Bonjour à tout le monde en ce merveilleux temps ensoleillé, il fait trop chaud même ! J'espère que vous vous portez toujours bien. Voici les réponses aux GUEST:
GUEST : Il y a une petite erreur de compréhension : Neal n'est pas le père de Henry dans cette histoire, mais son oncle. Autrement dit, le frère d'Emma. Donc, non, il ne gâchera rien.
LOANN37 : Merci beaucoup, ça me fait vraiment plaisir d'autant que j'ai adoré écrire ce chapitre. Tu va découvrir tout ça aujourd'hui. Bonne lecture ;)
Et voilà, sur ce, je vous souhaite une BonNE lECtuRe à tOuTes et à ToUS :D
Etape 12 : Être une maman
-Henry est parti.
-Quoi ?! S'exclamèrent les deux femmes en se tournant vers le frère d'Emma. Comment ça parti ? Paniqua Emma en sortant de la chambre et en appelant son fils, alertant ses parents.
-Je ne sais pas. Il était bien et d'un coup je l'ai vu partir en courant dehors. Expliqua Neal tout aussi paniqué. Il avait voulu suivre le petit garçon, mais il faisait noir et avec le vent, il avait eu peur de se perdre et de mettre plus en danger Henry alors il avait préféré aller voir les deux femmes, mais il culpabilisait.
Regina n'attendit pas une seconde de plus avant de mettre ses bottes et d'enfiler simplement sa cape pour sortir. Emma allait la suivre, mais la brune la stoppa.
-Non, tu restes ici et tu attends. Ordonna la brune.
-Rêve pas ! C'est mon fils. Déclara la blonde en voulant pousser la brune.
-Stop, c'est ton fils, c'est mon domaine et je te dis que tu ne viendras pas. C'est trop dangereux, okay ? Toi, tu vas aller dans la salle - de - bain et faire chauffer de l'eau pour y créer un sauna. Je vais le retrouver, je te le promets, mais je ne peux pas le faire si tu es avec moi. Et s'il revient, allume ça et mets le dehors. Ordonna la brune d'un ton froid et sec qu'Emma ne lui connaissait pas. Les larmes aux yeux, terrifiée à l'idée de perdre son fils, elle hocha la tête, consciente que c'était la meilleure chose à faire.
Regina donna l'énorme lampe à Emma et en prit une seconde avant de sortir. Par ce temps, Henry ne devait pas être allé très loin, elle arrivait à peine à tenir debout alors lui... Cette idée la fit paniquer un peu plus. Elle savait que Henry les avait entendu, elles n'avaient pas été discrètes quoiqu'il arrive. Elle s'en voulait d'être à l'origine de cette fuite. Elle ouvrit la porte de l'enclos et alla directement vers ses chiens, mais elle ne trouva qu'eux. La respiration haletante, le coeur battant dans le cou, elle attrapa Snow et Tschasta afin d'avoir de l'aide pour retrouver le garçon. Elle était persuadée qu'il serait venu ici. Elle se rendit ensuite vers sa grange, les deux bras devant elle pour l'aider à avancer, mais là encore rien. Il n'y avait même pas l'ombre d'une trace, la neige tombait tellement et tellement vite dans un tourbillon incessant recouvrant tout sur son passage. Tschasta se mit à aboyer dans une direction et Regina courra derrière eux tant bien que mal, chutant quelques fois, poussée par le vent qui était désormais dans son dos. Elle comprit qu'ils se dirigeaient vers la ville et elle en déduit que Henry aura voulu aller voir Margot. Alors que, la respiration erratique, elle marchait le plus vite possible pour ne pas perdre de vue ses chiens, elle se fit percuter par quelque chose sur son côté la faisant chuter. Elle éclaira la chose.
-Oh mon dieu, Henry ! Tu vas bien ? Tschasta, Snow. S'égosilla la brune rappelant ses chiens.
-Regina ... Sanglota le petit garçon en s'agrippant autour du musher ayant très peur.
Il avait voulu rejoindre son amie, mais n'y voyant rien, il ne savait plus où il était et il s'était perdu. Le froid avait fini par être douloureux et Henry avait voulu faire demi - tour, mais il était sans cesse poussé par les immenses bourrasques et il avait fini par se perdre.
-Mon dieu, tout va bien. Je suis là, je te ramène à la maison. Tout va bien. Souffla la brune en le serrant contre elle quelques secondes.
