Nouveau chapitre ! Bonne lecture :)

Je me réveille doucement en sentant les rayons de soleil qui passent à travers la fenêtre sur mon visage. Je garde les yeux fermés, savourant la faible chaleur sur ma peau. Merlin soit loué, tout ça n'était qu'un rêve. Même si une partie de moi regrette étant donné que j'aurais tellement voulu qu'Hermione soit réellement à mes côtés, l'autre partie est rassurée. Tout ça n'avait aucun sens, tout revient enfin à la normale. Dans quelques minutes, lorsque j'ouvrirai enfin mes yeux tout sera comme avant, comme si ce stupide rêve n'avait pas eu lieu. Pas d'explosion, pas de morts, pas d'Hermione dans le coma, pas de Voldemort. Rien de tout ça. Pas d'Hermione près de moi non plus même si ça, ça fait mal de se rendre compte que c'était faux. Mais au moins je sais que tout le reste n'était pas réalité et c'est le plus important parce que tous ces événements me foutaient la trouille, ça paraissait tellement réel.

Je m'étire et ouvre les yeux. Merde, mon cœur manque un battement. Le lit à mes côtés est vide mais je vois les affaires d'Hermione près de ma commode. Donc tout ça était vrai ? Je suis perdue, je pige plus. Qu'est-ce que tout ça signifie ? Et Voldemort il sort d'où, il n'est pas censé être mort ? Je frotte mes yeux avec mes mains et reprends mes esprits. Bon, ok, ce n'était pas un rêve, c'était bien la réalité. Maintenant il faut que je retrouve Voldemort, que je comprenne comment il a fait pour revenir et ce qu'il me veut. Et c'est quoi ces conneries de deuxième chance, aussi. Ensuite, il faut que je parle avec Hermione plus en détail, qu'elle ait quitté Ron pour moi et que celui-ci nous laisse vivre en paix me paraît trop beau pour être vrai. Et pour finir, il faut que j'essai de parler à ma famille, ça fait des mois qu'on s'ignore ça ne peut plus continuer ainsi. Je me lève et enfile un long gilet noir. Hermione est sûrement dans la cuisine entrain de prendre le petit déjeuner. Je baille et traverse d'un pas traînant le couloir, me rendant dans la pièce où je m'attends à voir celle que je considère comme ma raison de vivre. Mais la cuisine est… Vide. Comme toutes les autres pièces.

-Hermione ? Amour, t'es où ?

Pas de réponse. Je refais le tour de toutes les pièces de l'appartement mais toujours aucune trace d'elle. Pourtant ses affaires sont là, elle était donc bien avec moi cette nuit. Mon cœur s'emballe. Et si… Et si Voldemort était venu la chercher pendant mon sommeil ? Oh pitié faites que ce ne soit pas ça ! Je descends avec hâte et me retrouve sur le trottoir, tant pis si je suis en pyjama. Je regarde autour de moi, paniquée. Elle ne peut pas avoir disparu... Je réfléchis, mon cerveau cherchant intensément une solution pour la retrouver. Le ministère, c'est là-bas que j'ai vu Voldemort, c'est sûrement là-bas qu'il sera ! Il a sûrement prit Hermione comme appât pour m'attirer là-bas. Je remonte les escaliers à toute vitesse, rentre dans l'appartement et cours jusqu'à la chambre pour récupérer ma baguette. Et là, je la vois, étendue sur mon lit.

Elle est paisiblement endormie. Elle n'a pas l'air d'avoir bougé d'un pouce et paraît dans un sommeil profond. Je perds complètement la tête ou quoi ? Cette fois c'est bon, je suis officiellement folle. Je m'assois doucement à côté d'elle sur le lit et lui caresse les cheveux avec tendresse. Au moins elle n'a rien. Elle bouge un peu et ouvre difficilement les yeux. Je vois ses sourcils se froncer puis un grand sourire sur ses lèvres lorsqu'elle me voit.

-Hey, me dit-elle de sa voix encore endormie.

-Hey, répondis-je doucement.

Je ne peux m'empêcher de sourire. Même si je ne comprends pas tout ce qu'il s'est passé et que je m'inquiète, je me sens épanouie. Il suffit qu'elle soit à mes côtés pour me sentir bien. Elle se redresse un peu et vient se lover dans mes bras. Je lui caresse tendrement le dos et renifle ses cheveux. Son odeur fruitée aux effluves de pomme et de framboise m'avait tellement manqué. Je me penche, pose mon nez contre son cou et respire l'odeur de vanille de sa peau. Mon cœur s'emballe, je tremble. Je ressens le besoin urgent de l'embrasser, de lui faire l'amour, de lui dire que je l'aime. Mais je me contrôle, je ne dois rien faire sur une prise de tête. Il faut d'abord que j'ai une conversation avec elle. Je me relève et elle me regarde, surprise.

