Hello everybody!! Voilà le chapitre 4 de L'Académie, sans doute le plus long de tous jusqu'à présent! J'espère que vous allez aimer, mdr! Merci à ceux et celles qui me laissent des reviews! Comme vous voyez, je fais de mon mieux pour poster régulièrement, lol! Je fais des efforts, croyez-moi!!
Wala wala!! Enjoy and... REVIEW!
Chapitre 4 :
Ichigo dut se retenir pour ne pas refermer la porte aussi sec.
-Oui ? Fit-il de son ton le plus poli, en s'inclinant, et en espérant qu'elle ne le reconnaîtrait pas. Après tout, elle ne savait rien de la perte de son œil, et ses cheveux blancs devaient être suffisamment étranges pour qu'elle ne les rapproche pas de son habituelle tignasse orange…
Mais il sut dès qu'elle ouvrit la bouche que c'était raté.
-Eto… Ukitake-taichou m'envoie t'apporter ça… Ichi…
-Ichiru, coupa Ichigo. Comment avez-vous deviné mon nom ?
Elle le dévisagea, incertaine.
-L'un de mes amis… te ressemble un peu. Il s'appelle Ichigo.
-Eh bien, fit-il en prenant les uniformes et en hochant la tête d'un air compréhensif, merci beaucoup. Mais j'aurais même pu aller les chercher. Il n'avait pas besoin de déranger un Shinigami pour ça.
Les yeux de Rukia s'élargirent devant son détachement. Elle eut un mouvement vers lui, mais il recula, secouant très légèrement la tête, le visage fermé, les lèvres pincées, le regard terne. Mon Dieu, pensa Rukia, ce regard…Comme il a changé… Faut-il que la guerre lui ait fait du mal… Non, se dit-elle ensuite, ce n'est pas Ichigo. Il lui ressemble, mais ce n'est pas lui. Ichigo n'a jamais perdu son œil…
-Eh bien, répétait Ichigo, merci beaucoup.
Et il recula, avant de refermer la porte d'un geste sec devant le visage sidéré de Rukia. Lorsqu'il se retourna, il se retrouva face à ses deux colocataires, qui le dévisageaient comme s'il était fou.
-Quoi ?
-C'était Kuchiki Rukia, non ?
-Qui ? Feignit d'ignorer Ichigo.
-Kuchiki Rukia ! Tu n'as jamais entendu parler des Kuchiki ? (Voyant l'air naïf que son interlocuteur s'efforçait de prendre, Tsukasa expliqua). Les Kuchiki sont l'une des quatre familles nobles de Soul Society. Elle a été adoptée par le capitaine du 6e Squad, Kuchiki Byakuya. On dit qu'il a un reiatsu si dense qu'il écrase tous ceux qui passent à côté. Plus ! Kuchiki Rukia est une héroïne de la guerre contre les Arrancars. Et la meilleure amie de Kurosaki Ichigo !
Le garçon se retint pour ne pas rouler des yeux. Il n'était pas arrivé depuis dix minutes qu'on parlait déjà de lui. Heureusement qu'Ukitake lui avait suggéré de teindre ses cheveux, ou il n'aurait jamais pu vivre en paix.
-Qui ça ?
-Kurosaki Ichigo. Le plus jeune Shinigami qui ait jamais existé dans toute l'histoire de Soul Society. Sans doute aussi le plus puissant Shinigami de tous les temps, à part Aizen peut-être. Et encore, comme il l'a tué, il était plus fort… Il a participé à la guerre contre les Arrancars. On dit qu'il est le seul à avoir jamais vaincu Kuchiki Byakuya.
-Oh, fit Ichigo d'un air sceptique avant de s'asseoir sur son lit. Et alors ? Tu voulais lui demander un autographe ?
-Non, soupira Tsukasa, mais j'aurais vraiment aimé qu'elle nous raconte des histoires sur la guerre, et qu'elle nous parle de Kurosaki Ichigo. Après tout, ils se connaissent depuis longtemps. Et elle doit savoir où il est en ce moment. Il paraît qu'ils sont très proches.
Ichigo grimaça. Proches ? Peut-être l'avaient-ils été un jour, oui. Des souvenirs lui revinrent de ses premiers jours en tant que Shinigami, où Rukia et lui ne cessaient de se disputer. De son périple à Soul Society pour la sauver, et de leurs combats ensemble, contre les Bountos et les Arrancars. Ils avaient été proches, oui. Des compagnons de guerre, qui savaient pouvoir se faire confiance l'un à l'autre. Et il avait tout gâché.
-Oi ! Shirosaki !