Elle retira ensuite sa cape et emmitoufla le petit garçon dedans qui grelottait à s'en casser les os. La brune n'était désormais qu'en gilet et leggings, mais elle s'en fichait. A l'instant précis, seul le petit garçon comptait. Elle fit demi - tour en courant aussi vite qu'elle le pouvait, rassurer le petit garçon dans ses bras. Henry sanglotait contre elle, les bras noués autour de son cou, mais Regina s'en fichait et préférait l'entendre pour le moment pleurer. Ces pleurs la rassurait au moins sur son état de vie. Enfin, elle vit les lumières de sa maison et accéléra encore plus le pas, se refusant de faiblir alors qu'elle sentait le froid lui brûler ses membres. Elle monta les marches, ses chiens dans son sillage, et elle ouvrit la porte rapidement et se dirigea directement vers la salle - de - bain. Elle ouvrit la porte et se sentit étouffée par la buée, sa tête se mettant à tourner par la différence de température. Elle perdit l'équilibre et tomba à genoux, serrant encore plus Henry contre elle pour ne pas le lâcher. Elle déposa Henry à terre, répétant inlassablement "ça va aller" et elle le déshabilla de ses mains tremblantes. Emma arriva aussitôt et aida la brune à dévêtir le petit garçon. Une fois nu, Emma prit son fils dans ses bras réconfortant et Henry se nicha dans les bras de sa mère. Regina se releva pour rajouter de l'eau bouillante et intensifier la chaleur de la pièce afin de réchauffer le garçon par la buée. Elle se leva et alla chercher une couverture et des crèmes tout en retirant son pantalon qui lui brûlait les jambes.
-Tschasta, Snow. Ici. Ordonna la brune aux deux chiens qui attendaient docilement assis devant la porte. Les deux chiens suivirent leur cheffe et Regina les colla au petit - garçon, faisant comprendre à ses deux chiens de tête de le réchauffer. Tschasta et Snow s'installèrent entre Emma et Henry et derrière Henry afin de lui transmettre leur chaleur sous les yeux inquiets de leur famille. Regina passa ses doigts dans une crème bleu qu'elle avait récupérée au - dessus de sa cheminée et elle commença à masser le dos du garçon qui tressaillit.
-Tout va bien. Ça va apaiser ta sensation de brûlure et te réchauffer. Expliqua la brune, le visage crispé.
Elle en étala partout profitant pour vérifier si l'enfant n'était pas blessé. Pas de nécrose ni d'engelure importante visiblement. Elle étala la crème sur son dos, puis elle passa sur les cuisses rouges flamboyantes de l'enfant. Une fois fait, elle le tourna délicatement vers elle afin d'avoir son torse. Elle changea de crème pour une autre plus adaptée et précautionneusement, elle mit une généreuse couche sur la poitrine et le massa tout en répétant des mots rassurants, tant pour lui que pour elle. Emma, rassurée, observa la brune s'affairer à prendre soin de son fils et elle n'arrivait pas à comprendre comment Regina pouvait penser ne pas réussir à s'occuper de Henry alors qu'en cet instant elle ne pensait qu'au garçon, s'oubliant elle - même. Henry avait fini par s'endormir, épuisé et Emma était allée le coucher. Mary - Margaret avait glisser trois bouillottes que Regina lui avait donné et qu'elle avait remplies de charbon. Le musher demanda à ses deux chiens de s'installer aux côtés du garçon afin de continuer à lui prodiguer la chaleur dont il avait besoin. Une fois qu'elle fut assuré que Henry allait bien, elle se releva en observant la blonde caresser les cheveux de son fils, le cœur serré avec la terrible impression d'avoir tout gâché.
Elle récupéra des cendres pour elle aussi qu'elle mit dans sa bouillotte et qu'elle déposa sur son lit, enroulée dans une couverture. Elle retira le reste de ses habits et appliqua de la crème sur ses épaules et son dos avant de mettre un gros pull dans lequel elle s'emmitoufla. Puis elle s'assit sur son lit et prit le plaid enroulé autour de la bouillotte pour le mettre sur son dos. Elle frissonna en ressentant la douce chaleur la réchauffer et elle baissa ses yeux sur ses cuisses et jambes dont des engelures et des bleus étaient apparu à cause de froid. Elle souffla un grand coup, les larmes aux yeux, s'en voulant terriblement et face à sa fenêtre, elle appliqua doucement la crème sur ses jambes, serrant les dents à cause de la douleur qu'elle ressentait. Emma arriva quelques instants après et resta dans l'embrasure de la porte à observer la brune de dos, elle l'entendit respirer douloureusement et elle n'arriva pas à savoir si elle pleurait ou non. Alors, elle s'approcha doucement et grimpa du côté du lit où elle dormait d'ordinaire et s'arrêta un peu devant Regina qui avait cessé tout mouvement, ses mains en suspens.
-On peut parler ? Demanda doucement Emma qui sentait la jeune femme fébrile.
-Puisqu'on a des cordes vocales, oui. C'est un fait. Répondit nonchalamment la brune afin de se garder une contenance.
-Regina... Soupira Emma en essayant de capter le regard de la brune.
