Nouveau chapitre ! Y à pas vraiment d'action dans celui là mais ça viendra dans les prochains chapitres, ne vous en faites pas ! Je tiens à répondre à vos reviews, même celles qui datent du premier chapitre. J'aurais dû le faire depuis longtemps, excusez moi... Comme d'habitude je vous prie de m'excuser s'il y à des fautes et je vous souhaite une bonne lecture :)
Kenny027: Merci, j'espère que la suite te plaît toujours autant !
Claire: Voilà la suite! Je te remercie pour les reviews que tu as laissé. Tu dis que tu aimes bien la tournure que prend l'histoire, j'espère qu'il en sera de même pour ce chapitre :)
Santana: Pareil que pour Claire, merci à toi pour les reviews que tu as postées! Je sais qu'à un moment tu exprimais le désir de voir des chapitres plus longs, j'ai essayé d'y remédier mais je ne sais pas si c'est vraiment réussi, mes chapitres sont toujours assez courts... En tout cas j'espère que la tournure de l'histoire te plaît.
Alicelovebella: Merci beaucoup, tes encouragements me font vraiment plaisir!
Matmat: Heureuse de voir que cette histoire te plaît ! Merci pour tes reviews!
Aurelie Malfoy: Merci pour tes reviews! Je suis contente de voir que le chapitre 5 t'a surprise, j'espère t'étonner encore tout au long de l'histoire !
Tara1990: Navrée que l'histoire te paraisse dure à suivre, cependant "l'explication" se trouve au chapitre 5 donc si malgré tout tu continues de lire cette fic j'espère qu'elle te paraît désormais plus claire et qu'elle te plaît.
Sygui: Ta review me fait vraiment plaisir! Je te remercie et je suis contente de voir que la tournure de l'histoire te plaît. Je voulais faire en sorte de laisser quelques éléments qui mettent la puce à l'oreille du lecteur quant au sort de Ginny tout en faisant en sorte de l'étonner, apparement c'est réussi ^^ En tout cas je vais faire de mon mieux pour continuer de vous étonner encore et encore !
Yaourt3: Ta review m'a faite rire, tu paraîs assez enthousiaste ^^ Je te remercie et voilà la suite, j'espère qu'elle sera à ton goût!
Thierry: Merci pour ta review. Tu auras les réponses à tes questions tout au long de l'histoire :)
Et de façon générale merci à tous ceux qui prennent le temps de lire cette fic !
-AAAAAAAAAAAAAAAH j't'ai tué mec !
-Laisse tomber, c'est juste un coup de chance, normalement c'est moi qui aurais dû gagner !
Je pousse un soupir et me lève du lit brusquement. Il est 5 heures du mat' et ils font un boucan pas possible. Boucan que seule moi peux entendre, évidemment.
-Mais qu'est-ce que vous faites ?
Fred et Jim se retournent vers moi, l'air faussement innocent. Ils sont face à des objets bizarres.
-Qu'est-ce que c'est que ces trucs ? Je demande, curieuse.
-C'est un objet moldu qu'on a réussit à voler, ça s'appelle une concole, m'explique mon meilleur ami.
-Console, le corrige Fred. On le branche a une télé-tu sais l'objet moldu dont papa était fan- et on peut jouer.
Je lève les yeux au ciel avec amusement et m'assois entre eux sur le canapé. Je souris, malgré tout ma vie serait bien monotone sans eux. Je sais que personne ne peut les voir mais moi je peux, je peux même les toucher et leur parler, comme s'ils étaient toujours en chair et en os. Ca serait inutile de me recoucher maintenant, je passe donc le temps qu'il me reste avant d'aller travailler avec eux. J'essai même de jouer à leur machin moldu, c'est bizarre mais amusant. Il est ensuite l'heure de me préparer. Je me lève du canapé, m'étire et vais à la douche. J'en prends une bien froide, de façon à me sentir bien réveillée. Je sors ensuite en serviette et vais jusqu'au dressing qui se trouve dans ma chambre. Je mets un chemisier cintré vert émeraude qui fait ressortir la couleur de mes yeux et un pantalon slim noir. Je regarde par la fenêtre, il fait beau. J'avais oublié la sensation du printemps, cette sensation où le soleil commence à percer, où on a l'impression que tout s'arrange. Cette sensation de nostalgie qui me ramène à Hermione, encore et toujours. Je finis de me préparer et me rends au ministère. Ca fait un moi que je travaille et je n'ai pas vraiment eu le temps de parler avec elle, à part lors de notre premier entretien. Bien sûr elle ne sait pas qui je suis, elle pense que je suis une étrangère et on a juste parlé de mon nouveau poste. J'aimerais pouvoir lui donner ma vraie identité mais je sais que c'est impossible, ça ferait plus de dégâts qu'autre chose puis je dois me concentrer sur ma mission. D'ailleurs je comprends mieux pourquoi je travaille en tant qu'auror, c'est eux qui sont chargés de l'affaire sur l'explosion bien que depuis les quatre années écoulées ils n'ont toujours pas trouvé le coupable.
