Bonjour à tous! Je suis désolée pour cette longue absence, j'ai eu pas mal de soucis perso ces derniers temps... En tout cas voici un nouveau chapitre, j'espère qu'il sera à la hauteur de vos attentes!
Réponses aux reviews pour le chapitre 6:
Yaourt3: Que de compliments^^ Merci beaucoup! J'espère que tu continues de lire la fic et que tu l'aimes toujours autant!
Tara1990: Et oui, ce que Ginny vit est assez difficile mais bon je l'avoue, j'aime le dramatique^^ Merci pour ta review
Chapitre 7:
Sygui: Merci d'avoir pris le temps de poster un commentaire, j'espère que ce chapitre te plaira aussi :)
Tara1990: La réponse viendra dans les chapitres à venir :) C'est sûr qu'il y a de quoi être troubler, j'espère que j'arriverai à faire évoluer leur relation au fil de l'histoire.
Claire: La suite est là! :) Je suis heureuse de voir que ma fic peut émouvoir, j'espère que tu apprécieras ce chapitre.
MurkyLassies: Merci beaucoup! Ne t'en fais pas, j'ai l'intention d'aller jusqu'au bout de cette fic :)
Chikoungounia: Ton commentaire m'a fait sourire! Effectivement je connais la série, du moins de nom parce que je ne l'ai jamais réellement suivie. En tout cas je ne m'y étais pas inspirée à la base, c'est un thème qui me passionne mais c'est vrai qu'il peut y avoir certaines ressemblances. Le fait que tu trouves ma fic originale me fait réellement plaisir! Merci pour tes encouragements mais ne t'inquiètes pas, je continue d'écrire cette fic :)
Shiva: Merci beaucoup! Je suis ravie que tu penses que ma fic soit la plus originale!
Ophélie: Whoa merci!
Lego: Ne t'en fais pas, je ne suis pas cruelle^^ La fic continue! Merci pour ton commentaire.
Otachi: Merci, merci, merci! J'espère que les chapitres à venir seront à ton goût.
Je regarde Rose rire aux éclats et ressens un pincement au cœur. Elle a tellement changé, c'est devenue une jeune adolescente et moi je n'étais pas là pour la voir grandir. Je sais qu'elle veut rattraper le temps perdu mais c'est impossible, il est trop tard. Je suis morte. Je le réalise de jour en jour et c'est de plus en plus dur de s'y faire. Je suis morte.
Elle a dû remarquer que j'étais troublée puisqu'elle s'arrête un instant, me fixe d'un air peiné et finit par m'adresser un sourire discret pour me consoler. Je lui souris en retour, je ne veux pas qu'elle s'en fasse pour moi, on vient à peine de se retrouver, je ne veux pas gâcher ça. Rassurée, elle retourne à sa conversation avec Jim et Fred. Je lui ai promis qu'elle viendrait les voir avant la fin de ses vacances scolaires, promesse tenue et plutôt deux fois qu'une puisqu'elle a pu les voir plusieurs fois, ses vacances scolaires ayant duré trois semaines au lieu de deux, comme c'était pourtant prévu au départ, puisque Minerva McGonagall avait quelques affaires personnelles à régler.
Il est l'heure, je dois la ramener chez elle. Pour ne pas attiser les soupçons d'Hermione je lui ai dis que j'amenais Rose voir Scorpius étant donné que nous sommes dimanche. Ce n'était pas vraiment un mensonge, elle l'a vu une petite heure et nous sommes retournées chez moi pour qu'elle puisse voir mes deux fantômes de colocataires.
Rose leur dit au revoir, prend mon bras et je nous fais transplaner chez sa mère. Je m'avance jusqu'à la porte et toque doucement. Hermione finit par venir m'ouvrir, une expression chaleureuse est présente sur son visage malgré la tristesse permanente qui s'y reflète.
-Milena ! Je t'en prie, entre, je vais te servir quelque chose.
Trois semaines se sont écoulées depuis que j'ai découvert le dossier dans le bureau d'Hermione. Je ne lui en ai pas parlé, le polynectar sera bientôt prêt, j'espère que mon « vrai » moi arrivera à lui faire entendre raison. Par contre nous sommes devenues de plus en plus proches tout au long des dernières semaines.
Nous nous asseyons devant une tasse de thé tandis que Rose se rend dans sa chambre et parlons. De tout, de rien.
-Comment s'est passé le boulot ? Dis-je, l'air de rien.
-Comme d'habitude… Répond-t-elle en haussant les épaules.
-Pas de nouvel indice sur l'explosion ?
-Non, me dit-elle en me fixant d'un air soupçonneux.
Même si notre relation s'est nettement améliorée et est au beau fixe elle devient assez irritable lorsque je parle de l'explosion.
-Tu sais, tu devrais travailler moins. Au moins repose-toi les week-ends.
-C'est le seul moment où il n'y à personne et où je peux travailler en paix.
-Oui mais tu fais des horaires pas possible la semaine et tu travailles six jours sur sept, voir les sept parfois. Même si tu es la chef tu n'es pas une super-héroïne, tu as droit à tes jours de repos.
Elle hausse les épaules une fois de plus et porte sa tasse à ses lèvres.