-Je demanderai demain à Robin de vous amener chez Granny.
-Regina, regarde moi, s'il te plaît. Demanda la blonde. La jeune femme n'en faisant rien, elle prit le visage de la brune entre ses mains qu'elle dirigea vers son visage. On ne veut pas partir. Affirma - t - elle.
-Pourquoi ? Demanda presque bêtement Regina.
-Parce qu'on est venue ici pour toi, pour être avec toi.
-J'ai tout gâché. Souffla le musher en secouant la tête. Henry ... A cause de moi, Henry aurait pu mourir ce soir, Emma.
-Ce n'est pas de ta faute. Et tu l'as sauvé. Ecoute moi bien, je n'ai jamais voulu te faire peur comme ça. J'avoue avoir eu dû mal à me dire que tu pouvais penser ne pas être quelqu'un de bien et encore plus lorsque je t'ai vu agir avec Henry ce soir. Regina, c'est ça avoir l'instinct maternel, c'est avoir peur. Je ne pense pas qu'on la en nous, on l'acquiert et par conséquent l'instinct paternel existe aussi. Tu te rends compte que sans réfléchir à deux fois, tu es allé dans ce froid pour retrouver Henry et tu la retrouvée, Regina. Parce que tu savais où chercher, où aller. Et tu l'a ramené et tu n'as fait attention à personne ni même à toi. Seul Henry et sa santé, son bien - être comptait. Tu l'as soigné, rassuré, apaisé en t'oubliant. Tu as été douce et patiente. C'est tout ce que je te demande, d'être avec nous et de nous aimer. Et c'est ce que tu as fait aujourd'hui.
Regina se contenta de fermer les yeux, retenant les larmes qui menaçaient de couler. Elle n'arrivait pas à faire ça. Elle n'arrivait pas à s'imaginer être ça. Elle avait toujours vécu seule, elle n'arrivait pas à se faire à l'idée que tout cela était réel. Troublant quand on pense que cela faisait trois mois qu'elle sortait avec Emma, mais la distance avait fait qu'elle s'était posé une limite dans sa tête et qu'elle ne voulait pas se laisser totalement aller. La distance était parfaite pour ce loup solitaire. C'était ce qu'elle était, un loup solitaire. Même avec Margot, elle n'avait jamais vraiment prit la place de tata qui lui revenait ayant trop peur de mal faire. C'était Margot qui s'était imposée - toujours - dans sa vie. Si elle venait, elle en était ravie - même si elle ne le montrait jamais- et si elle ne venait pas, et bien elle faisait avec. Elle avait ses chiens et elle s'en sortait très bien ainsi. C'était comme ça qu'elle avait envisagé sa relation avec Emma. Accepter les sentiments qui l'assaillaient pour la blonde aux yeux émeraude, mais garder une certaine distance. Faire en sorte de se sentir moins seule, en restant seule tout de même.
-Tu es épuisé. Dormons. Conclut Emma en se glissant sous la couverture.
Regina sursauta légèrement à l'entente de ses mots qui la sortirent de sa torpeur, mais elle acquiesça machinalement et sans vraiment le faire pour Emma, puisque la journaliste était déjà couchée. Regina prit la bande qui était sur son côté et banda ses cuisses qui étaient devenues fragiles, afin que le frottement avec la couverture ne lui soit pas trop douloureux. Elle se coucha ensuite sur son flanc, loin d'Emma, avec des gestes mécaniques et rigide, ne sachant pas trop quoi faire. Emma lui en voulait, elle en était sûre. Emma la détestait, elle en était sûre. Elle osait à peine respirert, jusqu'à ce qu'elle ne sente les bras de la journaliste se nouer autour de sa taille et sa tête se nicher dans ses cheveux. Ce simple geste eu l'effet d'un calmant et la tempête qui s'abattait dans sa tête se calma, la laissant s'endormir rapidement.
Lorsqu'Emma se réveilla, elle fut éblouie par le soleil qui tapait. Deux jours qu'elle était là, et elle ne l'avait pas encore vu. Elle regarda Regina qui dormait encore profondément, l'oreiller contre sa poitrine. Elle se leva en avisant l'heure - dix heures - et elle sortit de la chambre en mettant le gilet de Regina. Il faisait froid. Elle vit ses parents et Neal attablés dans la cuisine, parlant en chuchotant. Elle leur fit signe de la tête et alla voir comment allait Henry. Elle le trouva encore endormi, entourant de ses bras et de ses jambes Snow pendant que Tschasta avait sa tête sur son flanc. Ils étaient adorables, tant, qu'Emma sortie son appareil photo pour les prendre. Puis elle s'agenouilla pour vérifier qu'il n'avait pas de température. Visiblement, non.
