Note de l'auteur : Me revoilà pour les 3e chapitres avec un peu de retard et je m'en excuse humblement ! J'espère qu'il vous plaira et j'attends vos avis avec impatience ! Merci à ceux qui me suivent comme Anonix, Lilith Florent, Jen rin, et Blank.
Je tiens à rappeler que l'histoire ne m'appartient pas, seul Gemma, de son vrai nom... haha vous ne le saurez pas encore hihi! Ce sera une fiction avec un couple entre Voldemort et ma personnage. Il y aura des scènes de violence ainsi que des lemons ^^, donc si vous n'appréciez pas passer votre chemin ^^.
Gros bisous et bonne lecture !
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Chapitre 3 :
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Encore une fois, j'étais réveillée par des murmures qui provenaient d'un coin de la pièce. Je sentais que les personnes présentes avaient une discussion houleuse, car les murmures s'intensifiaient de temps à autre. En me concentrant, je crus reconnaître la voix d'Harry et celle du directeur, du nom de Dumbledor je crois. En entrouvrant les yeux je vois que nous sommes encore en pleine nuit, et que les deux hommes se trouvaient dans le coin de la pièce. Je décidais donc, de ne pas me faire remarquer, et ne pas montrer que j'étais réveillée pour pouvoir écouter.
« Oui Monsieur le directeur je vous assure ! J'ai vu Barty Croupton sur la carte comme je vous vois maintenant ! Ça fait comme avec Peter Pettigrow. S'exclama Harry, avec empressement, comme alarmer par ce qu'il expliquait.
Dans les couloirs tu dis ? Où cela ? Lui demanda Dumbledor, intriguer.
Tout prêt d'ici, vers le couloir menant à la grande salle. Lui décrivit Harry affolé. Mais il devrait être enfermé à Azkaban, non ? J'ai bien vu qu'il avait été arrêté par le Ministère quand j'ai plongé dans vos souvenirs. Rajouta-t-il perdu, ne comprenant pas ce qu'il avait vu.
Oui... Je vais faire vérifier sa cellule. Je vais contacter le Ministère à l'instant ainsi que les Aurores, en attendant j'attends de toi que tu parles de ça à personne mon grand. Lui confia Dumbledor. Tout cela doit rester entre nous le temps que j'éclaircisse cette affaire. Tu devrais retourner dans ton lit et aller te coucher Harry.
Oui... Monsieur ? Interpella Harry, alors que le directeur allait sortir de la pièce.
Oui mon garçon ? S'arrêta-t-il le plus vieux, encourageant l'enfant de poursuivre.
Je voulais vous dire... Tout à l'heure, quand j'ai vu le nom de Barty Croupton sur la carte, j'ai décidé de m'habiller pour venir voir et en avoir le cœur net, mais quand j'ai repris ma carte, son nom avait disparu. Expliqua le plus jeune d'une voix incertaine. Par contre, j'ai apperçu le nom du professeur Maugrey plus loin, alors que je ne l'avais pas vu avant cela. Peut être... a-t-il vu quelque chose ?
Oui... Répondit Dumbledor avec hésitation, après un temps d'arrêt. Je vais voir avec lui pour parler de cette affaire et ainsi en référer au Ministère ne t'inquiète pas. Une fois que j'en saurai plus, je viendrais t'en parler. En attendant tu devrais remonter dans ton dortoir pour te reposer et ainsi commencer à emballer tes affaires car la fin des cours, c'est demain. L'avertit le vieil homme, pour détourner la discussion.
Oui monsieur, mais je vais rester encore un peu ici, je voulais voir si Gemma n'avait pas eu de soucis et savoir comment elle allait avant mon départ. Dit le plus jeune tout en se rapprochant de mon lit.
Bien... A plus tard Harry. Le salua Dumbledor avant de sortir de la pièce. »
Barty avait donc été découvert dans les couloirs sous sa véritable forme . Mais il ne la savait pas encore. Que devais-je faire ? Comment pouvais le prévenir ? Devais-je vraiment le faire ? J'étais perdue. Je savais que c'était un homme avec un fond dangereux, mais je ne voulais pas non plus qu'il soit arrêté et emmené en prison. En ayant connu cette situation, je ne la souhaitais à personne. D'autant plus, qu'il avait déjà été là-bas d'après ce que j'avais pu entendre.
Mais même si je voulais le prévenir, je ne savais pas comment le trouver. Et je ne pouvais pas demander d'information à Harry car il semblait considéré Barty Croupton comme un danger et un ennemi, et il portait un début de soupçon envers Maugrey. Je devais juste espérer que Barty vienne rapidement à l'infirmerie (d'après ce que m'avait dit madame Pomfresh quand elle était venu me soigner hier) pour que je puisse le prévenir.
