Note de l'auteur : Bonsoir à tous ! Me voici avec mon nouveau chapitre ! Merci encore à tous ceux qui me suive mais j'espère avoir plus d'avis sur mon histoire pour savoir ce qui vous plaît ou non sur celle-ci et connaître vos hypothèses sur la suite des événements ! Surtout sur ce chapitre-ci !

Gros bisous et bonne lecture.

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Chapitre 6 : Soupçons

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Il faisait noir et j'avais froid. J'étais encore couché à même le sol. J'entendais des cris ainsi que des pleures à travers ma porte. Peu de temps avant ça, j'étais encore dans le jardin avec ma mère pour récolter les plantes dont on avait besoin pour faire les médicaments que nous avait demandés une voisine pour son enfant malade. Quand nous le faisions, nous attendions que papa parte et ne nous voit pas car il se mettrait en colère contre maman et moi. Maman disait toujours que c'était notre secret.

Mais cette après-midi-là, il était rentré plus tôt, nous surprenant en pleine réalisation du médicament. Père m'a pris par les cheveux pour m'enfermer dans ma chambre avant de hurler sur maman. Elle pleurait depuis quelques minutes alors que les fracas avaient cessé, quand la porte de ma chambre s'ouvrit de nouveau.

Je vis la silhouette de mon père se dessiner dans l'entrebâillement de la porte. Je savais ce qui allait suivre. Ma panique montait en flèche dans mon corps, me faisant trembler de tout mon être. Il fit un pas vers moi et je me mis hurler de peur, appelant ma mère au secours.

« Ta mère n'est pas en état pour venir t'aider cette fois ! Me signifia la voix caverneuse de mon père alors qu'elle me prenait entre ses bras pour m'emmener dehors. Vous ne vous moquerez plus jamais des règles que j'établirais, à l'avenir ! »

Je sentais le froid de la nuit me mordre la peau alors que père faisait route vers le lac.

« Je ne veux pas ! Non ! Pitié tout mais pas ça ! Je ne veux pas y retourner ! Mon père me souleva de terre, devant l'eau clame. »

Je me secouais dans tous les sens, dans l'espoir vain de m'échapper. Le désespoir me donnait de la force et je parvins à mettre un cou dans le visage de mon père mais sa haine le protégeait de toute douleur. Sa rage était son moteur pour son avancer vers le lac.

« Papa pitié ! Je t'en supplie... non... Sanglotais-je alors qu'il décida de me lancer dans l'eau profonde et noire qui s'étendait devant moi.

Calme toi... Réveilles-toi ! Me dit une voix au loin. »

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Je me levais en sursaut dans mon lit, ne sachant plus où je me trouvais. Je vis que j'étais dans ma chambre dans le manoir, et qu'Éleanor était assise auprès de moi dans mon lit. Elle était en tenue de nuit. Quand je tournais ma tête vers la fenêtre je vis que la nuit était bien avancée déjà, et que j'avais dû faire un cauchemar qui avait sûrement alerté la maisonnée.

« Calme toi et respire doucement. Me conseilla-t-elle plusieurs fois, d'une voix apaisée. Est-ce que ça va ?

Oui... Je suis désolée de vous avoir tiré de votre sommeil. Lui répondis-je, contrite.

Ne t'inquiète pas, c'est un elfe qui m'a dit que tu faisais un cauchemar, donc j'ai décidé de venir te voir pour voir si tout allait bien pour toi. Me rassura-t-elle, familière pour la première fois depuis mon arrivée.

Je vous remercie, mais ça va mieux maintenant, vous pouvez retourner dans vos appartements. Lui dis-je tout en évitant son regard.

Tu as envie d'en parler ? Me demanda-t-elle sans bouger de mon lit, ignorant ce que je venais de lui dire.

Non ! M'écriais-je sans m'en rendre compte.

Pas de problème, je ne te force à rien. Me chuchota-t-elle avant de se lever. Je vais donc retourner me coucher. Je t'ai apporté une potion calmante pour que tu puisses te reposer et avoir un sommeil un peu moins agité.

Je suis désolée. Merci de vous être déplacé pour moi Eleanor. Finis-je de dire avant qu'elle ne ferme la porte sans me répondre. »

Elle me laissa seule dans la chambre mais j'hésitais à boire la potion car depuis celle que Barty m'avait donnée, je n'osais plus en boire si je pouvais avoir le choix. Je m'assis donc sur le lit, pour aller à ma fenêtre et regarder le paysage nocturne qui se déployait devant mes yeux. Je me perdis dans mes pensées, tous centrer sur Éleanor. Depuis notre venue dans le manoir, nous avions une relation assez cordiale sans vraiment réel attache.

Je me rappelle encore notre venue dans le manoir et cette fameuse phrase qu'elle avait lancé une fois que nous nous étions retrouvées seules.

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« Maintenant je veux savoir... Qui êtes vous ?! Me demanda-t-elle sans une once de doute. Et pourquoi vous faites vous passer pour ma fille ?!

Mais je suis Gemma Croupton ! Lui assurais-je d'une voix forte.