Ichigo revint sur terre, et vit Tsukasa agiter une main inquiète devant ses yeux. Baissant le regard, il gronda :
-Ça va.
Il se leva, et regarda par la fenêtre. Dehors, le soleil se couchait déjà. Passant une main lasse dans ses cheveux, le garçon eut un soupir lourd, et décida de se coucher. A présent que Rukia savait où il était, nul doute qu'il allait recevoir des visites. A moins que la terreur qu'il leur inspirait ne suffise à les dissuader de l'approcher. Ou que, par chance, elle ne l'ait pas reconnu. L'adolescent s'allongea sur son lit et rabattit la couverture sur lui avant de fixer le ciel nocturne, les mains sous la tête et de s'endormir.
***
Le lendemain matin, lorsqu'il se réveilla, ses deux camarades dormaient encore. Ichigo en profita pour paresser un peu en regardant le ciel rosir, puis bleuir doucement, avant de se lever et d'enfiler son nouvel uniforme d'élève de l'Académie des Shinigamis. Le poids familier de Zangetsu dans son dos lui manquait atrocement, et il dut faire un effort pour ne pas courir le chercher dans le bureau d'Ukitake. Ramassant ses affaires (qui se réduisaient au strict nécessaire pour prendre des notes), le garçon quitta la chambre et s'aventura dans les couloirs en quête des salles de classe. Elles se trouvaient au rez-de-chaussée. La salle qui était réservée aux premières années était en fait un grand amphithéâtre tout en bois, dont un mur donnait sur le parc, et dans lequel le soleil semblait couler à flots. Sans se préoccuper du petit-déjeuner, le garçon s'assit au troisième rang et, le menton appuyé sur sa paume, laissa son esprit vagabonder tout en savourant la caresse du soleil levant sur sa peau. Depuis combien de temps n'avait-il pas assisté à un véritable lever de soleil ? La guerre s'était pour lui déroulée au Hueco Mundo, sous un ciel perpétuellement nocturne, et les longs mois qu'elle avait duré ne l'avaient pas autorisé à voir le soleil pendant une éternité. Lorsqu'il avait émergé au soleil du terrain d'entraînement souterrain d'Urahara, il avait mis un certain temps à s'adapter à la luminosité, et c'était cette petite erreur qui avait failli lui coûter la vie, et qui mettait à présent en danger celle de tous les Shinigamis et des humains. Car Aizen en avait profité pour disparaître.
-Shirosaki Ichiru ?
La voix le tira de ses réflexions, et Ichigo découvrit le visage d'une femme assez jeune, aux longs cheveux bruns attachés en queue de cheval, qui le dévisageait. Il acquiesça.
-Je serai ton professeur de Zanjutsu. Mon nom est Hakuro Aya.
-Kurosaki Ichigo, dit-il d'une voix mesurée pour éviter que qui que ce soit l'entende, bien qu'ils soient seuls dans la salle.
Elle hocha la tête.
-J'ai peur que mes cours ne t'ennuient plus qu'autre chose, vu ta réputation, mais je vais quand même te tester, on ne sait jamais. Peut-être pourrais-je tout de même t'apprendre quelques trucs.
Elle lui fit un clin d'œil complice, puis rejoignit son bureau, alors que les étudiants commençaient à affluer dans la pièce.
-Nous avons un nouvel élève, annonça-t-elle au grand dam d'Ichigo. Il est arrivé avec un peu de retard, mais je compte sur vous pour bien l'accueillir. Voici Shirosaki Ichiru.
Ichigo se leva à contrecœur sur un signe qu'elle lui faisait, et lâcha :
-Ravi de travailler avec vous, puis se rassit précipitamment.
La fille qui était à côté de lui, et dont les longs cheveux auburn lui rappelaient méchamment ceux d'Inoue, lui adressa un sourire rassurant mais ne dit rien. Elle se contenta de lui faire passer un bout de papier, sur lequel était écrit : Bienvenue ! Mon nom est Isaïa Shigeru. Je ne parle pas. Il parcourut le message, puis répondit : Shirosaki Ichiru. Merci. Pas de problème, je ne suis pas particulièrement loquace non plus. Elle lui adressa un sourire, puis reporta son attention sur le cours, qui ennuyait déjà prodigieusement Ichigo. Mais ce n'était que de la théorie, après tout. Enfin, lorsque l'heure de pratique arriva, Aya ordonna aux élèves de s'asseoir, puis sélectionna des paires pour évaluer les compétences de chacun. Par chance, les élèves étaient en nombre impair, et elle choisit de se confronter à Ichigo, qui dut feindre la maladresse et se laisser toucher au bout d'un temps raisonnablement court, ce qui n'échappa pas au regard attentif de la jeune professeure.