J'ouvris les yeux, voulant échanger un petit peu avec Harry et ainsi déterminer ce qu'il savait exactement. De plus, je devais savoir ce qu'ils allaient faire de moi par la suite. Je n'en pouvais plus de rester coucher dans ce lit, rester dans le flou et avec cette femme irascible qui se plaignait continuellement de ma présence à l'infirmerie. Alors que je papillonnais des yeux, je vis Harry qui était assit à côté de mon lit.
« Bonjour Gemma. Me sourit Harry, surpris, ne s'attendant apparemment pas que je me réveille.
Bonjour Harry... Répondis-je d'une voix pâteuse, séquelle de mon sommeil interrompu.
Nous t'avons réveillé ? Me demanda Harry, inquiet, soit de m'avoir gêné soit d'avoir entendu quelque chose.
Oui, mais ne t'inquiète pas, j'ai du mal à dormir de toute manière. Le rassurais-je, faisant l'air de rien, pour lui faire comprendre que je n'avais pas entendu ce qu'il s'était dit.
D'accord... Je peux te poser une question ? Intervint-t-il mal à l'aise.
Oui, qu'est ce qu'il y a ? L'encourageais-je.
Quelqu'un est-il venu te rendre visite dans la nuit ? M'interrogea-t-il enfin, trouvant le courage de me poser sa question.
A part toi ? Non pas que je sache pourquoi ? Lui retournais-je, jouant celle qui ne savait rien et plaisantant avec lui pour démystifier ses inquiétudes.
Car j'ai cru voir un homme dans les couloirs, proche de l'infirmerie et je me suis demandé si tu avais entendu un bruit. M'expliqua-t-il incertain de ce qu'il pouvait me révéler.
Non je n'ai rien entendu, après je me suis endormi assez tôt suite aux médicaments que madame Pomfresh m'a donnés. Dis-je pour lui faire comprendre que je ne pouvais pas lui fournir les informations dont il avait besoin. De plus, dans ce château, j'entends du bruit continuellement. Donc je me suis vite habitué à l'environnement.
D'accord, c'est normal que tu aies été fatiguer avec toutes les blessures que tu avais. Se désola-t-il tout en fixant mes jambes avec un regard compatissant et empreint de pitié.
Ne t'inquiète pas, apparemment avec la magie je vais pouvoir de nouveau marcher, alors que je ne pensais pas ça possible. C'est incroyable ce que l'on peut faire avec la magie ! Exprimais-je enfin ma stupéfaction face à cette découverte merveilleuse de ce monde.
Oui. Sourit-il avec douceur. Je vois ce que tu veux dire. J'ai grandi dans le monde moldu et je ne savais pas qu'un monde comme celui-ci existait tout prêt de nous. Quand je suis arrivé dans cette école à l'âge de 11 ans, j'étais subjugué par tout ce que je voyais. Se remémora-t-il, perdu dans ses souvenirs. Mais avant ça, tu n'as jamais su pour la magie ? Pourtant tu es plus âgée que moi.
Je n'ai pas encore vu grand chose, mais je suis déjà grandement impressionné. Acquiesçais-je. Mais en effet, je n'ai jamais su, je crois, que j'étais une sorcière. Je ne me souviens de rien, mais peut être que dans mon passé, j'ai reçu une éducation proche de la tienne, seulement je n'en ai plus aucun souvenir.
Ne t'inquiète pas, apparemment tu sors demain de l'infirmerie pour te rendre au Ministère avec le directeur et le professeur Maugrey. Me raconta-t-il. Tu pourras enfin sortir de cette pièce et ainsi voir d'autres personnes et peut être même te faire retrouver tes souvenirs.
Cette perspective de sortie ne me réjouis pas forcément... Lui confiais-je d'une petite voix. Je ne connais rien sur ce monde et toutes les personnes qui s'y trouvent. Tu sais ce qu'ils comptent faire de moi après ma sortie ? Où vais je aller ? L'interrogeais-je ayant peur pour mon avenir.
Je ne sais pas encore. Au Ministère ils essayeront de découvrir ton identité et ensuite voire si tu as encore de la famille quelque part qui peut s'occuper de toi. Me répondit-il incertain.
Je vois... Chuchotais-je, sachant très bien que je n'avais aucune famille ici, et qu'ils allaient comprendre que je leur avais menti sur mon véritable prénom.
Bon je vais devoir y aller car l'école est fini demain et on doit tous se préparer pour retourner dans nos familles le temps des vacances. M'annonça-t-il. Mais je voulais venir te voir avant mon départ. Rajouta-t-il avec le sourire. Bonne nuit Gemma et j'espère que tout se passera bien pour toi demain.