Vous ne m'aurez pas avec vos mensonges comme vous l'avez fait avec ses imbéciles du Ministère ! Une mère sait reconnaître sa fille, et vous vous n'êtes pas la mienne ! Affirma-t-elle tout en me pointant du doigt. Je vous conseille donc de me répondre sans détour.

Je... Hésitais-je à répondre. »

J'en avais marre de me battre. Après cette journée, je ne rêvais que d'une chose, de pouvoir partir loin de tous ces ennuis et de retourner dans mon propre monde. Je ne voulais plus mentir et rester dans cette situation dangereuse. Je ne savais plus où donner de la tête. Quand je fixais mon regard dans celui d'Éleanor, je vis le regard d'une femme droite et aimante envers ses enfants et prête à tout pour les défendre. Je ne savais pas si une personne comme elle, était dangereuse pour moi ou non dans ma situation actuelle. Mais elle me rappelait beaucoup ma propre mère, à bien des égards, donc je choisis de lui faire confiance, en partie.

« Je ne suis pas votre fille, c'est vrai... Lui confiais-je enfin d'une petite voix tout en baissant mon regard par honte.

Qui êtes-vous alors ? Me demanda-t-elle, cette fois-ci plus doucement, rassurée que je lui dise enfin la vérité.

Je me nomme Susanne Macbright. Lui dis-je simplement.

Macbright ? Je ne connais personne sous ce nom là chez les familles de sang-pur. Me répondit-elle tout en cherchant dans ses souvenirs. Qu'êtes-vous ?

Pardon ? Ne compris-je pas.

Êtes-vous une née moldue ? Une sang mêlée ? Recommença-t-elle sans rien laisser paraître sur ce qu'elle pouvait penser.

Je ne sais pas. Je ne connais rien du monde magique, et je ne savais pas que j'étais moi-même une sorcière avant d'atterrir dans le cimetière. Lui avouais-je partiellement.

Quel âge avez-vous ? Entendis-je pour la première fois depuis mon arrivée dans ce monde.

J'ai 26 ans. Déclarais-je.

Pratiquement l'âge que ma fille aurait aujourd'hui, en tout point. Remarqua Eleanor, soulignant une drôle de coïncidence.

D'où venez vous alors ? Continua-t-elle ses questions tout en se rapprochant de moi.

… Gardais-je le silence.

Je vois que vous ne voulez pas tout me dire. Il est vrai que la confiance est un joyau qui ne se donne pas facilement. M'expliqua-t-elle en se détournant de moi pour aller dans le salon du manoir, tout en faisant signe que je la suive. Mais la réciproque est vraie aussi. Vous devrez gagner la mienne autant que je devrais gagner la vôtre, à l'avenir. Maintenant je souhaite savoir de quoi vous avez parlé avec mon fils lors de votre séjour à l'infirmerie. M'ordonna-t-elle tout en s'asseyant sur le canapé, m'enjoignant de faire pareil dans celui qui se trouvait en face du sien.

Je ne vois pas de quoi vous parlez. Niais-je totalement.

Ne recommencez pas à me mentir ! Perdit-elle patience. Si vous ne souhaitez pas me répondre, ne dites tout simplement rien. Mais là nous parlons de mon fils. J'ai le droit de savoir de quoi vous avez parlé, et savoir comment il va.

Mais... Au Ministère, vous sembliez lui en vouloir pour le meurtre de votre mari, non ? Pourquoi vous souciez vous encore de lui ? Lui demandais-je, ne comprenant plus rien à son comportement contradictoire.

Je ne vous demande pas de comprendre quoi que ce soit ! Me dit-elle sur la défensive. Vous ne connaissez rien à notre famille, malgré le fait que vous vous fassiez passer pour l'une des nôtres.

-je la calmer avec une attitude humble.

Dites moi ce que Barty vous a dit.

Il m'a tout de suite pris pour Gemma, il m'appelait tout le temps par ce prénom malgré le fait que j'essayais de le détromper. Il m'a expliqué qu'il était sous la forme d'un autre et qu'il était heureux de m'avoir retrouvé. Lui racontais-je, espérant qu'elle ait des réponses à me donner sur l'étrange comportement de son fils. Il voyait sa sœur en moi, et s'adressait à moi sous le nom de Gemma. Par moments, je pense qu'il savait que je n'étais pas réellement Elle car il m'a demandé de me faire passer pour sa sœur auprès du directeur de l'école pour que je puisse le retrouver par la suite.

C'est donc lui qui a eu l'idée de ce plan ? Devina-t-elle.

Oui. J'étais partagée face à votre fils. Par moments, je le trouvais attachant et fragile et à d'autres, je le trouvais dangereux et me faisais très peur. Me confiais-je alors. Mais quand j'ai surpris une conversation entre Harry Potter et le directeur de Poudlard, je compris que Barty était en danger, et qu'il avait peut être été découvert. Je décidais donc de lui demander de fuir et d'abandonner son plan de kidnapping à l'encontre du jeune Potter. J'eus beaucoup de mal à le convaincre mais finalement il me donna son accord seulement si je buvais une potion pour lui avant son départ. Comprenez moi... Il a été le seul qui était véritablement soucieux pour moi, même si ces raisons étaient faussées par le fait qu'il me prenait pour sa sœur. Il était tellement attentionné et doux derrière son attitude d'homme dangereux, que je n'ai pas pu le laisser se faire attraper. Mais à ce moment-là je ne savais pas encore de quoi il était accusé !

