Salut et bon dimanche en temps de confinement. J'espère que ça va toujours. Alors réponse aux GUEST :
Loann37: Hallo à toi. Merci beaucoup, je suis très contente. J'adore la neige, les mondes artique et tout ce qui si touche. Donc oui, j'ai regardé beaucoup de documentaire et de films et j'ai fait beaucoup de recherche pour coller un minimum à cet univers. Je suis vraiment contente que les paysages soient assez explicites. Voici les retrouvailles et merci de lire ;)
Aioli : Merci beaucoup, c'est l'effet que j'ai essayé d'instaurer.
BonNe leCtuRe à TOUtes et à TouS :D
Etape 10 : Boston
-Oh, putain. Gémit Emma dans son bureau, la main dans sa culotte et l'autre déboutonnant doucement sa chemise.
-Oh, c'est pas vrai, Emma. Tu ne portes pas de soutien - gorge. Gémit à son tour Regina en sous - vêtements, dans son lit. J'ai tellement envie de les embrasser.
-Et moi donc. Ton corp parfait me manque.
-Recule - toi un peu que je puisse tout voir. Supplia Regina qui venait de dégrafer son soutien - gorge et de jeter sa culotte en poussant son ordinateur plus loin pour donner une vue d'ensemble à Emma.
-Tu es si belle.
-Toi aussi. Mon dieu, je t'aime. Emmaa !
La tension monta crescendo entre les deux femmes de plus en plus tremblantes et les derniers mots d'excitation eurent raison d'elles. Elles jouirent dans un même son, essoufflées. L'une comme l'autre continua ses mouvements qui se firent de plus en plus lent, se remettant doucement de leur orgasme tout en prolongeant leur plaisir. Mais...
Emma sursauta brusquement et manqua de tomber de son fauteuil alors que la porte s'ouvrait sur sa mère.
-Oh, mon dieu ! Cria sa mère en mettant sa main devant ses yeux et l'autre plaqué contre le mur.
-Maman ! Hurla Emma en cachant sa poitrine et en ramassant sa chemise. Mais qu'est - ce - que tu fais là ?!
-J'étais venu te dire qu'on était revenu.
-Mais vous deviez pas être là avant deux heures. S'agaça la blonde.
-Il pleut. Si tu m'avais dit que tu nous avais envoyé Henry pour t'envoyer en l'air avec ta copine, on serait allé à la maison. Bonjour, Regina, d'ailleurs. Lança sa mère sans trop savoir si la brune était là.
-Qu'est - ce - qu'il se passe ? Tu parles avec Regina ? Demanda une petite voix derrière qui tentait de passer entre les jambes de sa grand - mère.
-Non, reste là-bas. Hurlèrent les deux femmes.
-Fini ton affaire en silence et ... et rejoins nous. Conclu la grand - mère, les joues rouges.
Emma grogna et se recula à nouveau pour voir Regina qui avait la tête dans un oreiller pour cacher ses rires.
-Ris pas, c'est pas drôle. Maugréa Emma.
-Excuse - moi, mais si. Continua de rire Regina.
-Ouais, bah tu rigoleras moins lorsqu'elle te ressortira ça le jour où vous vous verrez.
-Parce que tu voudrais me présenter à tes parents maintenant ? Demanda la brune, un sourcil relevait.
Quatre semaines qu'ils étaient rentrés et les premiers jours avaient été réellement très durs pour les trois notamment pour Emma et Regina qui avaient passée énormément de temps ensemble et redécouvert l'amour. Tous les deux jours, ils s'appelaient tous les trois pour prendre des nouvelles l'un de l'autre sauf en début de semaine puisque Regina était en course. Le reste du temps, ils ne loupaient aucun appel. Dix - huit heures sans faute, Regina appelait les deux bostoniens pour parfois parler quelques minutes et d'autres fois plus longtemps. A vrai dire, plus le temps passait et plus les appels étaient longs. Depuis quelques soirs même, ils gardaient la connexion et mangeait ensemble tout en discutant et ensuite, ils se disaient au revoir et Henry allait dans sa chambre, conscient que sa mère avait des choses à dire qu'il n'avait pas besoin de savoir. Et les deux femmes pouvaient continuer à discuter pendant des heures ou bien, elles s'installaient chacune dans leur coin, mais visible - Emma à son bureau et Regina dans sa salle - et elles travaillaient, ayant ainsi l'impression d'être ensemble malgré la distance. Aucune d'elles n'avait imaginé connaître un jour l'amour et encore plus un amour aussi fort. Emma s'y mettait corps et âme, elle avait tellement envie que cela fonctionne, d'autant qu'elle en avait longuement discuté avec ses parents qui semblaient ravis de cette histoire même s'ils étaient inquiets par rapport à la distance. En parlant de distance, c'est Regina qui l'était moins. Plus avenante, moins brusque dans ses mots et agissements avec Emma comme avec Henry, elle semblait s'être adouci et apprenait doucement ce qu'était d'avoir quelqu'un d'autre que sa sœur à choyer. Et il y a deux semaines, elles s'étaient dit leur premier "je t'aime". Ces mots avaient échappé à Emma alors qu'elle disait aurevoir à sa belle. Elle avait paniqué, pensant faire peur à Regina, mais celle - ci - après être sortie de sa surprise - lui avait sourit avec les yeux les plus amoureux qu'Emma n'avait jamais vu et lui avait rendu ses mots. Des mots qu'Emma disait plus souvent que Regina, mais des mots toujours aussi sincères et émouvants chaque fois qu'ils étaient émis.