D'accord, bonne nuit et merci Harry. Lui rendais-je son sourire avant qu'il ne parte. »
J'irais bientôt au Ministère avec le directeur de cette école pour découvrir ma véritable identité. Je supposais qu'ils allaient utiliser la magie pour parvenir à leurs fins, et que cette fois, je ne pourrais rien cacher. Qu'allais-je bien pouvoir faire ? Devais-je dire la vérité et expliquer que je venais du passé sans que je ne sache comment ? Mais il y avait un risque que cela se retourne contre moi, ne sachant pas à qui faire confiance. On pouvait me séquestrer et étudier ma situation particulière.
Je stressais face à tout ça et aux possibles répercussions qui pouvaient m'arriver. Je ne savais pas vers qui me tourner à part Barty qui, lui seul, connaissait une partie de mon secret. Mais celui-ci courait un grand danger, en sachant qu'il avait attiré les soupçons sur lui, et qu'il n'était qu'une question de temps avant qu'il ne soit découvert à cause des risques qu'il avait pris pour venir me voir. Alors que j'en étais là dans mes réflexions, madame Pomfresh sort de son bureau pour venir dans ma direction.
Je n'avais pas remarqué, mais j'étais tellement perdue dans mes pensées après le départ d'Harry, que je n'avais pas vu le temps passé. Le jour se levait déjà par la fenêtre annonçant une nouvelle journée qui commençait.
« Je dois sortir un moment. M'annonça-t-elle de but en blanc. Vous ne devez pas sortir de cette pièce et encore moins de ce lit. Vous devez vous reposer pour guérir correctement et seulement à ce moment là, je vous laisserais sortir. Me suis-je bien fait comprendre, mademoiselle ? Me menaça-t-elle de manière détourner.
Vous n'avez aucun ordre à me donner ! Et je ne suis pas stupide, je sais que je dois encore me reposer suite à mes blessures ! Lui répondis-je avec dédain.
Surveillez votre langage jeune fille ! S'offusqua la femme.
Et vous vos paroles ! Je ne fais pas partie de cette école et je suis encore moins une enfant ! Lui fis-je remarquer d'une voix froide. Donc ne me traitez pas comme tels !
… Se tut-elle, vexée avant de sortir en trombe de la salle en claquant la porte. »
La porte s'ouvrit peu de temps après le départ de la femme, pour laisser paraître Barty Croupton, de nouveau dans le corps d'Alastor Maugrey, qui avait un sourire en coin.
« Bravo ma douce, tu l'as bien mouché cette vieille pie ! S'exclama-t-il avec le sourire, et fierté dans la voix. Une vraie Croupton !
Barty ? Mais que fais-tu ici ? Lui demandais-je, surprise de le voir ici. Tout le monde est à ta recherche ! Le mis-je en garde, affoler de le voir ainsi, mais aussi soulager de pouvoir lui dire ce que j'avais entendu plus tôt.
Ma recherche ? Comment ça ? Se stoppa-t-il, tout à coup sérieux en venant se placer à mes côtés.
Oui, j'ai entendu Harry et Dumbledor dire qu'il t'avait vue dans les couloirs hier soirs ! Lui racontais-je, stresser qu'il puisse se faire prendre en restant ici.
Me voir ? Ne t'inquiète pas, j'avais repris l'apparence d'Alastor à ce moment-là et je n'ai croisé personne dans les couloirs. Me rassura-t-il en venant s'asseoir sur la chaise à côté de mon lit.
Mais non ! M'écriais-je. Harry t'a vue toi Barty, il a distinctement dit ton nom. Je pense qu'il porte des soupçons sur toi et ta double identité. Paniquais-je voulant à tout prix qu'il me voit et prenne garde pour sa sécurité.
Doucement ma douce, calme toi et raconte moi tout ce que tu as entendu. Essaya-t-il de me calmer alors que je vis de petit tremblement parcourir son corps. »
Je lui rapportai alors ce que j'avais entendu plus tôt entre Harry et Dumbledor. Je savais que ce que je faisais était risquer. Que Barty était un homme dangereux, même si je ne savais pas à quel point. Mais je ne pouvais pas le laisser se faire arrêter sans ne rien faire. Il m'avait aidé, à sa manière et j'avais pitié de cet homme qui semblait déjà assez souffrir dans son propre corps sans qu'il n'ait à subir un enfermement complet en prison. Les conditions là bas le pousseraient d'autant plus dans sa folie, empirant sûrement son état actuel.
Je lui expliquais donc ce que j'avais entendu sans omettre aucun détail, lui parlant d'une certaine carte, de son nom inscrit dessus indiquant où il se trouvait dans le château, qu'il avait vu que Barty avait disparu pour laisser la place à Alastor. Maintenant quelques soupçons étaient portés sur Alastor, et la cellule de Barty serait fouillé dans les plus brefs délais.
« Tu comprends maintenant ? Tu dois oublier ton plan avec Harry et partir loin d'ici ! Lui dis-je, espérant qu'il comprendrait et abandonnerait ses projets.