Une potion ? Répéta Eleanor surprise, ne faisant pas attention à mes dernières remarques.

Oui. Elle était de couleur rouge et avait un goût infect, tout comme l'odeur. J'ai décidé de la boire, car plus j'attendais plus Barty prenait des risques en restant à l'école. Mais une fois l'avoir bu, j'ai ressenti une telle douleur que j'ai cru mourir.

Hum... Je crois savoir de quelle potion il s'agit mais je ferais quelques recherches avant cela. Supposa-t-elle sans m'en révélé plus. Et connaissant mon fils cela ne m'étonnerait pas le moins du monde.

Si vous vous doutez de quelque chose, je vous en supplie dites le moi. Quelle était cette potion ? La priais-je. Je ne sais pas ce qu'elle m'a fait à part la douleur qui en a résulté. Et je doute que votre fils m'ait donné une potion dans le simple but de me faire souffrir devant ses yeux. Quoi que... Maintenant que je sais de ce dont il est capable, selon le Ministère... Ajoutais-je doucement en espérant que la femme qui me faisait face, n'entende rien ma dernière phrase.

Mon fils vous a donné, ce que je soupçonne, être une potion qui change l'ADN de la personne qui la boit. Vous êtes donc devenu Gemma Croupton par votre sang. Ma certitude se justifie par le résultat du test généalogique sanguin. Il n'y a pas d'autre explication pour justifier le fait que vous soyez devenu ma fille aux yeux de la magie. M'expliqua-t-elle. Mais dites vous bien une chose ! C'est que vous ne serez jamais la remplaçante de ma fille à mes yeux, Susanne ! Vous n'êtes qu'une imposteur qui doit sa présence ici que par la seule volonté de mon fils.

Je n'en ai jamais eu la prétention, maintenant que vous connaissez ma véritable identité. J'ai eu une mère par le passé, et je ne souhaite pas non plus que vous remplaciez son image auprès de moi. Lui assurais-je, froide.

Parfait. Conclut-elle froidement cette accord glacial.

Je suis désolé d'avoir fait en sorte que votre fils s'échappe de Poudlard. Essayais-je de m'expliquer. Je ne savais pas, à ce moment-là, que votre fils avait tué votre mari.

Ce n'est rien. Je suis contente que vous l'ayez fait. Rétorqua-t-elle avant de ce lever pour faire face à un portrait d'une jeune fille. Voyez vous ce tableau ?

Oui. Lui répondis-je alors que je surpris la jeune fille bouger sur la toile. Mais elle bouge ?!

En effet, c'est dû à un sort lancer sur la toile lors de sa conception. En fonction de la force du sortilège, le tableau peut parler ou bouger ou même les deux. M'expliqua-t-elle doucement, avec un sourire empreint de mélancolie.

Voilà pourquoi mon fils vous a confondu avec ma fille. Me raconta-t-elle, alors que la petite fille faisait un signe de la main à sa mère. Naturellement, vous ressemblez beaucoup à ma fille. »

Il est vrai qu'on avait beaucoup de points communs. Elle avait les cheveux châtains, et les yeux bleus comme sa mère. Elle avait un visage rond dû à son jeune âge et un regard espiègle qui en disait long sur les bêtises qu'elle préparait en secret. Elle n'était pas très grande mais avait une peau très claire comme du nacre, ce qui ajoutait à son apparente fragilité. Mais il ne fallait pas se fier aux apparences au vu de son regard et de son sourire en coin.

Je me tournais vers le miroir qui se trouvait sur le mur opposé pour faire la comparaison. Il est vrai que les cheveux et les yeux étaient similaires. Seulement j'avais les cheveux plus raides que la véritable Gemma. Ma peau était plus colorée, dû au travail de la terre, que j'effectuais avec ma propre mère lorsque nous étions à l'extérieur. Mon visage pouvait montrer une image douce et fragile de moi-même mais comme Gemma, mon regard ne trompais pas. Par contre, à l'inverse de la jeune fille, le mien montrait une certaine méfiance et mélancolie comme Éleanor dû à l'expérience de la vie.

Le reste de mon corps était caché par mes vêtements, et donc invisible aux regards extérieurs. On ne voyait donc pas mes cicatrices disgracieuses qui pouvait gâcher la beauté qu'on pouvait attendre d'une jeune noble.

« Assez parler du passé ! S'exclama Eleanor avant de se tourner vers moi. Au vu des événements, nous n'avons pas le choix que de continuer le plan de mon fils et ainsi vous faire passer pour ma fille disparue. Je vais donc devoir faire en sorte que vous ressembliez rapidement à une véritable sang-pur. Pour cela vous allez suivre des cours de bonne conduite et de maintien. L'étiquette devra être votre priorité car si tout va bien, vous serrez rapidement libéré et ainsi faire votre entrée dans le monde sorcier. Je devrais aussi vous apprendre la théorie magique en attendant qu'on puisse vous donner une baguette. Par la suite je vous engagerai un professeur particulier. Me récita-t-elle rapidement en faisant des allés et venus dans le salon.