Elle remit une bûche dans la cheminée et raviva le feu avec le tisonnier avant de rejoindre ses parents et son frère qu'elle embrassa.
-Bien dormis ? Demanda - t - elle.
-Très bien et toi ?
-Oui. Acquiesça la blonde. Henry semble hors de danger. Dit elle comme pour avoir la confirmation de ses parents, voulant être rassuré.
-Oui. Il n'a pas de fièvre, il est juste fatigué. Remarqua sa mère.
-Tu sais ce qu'il s'est passé ? Demanda la journaliste à son frère.
-Non. Il voulait allait vous voir parce que vous étiez trop longues pour lui dire bonne nuit et il est revenu en pleurs. Il a mis ses chaussures et son manteau et il est parti avant que je n'aie eu le temps de le rattraper. Je suis désolé Em', j'aurais dû le suivre, mais ...
-Non. Coupa durement Emma. Ne sois pas désolé, tu as bien fait. Tu ne connais pas les alentours et tu aurais pu te perdre en allant le chercher et ça aurait été d'autant plus dangereux pour tout le monde. Tu as eu parfaitement raison.
-Il a entendu quelque chose qu'il n'aurait pas dû ? Demanda la grand - mère en déduisant les dires de ses deux enfants.
-J'imagine ... J'ai fait peur à Regina je crois. Je lui ai dit que Henry voulait qu'elle aille lui dire bonne nuit et pour rire, elle m'a dit que c'était le rôle de la mère. Alors je lui ai dit que la première l'avait déjà fait. Avoua Emma qui avait l'habitude de tout dire à sa famille.
-Elle ne veut pas de lien avec Henry ? Demanda David en fronçant des sourcils.
-Si, c'est pas vraiment ça. Elle dit qu'elle ne veut pas d'un rôle comme celui - ci parce qu'elle ne se sent pas capable de l'endosser. Elle dit qu'elle ne saura pas faire et elle fait une fixette sur l'instinct maternel qu'elle pense ne pas avoir. Grogna - t - elle en roulant des yeux et claquant sa langue.
-Et toi, tu en penses quoi ? Demanda Neal.
-Que ce sont des conneries. J'arrive pas à comprendre pourquoi elle dit ça en plus. Je veux dire, elle a toujours été adorable avec Henry, elle adore être avec Margot et si vous la verriez avec ses chiens. Elle s'en occupe comme si c'était la prunelle de ses yeux. Elle agit comme une mère avec eux, clairement. Et puis, si elle n'avait pas l'étoffe d'être une bonne mère, jamais elle n'aurait agit comme ça hier. Elle a tout fait à la perfection, de le soigner à le rassurer. Remarqua Emma en réfléchissant en même temps.
-Avant de vous avoir, je ne voulais pas d'enfant. Lâcha Mary - Margaret.
-Vraiment ? S'étonnèrent ses deux enfants.
-Oui, je disais souvent à l'époque que je ne voulais pas me conformer aux demandes de la société. Que ce n'était pas parce que j'étais une femme que je devais forcément avoir un enfant, mais en réalité, j'avais peur, j'étais terrifié. Et je l'ai étais durant toute ma grossesse pour t'avoir, Emma. Je n'avais jamais eu de modèle et le peu que j'avais pu apercevoir ne m'avait pas plu. Je n'ai pas longtemps connu ma mère qui est morte d'un cancer lorsque j'avais à peine cinq ans et mon père était très occupé et il a fini par mourir quand j'avais douze ans. J'ai vécu de foyer en foyer et j'ai fait quelques maisons d'accueil que j'ai détestée. Je ne savais pas où aller jusqu'à rencontré votre père. Avoua - t - elle dans un sourire amoureux en prenant la main de son mari. Mais j'étais quand même persuadé que je ne serais pas une bonne mère. J'avais été seule toute ma vie, je ne me voyais pas faire et pourtant j'ai toujours adoré les enfants. Mais il y a une différence entre s'occuper des enfants des autres et s'occuper des siens. Et je pense que c'est ce qu'il se passe avec Regina. Tu m'as dit que les trois - quarts de son temps, elle passait sa vie sur la route et qu'elle avait perdue ses parents jeunes. Peut - être agit - elle et pense - t - elle de la même façon.
-Comment je fais pour lui faire comprendre qu'elle a tort, alors ?
-Attends, soit patiente. Regarde, hier, c'était instinctif et ça le deviendra plus encore. Les premiers mois, lorsque je t'ai eu, je paniquais tout le temps et j'avais tellement peur de ne pas réussir que je te transmettais ma peur et du coup, tu pleurais sans cesse. Je le vivais encore plus mal, parce que dès que ton père arrivait, il te calmait en quelques secondes. J'avais l'impression que j'allais jamais réussir.
-Je ne savais pas ça. Pourtant, tu es une mère géniale. Assura Emma.
