Bonjour à toutes et à tous ! J'espère que vous allez bien en ces temps. Je ne peux m'empêcher à ceux qui vivent dans un appartement alors qu'il fait un super temps. Je pense à vous, courage, mais ne sortez pas ;)

Merci pour vos commentaires qui m'encouragent beaucoup, vous êtes des chous !

BonNe LecTUre à TouTES eT à TOus :D


Etape 11 : Surprise en dentelle

Emma était légèrement stressée. C'est bizarre d'ailleurs, puisqu'elle était déjà venue ici. Mais là, ce n'était pas pareil. Là, tout avait comme un goût différent parce qu'elle savait ce qu'il allait se produire. Et ça, ça la terrifiait. Elle récupéra sa valise et attendit que les autres récupèrent leur valise. Cela faisait plus d'un mois que Regina l'avait rejointe à Boston et leur amour était toujours aussi fort, si ce n'est plus. Cependant, la distance avait fait son temps et le temps avait créé sa distance. La distance était plus dure aujourd'hui et elle était de moins en moins supportable pour les deux Bostoniens à qui la brune manquait. Le temps avait fait sa distance, car le manque venait également de brune qui, par habitude, lorsqu'elle avait une émotion trop forte, préférait y mettre de la distance. Plus le temps passait et plus Regina mourait d'envie de retrouver les deux amours de sa vie et à chaque fois qu'elle raccrochait, elle se sentait vide. Un vide qu'elle n'avait pas ressenti depuis très longtemps. Et ce vide était tellement étouffant. La seconde d'avant, elle se sentait pleine. Pleine de vie, pleine d'amour, pleine de gens ... et la seconde suivante, une fois qu'elle ne voyait et n'entendait plus les deux citadins, alors elle se sentait vide. Son cerveau s'anesthésiait et elle se sentait plus que seule. Alors, elle limitait la durée des appels et depuis quelques semaines, elle était passée de quatre appels par semaine à seulement deux appels. Emma avait essayé de savoir si tout allait bien, mais rien. Elle sentait que sa relation lui échappait et elle n'était pas prête à la perdre. Mais à plus de douze mille cinq cent soixante - quinze kilomètres et trente - trois mètres, elle ne pouvait pas faire grand chose à part en parler à Zelena.

Et celle - ci avait eu la meilleure des idées. Et les voilà. Le vingt - quatre décembre et ils étaient là, de retour en Alaska, pour Noël. Une surprise de taille puisque presque personne n'était au courant. Tout s'était prévu deux jours à l'avance. Après avoir parlé avec Emma, Zelena l'avait rappelé et lui avait fait part, à deux heures quarante - trois du matin, de son idée. Et peut être était ce parce qu'il était très tôt, trop tôt, mais Emma avait de suite approuvé l'idée et n'avait plus dormi. Elle s'était empressée de réveiller Henry pour lui demander son avis et à ses parents. Chacun avait répondu par l'affirmative. Et les voilà. Ils étaient tous là. Emma, Henry, August, Neal, Mary - Margaret et David. Tous là pour Noël. Et seul Zelena, Robin, Margot et Granny étaient au courant.

Tous valise à la main, ils sortirent du petit aéroport figés par le froid encore plus vif qu'au mois d'octobre. Mary - Margaret manqua de glisser sur une plaque de verglas juste à la sortie, mais fut rattrapée par les bras robustes et forts de son homme. Emma se retourna rapidement pour s'assurer qu'elle allait bien et reporta aussitôt son regard à droite. Puis à gauche. Elle vit un gros 4x4 rouge avec un chasse -neige accroché à l'avant lui faire des appels de phares. Elle s'avança prudemment vers la grosse voiture afin d'être sûre que c'était bien pour elle - même s'il y avait peu de doute étant donné qu'il était les derniers dans l'aéroport - et elle reconnue Robin. La petite troupe se dépêcha de rejoindre la voiture et ils entrèrent, presque avec fracas, dans l'habitacle, soufflant un grand coup, soulagés d'être protégés du vent violent.

-Je suis ravi de vous voir. Déclara Robin alors qu'Emma mettait fin à leur accolade et qu'August et lui se serrait la main. Emma fit les rapides présentations et Robin démarra, écoutant Henry raconter ses histoires.