Je pousse un soupir et m'installe à mon bureau. Ron vient à ma rencontre, me salue et me montre un papier. Evidemment lui aussi ignore qui je suis mais on a discuté quelques fois, j'ai donc dû inventer tout un tas de mensonges sur « ma » vie. Au début ça me faisait bizarre de lui reparler mais je me suis rendu compte que mon frère n'est plus le même. Je regarde la feuille et hausse un sourcil d'un air interrogateur.
-Ordre de la chef des aurors : on doit aller interroger un suspect, m'explique t-il.
-D'accord, laisse moi le temps de prendre quelques affaires et on y va.
-Pas de soucis, prends le temps qu'il te faut Milena.
Quelques minutes plus tard, après avoir transplané, nous nous trouvons devant la maison d'un certain Robert Gellawer. L'interrogation est rapide, les alibis de l'homme s'avérant vrais.
-Pourquoi l'avoir interrogé lui, alors qu'il est évident qu'il est innocent ? Je demande à Ron une fois sortis de chez l'homme.
-Il s'est embrouillé avec la plupart des gérants des magasins de la galerie en moins de trois ans, c'est une maigre piste mais on est tellement désespérés qu'on interroge n'importe qui pour savoir qui est le coupable.
-Pourquoi il s'est embrouillé avec eux ?
-C'est un ancien alcoolique, du genre à vider toutes les bouteilles de whisky-pur-feu et à aller à la galerie totalement saoul pour « prévenir les gens que tous ces gérants sont des escrocs qui n'en veulent qu'à nos gallions ». Du coup à chaque fois que les gérants l'apercevaient ils faisaient en sorte de le virer parce qu'ils ne voulaient pas que cet homme fasse fuir leurs clients.
-Donc on a interrogé cet homme sous prétexte que son mobile ça aurait pût être le « déshonneur » de se faire virer de la galerie quand il est bourré ?
-En gros, oui. Enfin bon d'habitude c'est pas moi qui gère les interrogatoires pour cette enquête, je m'occupe des petites enquêtes en parallèle donc je peux pas trop t'aider sur l'affaire.
-Pourtant je croyais que tous les aurors étaient plus au moins mobilisés sur cette enquête depuis l'explosion.
-La plupart mais moi non. J'ai… J'ai perdu quelqu'un de très cher dans l'explosion, j'ai du mal à travailler sur l'enquête.
Je sens mon cœur se glacer en voyant ses yeux pleins de larmes. Il parle de moi… L'envie de dire ma vraie identité n'a jamais été aussi forte. Mais à la place je change de sujet et nous rentrons au ministère comme si de rien était. Je mange en vitesse et retourne à mon bureau où j'étudie, comme d'habitude, tous les indices qui pourraient me conduire sur une piste dans l'enquête sur l'explosion. Je suis absorbée par ma lecture lorsque trois coups sont délicatement frappés à ma porte. Après mon autorisation, Hermione entre. Mon cœur bat à la chamade. Ce n'est que la deuxième fois que je vais avoir une conversation en tête à tête avec elle depuis que je travaille ici.
-Bonjour Milena, comment s'est passé l'interrogatoire ?
-Rien à signaler, chef. Le suspect est innocent, ses alibis tiennent la route.
-Je m'en doutais, me répond t'elle d'un air las. Quatre ans que je bosse sur cet enquête et toujours pas de coupable, je commence à désespérer… Et Ron comment va-t-il ?
-Plutôt bien pourquoi ?
-Tu as l'air d'être l'une des seules personnes qu'il semble apprécier depuis l'explosion, je me suis dis que vous mettre en binôme pourrait lui faire du bien.
J'hoche la tête, ne sachant que répondre.
-Je sais que je n'ai pas à te demander ça mais si tu veux bien j'aimerais que tu veilles sur lui.