-J'ai faim, allons prendre le petit déjeuner, lui dis-je en guise d'explication.

Elle hoche la tête et me suit. Elle fait mine de vouloir m'aider mais je lui dis de se rassoir, que je m'occupe de tout. Je nous sers le café et nous prépare des tartines.

-Tu me connais mieux que quiconque, me dit-elle avec un sourire, la preuve tu es la seule à te rappeler que je prends toujours mon café avec un nuage de lait.

Je souris faiblement en retour.

-Hermione…

Ma voix est basse, incertaine. Elle fronce les sourcils, attendant que je m'explique. J'inspire un grand coup avant de reprendre la parole.

-Il faut qu'on parle de toi et de moi… De ce que tu m'as dit hier soir. Est-ce… Est-ce que c'est vraiment fini avec Ron ?

Elle boit une gorgée de café et hoche la tête.

-Je t'avoue que les souvenirs qui précèdent l'accident sont flous mais je me rappelle clairement que j'étais là-bas pour te parler.

-Pour me parler ? Mais je ne savais pas que tu étais là, comment aurais-je pu savoir que tu voulais me parler ?

-Je ne sais pas… J'avais l'impression qu'on s'était donné rendez-vous. Comme je t'ai dis c'est flou mais je me rappelle être rentré dans l'immeuble et m'être installé dans un café, tu sais le hall de cet immeuble était une galerie commerciale, et de t'avoir attendue.

-Et ensuite ? Je demande.

-Ensuite… Ensuite tout s'est mit à trembler, j'ai juste entendu un grand bruit, il y à eu une sorte de grand fracas, des gens qui criaient, qui pleuraient… Puis plus rien, je me suis réveillée à l'hôpital.

Elle tourne le regard, perdue dans ses pensées. Reparler de ça ravive la douleur en elle. J'aurais dû attendre un peu avant de lui en parler… Mais bon maintenant qu'on a engagé la conversation autant continuer.

-Et donc, tu as parlé avec Ron ?

-Oui. Contrairement au reste je me rappelle parfaitement de la conversation. On va se séparer, lui va vivre avec sa maîtresse ou au terrier quand il aura Rose et moi avec toi. Et on aura la garde partagée de Rose, étant donné que nous avons tous les deux été infidèles on s'est mis d'accord pour ne pas faire de scandale.

J'hoche la tête.

-Tu n'as toujours pas l'air convaincue… Me dit-elle.

-C'est juste que tout ça s'est passé si vite… C'est trop beau pour être vrai.

-Pourtant c'est le cas. On va enfin pouvoir être ensemble et pour de bon.

Je souris. D'accord, tout ce qui s'est passé ces derniers temps n'a aucun sens mais puisque j'ai la chance d'être avec Hermione autant la vivre à fond. Je finis mon déjeuner en vitesse et me lève.

-Je vais me préparer pour aller au boulot, repose toi encore un peu si t'en as envie mais il faut que tu retournes à Sainte-Mangouste dans la journée pour faire des examens. On se verra sûrement là-bas.

Elle hoche la tête. Je me dirige dans la salle de bain et prends une rapide douche. Je me sèche les cheveux en quelques secondes grâce à la magie, me brosse les dents et vais dans la chambre seulement vêtue d'une serviette de bain. Elle est là, entrain de sortir ses affaires et de les ranger. Je vois alors son regard, empli de désir. Mon bas ventre me tiraille lorsque je vois sa bouche. Cette bouche si invitante sur laquelle j'aimerai poser mes lèvres et déposer des baisers durant des heures. Oh par Merlin, reprends-toi Ginny ! Oui tu l'aimes, oui tu as envie de l'embrasser ce qui est normal vu que tu ne l'a pas vu depuis des mois mais tu auras tout le reste de ta vie pour le faire, là tu dois aller au travail !

