temps ? Leur temps d'accalmie ne dura pas longtemps même si cela parut une éternité pour eux. L'heure n'était plus de faire en sorte de ne pas s'éloigner du chemin, mais d'arriver au bout de cette mer. On avait l'impression que la Terre explosait de toute part, la glace se surélevant de partout et retombant dans un bruit sourd, les vagues surgissant de partout parfois courte et parfois immense passant même à quelques reprises au - dessus des fous qui essayait d'être plus fort que la nature. La brune finit par laisser ses chiens prendre les reines, leur instinct de survie étant bien plus développé que le sien. Elle ne savait plus où donner de la tête tant le monde qu'elle voyait n'existait plus dans la seconde d'après. Elle resta toutefois très concentrer au cas - où. Emma aussi. Voyant la glace s'éloigner, les chiens accélérèrent encore plus si c'était possible afin d'atteindre ce morceau qui semblait loin de la tempête noire qui se déroulait derrière eux, essayant de semer le précipice qui se formait derrière. Les premiers chiens passèrent, les deuxièmes aussi, les troisièmes sautèrent un petit ainsi que les quatrièmes et les cinquièmes durent effectuer un grand saut pour atteindre la glace, le traîneau suivit, Regina sauta en même temps afin d'alléger le poids. Un autre bloc devant eux, ils devaient refaire exactement la même chose : 1, 2, 3, 4, 5 et ... Les patins s'enfoncèrent dans le rebord de la glace et Regina resta à cheval sur deux blocs, au - dessus de l'eau.
-Allez ! Tirez ! Crièrent les deux femmes ensembles. Allez, mes champions. Snow, Tschasta tiraient. Allez Angun, Chaka Khan montraient moi votre force. Encouragea la brune.
Les chiens tirèrent de toutes leurs forces alors qu'Emma plaça le timon en - dessous des patins afin de faire un effet de levier. Le traîneau se débloqua brusquement surprenant tout le monde faisant perdre un instant l'équilibre à la meute qui se remit tout de suite à courir, mais pour quelques instants seulement. L'écart était trop grand cette fois - ci pour tenter à nouveau l'expérience. La brune passa devant et étudia ce nouveau problème.
-Putain ! Jura telle, paniquée. Il n'y avait qu'un mètre, elles n'allaient pas rester coincées là ?
-Réfléchis. Je suis sûre que tu as une solution. Incita Emma voyant que la brune commençait à perdre pieds. Elle avait une totale confiance en la brune et savait qu'elle trouverait une solution.
Les yeux dans les yeux, la brune réfléchis à cent à l'heure. Puis, elle courue vers son traîneau en ordonnant à Emma de détacher Tschasta. Elle revint avec une corde et une barre en fer avec un trou en dessus. Elle attacha Tschasta et le prit dans ses bras.
-Quoiqu'il se passe, pardonne - moi. Et sache que tu auras été mon plus fidèle compagnon, mon meilleur chien de tête. Murmura la brune à l'oreille de son chien. Sauve - nous. Dit - elle avant de le lancer au - dessus de la mer. Il atterrit durement sur la berge et attendit l'ordre.
-Vas - y. Tire ! Ordonna la brune.
Encouragea - t - elle, Emma avec. Et les chiens se mirent à aboyer comme pour encourager eux aussi leur leader. Les deux femmes repartir s'installer sur le traîneau.
-Stop, Snow. Attends. Ordonna la brune en voyant que la chienne était déjà prête à courir pour rejoindre le premier leader.
Tschasta tirait la glace par sa seule force et la glace se rapprocha. Lorsque la brune décida que c'était suffisant, elle donna l'ordre à Snow de conduire sa meute. Et les voilà instantanément partis, fusant vers la terre ferme. Mais un choc sur le côté surprit Emma à la dernière minute qui glissa sur le côté surprenant Regina qui instinctivement lâcha tout pour rester avec la blonde. Toutes les deux à terre, elles virent le traîneau atteindre la terre ferme, enfin. Snow tira encore le traîneau jusqu'à être sur du plat. Regina tendit sa main à Emma et une fois redressée, elle lui dit, sans lâcher sa main :
-Ensemble.
-Ensemble.
Les deux femmes lâchèrent la main de l'autre pour se mettre à courir comme si leur vie en dépendait et sauter à leur tour pour atteindre la berge. Leur vol dans les airs leur sembla immensément long, elles eurent le temps de voir les chiens les encourager dans leur saut et les vagues s'enlacer. Elles eurent un temps de battement pour réaliser, qu'enfin, elles étaient en sécurité. Elles se hissèrent toutes les deux jusqu'au traîneau, Tschasta leur sautant dessus en même temps. Une fois à la hauteur de la meute, elles s'allongèrent toutes les deux sur le dos, riant nerveusement et repassant tout ce qui venait de se passer plus tôt, savourant les attentions des chiens eux aussi heureux d'être enfin sortis de cette tempête.
-Ca va ? Demanda la brune toujours sur le dos.
-Ouais, putain. Vous avez était génial. Tout le monde. S'extasia Emma en se redressant pour se mettre au - dessus de la brune.