-Je le ferai.
Après m'avoir remercié elle repart. C'était bref et poli mais rien que le fait d'entendre sa voix me fait du bien. Ma journée se fini tranquillement, rien de nouveau à signaler sur l'enquête. Je rentre chez moi et m'affale sur le canapé. Jim me tends une bière-au-beurre que j'accepte avec plaisir.
-Tu as l'air crevée, du coup ce soir c'est nous qui préparons le repas, sœurette ! Déclare Fred.
-Des fantômes qui font la cuisine ? Bizarre ! Je dis en rigolant.
-Des fantômes ? C'est tout ce qu'on représente pour toi ? S'exclame Jim d'un air faussement choqué.
Evidemment lorsque Fred dit préparer à manger il sous entend aussi faire une bataille de nourriture avec Jim. Le pire c'est que j'aurai dû m'en douter, les connaissant. Mais je suis trop fatiguée pour arrêter leur manège. Argh, ces deux là sont pires que des enfants !
Une demi-heure plus tard les deux zigotos qui me servent de frère et ami sont enfin calmés. Je prends une bouchée dans l'assiette que Fred me tend et la porte à ma bouche.
-Alors ? On a plus l'habitude de manger donc on espère qu'on n'a pas trop loupé le repas…
-Non, c'est excellent, je réponds avec un grand sourire.
Alors que je viens à peine de terminé de dîner quelques coups sont frappés à ma porte. Fred, Jim et moi nous regardons. Cette maison est censée être vide, personne n'est au courant que j'y habite. Je me lève, prends ma baguette et entrouvre la porte.
-Ron ? Dis-je, étonnée face à mon interlocuteur.
- Excuse-moi de te déranger à cette heure-ci… Il faut que je te parle.
-Pas de soucis mais euh… Comment as-tu eu mon adresse ?
-Tu l'as donné à Hermione lorsqu'elle remplissait ton dossier d'auror. Je l'ai consulté en cachette. Je… Je suis désolé. Tu m'en veux pas j'espère.
Merde, c'est vrai j'avais dû donner mes coordonnées à Hermione pendant l'entretien, j'avais complètement zappé ! Ron sent l'alcool et à l'air complètement dévasté par le chagrin.
-Bien sûr que non, je réponds, je t'en prie entre.
Il s'assoit sur le canapé, la tête entre les mains. Fred, debout en face de lui, le fixe. La tristesse se reflète dans ses yeux. Jim vient derrière lui et met sa main sur son épaule pour le réconforter. J'imagine ce que doit ressentir Fred, l'envie qu'il doit avoir de pouvoir dire à notre frère qu'il est là. Mais Ron ne le voit pas, il ignore qu'il se trouve parmi nous…
-Je ne sais pas trop pourquoi je viens te voir toi, m'explique Ron, mais j'ai vraiment besoin de me confier. Si tu es occupée je peux partir…
-Non reste. Que se passe t-il ?
-L'explosion a détruit ma vie, c'est pour ça que j'essai de travailler le moins possible sur l'enquête. Ca fait quatre ans et je le vit toujours mal…
-C'est à cause de la personne que tu as perdu ? Je demande.
-Oui… C'était ma sœur Ginny. J'avais une vie bien rangée avant l'accident, du moins je le pensais. En fait j'étais un beau salaud. Je travaillais au ministère mais à l'époque c'était parce que mon père m'avait pistonné, je foutais rien de mes journées. J'étais marié avec Hermione et j'étais petit à petit devenu un goujat avec elle. Elle ne travaillait pas, elle était malheureuse et je la traitais comme une moins que rien. Les choses qui lui donnaient un tant soit peu le sourire c'était notre fille, Rose, et ma sœur avec qui elle était très proche. Plus que je ne l'imaginais…
-C'est-à-dire ? Je demande, innocemment.
-Elles s'aimaient. Pas d'un simple amour éphémère. Non, elles étaient folles amoureuses l'une de l'autre et elles avaient une liaison. Enfin on ne peut pas vraiment parler de liaison parce qu'entre elles c'était de l'amour sincère alors que ma relation avec Hermione c'était une catastrophe. Elles se sont toujours aimées mais elles se sont rendu compte de leurs sentiments alors que 'Mione et moi sortions ensemble. Puis Hermione est tombée enceinte et nous nous sommes mariés. Elles ont essayé de stopper plusieurs fois leur relation mais rien à faire, elles étaient faites pour être ensemble. Hermione refusait de rompre avec moi parce qu'elle savait que ça me ferait souffrir et que notre famille en voudrait à Ginny. Bien sûr, moi je l'ignorais.