Là, c'est le comble de la folie, je me parle à moi-même. Décidemment je sombre dans la déchéance de mon âme. Je vois Hermione qui me regarde, fronçant les sourcils. Elle a dû remarquer le combat qui fait rage en moi pour savoir si je dois laisser libre cours à mon envie d'être avec elle ou si je dois être raisonnable et aller au travail. Malheureusement c'est la raison qui l'emporte. Je sors de ma torpeur et m'habille. Un pantalon slim noir, un pull blanc, une veste de tailleur noire et une petite paire de ballerines noires et me voilà parée pour aller au travail. Je prends mes affaires et m'apprête à sortir mais je fais alors demi-tour, dépose un chaste baiser sur ses lèvres et cours jusqu'en bas. Une fois dans la rue, je me dirige jusqu'à l'appartement de Jim, qui n'est qu'à quelques rues du mien, et nous transplanons ensemble jusqu'à l'hôpital.

-Docteurs, on a une urgence!

Bon sang, je viens à peine d'arriver ! Jim et moi nous regardons un court instant et allons nous préparer. Je retire ma veste et enfile mon badge, je prends ensuite un sac avec le nécessaire pour les premiers secours et Jim et moi transplanons à nouveau à l'endroit qui nous est indiqué. Parfois Jim et moi nous occupons du service des urgences à Sainte-Mangouste mais généralement nous nous occupons des urgences extrahospitalières, nous nous rendons sur le terrain promulguer les premiers soins.

Une fois sur les lieux nous voyons des aurors, ce qui est mauvais signe. Nous leurs montrons nos badges, signe que nous sommes bien des médicomages et non pas des civils, et entrons dans la maison. Une couple âgé est étendu par terre, en sang. Jim se charge de l'homme tandis que j'enfile mes gants et m'occupe de la femme.

-Que s'est-il passé ? Demandais-je à l'auror la plus proche.

-Une attaque apparemment. On cherche encore des preuves. Ils vont s'en sortir ?

-La femme est salement amochée mais ça devrait aller, et toi Jim ?

Il secoue la tête, me faisant comprendre que l'homme ne s'en est pas sorti. Je soupire, me penche vers la femme et lui donne les premiers secours. Quelques coups de baguette et quelques potions et la voila stable. Alors que je m'apprête à nous faire transplaner jusqu'à Sainte-Mangouste, elle me regarde et murmure quelque chose. Je n'entends pas, j'approche alors mon visage du sien.

-Deuxième chance… Murmure-t-elle avant de sombrer dans l'inconscience.

Je me relève en vitesse, abasourdie. Et si c'était Voldemort qui avait attaqué ces gens ?

-On a trouvé le coupable.

Je me retourne vers l'auror qui vient de me parler.

-Il s'agit de leur propre fils… Tout ça pour une histoire d'héritage. C'est triste.

J'hoche la tête. C'est triste en effet mais tellement banal. Plus banal que Voldemort qui revient parmi le monde des vivants, en tout cas. Je regarde alors la femme et soudain ça me frappe, comme une évidence. Je la connais, je l'ai déjà vu… C'est la vielle femme que j'ai vu au ministère avant de voir Voldemort ! Son visage me dit quelque chose mais je n'arrive à mettre le doigt dessus. Merlin, serait-ce une simple coïncidence ? Peu importe, je me dois de finir de sauver cette femme, je l'amène jusqu'à Sainte-Mangouste. Une fois ma mission achevée je prends un café et m'assois. Je suis… Déroutée. Je ne sais pas quoi faire, apparemment je suis la seule à me rendre compte du retour de Voldemort et si j'en parle on me prendrait pour une folle. Quoi que c'est peut-être le cas mais bon… Je ne vais rien faire pour l'instant, j'attends et je verrais ce qui se passe. Apparemment, si Voldemort veut m'atteindre il sait où me trouver. Jim prend place à mes côtés. Il ne dit rien mais c'est mieux ainsi, je sais qu'il me comprend. Pas besoin de se parler pour savoir qu'il est là pour moi.

Les heures défilent, Jim et moi avons encore quelques missions mais rien de notable comparé à ce qui s'est passé dans la matinée. Alors que je remplis des dossiers à l'accueil des urgences, faisant le rapport de mon dernier patient, je vois Hermione. Elle est si belle… Elle me sourit et vient vers moi.

-Je viens faire mes examens, comme promit ! Me dit-elle avec un sourire.

Je souris en retour et lui caresse le bras.

-On se retrouve après mes examens ? Tu devrais bientôt avoir fini ton service, non ?

-En fait j'ai quelque chose à faire tout à l'heure. Mais on se voit ce soir, dis-je.

Elle sourit à nouveau, se penche en avant et pose ses lèvres sur les miennes. Un simple petit baiser. C'est court, c'est bref, mais tellement apaisant.