Ne t'inquiète pas, je vais retourner auprès du Maître mais avant cela je prendrais Harry pour l'emmener avec moi. M'expliqua-t-il sûr de lui et déterminer à finir sa mission.
Mais non ! Ils ne te laisseront pas faire ! Surtout maintenant qu'ils pensent que tu peux être dans le château ! Ils ont envoyé des personnes vérifier ta cellule apparemment ! Quand ils découvriront que tu n'es pas dedans, ils comprendront tout ! Essayais-je de le raisonner.
J'ai encore un peu de temps avant que ça se passe comme ça. Hésita-t-il, plus aussi sûr de lui, sa langue refaisant surface pour lécher sa lèvre, signe de stress.
Non tu n'as plus de temps ! Ça fait déjà un moment que le directeur est parti pour vérifier justement et prévenir les Aurores ! Je t'en pris, entends raison ! M'exclamais-je tout en lui prenant sa main dans la mienne, ne sachant plus comment le convaincre d'abandonner ses plans pour prendre la fuite.
Non ! Je ne peux pas abandonner le Maître ! Je dois accomplir sa volonté ! S'énerva-t-il, ses tocs revenant en force tout en me tournant le dos par rage.
Calme toi Barty ! Ou tu vas alerter les personnes qui peuvent passer dans le couloir ! Lui fis-je remarquer. Je t'en prie calme toi, tu me fais peur... Choisissais-je de dire dans le but de le faire réagir, sachant qu'il ne voulait pas que la sœur qu'il voyait en moi ait peur de lui.
Pardon Gemma... Mais... Je préfère essayer et de périr au nom de mon Maître plutôt que de fuir comme ce couard de Malfoy ! Vociféra-t-il avec beaucoup de haine dans la voix, alors qu'il me faisait de nouveau face. »
Je ne savais plus quoi dire pour le convaincre. Il voulait vraiment partir à la recherche d'Harry pour le kidnapper et l'emmener à la créature que j'avais croisée dans le cimetière pour qu'ensuite, elle puisse le tuer. Je ne pouvais pas laisser faire ça. Je ne pouvais pas cautionner le meurtre d'un enfant sans rien faire. Je décidais donc de jouer ma dernière carte.
« Barty, penses à moi dans tout ça... Le suppliais-je, rentrant dans sa folie et jouant pleinement le rôle de la sœur qu'il voulait voir en moi. Je viens tout juste de te retrouver et je risque de te perdre comme toi tu m'as perdu par le passé ! M'énervais-je, supposant que sa sœur aurait réagi de la même manière face à la possibilité de perdre son frère. Tu connais la douleur causé par la disparition d'un être proche, veux tu vraiment me faire subir la même chose ?! Pleurais-je réellement à la fin de mon discours, motivé par la peur de ne pas réussir à sauver à la fois Harry et Barty.
Ma douce... Commença Barty en venant vers moi.
Non ! M'écriais-je, le stoppant dans son mouvement. Tu veux m'abandonner ! Alors pars ! Tu es bien un lâche Barty ! Non pas en fuyant l'ennemi mais en fuyant les responsabilités que tu as envers moi ! L'assenais-je de reproche dans le but de lui ouvrir les yeux, alors que je sanglotais maintenant.
Gemma pardon ! Excuse moi je t'en prie... Capitula-t-il enfin. Tu as raison, t'avoir retrouvé est un miracle et je ne peux pas te perdre maintenant alors qu'on vient tout juste de se retrouver. Calme toi ma douce je t'en prie, sèche ces larmes... Me chuchota-t-il tout en me caressant le visage pour essuyer mes larmes qui coulaient.
Barty... Fuis je t'en prie... Pour moi... Je veux pouvoir te revoir par la suite... Je n'ai que toi ici... Lui dis-je, étonner par la véracité de mes propos.
Oui ma douce, je vais partir, mais avant je dois te donner ceci. Me rassura-t-il tout en me tendant une fiole avec un liquide d'une couleur rouge. Tu dois absolument le boire avant que je ne parte Gemma, c'est pour ton bien ! M'assura-t-il tout en me mettant la fiole dans ma main alors qu'il venait d'enlever le bouchon, et guidant celle-ci vers ma bouche.
Mais qu'est-ce que c'est ? Lui demandais-je, ayant peur de ce qu'il voulait me faire boire, alors qu'il ne me laissait pas le choix quant à la prendre ou non.
Une potion ma douce. Elle t'est essentielle pour ta sécurité Gemma. Déclara-t-il solennel, sûr de lui, tout en me faisant un petit sourire pour me mettre en confiance. Je ne partirais pas avant que tu ne l'ait bu ma douce. Rajouta-t-il, sachant que sans cette motivation, je ne me serais pas laissé faire. »
Avec hésitation, je porte la fiole à mes lèvres, laissant les effluves malodorants envahir mon nez. N'allais-je pas mourir à boire quelque chose qui avait une odeur aussi infecte ? Je pris mon courage à deux mains et bu la fiole car plus j'attendais, plus les chances de fuite pour Barty s'amoindrissaient et sa propre impatience montait pour devenir de l'agacement. Je ne tenais pas à ce qu'il me la fasse boire de force, ce que je le pensais capable de faire sous l'énervement.