Emma se cala sur le côté, contre la fenêtre, et n'écouta que d'une oreille les bavardages, se concentrant sur le paysage qui lui avait manqué. C'était fou de tomber à ce point amoureux d'un paysage, d'en rêver la nuit et d'en être nostalgique de ne plus le voir. Emma n'avait connu que la ville, mais elle avait beaucoup voyagé dans sa vie et elle avait vu pleins de paysages à couper le souffle. Mais celui - là n'égalait aucun des paysages : cet horizon dégageait une espèce de plénitude perpétuelle qu'Emma n'arrivait pas à oublier. Et paradoxalement, elle trouvait cette nature imprévisible et dangereuse, sécurisante, rassurante sans trop qu'elle ne sache pourquoi. Elle était heureuse de retrouver ces terres et son bonheur était décuplé à l'idée de savoir que dans sept heures, elle verrait sa brune ténébreuse. Elle reporta son attention sur Robin qui expliquait que seul Granny avait été mis dans la confidence.

-De toute manière, on fête chaque année Noël chez Regina et tous ensemble. La seule chose qui change cette année, c'est que vous serez là. On n'a juste rien dit, pas besoin de mensonge.

-Y aura qui, du coup ? Demanda Henry.

-Nous trois, Granny, Ruby et Marco, Regina, Jefferson et Graham, c'est son mec. Vous verrez, il est sympa, c'est le shérif d'Anchorage. Killian et Tink et peut être Archibald, je crois.

-Ça fait du monde. Remarqua David.

-On est une ville assez proche les uns des autres, qui se réunie beaucoup et Noël est un autre prétexte.

-Ça ne serait pas plus simple de faire ça chez Granny's ? Demanda Emma.

-Sûrement, si. D'autant qu'en général, on dort sur place. Ce soir ne fera pas exception, les températures chutes super vite en ce moment et la nuit, vaut mieux pas rester plus d'une demi - heure dehors. Mais c'est une tradition. Avant, c'était toujours chez les parents de Regina que ça se faisait et à son retour, on a voulu réitérer la chose, en souvenir du bon vieux temps. Et puis au moins comme ça, on est sûre qu'elle ne partira pas quelque part si on le fait chez elle.

-Comment ça ? Demanda Emma.

-Bah, tu la connais. Elle préférerait cent fois faire une course, plutôt que de passer un moment avec sa famille. Soupira Robin en levant les yeux au ciel.

-Regina n'est pas famille ? Demanda Mary - Margaret, inquiète pour sa fille et son petit - fils.

-Si, elle l'est. Carrément, mais elle a plus l'habitude d'être seule avec sa meute que de devoir faire quelque chose avec sa famille. Alors parfois, ça lui vient pas à l'esprit que Margot la voudrais pour Noël ou son anniversaire. Mais si on a besoin d'elle ou si on lui fait comprendre, y a aucun souci. Elle répond toujours présente. Faut juste parfois lui faire comprendre qu'elle aussi, elle a sa place et qu'elle est utile. Rassura Robin après avoir vu le regard d'Emma qui lui faisait comprendre qu'il parlait peut - être un peu trop et pas en leur faveur.

Après ça, les discussions c'étaient un peu raréfiées. Henry et Mary - Margaret avaient été les premiers à s'endormir. C'était d'ailleurs une chose qu'ils avaient en commun, ils pouvaient dormir n'importe où, en silence ou dans un bruit assourdissant. Emma, qui tombait elle aussi de fatigue, avait échangé de place avec David. Il était fatigué, mais il avait toujours eu du mal à s'endormir et il en était incapable lorsque "la chose" était en mouvement. Rapidement, tous avaient fini par s'endormir et David tenait compagnie à Robin qui lui racontait sa vie à Storybrooke et David, sa vie à Boston. Les deux hommes s'entendaient plus que bien à vrai dire, devenant petit - à - petit amis. Et ils en avaient le temps, puisque le temps était littéralement désastreux. La neige ne cessait de tomber à une vitesse ahurissante et désormais, on ne pouvait plus rien voir au delà du capot de voiture. Robin tentait tant bien que mal de garder son véhicule à peu près sur la route afin de ne pas se perdre et roulait très doucement. Et pour dire vrai, David n'était pas vraiment rassuré. Il s'était retrouvé dans des situations moyennement encourageantes lors de ses années de service de police, mais les choses étaient différentes là puisque l'obstacle face à lui était la nature. Et la nature est imprévisible, indomptable, et surtout celle - ci puisqu'il ne la connaît pas.