-A tout à l'heure alors, murmure-t-elle avant de partir.

Je finis de remplir le dossier et pars. Je me rends jusqu'au terrier, me poste dans un coin près d'une fenêtre et observe mes proches. Eux me renient mais moi je ressens le besoin de savoir qu'ils vont bien. Ma mère est entrain de tricoter un pull avec ses mains, sans magie, tandis que mon père est sûrement dans sa cabane entrain de s'extasier devant un autre objet moldu. Je regarde celle qui m'a porté pendant neuf mois, celle qui m'a toujours conseillé, toujours protégé. Elle est entièrement dévouée à sa tâche, rien ne pourrait la déconcentrer lorsqu'elle tricote. Je lâche un petit rire attendri. Je me suis isolée pendant des mois et tout d'un coup je ressens le besoin d'être à leur côté, comme si quelque chose allait se produire et que j'avais besoin d'être avec eux pour être en paix.

-Tante Ginny ?

Je me retourne et vois ma nièce. Ma magnifique nièce de bientôt sept ans. Je me précipite sur elle, la prends dans mes bras et tourne sur moi-même. C'est si bon… Elle rigole, aussi heureuse de me revoir. Je m'arrête de tourner et la regarde, elle me fait un grand sourire et ressert son étreinte.

-Tu m'as manqué… Me dit-elle de sa voix enfantine.

-Toi aussi ma puce, répondis-je, émue.

Je regarde son petit visage d'ange, ses petites bouclettes châtains, ses petits yeux noisettes. Elle ressemble tellement à sa mère… Les seules marques de fabrication Weasley qu'elle possède sont ses tâches de rousseurs. Elle est à croquer. Je dépose un baiser sur sa joue mais la garde dans mes bras. Mes yeux retombent sur la vitre, sur ma mère entrain de tricoter.

-Elle ne peut pas te voir, me dit Rose.

-C'est pas qu'elle ne le peut pas, c'est qu'elle ne le veut pas…

-Non, elle ne peut pas, comme tous les autres. Je suis la seule à le pouvoir.

-Ah bon ? Et pourquoi ?

-Parce que j'ai un don, je suis la seule à voir les fantômes.

- Alors comme ça je suis un fantôme ? Demandais-je, amusée.

Cette petite a une imagination débordante. Je suis sûre qu'Hermione était pareil à son âge. Le jour se couche et je reste là, observant le magnifique couché du soleil en tenant ma nièce dans mes bras.

-Je devrais rentrer, me dit-elle au bout d'un moment, mamie va s'inquiéter. Et puis maman t'attend à ton appartement, elle va être en colère si tu ne rentre pas.

-Comment tu sais que…

Mais je n'ai pas le temps de finir de lui demander comment elle est au courant qu'Hermione est chez moi. Elle me fait un bisou, descend de mes bras et se dirige vers l'entrée du terrier. Avant de passer la porte elle se retourne et me regarde, l'air soudainement triste.

-Je t'aime, tatie.

-Moi aussi mon ange.

Il se fait tard et vu que Rose est rentré et que ma famille n'a toujours pas l'air décidée à faire attention à moi je n'ai aucune raison de rester plus longtemps. Je transplane et me rends jusqu'à chez moi. J'entre dans l'appartement et sens une délicieuse odeur.

-J'ai commandé chinois, je me sentais pas d'attaque à faire la cuisine… M'explique Hermione.

-Chinois, ça me va très bien !

J'ôte ma veste et m'approche d'elle. Je la prends contre moi et l'embrasse avec passion. Elle me regarde, haletante et souriante.

-Ca m'avait manqué, me dit-elle dans un souffle.

-Moi aussi, dis-je en l'embrassant à nouveau.

Mes mains glissent le long de son corps. Au bout de quelques minutes, nous nous séparons pour reprendre notre souffle.

-Les nouilles vont refroidir, me dit-elle en riant. On aura tout le temps de faire ça après manger !

Nous mangeons en rigolant. Je me sens épanouie. Entre Hermione et le moment passé avec Rose mon cœur est plus léger. Au diable, Voldemort, je lui botterai le cul quand l'occasion se présentera. En attendant je me sens juste en paix d'avoir pu passer quelques instants avec les deux femmes de ma vie, même si j'aurais aimé que nous les passions toutes les trois ensembles. Mais bon, ça ne saurait tarder, Hermione récupère Rose dans quelques jours et elle passera la semaine avec nous.