Le goût était pire que l'odeur ! Une horreur qui me fit avoir des haut-le-cœurs. Mais avant que je ne puisse dire quoi que ce soit une douleur me pris dans le ventre. Je voulais hurler mais Barty tendit sa baguette sur moi alors qu'un rayon me touche la gorge avant que je puisse sortir un son.
« Tout va bien se passer ma douce. C'est normal que tu souffres pour l'instant mais ça s'arrêtera dans une heure environ et ensuite tu dormiras pour récupérer. Je t'ai lancé un sort de silence qui prendra fin en même temps que les effets de la potion. M'expliqua-t-il normalement tandis que je tordais de douleur dans mon lit. Je ne souhaite pas que tu alertes les autres tant que la potion n'a pas fait son effet. »
Comment pouvait-il me faire ça, alors qu'il me considérait comme sa sœur ? Voulait-il me tuer pour ce que j'avais osé lui dire ? J'avais l'impression que les flammes du bûcher me léchaient de nouveau mon corps, mais cette fois de l'intérieur. Chaque parcelle de ma peau était en fusion, la rendant hypersensible au moindre toucher. La texture du drap qui reposait sur moi était comme du verre pilé frotter à même ma peau.
« Je ne compte pas te quitter avant que tout soit terminé. M'expliqua-t-il d'une voix douce. Je vais faire attention à ce que la potion agisse correctement et que tout se passe bien pour toi. Je ne te cache pas qu'il y a quelque risque mais je sais que tu sauras te battre contre cette douleur pour rester auprès de moi. Me dit-il confiant et avec un grand sourire. Sois forte ma douce, je reste près de toi, et seulement après ça, je partirais comme tu me l'as demandé. Je ne te laisserais pas seule ! »
Il se leva avant de partir s'installer dans le coin de la pièce dans l'espoir d'être discret au cas où quelqu'un rentrerait dans la pièce. Je ne pouvais rien faire, je voulais tendre une main dans direction, quémandant son aide mais le moindre tremblement me donnait l'impression de me casser les os. Je hurlais à plein poumon, exorcisant ma douleur dans l'espoir que cela l'amoindrisse ou me faire entendre de quelqu'un pour qu'il puisse m'aider, mais rien ne se passait. Je pouvais sentir mes cordes vocales pousser de toutes leurs forces pour faire sortir un son d'entre mes lèvres, mais je n'entendais pas ma voix, malgré tout.
Il ne me restait plus que l'espoir que Barty ne m'avait pas menti, et que tout cela s'arrêtera dans une heure. En attendant, je criais tout ce que je pouvais, me blessant la gorge à force de pousser sur celle-ci. Je crachais un peu de sang par moments et Barty venait m'essuyer avec un mouchoir tout en me chuchotant des encouragements. Je sais qu'il était à l'origine de cette souffrance, mais sa présence me faisait beaucoup de bien, et je ne voulais pas qu'il me laisse seule. Il faisait des aller et retour entre le coin de la pièce et le côté de mon lit pour prendre soin de moi, mais son visage n'exprimait rien. Était-il mal de me voir souffrir ? Ou s'en fichait-il complètement car il voulait justement que cela arrive ?
Le temps me paraissait long, me plongeant toujours plus loin dans la souffrance qui ne faisait que croître. Allais-je vraiment en supporter plus ? Je sentais mon cœur battre à tout rompre, au point de penser qu'il allait s'arrêter à tout moment. Ma respiration se fit laborieuse au bout d'un certain temps, et je ne parvenais plus à retrouver mon calme pour prendre une nouvelle inspiration.
« Gemma calme toi ! Intervint Barty en se précipitant à mes côtés. Il ne reste plus beaucoup de temps, tiens bon ! Tu ne dois surtout pas paniquer et te calmer si tu ne veux pas que ton cœur s'arrête ! M'avertit-t-il, soucieux.
Je... Peux plus... Parvins-je à articuler alors que je manquais d'air, et qu'il parvint à lire sur mes lèvres, n'ayant toujours pas la possibilité de parler à cause du sort. ...Aide...