Il marque un temps d'arrêt et lorsqu'il reprend la parole des larmes coulent de ses yeux.
-Un jour je suis rentré chez moi. Ginny était là, comme d'habitude. Hermione venait de rompre pour la énième fois parce qu'elle ne supportait plus la situation. Moi je ne savais pas… Je me suis énervé contre Hermione parce qu'elle n'avait pas préparé le dîner. Ma sœur n'a pas supporté de me voir une fois de plus faire souffrir la femme qu'elle aimait alors elle m'a tapée. Ma mère est arrivée à ce moment là et c'est là qu'on a sût que Ginny aimait Hermione. Elle est partie et on ne la plus jamais revue. Seule Hermione l'a vu le jour de l'explosion, elle était dans le bâtiment elle aussi pour lui dire que c'était fini entre nous.
-Et comment le vit Hermione ?
-Mal, très mal… Elle passe son temps au travail pour oublier ma sœur. La douleur qu'on a tous les deux éprouvés lors de la mort de Ginny nous a rapprochés, on est amis maintenant.
Il s'arrête et me regarde durant un long moment.
-Tu as sa voix, me dit-il avec tendresse. Tu as la voix de ma sœur.
Il sort de sa poche une fiole contenant du whisky-pur-feu et la porte à ses lèvres. Il me parle ensuite de la mort de Fred, de Rose qui est en première année à Poudlard, d'Harry qu'il ne voit presque plus depuis qu'il a été élu ministre de la magie. Deux heures plus tard il est totalement saoul et je décide de le ramener chez lui en transplanant vu qu'il n'en est pas capable seul. Après un dernier regard pour Fred qui à l'air dépité, je demande à Ron où veut-il que je l'amène. Il me répond qu'il doit aller au ministère, je m'y rends donc. Je donne le mot de passe qui permet aux employés d'entrer au ministère à n'importe quel moment. Nous nous rendons tant bien que mal jusqu'au bureau d'Hermione. La porte est ouverte, il y à de la lumière mais l'endroit est vide. Ron s'installe dans un fauteuil qu'il y à dans un coin de la pièce.
-Ron ! Qu'est-ce que tu fais ? Je croyais que c'était pour parler avec Hermione que tu voulais que je t'amène ici.
-Je lui parlerai demain. Je vais dormir ici, ça la dérangera pas, me répond t-il en s'endormant.
Je pousse un soupir et sort du bureau, à la recherche d'Hermione. J'entends un bruit, à quelques couloirs de là, et m'y rends en silence. Hermione fait face à une grande statue, qui se trouve dans le hall, où sont inscrits les noms de tous les gens qui ont permis la victoire contre Voldemort. Mon nom y est inscrit, elle semble fixée dessus et pleure en silence. Je suis cachée par l'obscurité, elle ne peut pas me voir. Elle finit par essuyer ses larmes et reprend la direction de son bureau. Avant qu'elle ne me remarque je pointe ma baguette sur moi et me jette en silence un sort d'invisibilité. Elle entre dans son bureau, lève les yeux au ciel en voyant Ron, met son manteau et prend sa baguette. Avant de partir elle ouvre un tiroir et s'empare d'un dossier que je n'ai jamais vu, elle le lit rapidement et le repose dans le tiroir. Apparemment c'est quelque chose d'intime puisqu'elle à jeté un sort au tiroir après avoir rangé le dossier dedans, de façon à ce que personne ne puisse le lire. Elle à l'air déterminée. J'ai envie de la suivre, de voir ce qu'elle a l'intention de faire mais je me résigne à rentrer voir Fred et Jim. Après tout elle va sûrement rentrer chez elle pour dormir.