-Faudra bien passer par là un jour. Déclara Emma.
-Et si tu te rhabillais et m'emmenais voir Henry ? Proposa Regina souhaitant changer de sujet ce qui n'échappa pas à Emma.
La blonde hocha la tête et les deux se rhabillèrent et se recoiffèrent rapidement avant de sortir du bureau pour rejoindre la famille d'Emma. Sa mère et son père étaient dans la cuisine tandis qu'Henry et Neal - qui était rentrée pour le wenk - end - étaient dans le canapé jouant à un jeu vidéo.
-Regina ! S'exclama Henry en mettant sur pause le jeu alors que sa mère venait de déposer l'ordinateur sur la table basse.
-Salut ! Comment ça va ?
-Super et toi ? Et les chiens ?
-Toujours super. Et j'ai appris ce matin que Snow était enceinte.
-Vraiment ! C'est trop bien.
-Tiens. Dit Neal en chuchotant, un verre d'eau tendue à sa sœur.
-Qu'est - ce - que tu veux que j'en fasse ?
-Faut bien s'hydrater après avoir du sport, même si c'est par caméra.
-Crétin ! Dit Emma en frappant l'arrière de la tête de son frère.
-Hey ! C'est pas moi qui suis en manque.
Emma prit un oreiller pour le frapper avec et son frère en prit un second pour se défendre.
-Emma arrête de frapper son frère.
-C'est lui qui a commencé. Geignit Emma comme une enfant.
Neal en profita pour lui asséna un nouveau coup qu'Emma lui rendit. Ils continuèrent de se chamailler jusqu'à entendre une phrase qui les fit se stopper immédiatement.
-J'aurais bien voulu que tu sois là pour voir mon spectacle. En plus, tu m'as beaucoup aidé avec Margot à tout monter. Ca aurait été cool.
Depuis qu'Henry était rentré, il préparé avec son école le spectacle de Noël et chaque enfant devait préparer un spectacle personnel. Henry avait décidé de faire en sorte de reproduire tout ce qu'il avait vu en Alaska et Regina l'avait énormément aidé pour trouver des histoires sur les Inuits, une péripétie à raconter. Elle lui avait même envoyé certains habits polaires à sa taille afin qu'il s'en serve comme costume. Et avec Margot, durant trois wenk - end, elle avait aidé Henry à écrire le scénario et les chansons. Le spectacle avait été bouclé la semaine précédente et Henry avait fait part à la blonde et à la brune sa tristesse de savoir que Regina ne viendrait pas. La brune avait été très mal - à - l'aise et s'en voulait un peu, mais Emma l'avait rassuré et lui avait dit de ne pas s'en vouloir. De toute manière, la jeune maman filmerait le spectacle, donc elle avait promis de l'envoyer à Regina.
-Je sais, Henry. Moi aussi, j'aurais adoré te voir. Mais c'est pas possible.
-Je sais.
-Bon, je suis désolé, mais je vais devoir raccrocher.
-Quoi ? Déjà, pourquoi ?
-J'ai une course importante à faire demain et je pars tôt. Je n'ai pas encore fini de tout préparer.
-Oh, d'accord.
-Tu ne m'as rien dit. Tu reviens quand ?
-Euh ... dans deux jours je pense.
-Tu seras même pas là demain soir après mon spectacle alors ?
-Je suis désolé, mais c'est une course vraiment très importante que je n'ai pas pu refuser. Mais dès que je rentre, je vous appelle.
-D'accord. C'est quoi comme course.
-Euh ... Je vous expliquerez à mon retour. Comme ça, ça fera une longue histoire et on parlera encore plus longtemps. Dit Regina en un clin d'œil. Ça marche ?
-Okay. Ça marche. Fais attention à toi. Demanda Henry.
-Bien - sûr. Allez, bisous.
-Salut, on t'aime. Dit Henry.
-Fait pas de connerie ou je te tue. Bye. Prévint Emma.
-Vous en faîtes pas. Je vous aime aussi.
Et l'image se stoppa sur le visage de Regina qui leur mimait un baiser avant que l'écran ne devienne complètement noir.
Les deux Nolan restèrent un instant figés, un léger sourire sur leur visage, comme à chaque fois après qu'ils aient raccroché. Puis, la mère d'Emma les appela tous pour aller manger. Cela arrivait souvent. Ses parents habitant dans l'immeuble en face, soit eux soit Emma débarquait à l'improviste et manger chez l'un ou chez l'autre. Sauf quand leur fille était en déplacement, il ne se passait pas un jour sans qu'ils ne se voient. Et depuis que Neal était parti faire ses études dans l'Etat d'à côté, ses parents s'incrustaient encore plus souvent.
-Alors Henry ? Prêt pour demain ? Demanda Mary - Margaret.
-Oui. Mais j'ai un peu peur. On a répété dans la salle aujourd'hui et il y avait vraiment beaucoup de chaises. Si elles sont toutes remplies, il va y avoir beaucoup de monde. Angoissa le petit garçon.
-T'inquiètes pas pour ça. Tu es le meilleur et ton spectacle est vraiment magnifique, de même que les décors. Ils vont tous adorer. Rassura Emma.
-En plus, tu vas voir. Tu seras tellement ébloui par la lumière que tu ne verras personne dans la salle. Ou au pire, tu les imagines tous endormis. C'est ce que je fais moi quand j'ai un oral à passer. Conseilla Neal.
-Je connaissais la méthode d'imaginer tout le monde tout nu, moi. Releva David.