Ma douce, suis mon rythme ! M'ordonna-t-il tout en plaçant sa main à plat sur ma poitrine, sur mon sternum. »
Je le sentais appuyer sur mon torse, me poussant à expirer tout ce que j'avais dans mes poumons avant de relâcher la pression et ainsi m'entraîner à inspirer. Il reproduit plusieurs fois le même geste, m'encourageant toujours plus et me soutenant dans ma douleur. Il me rassurait sur la durée qu'il me restait à subir, et me caressant les cheveux avec douceur dans un geste fraternel. Je savais qu'il était à l'origine de mon état, mais ses gestes et ses mots me conduisaient à penser qu'il ne voulait pas me faire du mal et qu'il s'inquiétait pour moi. La potion me faisait, serte, du mal mais elle avait un but pour Barty, et valait cette douleur d'après ce que je pouvais en déduire de son comportement. Ce n'était pas de bonne volonté qu'il me l'avait donné.
La douleur devint sourde avant de s'estomper petit à petit. Je parvins à ouvrir les yeux pour croiser celui d'Alastor, qui n'était autre que Barty. Une certaine rancœur monta dans mon corps, lui en voulant de m'avoir fait autant souffrir sans rien m'expliquer au préalable. Mais ma colère s'estompa après avoir son regard soucieux.
« Que m'as tu fait ? Lui demandais-je laborieusement, ma voix étant cassé par les cris muets que j'avais poussés pendant une heure.
J'ai fait en sorte de te protéger alors que tu ne le peux pas encore seule. S'exclama-t-il, fier de son entreprise et que son plan ait marché. Maintenant je vais devoir te laisser et partir rejoindre mon Maître comme tu me l'as demandé car à l'heure qu'il est, ils ont dû voir que je n'étais pas dans ma cellule. Mais ne t'inquiète pas ma douce, on se retrouvera bientôt ! Me dit-t-il enfin avec un air doux sur le visage, comme rassurer de me voir remise de sa potion, avant de partir précipitamment en direction de la sortie. »
Il ne m'avait pas laissé le temps de lui répondre, ou de lui demander ce que pouvait bien être cette potion ainsi que son utilité. J'étais complètement courbaturé quand, un quart d'heure après le départ de Barty, la porte de l'infirmerie s'ouvrit dans un fracas laissant place à plusieurs hommes armés de baguettes. Ils firent le tour de la salle avant de venir dans ma direction.
« Le professeur Maugrey est-t-il venu ici ce matin ? Me demanda un homme alors que les autres retournaient toute la pièce.
Non, j'étais seule et j'ai dormi une grande partie de la matinée. Lui répondis-je d'un air que je voulais perdu et choqué par leur entrée fracassante.
En êtes vous bien sûr Mademoiselle ? Intervint un autre avec un regard dur et soupçonneux.
Mais oui je vous assure, je ne sais pas ce qui se passe ! Perdis-je patience, ne sachant pas comment les convaincre et jouant la carte de l'incompréhension.
Elle n'a rien fait ! S'exclama la voix d'Harry, qui venait de rentrer dans la pièce. Elle est sous la garde du directeur Dumbledor, et nous la soignons ici car elle a été retrouver gravement blesser il y a quelques jours. Expliqua-t-il d'une voix qui inspirait du respect malgré son jeune âge.
Tout à fait. Ajouta la voix du vieil homme qui rentra à son tour dans l'infirmerie. Il ne semble pas se trouver ici, continuons à fouiller le château avant qu'il ne puisse s'échapper.
Monsieur ! Les barrières sont en alerte vers le terrain de Quidditch ! S'écria la voix d'une femme en robe verte, sur le pas de la porte.
En avant ! Ordonna le premier homme qui m'avait interrogé, partant d'un pas de course en direction du lieu désigner tout en me jetant un dernier regard avant de disparaître. »
Tout le monde sortit de la pièce, que sa soient les hommes armés, ou Harry ainsi que le directeur avec leur baguette en poing. Était-ce Barty qu'ils avaient repéré ? Allait-il être arrêté avant qu'il ne prenne la fuite ? Pourra-t-il partir à temps rejoindre son Maître, en sécurité ? Une angoisse monta en moi, sans comprendre pourquoi cette idée me touchait aussi alors qu'on m'avait laissé seule avec mes questions dans l'infirmerie.
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Nous étions dans l'après-midi, et le chahut de la matinée avait cessé depuis quelques heures. Apparemment les hommes n'avaient pas pu trouver Barty Croupton avant qu'il ne s'échappe de l'école et franchisse les barrières de celle-ci. Personne n'était revenu me voir dans l'infirmerie, que sa soit Harry, le directeur ou les Aurores.
L'infirmière me donnait les dernières recommandations avant ma sortie officielle de l'infirmerie, ainsi que des vêtements pour que je puisse m'habiller. J'avais une robe très chic, comme je n'avais encore jamais vu avant, même sur le peu de femmes nobles que j'avais pu croiser dans mon village. Le tissu semblait précieux et terriblement doux. Alors qu'elle venait de finir sans m'avoir adressé un seul regard, le directeur franchit les portes pour venir dans ma direction accompagnée de l'homme qui m'avait interrogé ce matin.