Finalement, ils mirent trois heures de plus que prévus pour arriver à destination, directement au chalet de Regina. Robin se gara le plus proche possible du porche et ils descendirent tous de la voiture. Emma, Mary - Margaret et Henry entrèrent directement - Margot leur ayant ouvert - et les trois hommes prirent les valises pour entrer rapidement dans le chalet ampli d'une chaleur réconfortante. Emma s'arrêta un instant, ravie de se retrouver là et savourant cette plénitude. Le chalet avait beaucoup changé depuis son départ. Là où avant il n'y avait rien à part une bibliothèque de vinyle, trois canapés et une grande table à manger, il se trouvait désormais des décorations de Noël un peu partout. Des guirlandes faites de sucre d'orge, des bougies un peu partout et un immense sapin décoré en rouge et vert. La grande table d'ordinaire submergée par une multitude carte, était aujourd'hui submergée par de la belle vaisselle transparente et quelques plats.

Emma revint à elle lorsqu'elle fut percuté de plein fouet par Granny qui la serrait fort dans ses bras. Son souffle se coupa un instant, brusquement surprise, puis elle resserra ses bras autour de la vieille femme tout en observant Ruby - accrochée à August comme un koala - embrasser l'homme qui lui avait demandé de l'épouser quelques semaines auparavant, les larmes aux yeux. Elle se détacha de Granny et fronça des sourcils.

-Ouais, je sais. Tu ne trouveras pas Regina ici pour le moment. Soupira Zelena en la prenant dans ses bras. Je suis super contente de vous revoir.

-Moi aussi, Zelena. Acquiesça Emma. Pourquoi ? Elle est où ?

-Des crétins de touristes qui savent mieux que tout le monde, ont profitaient de l'accalmie de la tempête à midi pour aller faire du moto neige, sauf qu'ils se sont arrêté à un moment pour s'abriter à cause du vent et lorsqu'ils ont voulu reprendre les motos, les moteurs avaient gelés. Ils ont appelé à l'aide il y a deux heures environ et vu le temps, j'ai pas pu empêcher Regina et Jefferson d'y aller. Ce sont les meilleurs pour le retrouver. Hopper est parti avec eux.

-Ils sont trop bêtes, c'est la troisième fois qu'ils vont à leur secours. Pesta Killian.

-Ouais, c'est pour ça que Hopper est aller avec eux. Pour les virer d'emblée et leur coller une amende tellement salée qu'ils seront pas prêt de revenir.

-Mais c'est pas dangereux ? Pourquoi est - ce - que vous n'attendez pas que la tempête se calme ? Demanda David.

-Parce qu'on ne sait pas quand la tempête s'arrêtera et que le soleil n'est pas prêt de se lever dans tous les cas. Et vu les températures, plus on attend, moins les chances de retrouver ses abrutis vivants sont élevées. Grogna Zelena. Ils sont habitués à courir dans un froid pareil, mais ça reste dangereux et ça m'énerve que ce soit pour des gens qui n'écoute jamais rien.

Robin enlaça sa femme de ses deux bras et embrassa son cou afin de la calmer et Granny réquisitionna tout le monde pour terminer le repas "qui ne se fera pas tout seul" afin de changer les idées de tous. Un vinyle de Noël fut installé et tous cuisinaient et chantaient dans le chalet. Mary - Margaret fit son fameux lait de poule, presque outrée qu'aucun des habitants de Storybrooke ne connaissent.

Tous avaient refusé d'entamer le festin sans les trois derniers convives, mais la faim commençait sérieusement à les miner. Si bien que Granny et Mary - Margaret avaient décidé de faire quelques gâteaux apéritifs avec le reste des ingrédients pour apaiser leur ventre gargouillant. Et alors qu'Emma quittait le salon pour aller remplir un pichet d'eau à la cuisine, elle manqua de se prendre la porte d'entrée qui s'ouvrit à la volée, laissant entrer le froid. Le maire Hopper entra en premier, soutenant Jefferson qui sautillait en grimaçant, suivis de Regina qui ordonna de l'aide.

-Killian, Robin, couvrez - vous. J'ai besoin de votre aide, le harnais à gelé sur Tschasta et Snow, j'arrive pas à le retirer. Ordonna la brune avant de repartir aussi vite qu'elle était arrivée.