Je dois vous dire aussi... Que je ne sais ni lire ni écrire. Lui avouais-je du bout des lèvres, avec beaucoup de honte.

D'accord... Réfléchit-elle sans rien laisser paraître. Je vous apprendrais cela en priorité, alors. Les cours commencerons dés demain. M'annonça-t-elle de but en blanc. En attendant, vous logerez dans l'aile prévue aux invités. Je ne peux pas vous donner la chambre de ma fille ni celle de mon fils.

Pas de problème Madame. Lui répondis-je avec compréhension.

Appelez moi Eleanor. Je devrais continuer à vous appeler Gemma en présence d'invité mais quand nous serons seules, je vous nommerais pas votre véritable prénom. Dit-elle tout en me fixant du regard alors qu'elle s'était stoppée dans ses aller et retour.

Bien Eleanor. Acquiesçais-je.

Les elfes vous montreront vos appartements. Je souhaite être seule pour le reste de la journée et ainsi profiter de ma nouvelle « semi-liberté » qui m'est accordée. Je vous verrai donc demain, Susanne. Me salua-t-elle avant de quitter la pièce. »

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Et depuis les jours se ressemblaient. Nous faisions nos cours sur la magie durant la matinée et l'écriture ainsi que la lecture, l'après-midi. Eleanor s'isolait beaucoup dans le bureau de son mari après le déjeuner, durant une heure. Elle ne souhaitait pas être dérangée lors de ce laps de temps. Pendant ce temps, je pouvais voir mes progrès grandir de jour en jour sur le domaine de la lecture et de l'écriture. Je mettais encore du temps pour déchiffrer un texte entier mais avec de la patience, je parvenais à en venir à bout. L'écriture était beaucoup plus dure, car Éleanor souhaitait que ma calligraphie soit irréprochable comme tout sang pur savait le faire.

Cette culture de la perfection était vraiment contraignante. Par le passé, j'avais beaucoup envié les nobles, imaginant une vie faite de bal et de divertissement mais maintenant je me rendais compte de mon erreur. Tout était question d'apparence, et d'image de soi. Nous devions donner le change quoiqu'il se passe.

Kingsley, lui, venait tous les jours pour demander des nouvelles, savoir si nous avions des demandes à lui soumettre. C'était un homme juste et sympathique dans le fond. Il faisait toujours attention à ce que notre confinement se passe aussi bien que possible et nous donnaient des nouvelles de l'extérieur. Mais sa plus grande attention n'était pas tourné vers ma personne.

Il venait souvent parler avec Éleanor pour l'informer que son fils n'avait toujours pas été retrouvé. Je le soupçonnais d'avoir de l'attirance pour Madame Croupton. On voyait le souci qu'il avait pour elle, et il se doutait qu'elle était rassurée que son fils ne se soit toujours pas fait prendre. Donc de manière discrète il venait chaque jour lui annoncer cette bonne nouvelle.

Un jour Kingsley était revenu avec une fiole contenant un liquide brumeux et blanc. Il m'expliquait que Dumbledor avait été obligé de retirer ses souvenirs de son entrevue avec moi et l'agent Dowkins, et ainsi il ne rappellerait plus de rien. Il avait été décidé que ces souvenirs qui avaient été pris de manière illégale, me serait rendu dans les plus bref délais. D'après Kingsley, le jugement a été fait très rapidement pour libérer rapidement le directeur et ainsi le laisser retourner à ses occupations dans son école. Les aurores avaient fait en sorte de garder le directeur à l'écart le temps que son jugement soit rendu, pour qu'il ne puisse pas parler de ce qu'il avait vu dans mon esprit. Donc tout était resté secret.

Il m'expliqua aussi que l'agent Dowkins avait été destitué de mon dossier ainsi que de sa place chez les aurores pendant un temps indéterminé. Il n'aurait pas non plus le droit de s'approcher de moi à l'avenir. Ce qui me rassurait quelque part.

Et me voilà, devant ma fenêtre, ressassant ces derniers jours, et attendant des nouvelles de ma convocation devant le Mangenmagot. Je devais absolument en parler à Eleanor pour qu'on puisse prévoir un plan et ainsi paraître crédible au Ministère.

Je regardais l'heure et je vis que j'avais encore quelques heures avant de devoir me réveiller, et j'avais donc le temps pour chercher un peu plus de repos pour attaquer ma nouvelle journée de travail sur le protocole sorcier. Je passais et ignorais la fiole de potion, ne voulant pas la prendre avant d'aller dormir, car je savais que je ne ferais pas d'autre cauchemar cette nuit-là. L'air frai de la nuit avait toujours tendance à me calmer, donc j'avais décidé d'ouvrir ma fenêtre avant d'aller me rendormir pour que le courant d'air me berce vers le pays des songes.

Alors que le sommeil m'emportait je sentis comme une présence dans la chambre. Elle était proche mais douce et pas agressive. Elle m'aida à me détendre complètement, me sentant en sécurité grâce à sa présence. Quelqu'un veillait enfin sur moi...