-Ouais, mais ce n'est pas le mieux quand vous êtes le public. Grimaça Neal faisant rire tout le monde.
Ils continuèrent le repas qui se termina au moment où Henry se mit à bâiller fortement tout en se frottant les yeux. Sa mère alla le coucher et le border, le rassurant une nouvelle fois sur son spectacle du lendemain. Il avait toujours était timide et s'il angoissait rien qu'à l'idée de réciter une poésie devant sa classe, elle imaginait bien que l'angoisse était plus forte à l'idée de passer devant toute une école et les parents avec. Elle espérait juste qu'il allait réussir à faire son numéro et qu'il n'allait pas se figer. Elle embrassa à nouveau son fils et alla rejoindre ses parents dans la cuisine en train de tout ranger. Neal était déjà parti.
-J'espère qu'il va bien dormir. Il angoisse vraiment. Soupira Emma en s'asseyant sur le comptoir de la cuisine avec son père.
-Ne t'en fais pas, il angoisse toujours dès qu'il doit passer à l'oral et ensuite, pouf, plus rien. C'est oublié. Souviens - toi de la fois où il a fait un caprice pour ne pas chanter dans le spectacle de fin d'année. On l'a forcé et une fois qu'il s'est lancé, il aurait pu continuer des heures encore.
-Ouais, mais là, c'est pas pareil. Il s'était mis en tête que peut - être Regina pourrait venir. Ils ont presque tout fait ensemble.
-Elle lui a sous - entendu qu'elle viendrait ? S'enquit David.
-Non, elle a été claire dès le début avec nous. Jamais elle ne viendrait à Boston.
-Et ça ne te dérange pas ?
-On n'en a déjà parlé et je t'ai déjà dit non.
-Oui, mais ce n'est pas qu'à toi de faire des allers - retours.
-Bah, dans tous les cas, j'ai plus les moyens qu'elle de le faire. Et ça ne me dérange pas, en vrai. Si vous aviez vous cet endroit. C'est vraiment magique, c'est si beau, si apaisant. Et les gens sont géniaux. J'aimais bien Zelena, la sœur de Regina et Ruby me manque aussi, même si on s'appelle souvent. Dit - elle les yeux brillants comme chaque fois qu'elle racontait son voyage. Et vous, en parlant de ça, vous en êtes où de la recherche de votre maison de rêve ?
-Toujours nul part. Rien n'est jamais assez bien pour ta mère. Se plaignit David qui n'en pouvait plus depuis deux mois de visiter mille - et - une maison dans mille - et - un endroit sans que cela ne plaise en serait - ce qu'un peu à sa femme qui ne savait d'ailleurs pas vraiment ce qu'elle voulait.
-Je veux une maison dans laquelle je me sens chez moi.
-Tu as au moins vraiment envie de partir ?
-Bien -sûr enfin !
-Je sais pas. Vous vivez dans cet appart' depuis des années. Y a toute ta vie, tous vos souvenirs dedans. Peut - être que tu n'as juste pas envie de quitter cet appartement finalement. Supposa Emma.
-N'importe quoi. J'en ai marre de cette ville et je veux une maison. J'en ai toujours voulu une. Se vexa presque la mère d'Emma. Bon, on va y aller. A demain, on se retrouve directement à l'école. Conclu la mère en embrassant sa fille et en partant sans plus de cérémonie.
-A demain. Rigola Emma. Je pensais qu'on partirait ensemble, j'ai toujours pas de voiture. Dit Emma. Lorsqu'elle était rentrée, elle avait retrouvé sa voiture sans roue et sans moteur. Elle avait porté plainte, mais n'avait toujours pas eu le temps de louer une voiture.
-Désolé, ma chérie. Mais on a encore une visite demain. Après, tu peux venir. Tu verras à quel point, elle est épuisante. "Pas assez de lumière", "pas assez d'arbres", "pas envie de mettre de rideau", "trop de voisin", "pas assez de voisin". Imita le père d'Emma avec une voix aiguë.
-Je passe mon tour. Bonne nuit, papa. Embrassa Emma avant de fermer la porte derrière son père.
Elle éteignit les lumières et alla prendre une bonne douche. Avant d'aller se coucher, elle envoya un dernier message à Regina :
J'aurais adoré faire un second round. Je me sens vide de ne pas avoir pu continuer et surtout d'avoir été coupé si vite. J'ai hâte de pouvoir te rappeler bientôt et de te toucher pour de bons. Tu me manques. Et fait attention à toi. Bisous partout ;)
Elle n'attendit pas de réponse de la part de Regina. Le musher ne lui répondait jamais de doute manière. C'était trop abstrait pour Regina qui détestait répondre par message. Alors, même quand la réponse nécessitait une courte phrase, Regina préférait cent fois appeler pour donner sa réponse que d'envoyer un message et attendre impatiemment qu'on lui réponde et surtout de ne pas voir ou entendre nettement la réaction de la personne. La blonde s'endormit rapidement, rêvant comme depuis plusieurs nuits, de la brune aux cheveux de jais.