Les deux hommes se dépêchèrent de rejoindre la jeune femme dehors pour l'aider à détacher les chiens. Ils faisaient encore plus froid que les quelques heures plus tôt, et les deux hommes se sentirent étouffés et prit d'une grosse bouffée de chaleur en subissant la différence immédiate de température entre l'intérieur et l'extérieur. Robin détacha les autres chiens et les fit entrer dans leur petite maison, ainsi que ceux de Jefferson et Killian et Regina tentèrent de décoller la sangle des deux chiens de têtes. Mais ils n'y voyaient rien et Regina avaient trop peur de leur faire du mal.

-Qu'est - ce - qu'il s'est passé ? Demanda Ruby à Jefferson et Archibald.

Les deux hommes s'étaient dévêtus - et étaient désormais en caleçon et tee-shirt, une couverture sur leur dos - et avaient été installé au coin du feu. Granny s'était activé à leur servir sa fameuse soupe afin de les réchauffer.

-On les a retrouvés derrière la Brune. Ils se sont fait piéger par le blizzard et le gel et ce sont réfugiés sur la glace. C'est Regina qui est allée les chercher, seule, pour éviter de se perdre sauf que le gel a pris son traîneau et les chiens, mais on a quand même réussi à s'en sortir.

-Et toi ? Qu'est - ce - qu'il t'es arrivé ?

-Moi ? Oh c'est débile, j'ai ... Jefferson s'interrompit un instant en voyant Marco sortirent à son tour. J'ai glissé sur une marche de l'hôpital et je me suis tordu la cheville. Déclara - t - il, faisant rire tout le monde.

-T'es pas possible. T'en rate pas une. S'esclaffa Ruby.

-Et les deux touristes ?

-Ils vont bien, enfin jusqu'à ce que notre maire ne les descende à coup de mot. Se moqua Jefferson en posant ses mains sur le bol chaud de soupe.

-Je leur ai donné une amende bien conséquence et je leur ai dit que j'enverrais une missive dans tous les postes pour leur interdire de revenir faire quoique ce soit dans ce genre de terre. Et j'enverrai également un rapport afin qu'il perde leur permis de guide. Apprit le maire avec un air mécontent.

Personne ne put répondre, interrompue par la porte qui s'ouvrit à nouveau avec fracas. Les trois hommes et Regina entrèrent rapidement et Marco se dirigea immédiatement vers la cuisine.

-Dépêche toi, retire ça. Ordonna Killian en essayant de tirant la cape gelée de Regina. Sans effet.

-Pousse - toi. Déclara Marco en revenant avec une casserole d'eau fumante. Fais attention, ne bouge pas, okay ? Ou je risque de te brûler sévèrement.

A l'avance, Marco avait récupéré de l'eau chaude pour faire fondre la glace sur le harnais accroché aux chiens. Ils avaient précautionneusement fait tomber quelques gouttes sur la glace qui avait fondu intensément, mais agité les chiens. Lorsqu'ils furent enfin libérés, ils se dépêchèrent de les emmener dans la cabane pour les réchauffer. Seulement, en se levant, Regina s'était sentie bloqué. Elle était resté trop longtemps inactive dehors alors qu'il pleuvait un peu et l'eau avait gelé partout sur elle. La brune avait refusé de rentrer tant qu'elle n'était pas certaine du bien être de chacune de ses bêtes. Et ils avaient fini par rentrer, Marco réitérant l'opération, mais elle, elle n'était pas protégeait par une épaisse fourrure. Alors, même si l'eau n'était pas aussi bouillante qu'au départ, elle restait dangereuse et pouvait brûler la brune. Marco renversa doucement la casserole sur le dos de la brune et sa tête afin de délier la peau de bête pendant que Killian et Robin soulevaient la cape et abaissaient sa capuche petit à petit. La brune grimaça douloureusement et jura en sentant une goutte tombait dans son cou avec une impression terrible d'avoir reçu un million d'aiguilles dans le cou. La respiration haletante, ils réussirent à la libérer et Regina se déshabilla complètement, restant en culotte et soutien - gorge, se frottant le cou et tremblant. Zelena lui tapa l'épaule et la recouvrit d'une épaisse couverture en laine. La brune allait lui répondre lorsqu'enfin, son regard se posa sur deux têtes qui n'étaient pas censées être là.

-Qu'est - ce ... ? Commença la brune n'osant plus bouger, les yeux écarquillés. Merde, j'hallucine ? Se demanda - t- elle. Rien ne serait étonnant.