Le lendemain matin je me rends au ministère, comme d'habitude, avec l'espoir de trouver quelque chose sur l'enquête et de pouvoir parler avec Hermione. Parler d'autre chose que du travail, évidemment. J'aimerais pouvoir me rapprocher d'elle mais je ne vois pas comment faire, surtout que d'après ce que j'ai compris depuis ma mort elle s'est renfermée, elle ne parle pratiquement à personne, ne sort plus. Elle passe son temps à travailler pour trouver le coupable de la mort de celle qu'elle aime, m'a raconté une de mes collègues, quelques jours après mon arrivée. Elle ne passe pas à autre chose, elle n'arrive pas à m'oublier. Ca me fait mal, tellement mal. Je l'aime et je ne supporte pas de voir que ma mort l'a dévastée. Ca fait quatre ans et elle sombre de jour en jour un peu plus dans la dépression. Je voudrais la voir heureuse, je voudrais qu'elle sache que je veux qu'elle passe à autre chose et qu'elle vive sa vie à fond. Que je l'aimerai toujours et que je serai toujours près d'elle. Mais je ne suis qu'une fausse identité, une morte revenue à la vie dans la peau de quelqu'un d'autre.
Ron a une sacré gueule de bois, le réveil à dû être difficile pour lui. Les heures passent, toujours rien sur l'enquête. Il est midi, je me rends jusqu'à la cafétéria et vois Hermione qui se tient devant la machine à café, entrain de chercher un gallion dans ses poches pour s'en acheter un. Je regarde alors sa main et aperçoit la bague de fiançailles que je lui avais donné juste avant que le bâtiment s'écroule. Hermione capte mon regard.
-Je ne savais pas que vous étiez fiancée, je dis l'air de rien. Ca fait combien de temps ?
-C'est compliqué, répond t'elle en insérant sa pièce dans la machine à café.
-En tout cas c'est une très belle bague.
Hermione regarde à son tour la bague et un petit sourire tendre apparaît sur son visage.
-C'est une pierre verte.
-Verte, comme la couleur de l'herbe d'un parc en plein printemps, je dis, complétant ainsi sa phrase.
Elle me regarde, troublée. Elle semble me dévisager. Merde quelle gaffe ! Personne ne sait pourquoi cette bague est verte alors une « inconnue » qui calcule que ça a un rapport avec l'endroit où on s'est dit notre premier « je t'aime » c'est louche ! Surtout pour une femme aussi brillante qu'Hermione… Se doute-t-elle de quelque chose ? Son regard ne me quitte pas. Je fais mine de regarder ma montre.
-Par Merlin, il faut que je me remette au travail ! Je m'exclame, l'air de rien.
Elle hoche la tête et refait face à la machine à café. Je n'arrive pas à me concentrer, je prétexte être malade auprès de mes collègues et rentre chez moi.
-Déjà là ? Demande Jim, étonné et inquiet.
-J'y arrive pas…
Je m'assois sur le canapé et prends ma tête entre mes mains. Je laisse s'échapper mes larmes, ça fait un bien fou de pleurer.
-Tu n'arrives pas à quoi ? Me demande t-il en s'asseyant près de moi.
-Je veux revenir en arrière. Je ne veux pas être morte, je ne veux plus avoir l'identité de quelqu'un d'autre, je ne veux plus voir Hermione sombrer jour après jour à cause de moi. Je veux la voir heureuse. Ce n'est plus la même, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. Elle est dévastée par le chagrin et c'est ma faute.
-Ce n'est pas ta faute Gin'. Tu aurais pût fuir avant l'explosion mais tu t'es sacrifiée et tu as sauvé sa vie et celle d'autres personnes. Tu as énormément de mérite, elle est fière de toi et elle regrette tout ce qu'elle a fait, toutes les barrières qu'elle a mit entre votre amour. Elle t'aime, c'est pour ça qu'elle est mal. Elle ne pourra plus jamais être vraiment heureuse parce que c'était toi son bonheur.
-Mais je veux qu'elle le soit ! Je veux qu'elle sache que je serai toujours là mais qu'il faut qu'elle relève la tête.
-J'ai peut-être ma petite idée pour que tu puisses le lui dire sans que ça compromette la mission. Mais il faut que tu me laisses un peu de temps pour pouvoir la mettre à exécution.
J'hoche la tête et me laisse aller contre son torse. Il me serre fort dans ses bras.
-Où est Fred ? Je demande.
-Il est allé voir Georges…
-J'espère que tout va bien…
-Moi aussi. Vas te reposer, tu es crevée.
Je me lève et me dirige vers le lit. Je me retourne et regarde Jim.
-Merci. Sans Fred et toi je ne pourrais pas y arriver.
Il me sourit et je me jette sur le lit, sombrant dans un sommeil profond. Je me réveille quelques heures plus tard, il fait nuit. Jim semble agité.
-Qu'est-ce qu'il se passe ?