-Allez, je te laisse. Tu vas être génial. T'en fais pas. Encourageaune dernière fois Emma avant de quitter les coulisses pour rejoindreses parents, August et son frère dans la salle des spectateurs. Ilsétaient installés au milieu de la salle et Emma était la premièrede sa rangée. Comme elle était photographe de formation, elle avaitété mandaté pour prendre en photo et filmer le spectacle. Elleétait toujours mandaté dès qu'il y avait un événement à l'écoleet, à vrai dire, ça l'arrangeait très bien. Premièrement, parcequ'ainsi elle était dédouané de toutes les obligations de parentsd'élèves qui devaient chacun leur tour être accompagnant à unesortie, participer à l'organisation d'un événement ou pleind'autres choses qu'elle détestait faire. Ça lui évitait égalementde ne pas passer trop de temps avec les parents d'élèves quiétaient bien souvent toujours en train de la juger et de l'agacer àtoujours se vanter de leurs enfants. Enfin, elle adorait photographié les moments de vie et par conséquent, son fils. Alors si elle pouvait le faire même quand il était à l'école, elle ne se gênerait pas. D'autant qu'au moins, elle était sûr d'avoir des photos de lui et des belles. Sans se vanter.
La salle était pleine à craquer. Il y avait tellement de monde que certains retardataires étaient obligés de rester debout derrière les chaises. La lumière se tamisa et la directrice d'école fit son speech de remerciement et d'encouragement avant de laisser place aux enfants. Une première histoire démarra racontant l'histoire d'enfant qui imaginait des pièges pour réussir à attraper le Père-Noël pour pouvoir l'embrasser et lui faire des câlins. La deuxième et plus longue histoire étaient aussi la plus connue, la naissance de Jésus. Histoire que l'on retrouvait dans toutes les écoles américaines qui se respecte. Tous étaient ravis de cette ambiance à la fois émouvante et amusante. Puis vint le tour de Henry. Cette fois – ci, Emma posa sa caméra sur son trépied qu'elle ajusta afin de pouvoir regarder son fils de ses propres yeux. Elle avait peur pour son fils. Ils durent attendre quelques instants que le décor s'installe et les rideaux rouges s'évaporèrent à nouveau, laissant voir Henry habillé en inuit, un traîneau de chien derrière – lui donc quatre élèves à quatre patte déguisés en chien était attaché, de la fausse neige tombant au – dessus d'eux. Henry s'avança sur le devant de la scène pour commencer son monologue. Les mains le long de son corps, il les ramena doucement devant lui pour les joindre et torde ses doigts. Il prit une grande inspiration et débuta son texte …
Mais rien ne sortit. Les mots étaient bloqués dans sa gorge et seul de grandes respirations sortaient. Il avait un trou. Il ne savait plus quoi faire et commençait à paniquer. Les larmes aux yeux, il chercha sa mère. Il voyait bien quelqu'un faire des signes dans l'allée, mais il faisait trop noir ou bien il y avait trop lumière. Et même s'il savait au fond de lui que c'était sa mère qui l'encourageait, tout comme ça famille un peu plus loin, le fait de ne pas distinguer leur visage ne le rassura pas. Il reporta son visage sur sa mère, essayant de se donner du courage quand un bruit fit se retourner instinctivement quelques personnes avant d'ignorer l'intrus qui venait d'entrer par la grande porte et qui désormais, était illuminé par la lumière du dehors et donc la seule personne distinguable. Henry écarquilla des yeux et poussé par le courage et son bonheur, il débuta son histoire.
Une semaine auparavant
Dès le lendemain, Regina s'était sentie mal. Que vingt heures n'étaient passée depuis le départ des Swan, qu'ils lui manquaient déjà atrocement. Même Henry alors qu'elle n'avait jamais ressenti le besoin d'avoir un enfant. Ceci dit, elle n'avait jamais vraiment ressenti le besoin de rencontrer quelqu'un non plus. Mais elle avait adoré vivre cette vie à leur côté et elle n'était pas prête à se dire que tout était terminé. Contrairement à son meilleur ami Killian, elle avait du mal à croire que les relations longues distances fonctionnaient. Sans compter qu'il était certain que jamais elle n'irait à Boston. Néanmoins, ne jamais dire jamais
Il y a deux semaines, Henry avait parlait de son idée de spectacle de l'école et Regina avait vraiment été ravie de l'aider et bien vite, Margot s'était jointe à eux. Il y avait un lien qui s'était fait entre les enfants, si fort que l'un comme l'autre en avait pleuré lorsqu'il s'était rendu compte le lendemain du départ des Swan, qu'ils ne se verraient plus. Alors, tous les soirs, ils s'appelaient. Mais lorsque Henry lui avait dit qu'il était déçu qu'elle ne soit pas là pour le voir jouer, Regina avait été triste à son tour et avait décidé d'en parler avec sa sœur.
-Et si tu y aller ?
-Non.
-Écoute, ça fait plus de dix ans. Tu a changé, mûri et tu es encore plus forte qu'à l'époque. C'est peut – être le moment de continuer de grandir et d'aller là –bas. Tu as passé des années à rester bloqué sur le fait que tu ne supportais pas la ville ni les gens à part ceux qui étaient aussi solitaire que toi. Mais tu as rencontré Emma et elle t'a carrément changé. Je le vois. On l'a tous vu. Pourquoi ne pas continuer dans cette lancée ?
-Elle n'a pas tord du tout, tu sais. Et je suis sûr qu'il serait vraiment ravie. Renchérit Granny qui avait écouté toute leur discussion en nettoyant les verres au comptoir.
-Rah, je sais pas. Geignit Regina qui avait vraiment du mal à se dire qu'elle arriverait à se parachuter dans une immense ville comme celle de Boston.
-Et puis, je peux t'accompagner si ce qui te fait peur est d'y aller seule. Au moins, si jamais tu fais une crise d'angoisse, je serais là pour gérer. Proposa Zelena.
-Ou bien Ruby peut t'accompagner aussi. Je sais qu'elle réfléchie à passer quelques jours pour rejoindre Graham.