-Vous aussi. Je suis impressionnée par le sang froid dont vous avez fait preuve.
-Ouais, je suis plus du genre à paniquer une fois que toute l'adrénaline est redescendue.
-Vous n'allez pas faire une crise de panique maintenant ? Demanda la brune pas du tout encline et apte à gérer une crise d'angoisse.
-Non, vous en faites pas. Je crois pas que tout ça soit fini et être avec vous me rassure quand même. Susurra la blonde laissant la brune bouche - bée. Dites, vous ne voudriez pas qu'on se tutoie ? Demanda la brune.
-Si.
-Et que je t'embrasse ? Demanda du tac au tac la blonde.
-Je ... Si ... Bredouilla la brune ne réfléchissant plus vraiment.
La blonde descendit alors ses lèvres jusqu'à celle de la brune et les pressa légèrement avant de remonter. Un regard et la Regina fondit de plus belle sur les lèvres roses dans un baiser endiablé, leur langue dansant chaudement. C'est avec beaucoup de difficulté qu'elle se décidèrent à se relever afin de s'occuper des chiens. Une fois qu'ils furent rassasiés et hydratés, ils se remirent en route sur un rythme assez lent afin de ne pas trop forcer pour le moment. L'avantage étant que finalement, elles s'étaient rapprochées bien plus que ne l'aurait pensé Regina du refuge et qu'ainsi elles n'avaient pas des kilomètres en plus à parcourir. Au contraire, il semblerait qu'elles eussent pris un raccourci parce que lorsqu'elle retrouva la route de la veille, elle avait deux heures d'avance. Pour son plus grand plaisir et heureusement, le reste de la journée passa sans encombre. A vrai dire, n'importe quoi paraîtrait très simple par à rapport à l'épreuve qu'elles venaient de passer. Et c'est seulement vers dix - huit heures qu'elles arrivèrent au refuge, chez Achille et Honora. Tous - et particulièrement les chiens - étaient épuisés et personne ne fit long feu longtemps. Les deux femmes mangèrent et allèrent dans la pièce qui leur fut attitrée pour se reposer. Leur corps était fatigué, mais pas leur esprit alors elles décidèrent de parler un peu racontant un peu plus une partie de leur vie.
-Ces baisers signifient quoi ? Se lança la brune.
-Je ne sais pas. J'avoue ne pas avoir vraiment réfléchi et avoir succombé à quelque chose de puissant. Avoua Emma.
-D'accord.
-Après, j'ai pas l'habitude de faire ça. Ca fait vraiment longtemps que je n'ai eu personnes, je suis plus partisane des relations longue durée.
-D'accord.
-Ca va ?
-Oui, oui. Je trouve ça juste bizarre. J'ai moi même pas vraiment l'habitude d'être avec quelqu'un. J'ai d'ailleurs jamais connu de relation longue durée comme tu dis. Expliqua la brune.
-Pas de pression. Au pire, on voit où ça mène tout ça et on essaie d'appréhender le truc. Ca te dit ?
-On se laisse porter ?
-Oui. On se laisse porter.
-Je peux t'embrasser donc ? Aguicha la brune.
-Je veux bien, mais j'ai les lèvres qui commence à être super gercées. Comment tu fais pour les garder aussi saine d'ailleurs ?
-Oh, attends. Demanda Regina en se levant et en attrapant son sac. Elle y sortit une trousse en cuir marron de laquelle elle sortit deux petites boîtes en plastique.
-Remède de Granny ?
-Non, de ma mère. Sourit la brune. Tu frotte avec ça, c'est du sucre. Ca va retirer tes peaux mortes. Et ensuite, tu laisses reposer ça, c'est du miel. Ca va réparer tes lèvres. C'est génial, tu vas voir.
La blonde appliqua le remède maison de Regina et laissa reposer le miel sur ses lèvres. Miel que Regina fini par retirer en léchant les lèvres de la blonde. Rapidement, leur baiser s'endiabla à nouveau et leurs mains plus baladeuses, l'excitation les gagnants. Sachant très bien où ses caresses s'en allait, Regina s'arrêta un instant.
-Tu es sûr ?
-Si c'est là que ça nous emmène, alors oui.
Et par cet accord, elles retirèrent leurs tee - shirt et Regina embrassa les seins de la blonde descendant progressivement jusqu'à son tanga noir. Dans un dernier regard, elle demanda la permission à la blonde pour le retirer et une fois fait un plonger sa tête entre les cuisses de la blonde les emmenant dans une myriade de sensation de bien - être.
01/11/2020
Cette fois - ci, c'est la blonde qui se réveilla la première et assez tôt. Après un orgasme chacune, elles s'étaient endormies très rapidement totalement épuisées et la blonde avait fini par se réveiller épanouie. Elle se sentait tellement bien, elle avait l'impression de ne s'être jamais sentis aussi bien.
-Tu penses vraiment très fort, tu le sais ça. Soupira Regina faisant sursauter la blonde qui se retourna pour poser son menton au dessus de la poitrine de la jeune femme.
-Cette nuit était vraiment géniale.
-Je ne peux pas dire le contraire. Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi bien.
-Moi non.
-Et tu es un super bon coup. Ria la brune.