-Fred m'a dit qu'il allait juste voir Georges, que ça lui faisait du bien de voir son jumeau mais il n'est toujours pas rentré…
Je passe ma main dans mes cheveux et réfléchis.
-Il me semble que Ron m'a dit qu'il avait un repas de famille ce soir. Fred doit être au terrier pour voir ce qui reste de notre famille réunie, comme avant…
-Ok, allons-y !
-Je… Je ne peux pas…
-On doit aller le chercher Gin'.
Il met sa main sur mon épaule et j'hoche la tête. Je regarde le manteau que Ron a oublié.
-Tu pourrais faire comme si tu avais oublié qu'il avait un repas de famille et lui rendre, moi pendant ce temps j'irai chercher Fred. D'accord ?
J'hoche à nouveau la tête, la gorge nouée. Quelques minutes plus tard, après avoir transplané, nous nous retrouvons devant le terrier. J'inspire un grand coup, c'est la première fois que je les revois depuis si longtemps. Je toque délicatement à la porte. Il y a des bruits, des rires qui raisonnent et parviennent à mes oreilles. Comme au bon vieux temps… Au bout d'un court moment ma mère vient m'ouvrir. Elle a prit un sacré coup de vieux. Ses traits sont tirés, ses yeux n'ont plus le même éclat qu'avant. La peine qu'elle a subit à cause de la perte de ses enfants se lit encore sur son visage.
-Oui ? Demande-t-elle surprise.
-Bonsoir, je suis une collègue de travail de Ron, je voulais juste lui ramener son manteau mais apparemment je tombe au mauvais moment. Excusez-moi pour le dérangement.
-Oh non, non, je t'en prie, entre jeune fille ! Me dit-elle chaleureusement bien que je l'ai vu frissonner au son de ma voix.
-Merci Madame, je réponds poliment.
Je la suis jusque dans le salon. Tous les membres de ma familles encore en vie sont attablés, il y a même les femmes et les enfants de mes frères. Même Hermione est là, bien qu'elle semble ailleurs et malheureuse, comme d'habitude. Jim et Fred sont entrain de parler dans un coin, je pense que Jim est en train d'essayer de réconforter Fred. Je ferais bien de même mais je suis dans la même situation que lui et je vais passer pour une folle si je me mets à parler à un fantôme. Ron se lève et vient à mon encontre.
-En voilà une surprise ! Viens t'assoir avec nous !
-Oh non, je ne veux pas déranger, je venais juste déposer ça, je réponds bien que ma seule envie est d'être avec eux de nouveau.
-Pas de protestations, venez vous assoir ! Me dit mon père avec un grand sourire.
J'acquiesce et je m'assois avec eux. Le repas se passe lentement, je ne dis rien pour ne pas trop attirer de soupçons sur mon identité réelle mais je me sens beaucoup moins vide, j'ai l'impression que tout est à nouveau comme avant. Comme d'habitude ma mère verse des montagnes de nourriture dans nos assiettes et ma famille se raconte les anecdotes passées.
-C'est comme la fois où on a fait croire à Ginny lorsqu'elle était petite que Ron était un gnome étrange adopté par papa et maman ! S'exclame Georges en souriant.
-Si seulement elle pouvait encore être parmi nous… Dit mon père doucement.
-Quand je repense à la dernière fois où je l'ai vu… Je regrette tellement… Enchaîne ma mère, les larmes aux yeux.
Un lourd silence plein de chagrin emplit la pièce. Je comprends ce que doit ressentir Fred lorsqu'ils parlent aussi de lui… J'ai tellement envie de crier, de dire « je suis toujours là », de prendre ma mère dans mes bras et de lui dire que c'est du passé, qu'elle n'a rien à oublier. Hermione se lève brusquement et va dehors. On change alors de sujet, parlant de chose plus joyeuse pour ne pas laisser la peine nous envahir.
Le repas se termine environ une heure plus tard, je me décide à rentrer chez moi, bien que ma mère me propose de dormir ici pour ne pas transplaner alors que je suis sûrement fatiguée. Je refuse poliment, salue tout le monde, les remercie et sort. Hermione est toujours dehors. Elle est assise par terre, les genoux repliés contre sa poitrine. Je m'approche doucement et après une hésitation je m'assois à côté d'elle et mets ma main sur son bras, dans un geste réconfortant. Elle me regarde alors, d'un regard profond, comme si elle cherchait à lire en moi. Des larmes coulent silencieusement sur ses joues.
-Ginny, me dit-elle simplement.