-Tu n'hallucines pas, sis'. Chuchota la rousse répondant sans le savoir aux questions de la brune.

Un sourire illumina son visage et, oubliant son corps gelé, elle fonça droit sur Emma et Henry. Elle récupéra le petit garçon dans ses bras qui l'entoura de ses bras et de ses jambes et elle fondit sur les lèvres roses de sa blonde. Les trois se firent un immense câlin, immensément content d'être là, réunis à nouveau et le reste furent émus de ses retrouvailles. Jamais les parents d'Emma n'auraient pu se dire que leur fille se construirait un amour aussi fort que le leur. Ils l'avaient espéré, mais Emma s'était toujours refusé de faire de nouvelle rencontre. Un échec lui avait suffi, alors ils avaient cessé d'espérer voir un jour leur fille heureuse en amour. Mais en regardant le trio, tous les doutes qu'ils avaient s'envolèrent. Leur fille avait trouvé son âme sœur, son grand amour, Mary - Margaret en était convaincu. Et jamais la famille et les amis de Regina ne se serait dit que la brune rencontrait l'amour et formerait une famille aussi. Regina était un loup solitaire et sauvage, qui ne laissait pas grand monde l'approcher. Mais elle avait baissé sa garde, avec deux parfaits inconnus, prouvant qu'ils étaient faits pour elle. Ils n'avaient aucun doute sur leur avenir.

-J'en reviens pas. Murmura la brune, émue, son front collé à celui d'Emma et d'Henry.

-On a voulu te faire une surprise. Maman a décrétée la nuit dernière avec Zelena qu'on serait là pour Noël, alors on est arrivée tout à l'heure. Expliqua Henry.

-Joyeux Noël, mon amour. Chuchota Emma.

-Joyeux Noël, luma*. Répondit la brune en caressant le nez de la blonde avec le sien.

Les trois prirent encore quelques instants de retrouvaille puis Regina se tourna vers les autres citadins pour les accueillir à bras ouvert. Puis, elle donna de quoi se changer aux hommes et elle alla se changer avec Jefferson dans sa chambre dans laquelle ils appliquèrent une crème pour hydrater leur peau, Killian assis sur son lit, les avaient suivi.

-Je suis inquiète pour toi, Regina. Débuta Killian en observant la brune appliquer de la crème sur ses jambes, un sourire béat sur le visage.

-Inquiet ? Demanda la brune, un regard étonné. Pourquoi ?

-Tu es amoureuse.

-Et alors ?

-Ouais et alors, il est où le problème ? Demanda Jefferson qui avait peur que Killian n'essaie de convaincre son amie que son histoire avec la blonde était mauvaise.

-Quand tu la regardes, et même quand tu ne la regardes de ce que j'en vois là maintenant, tu as l'air moins intelligente ... Déclara sérieusement l'homme, le visage crispé. Un silence bizarre s'installa dans la chambre, jusqu'à ce que le Capitaine ne laisse s'étirer un sourire plus que moqueur.

-Abruti ! Râla la brune en lui jetant le pot de crème au visage.

-Hé ! Ça fait mal ! Nan, mais arrêtez. Râla Killian en se prenant un second pot jeté par Jefferson.

-Mais t'es bête, j'ai cru que tu allais me dire que tu n'approuvais pas. Soupira la brune en se retournant pour retirer son soutien - gorge et mettre un pull.

-Nan, en vrai, je suis super content pour toi. Tu le mérite, alors ne gâches pas tout. Tut tut, tu es exactement comme moi quand j'ai rencontré Tink. Stoppa Killian avant que la brune ne rétorque quelque chose.

-Merci. Sourit la brune.

-Mais t'a l'air bête quand même.

-Dégage.

Killian sortit en rigolant de la chambre, croisant par la même occasion Margot et Henry.

-Je viens compter tes doigts, tata. Informa Margot alors que Jefferson sortait à son tour.

-Oui, venez. Indiqua Regina en s'asseyant sur son lit, les jambes tendues.