« Bonjour jeune fille. Nous nous sommes vue ce matin très rapidement, mais les circonstances ne m'ont pas permis de prendre correctement de vos nouvelles et de vous expliquer ce qu'il allait arriver cette après-midi. Commença l'inconnu alors que le directeur vint se placer à mes côtés pour me désigner la porte de sortie de l'infirmerie.
Qu'allez vous faire de moi ? Demandais-je mal à l'aise de quitter cette pièce, qui était mon repère dans ce monde qui m'était totalement inconnu.
Nous allons vous emmener au Ministère, qui fait office de gouvernement dans notre monde, pour voir ce que nous pouvons faire pour vous aider dans votre situation. M'expliqua le directeur avec un sourire qui se voulait rassurant.
Bien... Répondis-je incertaine de mon avenir. »
L'inconnu m'effrayait et me tétanisais. Il était en tête, nous guidant à travers les couloirs sans un regard en arrière pour savoir si nous le suivions. Je ne sais pas ce qu'ils allaient faire de moi, où nous allions aller, et ce qu'on me demanderait. Je savais que j'avais menti plus tôt, et maintenant je devais faire face à mes choix. Que faire s'ils découvraient la vérité ? Le tout était de ne rien montrer, et de rester avec ma version des choses ! Je ne pouvais tout simplement pas dire que j'avais fait un voyage dans le temps car, même ici, cela devait être impossible, non ?
Nous franchissons les couloirs, croisant très peu de personnes, car les enfants se trouvaient tous dehors pour leur dernier jour d'école d'après le directeur. Nous arrivions enfin devant les grandes portes du château, et je pouvais que constater que celui-ci devait être immense aux vues de tous les couloirs que nous avions traversé ainsi que la hauteur des portes.
Une fois dehors, nous partions directement vers les grilles qui entourèrent le château dans le but de sortir des « barrières » qui protégeaient le château, d'après le directeur, pour ensuite pouvoir nous rendre directement au Ministère. Une fois sur place, le vieil homme se tourna vers moi et me fixa avec un sourire espiègle tandis que l'autre homme venait de disparaître devant mes yeux.
« Vous allez devoir vous accrocher à moi, mademoiselle. Nous allons transplaner. Me dit-il simplement en me tendant son bras.
transplaner ? Répétais-je perdu et avec appréhension en voyant l'air du directeur. Où est l'homme qui nous accompagnait ?
Oui jeune fille, nous allons nous téléporter directement sur les lieux pour que cela soit plus rapide pour nous où Monsieur Dowkins se trouve déjà et nous attend. Par contre le voyage peut être désagréable et dangereux donc je vous conseille de bien me tenir et ne surtout pas me lâcher. M'avertit le directeur alors qu'il me tendait son bras.
Bien... Dis-je avant de prendre son bras entre mes mains, mais ne voulant pas non plus me coller à lui. »
Le temps de bien m'accrocher, qu'une sensation désagréable me prit dans le ventre, comme lors de mon voyage dans le temps. Était-ce comme ça que j'avais fait ? Transplaner... Je devrais faire des recherches là-dessus plus tard. En attendant la sensation était vraiment incommodante sans être douloureuse. Quand la terre cessa de tourner tout autour de moi, j'ouvris enfin les yeux pour voir que je me trouvais dans la rue, mais celle-ci ne ressemblait en rien à celle que j'avais pu voir dans mon monde.
Mes yeux s'ouvrirent comme des soucoupes, impressionner par ce qui se déroulait devant moi. Je voyais des bâtiments énormes fait de pierre qui s'élevaient vers le ciel. Je vis de nombreuses personnes se déplacer autour de nous, que ça soit à pied ou dans des engins bruyants qui avançaient à toute allure. Il n'y avait pas de cheval ou de charrette. Le sol était dur et noir, d'une matière que je n'arrivais pas à identifier.
Je me repris rapidement, ne voulant pas attirer l'attention du directeur sur moi, alors que celui-ci était occupé dans une boîte rouge toute vitrifier. Je n'osais pas bouger, de peur de me confronter à des choses que je ne comprenais pas, et décidais d'attendre que le directeur me dise quoi faire. De plus, l'homme qui se nommait Dowkins, n'était pas ici. Mais le directeur ne semblait pas le chercher donc j'attendais de savoir ce qu'il allait décider de faire.
Celui-ci se tourna enfin vers moi et me demanda d'entrer avec lui dans la « cabine téléphonique » comme il disait, pour qu'on puisse se rendre au Ministère. Le directeur appuya plusieurs fois sur un drôle de mécanisme pour ensuite me dire que je devais absolument faire les mêmes choses que lui. Il plaça ses bras le long de son corps, tout en regardant droit devant lui. Je l'imitais, ne voulant pas me mettre en danger alors que je ne comprenais rien à ce qu'il m'arrivait et donc ne pas savoir d'où viendrait le danger.