-Comment tu crois que Rose va réagir le jour où elle comprendra que sa maman et sa tatie sont ensemble ? Demandais-je à Hermione alors que nous faisons la vaisselle.

-Elle est perspicace, elle le sait depuis longtemps ! Et elle le prend très bien. Lorsque Ron et moi lui avons annoncé que nous nous séparions, elle est venue me voir quelques minutes plus tard et m'a parlé de toi. Elle m'a dit qu'elle savait que c'était parce que je suis amoureuse de « tante Ginny » que c'était fini et que même si elle aimait beaucoup son papa les seules fois où elle avait vu sa maman heureuse c'était avec sa tatie préférée, explique Hermione avec un grand sourire.

Je suis abasourdie. Cette gosse est aussi intelligente que sa mère ! On s'est déjà embrassées devant elle mais elle était petite, j'aurais jamais cru qu'elle avait conscience de ce qu'il y avait réellement entre Hermione et moi. Puis même si elle aime Ron, elle le considère comme son héro, elle a compris qu'Hermione était heureuse avec moi. Décidemment cette petite est étonnante.

-C'est facile de dire que je suis sa tatie préférée, je suis la seule qu'elle ait ! Dis-je en riant. Et pour ce qui est de te voir heureuse, c'est ainsi qu'elle va te voir pendant encore longtemps…

Je prends Hermione dans mes bras et l'embrasse à nouveau. Nous nous déshabillons avec hâte tout en continuant de nous embrasser et nous faisons l'amour sur le canapé. Son odeur, la chaleur de son corps contre le mien, ses joues roses après l'orgasme… Tout ça m'avait manqué. Nous nous endormons, l'une des les bras de l'autre, sur le canapé.

Je me réveille quelques heures plus tard. Je dépose un baiser sur le front d'Hermione et me défais de son étreinte. Je me lève et enfile une longue robe de chambre en soie blanche, histoire de ne pas me promener nue alors qu'il fait frais. Je me sers un verre d'eau et regarde Hermione. Dois-je lui dire que j'ai vu Rose aujourd'hui ? Je ne sais pas pourquoi mais j'ai le pressentiment que je dois garder ça pour moi.

Je regarde dehors, par ma grande baie vitrée, et observe la nuit. Je vois alors une forme, immobile, juste en bas, sur le trottoir. Son regard semble fixé sur moi. Je plisse les yeux mais n'arrive pas à voir le visage de la personne, il fait bien trop sombre. Pourtant cette silhouette masculine m'a l'air familière… La personne tient quelque chose dans ses mains et me fait un signe. Je n'ai pas peur, je ne me sens pas perturbée. Je ressens juste le besoin d'avoir la réponse aux questions que je me pose. Je ressers mon peignoir au cas où, bien que ma nudité soit entièrement cachée, et je sors de l'appartement. Je descends les escaliers avec assurance et me rends dehors. Je n'ai pas pris ma baguette, bizarrement je me sens… Sereine. Comme si je connaissais cette silhouette et que j'avais une confiance absolue en elle. Comme je m'y attendais la personne a disparu mais je trouve un journal « la gazette du sorcier » à l'endroit où elle se trouvait. Il a été rédigé peu après l'explosion.

LE NOUVEAU MINISTRE

Alors que Londres est plongé dans un chaos total après la terrible explosion qui a fait rage, le ministère de la magie fait de son mieux pour aider la ville à se relever.

Tom Jedusor Jr, anciennement connu sous le nom de Lord Voldemort, a été élu nouveau ministre de la magie et compte bien aider le monde magique à relever la tête après le drame qui s'est produit.

Monsieur Jedusor, autrefois le mage le plus maléfique existant, est revenu parmi le monde des vivants et a l'intention de réparer ses erreurs passées. Des sources sûres affirment qu'il n'est plus le même, que la mort l'a changé et qu'il a saisi sa deuxième chance afin de pouvoir faire le bien qu'il n'a pas fait autrefois.

Je m'arrête de lire et soupire.

-Ca ne m'explique pas ce qu'il me veut ni comment il a fait pour revenir, dis-je dans un murmure.

J'entends alors un bruit derrière moi et me retourne. Je ne vois rien à part un bracelet par terre. Je le ramasse. Je le reconnais et pour la première fois depuis longtemps, je craque. Ce n'est pas n'importe quel bracelet… Je laisse mes larmes couler alors que je sers ce bracelet, autrefois si cher à mes yeux, contre mon cœur.