A la fin du cours, elle retint Ichigo, et lui donna rendez-vous après ses cours dans un terrain d'entraînement en pierre létale, de manière à ce qu'aucun reiatsu ne puisse en échapper, et qui se trouvait sur un terrain interdit aux élèves de l'Académie. Le garçon acquiesça et se rendit à son cours de Kidou théorique. Là, comme il se trouvait en terrain inconnu, il prit des notes avec application sur la manière de pousser son reiatsu vers ses mains et le façonner selon le sort désiré. Puis, il se dirigea vers le cours de Hohou (théorique également), où il passa deux longues heures à écouter parler un professeur sur la manière d'accumuler du reiatsu sous ses pieds pour avancer plus vite. Autrement dit, de faire du Shunpo. Enfin, la fin des cours sonna, et il se dirigea vers le lieu de rendez-vous que lui avait assigné Aya, et qui se trouva être un grand bâtiment de pierre blanche. Une fois entré, il se trouva sur une balustrade qui surplombait un champ d'entraînement ressemblant méchamment à celui qui se trouvait sous la boutique d'Urahara. Il descendit une volée de marches blanches, et trouva Aya en bas, occupée à s'étirer. Zangetsu était posé contre un rocher.
-Je t'ai amené ton Zanpakutô, indiqua Aya. Je veux que tu me montres ce que tu vaux vraiment.
Il acquiesça, et s'empara de l'arme. Avec émotion, il la retira doucement de son fourreau, et caressa les fines stries noires et rouges du doigt, avant d'effleurer le métal de la main dans un geste plein de tendresse.
-Vieil homme, murmura-t-il. Tu m'as… manqué.
Un tintement d'acier derrière lui lui indiqua que Haruko était prête à engager le combat. Le garçon se retourna, et se mit en garde.
-Allons-y, fit-il d'une voix morne, ses cheveux blancs ondulant souplement alors qu'il accroissait son reiatsu.
Et il bondit en avant. Le combat ne fut pas long. Aya était forte et habile, mais Ichigo la dépassait cent fois en expérience et en force, et ne tarda pas à la faire plier. Quelques instants à peine après le début du combat, elle avait relâché son Shikaï, et dix minutes supplémentaires furent suffisantes pour qu'Ichigo en trouve la faille et la vainque. Il n'avait même pas eu besoin de mettre Zangetsu en Shikaï.
-Je suppose que tu vas t'ennuyer pendant le reste de l'année, soupira Aya. Je n'ai rien à t'apprendre malheureusement. Il semble que tu aies déjà tous les réflexes que tout Shinigami doit avoir pour survivre.
Ichigo ne répondit pas. Elle l'étudia un moment, et s'arrêta un instant sur son regard terne, stupéfaite par son inexpressivité. C'était si… peu naturel, de voir ce degré d'impassibilité chez un adolescent ! Et qui plus est un humain ! Contrairement à tous ses camarades de classe, le garçon était vivant, et n'avait pas des dizaines d'années de vie à Soul Society en plus de celles de sa vie humaine derrière lui. Il avait abandonné sa famille pour venir ici. Mais elle ne pouvait s'empêcher de se demander… pourquoi. Pourquoi un héros quitterait-il les siens pour rejoindre une Académie où à peine le quart des matières enseignées lui étaient inconnues ? Pourquoi quitter tout ce qu'il connaissait pour vivre caché ? La femme secoua la tête et rengaina. Ils marchèrent en silence jusqu'à l'Académie, où Aya reprit Zangetsu. Elle nota l'éclair de douleur qui passait dans les yeux d'Ichigo alors qu'il le lui tendait, et eut un pincement au cœur, mais elle ne dit rien. Ils se séparèrent sur quelques mots courtois.
***
-Alors ? Qu'est-ce que tu penses du nouveau ?
Teito haussa les épaules.
-Il est bizarre.
Assis sur son lit, Tsukasa approuva de la tête.
-Ses yeux… non, son œil est comme…mort. Et la façon dont il a traité le Vice-Capitaine Kuchiki… Non seulement elle est noble, mais elle est très puissante et haut placée dans la hiérarchie. Je me demande pourquoi Ukitake-senseï l'a envoyée apporter des uniformes à Ichiru.
-Elle devait traîner sans rien faire, et ça l'aura agacé, interrompit la voix d'Ichigo de l'entrée de la chambre, dans laquelle il avait pénétré sans bruit.