-Oui, c'est encore mieux. Personne pour tenir la chandelle comme ça. Acquiesça Zelena.
-Super ! Ruby ! Appela Granny.
-Ouais ? Demanda la brune en sortant de l'arrière cuisine, en mini – jupe comme en son habitude.
-Ça te dirait de partir avec Regina pour Boston ? Proposa la rousse.
-Quoi ? Toi, tu veux aller à Boston ?
-Visiblement, c'est plus elles qui ont le droit de prendre une décision que moi.
-Faut bien te donner un coup de pied aux fesses pour que tu réagisses. Plaisanta Granny ce qui lui valu un coup de torchon de la part de Regina.
-On partirait quand ?
-J'ai vu qu'il y avait un avion samedi matin à cinq heures trente.
-Ah bah, t'avais déjà regardé en fait. Se moqua Zelena.
-Ouais, carrément. Je préviens August et on se fait ça. Le retour est pour quand ?
-Y a pas d'avion retour avant mardi.
-Ah bah, tout s'explique. Se moqua Zelena qui comprenait les réticences de sa sœur mieux que personne.
Et en vingt minutes, les deux femmes avaient acheté leurs billets. Aussi rapidement pour être sûr qu'aucun retour en arrière ne serait fait. Ruby s'était empressée d'aller annoncer la nouvelle à August et lui avait demandé de garder la surprise auprès d'Emma et Henry.
Regina avait eu du mal à quitter ses chiens - comme à son habitude -, mais c'était surtout la première fois qu'elle partait vraiment sans eux, même si elle avait vu Jefferson -presque remis de ses blessures - s'installer chez elle pour la rassurer et qu'elle parte sereinement. Elles arrivèrent dans le petit aéroport après que Marco les ait déposées et montèrent dans le petit avion. Pas étonnant qu'il y ai aussi peu de vol, il était à peine dix dans cette carcasse volante. Et le voyage fut terriblement éprouvant pour Regina qui était morte de peur contrairement à Ruby qui avait dormi tout le long. C'est vrai que c'est bien moins angoissant de traverser une mer déchaîné seulement tiré par des chiens plutôt que de voler avec un avion qui n'avait jamais eu aucun accident …
Elles arrivèrent six heures trente plus tard dans un petit aéroport. Il n'y avait presque personne ce qui rassura les deux femmes. Ruby non plus ne connaissait pas les mouvements de foule n'étant jamais sortis de Storybrooke pour ainsi dire et elle commençait à son tour à angoisser un petit peu à l'idée de voir ce qu'était une vraie ville mouvementée. Elles hélèrent un taxi et Ruby donna directement l'adresse de l'école au chauffeur – adresse qu'elle avait récupéré par August – et elles se dirigèrent vers l'école, une certaine excitation dans leur ventre. Il était tout juste onze heure trente lorsqu'elles sortirent et payèrent le taxi. Elles entrèrent dans la petite école et furent soulagées en voyant que tout était parfaitement indiqué par des petits panneaux fait par les enfants. Regina trouva la salle de spectacle et doucement, elle ouvrit à moitié la porte pour laisser passer sa tête et vérifier qu'elles étaient au bon endroit. Comme un signe du destin, elle vit le petit garçon sur la scène, un silence de plomb régnant. Légèrement poussée par Ruby, elle entra complètement dans la pièce et lorsqu'elle comprit que Henry l'avait aperçu, elle lui fit un immense sourire et un signe auquel il répondit discrètement.
Aujourd'hui
Henry continua son histoire lançant quelques fois des regards vers Regina pour être certain qu'elle était bien là. Mais si ce n'était pas elle, il avait trouvé son sosie. Il en était sûr. Il finit enfin son spectacle sur un homme qui traversait l'Alaska pour déposer des cadeaux chez les différents villages d'Inuits et Aléoutes, racontant ici et là des légendes plus fantastiques les unes que les autres. Il fit la révérence avec les autres élèves et quitta la scène pour laisser place à la directrice qui rappela tous les enfants afin de faire un salut final.
Emma en profita pour éteindre sa caméra alors que tous les parents applaudissaient les enfants et alla vers Regina qu'elle avait vu rentrée. Elle avait le cœur qui battait à cent à l'heure et avait dû se faire violence pour ne pas lui sauter dessus plus tôt, mais maintenant que Henry était passé et que tous les parents étaient debout applaudissant les enfants, Emma ne se priva pas. Elle fonça droit vers la brune qui l'avait vu arriver et qui avait fait un pas en avant, un immense sourire sur visage et lorsqu' Emma fut assez près de Regina, l'une d'entre elles, on ne sait pas vraiment qui, plongea sur les lèvres de l'autre, se serrant aussi fort que possible, heureuses de se retrouver. Ruby alla rejoindre August et ils ne furent pas moins démonstratifs qu'Emma et Regina. Les deux femmes d'ailleurs avaient fini par sortir dans la cour afin d'être au calme.
-Mon dieu, j'en reviens pas. Qu'est –ce – que tu fais là ? Demanda Emma continua d'embrasser la jeune femme de baiser chaste désormais, la tête brune dans ses deux mains.
-Je m'en suis voulu de voir Henry si triste parce que je ne serais pas là. Alors je me suis dit que je pouvais faire un effort et venir.
-Putain, j'en reviens pas. C'est trop génial. Comment tu as fait pour trouver l'école ? Et quand es– tu arrivée ?
-Ruby avait prévenu August. Oui, elle est venue avec moi. Anticipa Regina. Et on est arrivé à l'instant, on est descendu de l'avion, prit un taxi et hop, pile pour Henry, on arrive.