La cabine se mit à bouger mais les personnes autour de celle-ci ne semblaient pas le remarquer. Nous nous enfoncions dans le sol, la cabine faisant son chemin sous terre pour nous emmener à destination. Plus les événements s'accumulaient, plus je me disais que je devais rêver, et que je ne pouvais pas être réellement ici. Comment cela pouvait-il être réel ? Ou devenais-je folle ? Pourtant je décidais de ne rien laisser transparaître de mes états d'âme et d'avoir un visage stoïque en attendant la suite. Je ne devais pas faire naître de soupçon sur mon histoire et faire comprendre que je ne suis pas habitué à voir tout ce qui m'entourait.
La cabine s'arrêta enfin, pour s'ouvrir et nous laisser sortir. Le directeur me fit passer en première et je vis encore tout un autre monde devant mes yeux. Nous nous trouvions dans une salle immense, faite de mur vert dont deux ayant d'énormes cheminées qui se faisaient face tout le long. Des feux verts se déclenchaient par moments pour laisser apparaître des personnes avant que ceux-ci ne s'éteignirent, laissant les personnes sortir des cheminées pour se rendre là où elles voulaient.
Toutes les personnes étaient habillées de robe, que ce soit les femmes comme les hommes. Ils étaient tous vêtus sombrement, aucunes couleurs vives ne se démarquaient. Je vis des papiers voler dans les airs, partant dans une direction définie, ne tombant jamais au sol. Encore de la magie ?
« Par ici jeune fille. M'interrompit la voix du directeur au milieu de mon admiration sur ce qui m'entourait, alors que Dowkins venait à notre rencontre.
Nous devons nous rendre dans le département de la justice magique pour rencontrer le responsable des disparitions et ainsi déterminer votre identité. Indiqua l'homme tout en tendant un bras dans la direction à emprunter.
Comment vont-ils pouvoir la retrouver, mon identité ? Lui demandais-je dans le but de découvrir ce qui allait m'attendre.
Ils vont vous interroger pour rassembler des informations sur vous et d'où vous venez et ainsi retrouver votre famille. M'expliqua le directeur tout en me m'indiquant de le suivre à travers la foule pour arriver à notre destination sans que je me perde.
Et si les informations ne suffisent pas, alors nous utiliserons d'autre procédé, car d'après ce que j'ai entendu vous êtes amnésique ? Me demanda Dowkins avec un regard qui en disant long sur ce qu'il pensait réellement.
Oui effectivement, je ne me souviens de rien avant mon arrivée avec Harry dans l'atrium. Affirmais-je en le regardant droit dans les yeux.
Dans ces cas-là nous pouvons utiliser la Legimencie pour pouvoir retrouver les souvenirs perdus. Supposa l'homme avec un sourire narquois.
La Legimencie ? Répétais-je perdu, en interrogeant le directeur du regard.
Oui, c'est un sort de télépathie pour entrer dans la tête d'autrui et ainsi voir ses souvenirs. M'expliqua le directeur tout en lançant un regard agacer à Dowkins.
Ils vont rentrer dans ma tête ?! Paniquais-je sachant qu'ils allaient, par ce fait, découvrir que j'avais menti.
Oui, mais ne vous inquiétez pas, cela sera en dernier recours, pour pouvoir retrouver votre famille ou tout simplement votre nom. Me rassura le plus vieux tout en me faisant rentrer dans un petit réduit, où d'autre s'entassèrent pour ne plus bouger. »
Le fait que d'autres personnes pouvaient nous entendre me freina dans mon envie de poser d'autres questions. Lire dans les pensées ? Je n'aurais donc aucun secret pour toutes les personnes qui seront là ? Comment allais-je pouvoir me sortir de cet enfer ? Alors que je pensais à la fuite, le petit réduit dans lequel je me trouvais, se mit en marche et bougea dans plusieurs couloirs avant de s'arrêter une première fois. Quelques personnes descendirent et d'autres montèrent avant que l'on reparte. Enfin la réduit s'arrêta et le directeur se mit en marche pour sortir et nous emmener devant une porte.
« Nous y sommes, êtes vous prête ? Me demanda-t-il en souriant doucement.
Oui. Répondis-je simplement alors que mon cœur voulait sortir de ma poitrine. »
Dowkins toqua donc à la porte et nous attendions la réponse qui nous enjoindrait à rentrer pour sceller mon destin.
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Note de l'auteur : Alors ? Ce rendez-vous au ministère ? Qu'en pensez vous ? Et va-t-elle revoir Barty Croupton ? Quand ? Hihi ! J'espère que vous avez aimé et que vous attendez le prochain chapitre avec impatience.
En attendant... Gros bisous et bonne lecture !