-Carrément, la meilleure des mères. Renchérit Neal.
-Toujours est - il que j'en étais tellement persuadé que je ne m'étais laissé aucune chance et dès que David rentrait, j'en profitais pour abandonner. Et lorsque tu as eu trois mois, tu es tombée malade et David était en planque donc je ne pouvais pas le joindre. J'ai paniqué et je suis allée à l'hôpital. Tu avais juste des coliques assez douloureuses, mais j'étais terrifiée. Et lorsqu'ils m'ont dit que je devais attendre dans la salle d'attente, mon dieu, je me souviens avoir viré hystérique. Se mit à rire Mary - Margaret. Et j'ai fini par réussir à rentrer, ne laissant le choix à personne et lorsque je t'ai revu, j'ai était heureuse. Tellement heureuse, je n'ai pas vraiment compris ce qu'il se passait, mais j'avais juste plus envie de te lâcher. Plus jamais. Et avant de partir, l'infirmière m'a dit que j'avais bien fait, bien agit et lorsque je me suis excusé d'avoir été à deux doigts de la frapper pour me laisser te voir, elle m'a dit qu'elle comprenait. Qu'en tant que mère, elle aurait agi de la même manière. Je t'ai regardé et pour la première fois, tu ne pleurais plus, tu souriais. Le plus beau sourire du monde. Et c'est là que je me suis senti mère et que je me suis dit que je pouvais, que j'avais le droit de l'être. Parce que j'avais trouvé comment t'apaiser et qu'une autre mère aurait fait pareil. Il faut juste que tu lui laisses du temps, laisse lui du temps et elle comprendra, elle aussi, qu'elle peut l'être. On l'a tous vu hier soir, elle sera une très bonne mère et compagne pour vous. Je ne me trompe jamais sur ces choses là et tu le sais. Termina la mère d'Emma en donnant implicitement sa bénédiction totale à Emma pour mettre en place son projet.
Ce que personne n'avait remarqué cependant, c'était Regina dans l'encadrement de sa porte qui avait tout entendu. Elle avait pleuré silencieusement, mesurant la portée des mots qu'avait eue la vieille dame. La brune se calma un peu et elle sortit de sa chambre, vêtue simplement de son gros pull en laine qui lui arrivait à mi - cuisse, restant en culotte. Elle jeta rapidement un regard vers Henry qui dormait encore avec les deux chiens désormais réveillé, mais toujours contre le petit garçon, respectant les ordres de leur maître.
-Bonjour. Dit - elle doucement à l'encontre de toute la petite famille qui lui répondit par des phrases classiques de politesse.
Regina se servit un café et enfila ses habits afin d'aller nourrir ses bêtes, café en main. Elle revint dix minutes plus tard et elle retrouva Emma et Henry assis à terre en train de parler. Elle regarda à sa droite et ne vit personne, elle en conclu que les parents et le frère d'Emma étaient sûrement dans la chambre d'amis. Elle retira ses peaux de bêtes qu'elle accrocha sur le côté et se déplaça dans le but de se diriger vers sa chambre, dans l'espoir utopique de passer inaperçue, mais Emma ne la laissa pas faire et la stoppa avant qu'elle ne passe le seuil de sa porte.
-Bonjour. Dit - elle.
-Salut. Répondit le musher en se retournant. Sans s'en empêcher, elle alla s'asseoir sur le matelas de Henry, en face de lui, et attrapa Tschasta pour le garder contre elle afin de se rassurer. Comment tu vas ? Tu as remis de la crème ?
-Ça va, ça pique un peu. Et non. Avoua le petit garçon.
Regina se leva aussitôt en lui demandant de se déshabiller pendant qu'elle allait chercher ses crèmes. Elle revint rapidement et sans même penser demander à Emma de le faire, elle appliqua la crème sur le petit garçon.
-Il va falloir que tu en mettes matin et soir jusqu'à ce que ta peau soit réparé. Et dès que tu sens qu'elle te tire, tu en remets. N'attends pas ou tu pourrais y laisser des cicatrices et les fragiliser par le froid.
-D'accord. Hocha le petit garçon.
-Et ne refais jamais ça. Plus jamais. C'est dangereux dehors Henry, quoiqu'il arrive, tu ne ressors plus jamais de nuit et par un blizzard pareil. Tu as eu énormément de chance, tu aurais pu avoir des nécroses ou mourir. Je n'arrive même pas à comprendre comment tu as fait pour t'en sortir aussi bien en sortant aussi peu couvert. Gronda - t - elle.
-Quand je me suis perdu et que j'ai commencé à avoir froid, j'ai fait ce que tu m'avais appris. J'ai creusé dans la neige pour me protéger du froid et j'ai continué d'avancer comme ça. Dit - il. Je ne voulais pas vous faire peur, j'ai pas réfléchi.