-C'est génial. C'est grâce à toi s'il a réussi à jouer.
-Dis pas de bêtises, non plus.
-Si. Il était super angoissé et avant que tu arrives ça faisait cinq minutes qu'il bougeait plus et que je faisais des signes pour le faire réagir. Putain si tu savais comme je suis contente de te voir. Je ne m'en remets pas. S'exclama Emma, extatique et trop heureuse de voir sa brune.
-Regina ! Hurla une petite voix qui lui fonça dessus et qu'elle rattrapa à la dernière minute. Tu es là ! Comment ça se fait ?
-Surprise ?
-Trop bien. Je suis trop content. Ça t'a plus alors ? Demanda le brun lui aussi extatique.
Les deux Nolan continuèrent de poser tout un tas de question – complètement excités – à la belle brune qui tentait du mieux qu'elle pouvait d'y répondre. Elle put enfin respirer lorsque la professeur d'Henry appela le petit garçon pour lui parler.
-Nolan ? Je pensais que c'était Swan. S'étonna Regina.
-Quoi ? Non, Swan c'est mon nom d'écrivain. Je me présente en tant que Swan dès que je travaille. J'avais pris ce nom pour mon blog parce que je considérais comme le vilain petit canard qui renaissait à l'époque. Et je l'ai gardé, comme ça au cas où je fais un reportage qui ne plairait pas, personne de ma famille n'est impacté. Expliqua Emma, avant de voir sa famille un peu plus loin. Viens.
-Papa, maman, Neal, je vous présente Regina. Regina, je te présente ma mère, Mary – Margaret Nolan ;mon père, David Nolan et mon frère, Neal Nolan.
-Monsieur Nolan. Madame Nolan. Neal. Dit Regina en serrant la main à chacun.
-Je suis ravie de vous rencontrer enfin Regina. Henry et Emma n'ont pas arrêté de me parler de vous.
Les parents d'Emma accablèrent un peu Regina de question ici et là, Ruby passant totalement inaperçue. Et lorsque Henry revint plus que fière de lui parce que sa maîtresse l'avait rondement félicité pour son travail, ils décidèrent de tous repartir en direction de la maison des parents Nolan car la grand - mère avait préparé un grand repas. Timidement, Ruby et Regina acceptèrent de se joindre à eux. Les grands - parents partirent de leur côté et les cinq autres montèrent dans la voiture d'August. Ruby devant et Emma, Henry et Regina derrière. Pendant que Ruby et Henry monopolisaient la discussion, Regina regarda par la fenêtre les longs immeubles défilaient. Elle se sentit rapidement oppressé et ouvrit la fenêtre pour tenter de faire passer son angoisse. Emma perçut son trouble et comprit ce qu'il se passait dans la tête de la jeune femme. Elle embrassa sa tempe et la rassura avant de prendre sa main et de la caresser tendrement. Sans trop savoir pourquoi ni comment, Regina se sentit immédiatement apaisé et posa sa tête sur l'épaule d'Emma, se laissant berçant par ses douces caresses. Lorsqu'ils arrivèrent enfin chez les Nolan, tous mirent la main à la pâte, certains mettant la table d'autre préparant les derniers plats. Même s'ils devaient passer l'après - midi tous ensemble, l'arrivée impromptue des deux femmes changea les plans de tous et August partit de son côté avec Ruby tandis qu'Emma et Henry emmenèrent Regina loin des questions de sa famille.
-Et voilà ! C'est chez nous. Dit Emma en ouvrant la portée pour laisser passer Regina.
La brune entrant et comprit immédiatement la remarque d'Emma sur le fait que son appartement était vide. Celui des Nolan était plein de décorations et surtout de photo un peu partout. Un mur visiblement complètement dédié à Henry attira son attention. Des photos de lui depuis ça naissance jusqu'à aujourd'hui puisqu'elle reconnu quelques photos d'Henry en Alaska.
-J'adore prendre des photos et les développer ensuite. Renseigna Emma.
-C'est vraiment très beau. J'adore. Dit Regina en tournant sur elle - même.
Emma lui fit visiter le reste de l'appartement, Henry à leur trousse et lorsqu'elle arriva dans la chambre du petit garçon, celui - ci lui fit visiter son monde bien organisé. D'un côté le coin lecture, de l'autre sa maquette de conte de fée et de chevalier qu'il construisait depuis qu'il était petit avec son grand - père, son lit, son bureau … Bref, tout pour tenir la grappe à Regina, trop heureux de la voir. Ils s'installèrent dans le canapé et parlèrent. Encore et encore. C'était d'ailleurs étonnant de voir tout ce qu'ils avaient à se dire sachant qu'ils s'appelaient souvent. Mais ils trouvèrent et ce n'est que lorsque l'ordinateur d'Emma sonna qu'ils se rendirent compte qu'il était déjà dix - neuf heures. C'était Margot qui appelait.
Après quelques salutations, Emma laissa Henry parler avec son amie et les deux femmes allèrent faire le repas.
-Tu m'as tellement manqué. Gémit Emma alors que Regina embrassait son cou.
-Toi aussi.
-J'en reviens pas que tu sois là.
-Moi non plus à vrai dire. Ria Regina en passant une main dans ses cheveux.
-Merci. T'imagines pas à quel point ça signifie pour nous que tu sois là.
-C'est réciproque pour moi aussi, Emma.
-Dites … Quand vous aurait fini de vous bécoter, in pourra manger un plat pas cramer ? Se moqua Henry sur le comptoir faisant sursauter les deux femmes.