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J'avais finalement bien dormi le reste de la nuit. À mon réveil j'ai surpris un médaillon en or poser sur la table de nuit alors que la veille il n'y avait rien. Je le regardais avec attention et compris que c'était un pendentif qui s'ouvrait pour laisser voir un portrait ou deux à l'intérieur. Quand j'ouvris, je vis la même jeune fille que sur le portrait du grand salon, mon homologue Gemma Croupton. Sur la partie de gauche je vis un jeune garçon tenant entre ses bras la jeune fille. Il devait être un peu plus vieux qu'elle, de quelques années. Je devinais que c'était Barty.

Comment ce médaillon avait-il atterri ici ? Était-ce Eleanor qui l'avait laissé ici par mégarde la veille ? Je le pris avec moi pour le rendre à sa propriétaire quand je la verrais lors mes leçons du jour. Mais alors que je descendais les escaliers, j'entendis des éclats de voix venant du petit salon pour les visiteurs. Je m'approchais pour entendre de quoi il en retournait. Mais en voyant dans l'entrebâillement de la porte, je surpris Eleanor en grande conversation houleuse avec l'aurore Kingsley. Il était venu beaucoup plus tôt qu'à l'accoutumer.

« Comment avez-vous pu me faire ça ?! S'exclama Eleanor, folle de rage.

Je suis désolé Eleanor... Je n'étais pas en droit de vous révéler ces informations avant aujourd'hui. S'expliqua-t-il de manière contrite.

Je me fiche de tes excuses Kingsley ! Continua-t-elle, plus familière cette fois. Je pensais enfin être libre et tu viens après tant de temps pour m'annoncer ça ? C'est cruel ! Surtout venant de toi ! L'accusa-t-elle, ses yeux montrant la détresse qu'elle ressentait.

Je le sais... Si je pouvais faire autrement, je te jure que je le ferais Elly. Chuchota-t-il alors qu'elle avait les larmes aux yeux. Calme toi je t'en prie... »

Cette fois leur attachement, ou tout du moins, leur familiarité ne laissait plus droit au doute. Ils étaient bien proches, et au vu de l'attitude de Kingsley, cela allait au-delà de la simple amitié. Surtout que dans un monde comme celui des sang-pur, leur attitude plus qu'équivoque et secrète laissait penser qu'ils avaient partagé plus qu'un simple flirt, pendant un temps.

« Comment veux tu que je me calme ?! Hurla-t-elle sa rage. J'ai déjà tant perdu ! Et voilà que je vais devoir encore lui faire face ? Jamais !

Je t'en prie ne parle pas comme ça... La pria-t-il alors qu'il vint la prendre dans ses bras. Je ferais mon possible pour t'aider comme je l'ai toujours fait.

Tu ne peux rien faire et tu le sais ! Tu ne peux rien contre la loi ! Le découragea-t-elle en se détournant de lui, résignée. Tout recommencera et tu pourras que voir de loin sans pouvoir agir. Se désola-t-elle. Pars Kingsley je t'en prie, je veux être seule...

Je dois encore voir Gemma... j'ai aussi des nouvelles à lui annoncer. Lui dit-il alors qu'elle faisait un pas pour sortir de la pièce.

Ne lui dit rien sur cette affaire ! Je ne veux pas qu'elle soit au courant à moins que cela se concrétise véritablement. Lui demanda-t-elle.

D'accord Elly... Je suis désolé... S'excusa-t-il encore en venant vers elle pour lui caresser le visage.

Allons retrouver Gemma. L'interrompit-elle tout en détournant son visage pour s'éloigner de lui. »

Je partis rapidement vers la salle à manger, sans faire de bruit et sans me faire repérer. Je fis en sorte qu'on me surprenne en plein petit-déjeuner. Je vis Eleanor entrée quelques minutes après moi, avec Kingsley qui la suivait de près.

« Bonjour mère. La saluais-je. Que vois-je ? Aurore Kingsley ? Vous venez tôt aujourd'hui. Remarquais-je tout en me levant pour venir à sa rencontre et lui tendre ma main. Heureuse de vous revoir en cette belle matinée. Voulez-vous vous installer pour manger quelque chose avec nous ? Je suis sûr que mère en serait ravie... Glissais-je discrètement pour que seul lui entende la dernière remarque.

Je... Non ça ira Mademoiselle je vous remercie. Me répondit-il tout en rougissant quelque peu. Je suis ici pour vous apporter votre convocation au Ministère. Continua-t-il tout en me tendant une lettre.

Déjà ? Intervint Eleanor, depuis la place qu'elle avait prise autour de la table.

Oui. Je viendrais la récupérer ici, dans quatre jours, pour l'emmener devant le Mangenmagot. Gemma sera soumise au Veritaserum pour avoir le fin mot de cette histoire. Nous avoua-t-il tout en fixant Eleanor du regard.

Je vois... Merci de vous être déplacé pour nous. Lui dit-elle simplement, encore sèche suite à leur conversation privée.

Oui, merci Kingsley. Ajoutais-je en lui faisant un sourire bienveillant, car il était un homme bien à mes yeux, et ne méritait pas l'attitude froide qu'Eleanor lui servait.