-Et bien la prochaine fois, tu réfléchiras. Ne refais jamais ça. Rétorqua - t - elle légèrement en colère et l'aidant à renfiler son haut de pyjama.
-Tu m'en veux ? Demanda le petit garçon, les larmes aux yeux.
-Oui. Affirma Regina sans réfléchir.
Emma allait rétorquer, en colère de la réponse de Regina, mais Henry parla avant elle.
-Tu m'aimes encore moins alors. Déduit - il en laissant une larme couler.
-Quoi ? Non, bien - sûr que non Henry.
-Hier, tu as dit que tu ne m'aimais pas et maintenant que tu m'en veux ...
-Je n'ai jamais dit ça, je t'aime Henry. Mais oui, je t'en veux parce que tu t'es mis en danger inconsciemment et que tu m'as fait vraiment peur. Imagine si je ne t'avais pas retrouvée, tu aurais brisé le cœur de ta mère et moi, j'aurais été dévasté. C'était totalement inconscient et je t'en veux de ne pas avoir réfléchi et d'avoir agi sur un coup de tête. Mais je ne t'aime pas moins ou plus, Henry. Loin de là.
-Alors pourquoi tu ne veux pas être ma maman ?
-Tu as Emma.
-Et les autres enfants ont deux parents. Tu peux être le deuxième.
-Je ne suis pas très bonne pour ces trucs - là, Henry. Et en plus, on ne vit même pas ensemble, je ne comprends pas pourquoi tu y tiens.
-Et alors, personne n'est bon, on fait juste avec et de son mieux et parfois, on fait des bêtises. Maman aussi fait des bêtises des fois, par exemple quand elle débarque en pleine classe pour enguirlander la maîtresse devant toute la classe. Dit - il avec un regard réprobateur envers sa mère.
Avant les vacances, il avait été accusé à tort par la maîtresse qui l'avait un peu humilié devant tous les autres enfants. Henry en avait parlé à sa mère après avoir pleuré et le lendemain, Emma débarquait furibonde et s'était mise à hurler sur la pauvre petite femme rousse devant tous les élèves qui n'osaient piper mots, les yeux écarquillés en regardant cette femme complètement folle hurler à quel point l'institutrice était une bonne à rien et que son fils était le meilleur des petits garçons. Puis elle était partie - non sans envoyer un baiser volant à son fils - et Henry lui avait fait la tête pendant deux jours, dormant même chez ses grands - parents.
-Tu penses vraiment que ... que ... Commença Regina, mais elle n'arrivait pas à poser de mot, elle se sentait trop gênée, trop exposée et elle n'avait pas l'habitude.
-Que tu pourrais être ma maman ? L'aida - t - il. Je pensais que c'était déjà acquis à vrai dire. Avoua tristement Henry en baisant des yeux.
-Vraiment ? S'étonna Regina en regardant tour à tour les deux Bostoniens.
-Bah, oui. On s'appelle tout le temps et je te raconte toutes mes journées et tu m'aides même à faire mes maths parce que maman n'aime pas ça. Et tu as m'as aidé à faire mon spectacle, tu m'as même trouvé des costumes, comme tous les autres parents font avec leur enfant.
Un peu perdue, Regina souffla, elle passa sa main sur son visage comme pour se réveiller et déposa doucement sa tête sur celle de Tschasta.
-J'ai jamais voulu d'enfant. J'ai toujours était suffisamment conquise par eux. Dit - elle en montrant de la tête ses deux chiens. En même temps, j'avais jamais pensé tomber amoureuse non plus, alors imagine - moi deux secondes avec un enfant. Je ne veux pas d'enfant. Affirma à nouveau la brune, brisant le cœur du garçon. Mais, je te veux toi et je ne pouvais pas rêver mieux. Finit elle à demi - mot.
-Tu veux bien ? Voulut s'assurer Henry, les yeux brillants tant il était heureux.
-Oui, mais il faut me laisser un peu de temps pour que je m'y habitue et apprenne.
-Tu es déjà géniale, tu sais. Tu n'as pas besoin d'apprendre quoique ce soit, tu gères déjà super bien. Rassura Henry. Est - ce que je peux te faire un câlin ? Demanda - t - il ensuite, tout timide en se mordant nerveusement la lèvre sachant que Regina n'aimait pas trop ça.
Il lui sauta dans les bras, la renversant presque, lorsqu'elle hocha de la tête et la serra fort dans ses bras, rassuré d'avoir lui aussi sa place entre sa mère et Regina. La brune eu un moment de battement, ne sachant pas trop quoi faire, mais elle finit par refermer doucement ses bras avec l'étrange sensation d'avoir enfin, une vraie famille pour toujours.