Henry et Margot grimpèrent sur le lit, de chaque côté de la brune et comptèrent les doigts de la main en les faisant bouger pour vérifier qu'elle avait tous ses doigts, puis ils firent la même chose avec les orteils de Regina. Une fois fait, ils retournèrent tous dans la salle et purent enfin attaquer l'immense festin, se régalant des mets et des anecdotes de tous. Chacun avait sa place et c'était d'autant plus étonnant puisque trois d'entre eux était jusque là inconnu à huit autres personnes. Mais si quelqu'un était passé par là ce soir - là et qu'il avait regardé par la fenêtre, il aurait vu une immense famille unie attablée autour d'une table remplie de nourriture, le tout éclairé d'une lumière jaune et du sourire de chaque convive. Une fois la bûche avalée, Regina et Zelena décidèrent qu'il était temps d'ouvrir la seconde tradition : danser. Regina glissa un vieux vinyle qui appartenait à son père et sous les airs du swing et du boogie - woogie, tous se mirent à danser les uns avec les autres. Un peu plus tard, Granny et Mary - Margaret, qui s'étaient plus que bien trouvé, demandèrent un slow et Regina connu son premier slow dans les bras de celle qu'elle aimait. Vers quatre heures du matin, chacun commençait à fatiguer et ils décidèrent tous d'aller se coucher et d'ouvrir les cadeaux le lendemain. Marco et Granny prirent la chambre de Regina, David et Mary - Margaret la chambre d'ami et le maire Hopper le canapé. Les autres installèrent des matelas de fortune rembourrés de couvertures et d'oreillers au sol et ils s'installèrent tous entre le canapé et la grande table en ligne. Ruby et August, Jefferson et Graham, Killian et Tink, Zelena et Robin, Margot et Henry, Neal, Emma et Regina. Chaque couple enlacé finit par s'endormir paisiblement, des étoiles dans les yeux, des chansons et des anecdotes dans la tête, et le cœur regonflé à bloc.

Au petit matin, les deux enfants se réveillèrent en premier et dans un commun accord, Margot récupéra un disque sur lequel des balades de trompette figuraient et alluma la platine en mettant le son à fond. Un son de clairon retentit immédiatement, réveillant tout le monde et tandis que Margot sautait lourdement sur ses parents, Henry sauta sans ménagement sur sa mère et Regina, tout deux hurlants à tous de se réveiller et que c'était Noël. Les adultes grognèrent tous un à un, tentant de se cacher un peu plus sous les couvertures comme si cela allait les protéger. Qu'est - ce - qu'ils peuvent être naïfs. Une fois bien réveiller, Regina et Emma se lancèrent à leur tour dans une chasse au réveil en sautant sur leurs amis et en leur assénant des chatouilles. August et Ruby prirent chacun leur oreiller pour frapper Emma qui était sur eux et aussitôt s'ensuivit une bataille d'oreiller. Malgré lui, le maire Hopper fut enrôlé au rôle de muraille protectrice par les enfants et David, qui sortait de la chambre, fut à son tour victime de la bataille de polochon et bientôt tous - hormis Granny, Mary - Margaret et Marco -s'étaient lancé dans une bataille d'oreiller qui se termina lorsque quatre oreillers - celui de Jefferson, August, Emma et David - éclatèrent, laissant des plumes sortirent de partout et recouvrir le sol et les meubles. Tous éclatèrent de rire et ils retombèrent sur le bazar qu'ils avaient mis, essoufflés. Granny et Mary - Margaret râlèrent pour la forme et allèrent toutes les deux préparer le déjeuné. La grand - mère Nolan se sentait parfaitement à l'aise dans cette maison qu'elle ne connaissait que depuis quelques heures, ce qui lui paraissait étrange. Ils rangèrent tout le bordel qu'ils avaient mis et pile à temps, lorsqu'ils finirent, les deux ainées les appela pour venir prendre un bon petit - déjeuné. Une fois fait, et à la plus grande joie des enfants, les cadeaux furent enfin distribués.

Ils passèrent le reste de la journée ensemble entre jeux, danse et repas léger (enfin selon eux) et en fin d'après - midi, chacun repartit chez soi. Les Nolan, sur proposition de Regina, restèrent chez elle. Elle n'avait pas envie de les voir repartir et elle savait qu'Emma avait envie de rester avec eux. La brune était étonnée de voir à quel point elle s'entendait bien avec les parents d'Emma, ce qui finit par la plonger dans un souvenir nostalgique. En cet instant, ses parents lui manquaient terriblement et elle aurait tellement aimé qu'ils soient là avec elle et qu'ils assistent à cette montagne d'amour qui se trouvait dans cette maison qui en avait longtemps manqué.

-A quoi tu penses ? Demanda Emma qui avait grimpée sur Regina qui était allongée sur le dos, les bras sous la tête.

-Que je suis heureuse.