-Romantique, merci. Grogna la blonde faussement vexée.
-Ca, c'est clairement pas moi. Déclara la brune en embrassant la blonde.
Quelques baisers furent échangés encore et puis Regina fini par regarder quelle heure il était. Quatre heures trente du matin. Cela lui paraissait raisonnable pour se lever et se préparer. Pendant que la blonde prépara de quoi manger, Regina alla nourrir ses chiens. Lorsqu'elle revint, Achille avait rejoint la blonde. Ils mangèrent calment tous les trois, faisait peu de bruit afin de ne pas réveiller les enfants. Trente minutes plus tard, Regina appela les chiens afin de les atteler pendant qu'Emma tirait le traîneau. Du moins, elle essaya car le traîneau ne bougea pas d'un pouce. La brune se contenta de rire bruyamment, se moquant de la blonde.
-Bah vas - y toi si t'es si forte ! Lui dit Emma.
La brune se contenta de sourire narquoisement avant de prendre le timon et de le placer sous le traîneau en de le soulever, faisant sauter le traîneau en l'air.
-Les patins étaient justes gelées. Se moqua la brune.
-C'est bien facile, t'as l'habitude. Grogna la blonde.
En passant à côté d'elle, Regina lui vola un baiser laissant la blonde complètement pantoise et alla atteler les chiens toujours en riant. Une fois fait, elles repartirent encore pour la dernière ligne droite. La route se fit bien plus sereinement que les deux derniers jours notamment parce que la le musher et les chiens la connaissait par cœur désormais. Seule difficulté, puisqu'à l'allée, ils avaient dû descendre la montagne, au retour, il fallait la montée et même les deux femmes s'étaient collés à la tâche, sachant les chiens de plus en plus fatigué. Regina avait alors accroché deux cordes au traîneau et les deux femmes tiraient avec les chiens la luge, courant à moitié. Emma avait l'habitude de faire du sport, mais tirer le traîneau dans une montée raide et à contre vent rendait la tâche extrêmement dur. Lorsqu'elles arrivèrent enfin au sommet, la blonde se laissa tomber à quatre pattes, les poumons lui brûlant et la respiration saccadée. Regina distribua rapidement de l'eau aux chiens et couru vers Emma.
-Retire ta cape. Demanda la brune en retirant la sienne.
-Ca va pas. Il fait super froid. Râla Emma toujours essoufflée.
-Oui, justement et tu transpires. C'est juste deux secondes, le temps que la température de ton cœur se régule et que ton cœur ralentisse. Souviens - toi, il faut faire attention à la transpiration. Aller, sinon je te mets de la neige dans ta cape.
La menace eut le mérite de faire obtempérer Emma. La brune l'encouragea à boire à petites gorgées et la réconforta durant un moment, le temps que la blonde retrouve sa respiration et ses forces. Elle savait que c'était très dur, les premières fois qu'elle avait fait ça, elle avait cru mourir. Aujourd'hui, c'était presque simple pour elle puisqu'elle montait cette montagne au moins trois fois par mois et si c'était encore éreintée, elle imaginait bien que pour quelqu'un qui n'en avait pas l'habitude, ça l'était encore plus. Une fois qu'Emma se sentit mieux, elles se remirent en route pour ne plus faire de pause. Trop épuisée, Emma ne sortit pas sa caméra, n'en pouvant plus. Trois heures plus tard, elle aperçut les maisons de Storybrooke et hurla de joie. Joie plus que revitalisante et qui la poussa à allumer sa caméra pour ne pas louper l'arrivée. Elle fit son speech de journaliste, plus que joviale, et sentit son cœur bondir dans sa poitrine lorsque plusieurs personnes les acclamaient et sautaient partout de joie alors qu'elles passaient dans les rues de Storybrooke. Mais pas le temps pour une pause, elles tracèrent pour arriver à l'hôpital. En arrivant, la première chose qui les frappa fut que le bâtiment était agrandi, une annexe sur le côté, sur pilotis. A peine eurent elles freinées que Whale et d'autres personnes accouraient vers elles.
-Vous êtes là ! Vous avez réussi ! Soupira Belle.
-Où sont les médicaments ? Demanda Whale pressait par le temps qui filait.
Regina l'aide à sortir les boîtes et les transporta jusque dans le hall. Mais le médecin leur demanda de rester ici afin de prendre des précautions pour qu'elles ne soient pas contaminées à leur tour. Elles regardèrent les autres partirent dans la salle où plusieurs patients se trouvaient. Le cœur de la brune se serra en voyant tant de personne qu'elle connaissait dont Killian et sa femme. Emma quant à elle essayait de voir si August et Henry étaient là.
Morte de peur de n'avoir aucune réponse et de devoir rester dans l'entrée, les deux femmes attendirent que quelqu'un décide de venir leur donner des nouvelles.
Et voilà ! J'espère que ce chapitre vous aura plus. J'ai eu énormément de mal à l'écrire notamment la traversée de la mer sur laquelle j'ai bien mis trois heures. N'hésitez pas à me donner votre avis.
Bonne soirée à tous et à la semaine prochaine,
LyliTom.