-Bien, maintenant que tout ça est réglé, il y avait un autre truc que l'on voulait te dire avec Henry. Déclara la blonde, à son tour stressé.
-Oui ? Demanda Regina pour inciter Emma à parler qui s'était tu.
-Euh, bah, voilà. Zelena m'a dit que tu n'arrivais pas à te sentir pleinement à l'aise à cause de la distance et que c'était pour ça que tu appelé de moins en moins. Et moi ... Nous deux, on vit pas super bien la distance non plus. Commença Emma.
-Et donc ? Demanda à nouveau Regina alors que la blonde s'était à nouveau tu, de peur de faire paniquer à nouveau son amoureuse. Elle n'avait pas envie de gâcher cette sérénité, mais Henry ne l'entendit pas de cette oreille et sauta un bon coup.
-On voudrait vivre ici, avec toi. Lâcha d'un coup Henry.
-Hein ?
-On veut être une famille et on ne l'est pas si tu n'es pas avec nous. C'est aussi pour ça qu'on voulait absolument venir, on voulait te proposer ça.
-Vous ... vous voulez venir vivre ici ? En Alaska. Exposa la brune sous le choc.
-Oui.
-Et quitter Boston ? Votre vie ? Votre famille, vraiment ?
-Oui. Assura une nouvelle fois Emma en se rapprochant doucement de Regina. Sauf si tu ne veux pas.
-Si ! S'empressa de dire Regina. Enfin, ça m'étonne. Je ne sais pas quoi dire. Bien sûr que j'ai envie que vous viviez avec moi, j'adorerais ça, mais ... et tes parents ?
-Sont parfaitement d'accord et heureux. Ils sont à la recherche d'un nouveau chez eux, eux aussi, et ils ont envie de voyager un peu. Ça leur permettra de venir.
-Et ton travail ?
-Je peux le faire à distance, c'est pas un problème. Je n'aurais qu'à m'y rendre quelques fois et puis c'est tout. J'ai jamais travaillé dans l'enceinte même du journal de toute façon et August va venir vivre ici, alors on pourra continuer comme on faisait.
-Et l'école ?
-Il y a une école, ici, aux dernières nouvelles. Dit Emma un grand sourire aux lèvres alors que la brune n'avait toujours pas bougé et parlait mécaniquement.
-Alors, vous allez vraiment vivre ici ?
-Si tu veux de nous, alors on débarque au plus vite. Affirma Emma.
-Je veux de vous, oui. Affirma Regina, les larmes aux yeux, en se jetant sur les lèvres de la journaliste pour un baiser langoureux.
-Hey bah, vous devriez avoir honte de vous bécoter sans gêne avec un enfant juste à côté. Se moqua Neal qui sortait de la salle - de - bain.
-Ta gueule toi, ou je te fous dehors.
-Vas - y. Tu t'en voudras toute ta vie. Rétorqua Neal en levant le menton, fière.
-Crétin. Se contenta - t - elle de répondre. Bon, après toutes ces émotions, qu'est - ce - qu'on fait aujourd'hui ? Demanda Emma en se frottant les mains en voyant ses parents sortirent de leur chambre.
-Je dois emmener mes chiens se dégourdirent, je ne les ai pas fait courir hier. Indiqua Regina.
-Cool, on peut venir avec toi ? Demanda Henry impatient.
-Euh, oui. La météo à l'air assez clémente ce matin. Mais uniquement si vous vous couvrez bien. Dit - elle en faisant une petite pichenette sur le nez de Henry.
Tous partant, Regina et Emma allèrent s'habiller tant bien que mal se volant ici et là des baisers. Puis, ils partirent tous dehors, combattant le vent puissant et Regina, avec Emma, alla chercher trois traîneaux pendant que Henry présentait toute la meute à ses grand-parents et son oncle. Une fois les chiens attelés, Neal alla avec Henry, Mary - Margaret avec Emma et David avec Regina et ils se mirent en route allant jusqu'à l'orée de la forêt, sur la demande d'Emma. Elle voulait montrer les plus beaux endroits à ses parents qui en avaient été subjugués. Ils rentrèrent vers quinze heures, le soleil commençant déjà à tomber et pendant que Mary - Margaret allait avec Emma préparer un bon chocolat chaud à la Nolan, les trois autres garçons aidèrent Regina à tout ranger. Neal en profita également pour poser diverses questions à la brune en rapport avec sa formation de vétérinaire. Puis une fois que toutes les bêtes avaient été vérifiées et nourrit, tous les quatre rentrèrent pour savourer un bon chocolat chaud et savourer le repas que Mary - Margaret avait fait réchauffer.
-Il n'y a presque plus rien à manger. Remarqua la petite brune aux cheveux grisonnants.