-Va mettre la table au lieu de te moquer.
Henry mit la table avec Regina et Emma apporta de quoi manger. Un repas qui s'éternisa encore sous leurs discussions incessantes. Emma adirait ça, voir qu'ils avaient tous toujours quelques chose à dire sans ses forcer. Au moment du coucher, comme tous les soirs, la jeune mère borda Henry et l'embrassa et celui - ci demanda si Regina pouvait l'embrasser aussi. La brune qui était dans l'embrasure de la porte hocha la tête et s'avança timidement dans la chambre du petit - garçon et déposa un tendre baiser sur son front, avec une étrange impression d'irréelle et de naturelle. A peine la porte fermée, qu'Emma tira Regina dans sa chambre et sans plus de préliminaire, elles firent l'amour passionnément, heureuse de s'être retrouvé, pour s'endormir dans les bras de l'autre. Toutefois, Regina fut rapidement réveillée par le bruit incessant des voitures qui passaient et elle ne réussi qu'a s'endormir partiellement. Une fois qu'elle jugea qu'il était suffisamment tôt pour avoir le droit de réveiller Emma, elle se mit à embrasser et caresser la jeune femme de douce caresse.
-Mmh … Quelle heure ? Geignit Emma, la tête enfoncé dans l'oreiller.
-Huit heures.
-Trop tôt. Dimanche. Dodo.
-Mais je m'ennuie. Dit Regina comme une enfant.
-Dodo.
La brune - pas encline à rester encore à attendre - descendit plus bas sur le corps d'Emma jusqu'à son sexe qu'elle lécha.
-Oh, merde. S'exclama Emma en sortant vivement la tête de l'oreiller les yeux grands ouverts. Regina, stop.
-Vraiment ? Demanda sournoisement la brune.
-Nan, nan, t'arrêtes pas.
Il n'en fallu pas plus à la brune qui s'empressa de faire monter sa blonde, une fois, deux fois, puis trois, au septième ciel. Elles se levèrent ensuite pour aller préparer le petit - déjeuné et rapidement, Henry les rejoignit. Toute la matinée, Henry fit ses devoirs tandis qu'Emma et Regina profitait pour prendre un peu de temps pour elle et parlait encore, savourant le touché qui les avaient tant manqué. Après mangé, les grands - parents débarquèrent - souhaitant en savoir plus sur Regina - et proposèrent de sortir. Emma - de part les histoires qu'elle avait entendu - comme Regina, était réticente à cette idée. Mais finalement, l'unanimité fut le lac et au moins, il y avait peu de monde et d'immeuble. Ils se baladèrent le long du lac et Mary - Margaret en profita pour discuter un peu avec Regina. Ou plutôt connaître ses véritables intentions.
-Qu'envisageait vous par la suite ?
-Pardon ?
-Avec Emma et Henry, est - ce - que c'est sérieux pour vous ?
-Oui.
-Emma a beaucoup souffert par le passé et je ne veux pas que ça recommence. Vous vivez loin l'une de l'autre et …
-Ecoutez, madame Nolan. C'est vraiment sérieux pour moi. Je n'ai pas l'habitude d'avoir des histoires sans lendemain, ni même d'avoir d'histoire tout court. Et si c'était un jeu pour moi, je ne serais pas venu jusqu'ici au contraire. Mais je suis là parce que je veux que ça fonctionne, et que je pense que les efforts doivent être fait dans les deux sens.
-Vous pouvez m'appeler Mary - Margaret. Et me tutoyer, j'ai horreur des vouvoiements. Se contenta de dire la mère Nolan après quelques instants.
-Tutoyez - moi aussi.
Les deux femmes continuèrent à bavarder sous l'œil discret d'Emma qui surveillait un quelconque dérapage de sa mère. Mais les deux brunes semblait vraiment bien s'entendre pour son plus grand plaisir. Vers l'heure du goûter, Henry réussi à avoir gain de cause pour aller boire un chocolat chaud alors ils se dirigèrent lentement vers un bar non loin. Ils quittèrent le parc et s'engouffrèrent soudainement dans l'agitation urbaine. Regina prit rapidement la main d'Emma et la serrer fort inconsciemment, comment à avoir la tête qui tournait par tant d'agitation. Emma comprit ce qu'il se passait dans la tête de la brune et se rapprocha d'elle tentant de la rassurer. Mais lorsqu'un homme les percuta, ne faisant pas attention aux autres et que les deux furent brièvement séparé s'en fut trop pour la pauvre brune qui se sentit s'enfoncer dans le sol et qui commença à respiration difficilement. Emma appela son père pour leur dire de s'arrêter et elle tira Regina dans une petite ruelle qui servait à entreposer les poubelles afin de la calmer. Mais la brune hyperventilait déjà et était très pâle quand Emma essaya de la faire s'asseoir, si bien qu'elle finit par s'évanouir. Emma paniqua et tapota les joues de sa petite - amie, mais rien y fit. Mary - Margaret proposa d'appeler une ambulance, mais les frais qui s'ensuivraient n'étaient pas envisageable alors David prit Regina dans ses bras et ils allèrent rapidement jusqu'à l'appartement d'Emma. En cinq minutes, ils y étaient et Emma demanda à Henry de téléphoner à Ruby afin de savoir s'il y avait quelque chose à faire, Regina n'ayant toujours pas repris conscience. Mais au moins, lorsqu'elle le ferait, elle serait au calme et sans l'agitation bostonienne.