Bonne journée à vous Mesdames. Je vous revois donc demain pour ma prochaine visite journalière. Nous salua-t-il avant de partir par la cheminée du petit salon. »

Je tournais mon regard vers celui d'Éleanor. Celle-ci était perdue dans ses pensées. Plus le temps passait et plus je voyais un rapprochement entre l'aurore et elle. Un rapprochement qui n'était pas naissant. Ils avaient un lourd passif tous les deux. Ce rapprochement renaissait de ses cendres, mais n'était-il pas mort avant d'avoir pu éclore complètement ? Seul le futur nous le dira, et si Éleanor radoucissait un peu son caractère... Ce qu'elle pouvait être froide par moments...

Leur conversation me revint en mémoire, dont le regard de peur qu'avait eu Éleanor lors de cet échange. Je ne savais pas de quoi ils avaient parlé, mais cela était très perturbant pour Éleanor qui ne touchait pratiquement pas à son repas, depuis.

« Tout va bien Madame ? Lui demandais-je tout en posant ma main sur son bras pour la ramener à la réalité.

Oui pardon. Appelez moi Eleanor comme je vous l'ai dit hier soir, s'il vous plaît. Me répéta-t-elle sans toutefois me regarder, fixant toujours l'horizon.

Oui Eleanor. En parlant d'hier soir... Je vous rends votre médaillon. Lui dis-je tout en le lui tendant. »

Je la vis me fixer, et regarder ce que je tenais dans ma main quand elle fit un geste de recul.

« Où avez-vous eu ça ? Me demanda-t-elle agressive.

Vous l'avez laissé sur ma table de nuit hier soir alors je vous l'ai rapporté. Lui répondis-je hésitante, ne comprenant pas sa réaction.

Merci... Je ne savais pas où je l'avais mis. Me remercia-t-elle tout en me l'arrachant des mains. »

Son attitude me perturbait à plusieurs reprises depuis notre rencontre. Cette femme était une énigme à elle seule. Elle gardait le médaillon entre ses doigts, le caressant par moments, perdue une nouvelle fois dans ses pensées. Elle semblait toujours fragile et maigre malgré son retour dans au manoir. Elle ne se nourrissait pas beaucoup depuis nous étions revenues. Je soupçonnais Éleanor d'être inquiète par le sort de son fils et l'épée de Damoclès qui trônait au-dessus de sa tête. De plus, je devais absolument trouver un plan en vue de ma prochaine entrevue au Ministère.

« Qu'allons-nous faire pour le Ministère ? L'interrogeais-je, l'interrompant dans sa nostalgie.

Comment ça ? Me demanda-t-elle d'éclaircir.

Si je dois passer devant le Mangenmagot, ils découvriront que je ne suis pas réellement votre fille. L'avertis-je du danger de la situation.

Le test le prouve, tu es Gemma Croupton à compter de maintenant. M'assura—elle, convaincu.

Oui mais Kingsley nous a parlé d'une potion de vérité, comme vous me l'avez enseigné il y a quelques jours, elle nous force à répondre toute la vérité aux questions qui nous sont posées. Alors s'ils me demandent d'où je viens ou si je suis réellement Gemma Croupton, alors je devrais leur dire la vérité !

D'où vous venez ? C'est-à-dire ? Me demanda-t-elle, curieuse et son attention totalement tournée vers moi.

Je ne tiens pas à répondre mais tout ce que je peux vous dire, c'est que si je le leur révèle, rien ne m'empêche de révéler que j'ai aidé votre fils, ou que vous jouez le jeu alors que vous savez très bien que je ne suis pas réellement votre fille. Lui avouais-je à demi tout en la menaçant discrètement.

Je ne peux pas vous aider si vous me cachez des choses et que vous ne me dites pas tout. Remarqua-t-elle dans une attitude très sarcastique. Cet après-midi, je demanderais à ce qu'un de mes elfes se procure des fioles de Veritaserum pour qu'on puisse vous familiariser avec cette potion et les ressentis que vous aurez une fois l'avoir bu. M'expliqua-t-elle tout en se mettant debout.

Des potions ? Mais nous n'avons pas le droit à la magie ou tout ce qui s'en rapproche, ici. Lui fis-je remarquer.

Mon elfe s'en procure de manière anonyme, comme d'autres potions qui me sont nécessaires dont la potion calmante que je vous ai donné hier soir. Me dévoila-t-elle. Personne n'en a jamais rien su, c'est une affaire sûre.

D'accord... Mais je voulais vous demander... Hésitais-je à continuer.

Quoi donc ? Me demanda-t-elle de poursuivre alors qu'elle allait sortir de la pièce.

Ne serait-il pas mieux de me faire sortir d'ici pour que je puisse fuir ? De plus si je suis ici, il vous sera plus dur de faire revenir votre fille quand vous l'aurez retrouvé, non ? Lui proposais-je. Je ne souhaite pas rester ici ni prendre la place de votre fille qui ne rêve sûrement que d'une chose, de pouvoir vous retrouvez, je suppose.

Ma fille ne reviendra jamais. Lâcha-t-elle simplement en continuant sa marche vers la sortie.

Mais... Tentais-je d'insister.