-Je ne m'attendais pas à avoir autant de personne. C'est Killian qui fait mes ravitaillements, il est prévu qu'il vienne demain.
-On a qu'à aller manger chez Granny ce soir ?
-Non, pas le soir. C'est trop tard et le temps est incertain en ce moment, surtout la nuit. Mais je peux aller chercher à manger chez elle et tout ramener ici, au moins pour ce soir. Suggéra Regina.
-Et bien voilà ce que je propose. On mange et ensuite, on va tous chez Granny pour commander un repas pour ce soir. Et comme ça, vous pourrez visiter la ville. Proposa Emma.
-D'accord. Acquiesça Regina.
Ils mangèrent rapidement et partirent ensuite, à nouveau à traîneau, Regina refusant d'y aller à pied alors que c'était trop loin, qu'il faisait de plus en plus noir et que personne, hormis elle, était habitué à un froid pareil. Lorsqu'ils arrivèrent au Granny's, celui - ci était déjà plein à craqué. Toute la ville y était réunie, alors ils restèrent un peu plus longtemps que prévu. Granny et Mary - Margaret discutaient ensemble, Neal était avec August, Henry avec Margot, Emma parlait de ses projets avec le maire Hopper afin de tout organiser et Regina racontait sa folle nuit et journée à sa sœur.
-Je suis tellement contente pour toi, sis'. Vraiment, je ne pouvais pas rêver mieux pour toi. Mais maintenant, plus de fuite, plus de panique, tout va bien et tout iras bien alors laisse toi faire pour une fois. Et si tu sens que c'est trop et que tu ne veux pas en parler à Emma, n'oublie pas que je suis là. La rassura - t - elle.
Ensuite, ils repartirent à nouveau vers le chalet pour une petite soirée en famille avec Margot qu'ils avaient récupéré. Et à la demande de Henry, Regina installa le vidéoprojecteur et ils se firent tous un marathon Harry Potter "afin de parfaire l'éducation de Regina" avait déclaré Henry. Tous emmitouflés dans des plaids, le film était projeté au - dessus de la cheminée et ils passèrent un après - midi des plus tranquilles. La soirée arriva bien vite et ensuite, tous se séparèrent pour aller se coucher.
-Qu'en penses - tu t'installer ici ? Demanda Regina alors qu'elles étaient face - à - face dans le lit, se câlinant tendrement.
-Je te l'ai dit, n'importe quand. J'ai parlé avec Archibald tout - à - l'heure et il m'a dit que Henry pouvait avoir une place dès la rentrée.
-De janvier ?
-Oui.
-C'est rapide.
-C'est trop vite pour toi ? S'inquiéta la blonde.
-Non, j'ai juste un peu de mal à imaginer.
-Voilà ce que je te propose. Je reste ici jusqu'à la fin des vacances et ensuite, je repars à Boston une semaine, peut - être un peu plus, pour préparer notre déménagement et je reviens avec tout ce que je peux. Le reste, je le ferais envoyer. Pendant ce temps, je laisse Henry ici et comme ça, il pourra commencer sa rentrée dès la fin des vacances.
-Tu veux me laisser Henry ?
-Bien - sûr, j'ai confiance en toi.
-Non, je ne veux pas. C'est trop tôt et je ne saurais pas faire.
-Regina...
-Et de toute manière, je pars le premier pour plusieurs jours. C'est ma plus grosse tournée de l'année, chaque année.
-Vraiment ? Zelena ne m'a rien dit.
-Je ne lui ai rien dit et elle dû oublier. Je ne pensais pas que vous seriez là.
-Bon alors voilà ce qu'on fait. On reste jusqu'au premier et ensuite, on repart tous. J'organise tout et on revient pour ne plus jamais repartir.
-Ça me va. Approuva Regina.
Heureuse, Emma embrassa Regina tendrement. Les jours suivants s'effectuèrent entre balades dehors et petit moment en famille. Regina apprenait à connaître les parents et le frère d'Emma, et vice - versa. Ils fêtèrent tous le nouvel an chez Granny où toute la ville était réunie et tout le monde dormis sur place. Les deux femmes s'éclipsèrent à minuit afin de pouvoir profiter du reste de la nuit pour se dire au revoir, Regina partant très tôt. A trois heures du matin, la brune se leva pour rejoindre sa maison et préparer ses chiens. Dans la grande salle, elle croisa encore quelques fêtards encore debouts et même Henry et Margot qui chantaient à tue - tête avec Ruby. Les deux enfants coururent vers la brune, réclamant des bisous avant son départ. Quelques heures plus tard, c'était Robin qui amenait tous les Nolan à l'aéroport pour Boston avec la promesse d'un retour très rapide.
Et voilà !
En espérant que ce chapitre vous aura plu.
A la semaine prochaine pour le dernier ;)
Bisous,
LilyTom.