Les deux garçons le dévisagèrent.
-Ne parle pas comme ça d'elle, fit Tsukasa d'un ton offusqué. C'est un officier ! Et la meilleure amie de Kurosaki-sama !
Ichigo haussa nonchalamment les épaules, mais ne put retenir un reniflement dédaigneux.
-Ce qu'elle ne sait pas ne peut pas lui nuire.
-Mais je sais beaucoup de choses, tu sais, fit une voix sèche.
Tous trois levèrent les yeux. Rukia se tenait debout en équilibre sur le rebord de la fenêtre, les bras croisés, et avait son regard bleu fixé sur Ichigo, qui se raidit, mais imita ses camarades et s'inclina avec un respect feint. Elle leur adressa un bref salut, puis reporta son attention sur l'adolescent aux cheveux blancs.
-Toi ! Shirosaki… Ichiru, c'est bien ça ?
Il opina du chef, raide comme un piquet.
-Suis-moi, ordonna-t-elle.
Ichigo hésita. D'un côté, il ne pouvait pas refuser, ou il risquait d'éveiller les soupçons de ses deux colocataires, qui se demanderaient pourquoi il pouvait se permettre de désobéir à un ordre direct d'un officier Shinigami. De l'autre, il n'avait strictement aucune envie de se confronter à Rukia. Il décida de la suivre et de s'en débarrasser une bonne fois pour toutes. Elle s'éloigna un peu des bâtiments et serait allée plus loin si Ichigo n'avait freiné des quatre fers.
-Qu'est-ce que vous voulez, Kuchiki-sama ? Fit-il d'un ton morne.
Elle le dévisagea, hésita…
-Qu'est-ce que tu fais là, Ichigo ?
Il la regarda, feignit l'ébahissement.
-Vous devez vous tromper, je m'appelle Shirosaki Ichiru.
Elle secoua la tête.
-Non. Tu es Kurosaki Ichigo. Avec les mêmes trucs que Kenpachi pour diminuer ton reiatsu, mais tu…
-Je vous assure que vous vous trompez…
Furieuse, elle lui sauta dessus, et lui arracha son bandeau de cuir. Il y eut une explosion de reiatsu alors que les 50% de son pouvoir qui étaient scellés se libéraient, et le garçon plaqua les mains sur son œil blessé et encore fragile.
-BON SANG, RUKIA ! T'ES MALADE, OU QUOI ?
Il comprit instantanément son erreur, mais elle ne dit rien, se contenta de fixer son orbite vide avec horreur. Il lui arracha les deux morceaux de cuir, et les remit en place, scellant de nouveau son reiatsu. Sans un mot, il tourna les talons, mais, d'un pas de Shunpo, elle fut devant lui.
-Je répète ma question, Ichigo. Qu'est-ce que tu fais ici ?
-J'apprends le Kidou, répondit-il sur le même ton, et l'histoire militaire de Soul Society, et…
-Ne te paye pas ma tête, tu veux bien ? Je veux savoir ce qu'il s'est passé pour que tu abandonnes tout et viennes ici. Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Et ton œil ?
Il détourna les yeux.
-Je ne sais pas de quoi tu parles. Je dois retourner au dortoir, j'ai du travail.
Il tourna les talons, mais elle le rattrapa par le poignet.
-Ne pars pas. Ichigo… Dis-moi ce que tu as ! Je veux t'aider !
Il se débarrassa de sa prise d'une secousse, et fixa sur elle un regard glacial et lointain.
-M'aider ? Fit-il avec un rire amer. C'est trop tard. Personne ne peut m'aider. Reste avec Renji et les autres, et protégez-vous les uns les autres comme si je n'avais jamais existé, je pense que c'est encore la meilleure solution.
Et il la planta là. Tsukasa et Teito s'éloignèrent de la fenêtre et prirent des postures soigneusement étudiées.
Moi: Dites-donc, votre mère ne vous a jamais dit qu'on n'écoute pas aux portes? Bandes de mal-élevés, va!
Teito: On était à la fenêtre, pas à la porte.
Tsukasa:Et ce n'est pas notre faute si nous sommes curieux... On dirait que Kuchiki-sama a le béguin pour Shirosaki... *rire diabolique*
(Une comète noire s'abat sur lui et commence à le piétiner rageusement. Cris de douleur de la part de Tsukasa, soupir exaspéré de Teito).
Rukia: Sale gamin pourri! Apprends à respecter tes aînés, RAAAAHHHH!!!
(Un peu plus loin, Ichigo se tord de rire par terre...)
Voilà, fin du délire post-DST!!
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