Ma fille ne reviendra jamais... Elle est morte voilà bien longtemps. Me dit-elle sans se retourner, restant dos à moi avant de reprendre sa sortie. »

Elle quitta la salle sans rien ajouter de plus. Que pouvais-je répondre à cela ? Gemma n'avait-elle pas été portée disparut ? Alors pourquoi Éleanor parlait de la mort de sa fille ? Je ne comprenais plus rien, mais je sentais que cette famille cachait beaucoup de choses aux yeux du reste du monde. Beaucoup de secrets étaient enfouis dans cette famille, et si je devais en faire partie, je ferais en sorte de les découvrir.

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Une fois que j'avais terminé mon repas, je partis faire le tour du manoir pour en découvrir un peu plus sur celui-ci et ceux qui l'ont habité. Je sentais qu'on me cachait beaucoup de choses. Il est vrai que j'en faisais tout autant, mais de mon point de vue, les places n'étaient pas équilibrées car j'étais entièrement dépendante de cette famille qui m'était inconnue alors qu'eux ne me devait rien.

À mon arrivée dans le manoir, je n'avais pas fait de visite des lieux. On m'avait montré le strict minimum, mais j'avais le droit de me déplacer librement dans le manoir, sauf dans l'aile des maîtres de maison. Je pris donc un couloir au hasard, qui commençait du salon des visiteurs pour se perdre dans les méandres du manoir.

Je pouvais voir plusieurs portraits sur les mûrs et tous bougeaient magiquement. Sur certains je pouvais deviner la présence d'ancêtre de la famille au vu de leurs vêtements, d'autre plus ressent que je supposais être mort au vu de leur absence dans la maisonnée, à moins bien sûr que cela soit des cousins ou proche de la famille. Beaucoup d'hommes, sur les portraits, avaient l'air sévère et stricte. Aucun des tableaux ne montraient de personne souriante ou pleine de joie de vivre. Seul le tableau de Gemma faisait exception dans ce manoir, pour l'instant. Je vis aucun portrait de la famille Croupton actuelle. Ils se trouvaient peut être dans un autre lieu.

Les portes du couloir ne menaient qu'à des chambres inutilisées ou des boudoirs. J'avais bien vu une bibliothèque à un moment mais je soupçonnais qu'elle n'était qu'une petite partie de la richesse littéraire des Croupton. Les livres les plus précieux devaient être gardés dans une autre pièce, plus en sécurité et où seule la famille pouvait y avoir accès.

Je fis donc demi-tour, décidant que je ne trouverais rien d'intéressant de ce côté du manoir. Il ne me restait que deux options, soit je sortais à l'extérieur pour découvrir les alentours du manoir, ou j'osais aller explorer les appartements de la famille Croupton. En effet, le reste de la maisonnée, se résumait en salle de réception, petit et grand salon, le hall, et les cuisines. Les nombreuses chambres n'avaient accueilli personne depuis plusieurs années au vu de la poussière qui y était présente.

Ne voulant pas prendre de trop gros risque je décidais de sortir et ainsi en profiter pour prendre un peu l'air. Un elfe m'avait expliqué que la famille avait un chenil où il y avait eu des chiens de chasse, par le passé, ainsi qu'une écurie.

Il n'y avait pas âme qui vive dehors. Je me trouvais seule avec la nature et mes pensées, ce qui me soulagea. Depuis mon arrivée dans ce monde, je n'avais pas eu un moment à moi sans que celui-ci soit pollué par le stress ou la peur de la situation dans laquelle je me trouvais. Je pouvais prendre le temps de souffler, enfin.

Il était vrai que j'étais encore en mauvaise posture à cause du Ministère, mais cela était encore bien loin pour le moment. J'avais besoin de sortir et me dégourdir les jambes, d'autant plus qu'une me faisait terriblement souffrir depuis quelques jours car je ne faisais pas assez d'exercices.

Depuis ma guérison, j'ai fait en sorte d'ignorer mon corps ainsi que mes jambes dont la douleur qui en résultait. Je ne voulais pas me dire que j'aurais toujours des séquelles lors de mes déplacements. Je me forçais à relativiser malgré tout, car si cela c'était passé dans mon monde, j'aurais tout simplement perdu mes jambes, si ce n'est la vie.

L'air fraie du matin s'engouffra dans mes cheveux pour les faire voler, défaisant complètement ma coiffure. Un sourire insouciant fleurit sur mes lèvres. Depuis quand n'avais-je pas profité d'une journée comme celle-ci, en ne faisant rien d'autre que profiter du moment présent ? Profitant du temps qui passait et de ce qui m'entourait ?

J'étais perdue dans mes pensées quand je vis une petite bâtisse se dessiner au loin. Je compris que j'approchais de l'écurie. Il me tardait de voir des chevaux et de pouvoir en monter un si c'était possible. Ma famille n'avait jamais eu assez d'argent pour pouvoir s'en procurer un, donc je regardais les nobles passer avec les leurs, leur enviant ce beau destrier.

Plus j'approchais, plus je remarquais que le silence s'alourdissait, ne montrant aucun signe de vie dans le bâtiment. Je regardais autour de moi dans l'espoir de croiser un elfe ou un employer du manoir mais je ne vis personne. Je toquais à la porte de la grange mais encore une fois, aucune réponse. Je décidais donc d'entrée, en sachant que j'étais maîtresse dans cette maison, et donc je ne risquais rien à pénétrer ici.