-Zelena lui a dit qu'il fallait attendre qu'elle se réveille et ensuite qu'elle reste au calme, de ne pas la submerger à nouveau d'agitation. Elle a aussi dit que souvent, elle continuait d'hyperventilait quand elle se réveiller. Il faut juste la rassurer et faire en sorte qu'il n'y ait pas d'autre crise parce que sinon elles sont plus pires les unes que les autres. Expliqua Henry inquiet en montant sur le lit de l'autre côté de Regina. Mamie est partit faire un thé.
Les deux attendirent patiemment que leur brune ne se réveille et ce n'est que dix minutes plus tard qu'elle ouvrit les yeux. Revenant peu à peu à elle, son angoisse remontant et sa respiration se bloqua à nouveau. Désormais préparé, Emma se mit derrière Regina et l'entoura de ses bras pour la rassurer. Elle se débâtit un instant et redevint un peu plus calme, écoutant Emma l'aider à reprendre ses respirations. Henry posant sa tête sur les cuisses de Regina et respira avec elle. Ils mirent vingt minutes à calmer Regina qui était encore un peu angoissée, mais bien plus apaisant, les larmes aux yeux, elle les remercia et s'excusa.
-Tu n'as pas à être désolé. Ce n'est pas de ta faute.
-Je suis désolé. J'aurais pas dû insister pour sortir alors que tout nous avait dit que ça t'angoissais la ville.
-Non, ne t'excuse pas. Cette angoisse débile aurait pu changé en dix ans. J'y ai cru. C'est moi qui suis désolé de vous avoir fait peur. S'excusa la brune encore fébrile.
-Okay, on est tous désolé alors oublions. Ça vous va ? Demanda Emma.
Les deux approuvèrent et une fois que l'envie de vomir de Regina passa et que celle se sentit de se mettre debout, les trois sortirent de la chambre pour rejoindre les parents qui étaient dans le salon. Regina fut encore plus mal - à - l'aise, anticipant les remarques des parents d'Emma, mais rien ne fut. Mary - Margaret se contenta de tendre les mugs de thé à tout le monde et elle mit en route un film pour une soirée en famille des plus apaisantes. Et Regina les remercia tous mentalement pour cette délicate attention. Ils mangèrent tous ensemble et allèrent se coucher. Le coucher d'Emma et Regina se fit bien moins passionné que la veille, la brune était encore comme sous le choc de ses émotions.
-Tu m'as fait sacrément peur tout à l'heure.
-Je suis désolé.
-C'est pas grave. Mais je te sens fébrile encore, ça va pas mieux ?
-Si. Vous êtes tous tellement adorables, merci Emma. J'ai juste souvent du mal à me remettre de mes émotions. Et je suis fatiguée, j'ai pas beaucoup dormi la nuit dernière et celle d'avant.
-C'est vrai. Alors dormons. Déclara Emma en enlaçant encore plus Regina.
Les deux femmes s'endormirent rapidement et Regina ne se réveilla pas de la nuit, trop épuisée par ses émotions. Lorsque Regina ouvrit les yeux, elle vit Emma en tee - shirt culotte, debout au - dessus d'elle, un appareil photo à la main.
-Qu'est - ce - que tu fais ? Demanda Regina en s'étirant.
-Je te trouvais beaucoup trop belle alors j'ai pas résister et j'ai décidé de te prendre en photo. Ça ne te dérange pas ?
-Du tout, si tu m'en passes aussi.
-Avec plaisir. Bon matin au fête. Sourit Emma en embrassant Regina.
-Bon matin.
-Alors voici le programme d'aujourd'hui : galipette, galipette, galipette et galipette. Décréta Emma en embrassant le torse de la brune.
-Et Henry ?
-Il est huit heures passés. Il est à l'école. Mon père est passé ce matin le prendre et nous le ramène ce soir à dix - huit heures. Comme ça, pas besoin de sortir. Renseigna Emma faisant implicitement comprendre à la brune qu'elle avait été accepté par ses parents qui s'étaient donc décidé de prendre soin d'elle aussi.
-Donc galipette toute la journée ?
-Donc galipette toute la journée. Affirma Emma.
Et elles firent des galipettes toute la journée, ne s'arrêtant qu'une demi heure avant l'arrivée d'Henry. Regina passa ensuite sa soirée avec Henry qui lui racontait des histoires de chevalier dans sa chambre tandis qu'Emma travaillait un peu. Le moment du couché fut assez difficile pour Henry cette fois - ci qui savait que Regina avait son avion à cinq heures du matin. Il avait boudé une partie de la soirée parce que sa mère lui avait dit qu'il ne les accompagnerait pas. Et même si Emma savait très bien qu'il mettrait son réveil pour dire un dernier au revoir à la brune, elle ne voulait pas qu'il veille tard alors qu'il avait école.
Les deux femmes se firent leur adieu dans le lit de la blonde et parlèrent un long moment toutes les deux de leur avenir. Tellement que lorsque le réveil de Regina sonna pour lui dire qu'il était l'heure de partir, les deux femmes discutaient encore. Elles se rhabillèrent et elles rejoignirent August qui était garé en bas de l'immeuble. Une fois à l'aéroport, August et Ruby se firent des adieux relativement larmoyants et démonstratifs tandis que cette fois - ci, Emma et Regina furent plus calme ayant voulu faire leur au revoir en toute intimité.
Et elles repartirent pour l'Alaska et Emma et August restèrent à Boston.
Et voilà pour aujourd'hui. En espérant que ce chapitre différent des autres vous a plu.
Merci de me lire et à la semaine prochaine.
LyliTom.