-Donc cet air triste, tu la quand tu es heureuse. Remarqua Emma en posant délicatement son nez sur celui de la brune.

-Je me disais que j'aimais bien ta famille et que j'aurais voulu que tu rencontres mes parents. Ils t'auraient adoré, toi et Henry, et ils auraient adoré ce Noël.

-J'aurais voulu les rencontrer. Et mes parents t'adorent. Susurra Emma en venant embrasser la mâchoire de la brune. Henry veut que tu ailles lui faire un bisou.

-Pourquoi ?

-Parce qu'il veut te dire bonne nuit.

-C'est pas à la mère de faire ça normalement ? Remarqua la brune en haussant les sourcils.

-Si, mais moi, je l'ai déjà fait. Remarqua Emma avec un regard lourd de sens.

Cette remarque mit quelque temps à germer dans l'esprit de la brune qui écarquilla des yeux et repoussa brusquement Emma lorsqu'elle comprit la réflexion d'Emma.

-T'es malade ou quoi ?

-Hein ?

-Tu ne peux pas me dire des trucs comme ça. Décréta la brune en secouant la tête.

-Pourquoi pas ?

-C'est toi sa mère.

-Oui, je sais.

-Bah alors pourquoi tu dis ça ?

-Parce que je veux que tu aies le même rôle que moi et Henry te veut comme second parent.

-Non.

-Non ?

-Non.

-On ne va pas répéter ça huit mille fois. Quand on a commencé à sortir ensemble, tu savais que j'avais un fils Regina. S'agaça Emma. Ce n'était pas comme si elle venait de lui apprendre qu'elle était mère et que sortir avec elle signifiait avoir un lien avec Henry. Lien que Regina avait déjà avec Henry, d'ailleurs.

-Oui, je le savais, mais tu ne peux pas me demander d'être la mère d'Henry.

-Je ne te demande pas d'être sa mère. Je le suis. Je t'ai juste dit que Henry te considérait comme sa deuxième mère. Ça ne t'oblige à rien, ça te montre simplement l'importance que tu as dans nos vies. Pourquoi tu paniques comme ça ?

-Parceque je ne veux pas être ça.

-Pourquoi ?

-Je ne peux pas être ça. C'est pas moi, je ne suis pas comme ça.

-Comment ça ? Demanda encore Emma qui comprenait que le problème n'était pas que Regina ne voulait pas une place auprès de son fils, mais qu'elle avait peur d'en avoir une justement. Les paroles de Robin lui revenait en tête et elle remercia le hasard d'avoir eu cette discussion plutôt, lui permettant de comprendre à moitié la tempête qui s'abattait sous le crâne de sa compagne.

-Je n'ai pas ça. Je n'ai pas l'instinct maternel, je ne peux pas être quelqu'un de bien dans ce domaine. Refusa la brune.

-Avant d'avoir Henry, je n'avais absolument pas l'instinct maternel. D'ailleurs ça ne veut rien dire ce mot. On apprend à l'avoir en prenant soin des autres, c'est tout. Et tu la, tu peux être une bonne mère pour Henry. Si. Assura la blonde alors que Regina secouait la tête. Si, je t'ai vu agir avec ta meute, avec moi. Tu es douce, à l'écoute. Et je t'ai vu agir avec Margot et Henry. Tu prends ton temps pour leur expliquer, tu prends ton temps pour leur faire découvrir des choses. Tu serais une parfaite mère. Mais là maintenant, je ne te fais pas signer les papiers d'adoptions, tu n'as rien à changer. Tu n'as qu'à continuer comme tu le faisais avec Henry, mais laisses le te donner plus de place. Lui dire au revoir le soir ne signifie pas me remplacer, Regina.

La brune ouvrit la bouche, prête à répondre, mais elle la referma, cherchant à dire autre chose. Les deux femmes se regardèrent encore un instant, mais au moment où Regina allait enfin parler, Neal arriva.

-Henry est parti.


Où est - il ? Telle est la question … La réponse la semaine prochaine.

Merci de me lire, j'espère que cette histoire que est de plus en plus proche de sa fin continue de vous plaire et que ce chapitre vous a plu. Je vous avoue que j'ai adoré écrire celui - ci. Alors n'hésitez pas à me dire si vous, vous avez aimé le lire.

A très bientôt et bonne semaine,

LilyTom.

* P.S : Luma en Inuktitu (un des dialectes des Inuits) signifie amour.