« Bonjour, il y a quelqu'un ? Lançais-je aux alentours. »

Mais seul le silence me répondit. J'entrais prudemment, restant vigilant dans ce lieu qui était peu éclairé. Il y avait du foin pourri au sol, témoin de l'abandon de l'endroit depuis plusieurs années. L'odeur de moisi prenait à la gorge et piquait les yeux. Il n'y avait aucun animal dans cette écurie si ce n'est les rats que je voyais passer, dérangé par ma présence qui troublait leurs tranquillités depuis longtemps acquises.

Ne trouvait rien d'intéressant, je fis donc demi-tour pour sortir de cette immondice, pour en faire le tour. Je vis un cabanon, à l'arrière de la grange, faisant office de chenil, supposais-je. Celui-ci était fait de sorte qu'on ne puisse rien voir de l'intérieur et qu'aucune lumière ne puisse filtrer depuis l'extérieur vers l'intérieur. Il n'y avait aucun interstice entre les planches de bois qui formait la bâtisse. Elle était complètement calfeutrée. La porte avait un mécanisme pour se refermer avec un cadenas, mais celui-ci était déjà ouvert.

Je n'avais jamais vu un chenil comme celui-ci. Pourtant, beaucoup de villageois avait des chiens pour les aider à la chasse ou pour garder les bêtes. Je trouvais cela cruel qu'on prive ses animaux de lumière. De plus, l'été cela devait être difficile à vivre pour eux car la bâtisse se trouvait en plein soleil et l'air ne devait pas passer entre les lattes de bois.

Je pénétrai dans ce cabanon mais je ne m'attendais pas à ce que j'allais voir à l'intérieur. Il me fallut plusieurs coups d'oeil pour comprendre ce qu'impliquait la scène qui se déroulait devant moi. Je voyais plusieurs cages à chiens superposés les unes sur les autres et apposés contre les murs de bois. Il y avait des gamelles pour les repas et l'eau dans chaque cage. Mais ce qui me choqua le plus fut la cage du milieu, qui se trouvait à même le sol, entouré de toutes les autres. Des cages étaient placées de chaque côté de celle-ci et d'autres étaient superposées sur cette même ranger, formant trois colonnes.

À l'intérieur il n'y avait pas de gamelle mais plutôt une couverture d'enfant avec quelques motifs qu'on ne distinguait plus à cause de la crasse qui se trouvait dessus. Les barreaux étaient tordus, non pas sur la porte, mais sur les côtés et le dessus, comme si les chiens qui se trouvaient autour avaient eut envie d'attaquer ce qui se trouvait dans celle-ci.

Une envie de vomir me prise. Le mur où les cages étaient entreposées, comportait plusieurs griffures dues aux pattes des chiens, mais celle ayant la couverture montrait des griffures d'une tout autre nature. Je dus m'approcher pour distinguer clairement de quoi il s'agissait, et c'est quand je vis un ongle humain que je me sentis tomber en arrière. Un hurlement voulait sortir d'entre mes lèvres mais ma gorge était trop serrée pour émettre un moindre son. Je me traînais sur les fesses en reculant sur le sol motivé par l'horreur que je ressentais face à cette vue et ce qu'elle suggérait.

Qui avait bien pu être détenu ici ? La cage ne laissait aucune chance à l'erreur. La taille de celle-ci limitait les hypothèses et l'horreur se fit pire encore face à ce constat. Seul un enfant pouvait entrer là-dedans. Qui avait bien pu faire ça !

Je tendis une main tremblante vers la cage pour l'ouvrir et prendre la couverture entre mes mains. L'odeur qui en résultait était immonde. Un mélange de moisissure, d'urine et d'autre chose encore que je voulais pas identifier. Mais une fois que je l'avais pris dans ma main, elle laissa apparaître une poupée de chiffon qui était dans un mauvais état et très sale. Une poupée ? Pouvais-je vraiment croire que... ? Eleanor a bien dit que sa fille était morte ? Que s'était-il passé ici ? Quelle était cette famille qui cachait tellement de secrets aussi honteux ? Et qui avait bien pu faire une telle chose ? Barty et son obsession malsaine ? Beaucoup de questions se bousculaient en moi et les hypothèses fusaient dans mon esprit.

Je pris la couverture et la poupée entre mes mains et sorti à toute vitesse de cet enfer pour retourner dans ma chambre. Je devais absolument réfléchir et savoir ce que je devais faire par la suite. Mais je ne me laissais pas beaucoup de temps de réflexion, alors que je marchais d'un pas déterminer vers le manoir. Je pris la décision de pousser mes recherches dans la chambre de Gemma et peut être même celle de Barty. Je devais absolument comprendre ce qu'il se passait et savoir si je courrais moi-même un danger en restant ici.

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Note de l'auteur : Alors ? Vos hypothèses ? Que s'est-il passé dans ce chenil ? Donnez-moi vite votre avis sur tout ça ! Gros bisous à vous et à la semaine prochaine !

Gros bisous et bonne lecture !