-Tu as l'air fatiguée, dis-je dans un murmure tout en lui caressant la joue.
Elle ferme les yeux et pose sa main sur la mienne un instant puis finit par se lever d'un coup et débarrasse sa tasse. Elle a souvent cette réaction. Elle se laisse aller et finit toujours par couper brutalement le contact, comme si le fait d'apprécier la tendresse de mes gestes la faisait culpabiliser.
-Désolée, me dit-elle alors qu'elle me tourne le dos. C'est juste que… Je ne peux pas… Pas encore.
Elle a prononcé les derniers mots en murmurant. Je me lève et me poste près d'elle.
-Tout va bien, Hermione. C'est à moi de m'excuser. Je suis désolée, je ne veux pas te brusquer.
- Qu'est-ce que tu attends de moi ? Demande-t-elle tout à coup, sèchement.
-Rien. Je n'attends rien de toi, je ne te demande rien. C'est juste que je t'apprécie. Mes gestes peuvent paraître ambigus mais je ne veux pas qu'ils te fassent souffrir. Ce que tu vis depuis un certain temps est délicat, je ne veux pas perdre ton amitié.
Elle hoche la tête, rassurée, et me fait un petit sourire.
-Quand est-ce que Rose repart ? Dis-je, changeant ainsi de sujet.
-Demain, en fin d'après-midi.
-Oh, c'est son dernier soir ici avant les grandes vacances alors ?
Hermione hoche la tête.
-Eh bien dans ce cas pourquoi ne pas aller au restaurant pour marquer le coup ?
-C'est une bonne idée, en effet, me répond-t-elle avec un petit sourire. Je suis sûre que Rose sera ravie. Je vais lui dire et me changer au passage.
J'hoche la tête tandis qu'elle file voir ma nièce. Je profite de son absence pour regarder ce qui m'entoure. En effet Ron n'a pas menti, il y a beaucoup de photos de moi qui traînent. Hermione revient dix minutes plus tard. Elle porte un jean plutôt moulant et une veste de tailleur noire sous laquelle se trouve un tee-shirt blanc, simple. Ses cheveux sont lâchés, formant une cascade d'ondulations qui descend jusqu'à sa poitrine.
-Nous sommes prêtes, dit-elle.
Après avoir décidé de l'endroit où nous allions nous rendre, Rose prend la main de sa mère et nous transplanons. Nous nous retrouvons dans le Londres moldu, dans un restaurant latino réputé. Nous nous asseyons à une table dehors et passons notre commande. Le dîner se passe dans une ambiance bonne enfant, nous rions, nous taquinons, bavardons à souhait. Rose se fait des amis, des petits moldus de son âge assis à la table voisine. Hermione et moi nous retrouvons en tête à tête.
-Ce repas est excellent ! Dit-elle pour engager la conversation.
-J'y suis venu plusieurs fois avec une personne chère à mes yeux dans le passé, dis-je.
-C'est étrange, j'ai mangé plusieurs fois ici, moi aussi. Avec Ginny…
Je lui fais un petit sourire triste. J'appréhende sa réaction si elle venait à apprendre ma véritable identité mais une partie de moi aimerait tellement qu'elle la découvre enfin.
-Qu'est-ce qu'il y à ? Demande Hermione en voyant que je la fixe depuis quelques secondes.
-Rien, répondis-je d'un air évasif.
-Dis-moi !
-Je te trouve très belle.
Un grand sourire apparait sur ces lèvres. Par Merlin, c'est si rare de la voir sourire ainsi depuis ma mort ! Je donnerai tout pour que ce sourire soit présent plus souvent sur son visage…
-Allons danser, me répond-t-elle.
Alors qu'elle m'entraîne vers la piste je vois Rose, assise à la table de ses amis, m'adresser un sourire encourageant. Nous dansons d'abord timidement puis au bout de quelques instants nous finissons par nous déhancher au rythme des sons latinos qui s'enchaînent. Petit à petit nos corps se retrouvent quasiment collés mais Hermione n'a pas l'air de s'en formaliser.
Après un long moment à danser et à rire nous décidons de rentrer, il se fait tard. Nous récupérons nos affaires, payons l'addition et sortons. L'air de la nuit est agréablement frais. Rose à l'air sur un petit nuage et nous raconte le moment qu'elle a passé avec ses nouveaux amis. Hermione la regarde d'un air attendri et l'écoute avec attention puis, une fois que sa fille a finit de parler, s'adresse à moi.
-Tu veux venir boire un verre à la maison ?
-Oh ouiii ! Viens! Surenchérit Rose avec un grand sourire.
Mon cœur s'emballe. Du calme Ginny, elle a dit boire un verre. Juste un verre, il ne se passera rien.
-Oui bien sûr, avec plaisir.
Nous transplanons et nous retrouvons chez Hermione. Une fois à l'intérieur, Rose et moi nous installons sur le canapé pendant qu'Hermione va chercher à boire. Rose se sert du coca, une boisson moldue très répandue, et Hermione et moi buvons de l'hydromel.
-Pressée de reprendre l'école ? Demandais-je à ma nièce.
-Bof, les cours sont vraiment géniaux mais je suis heureuse de passer du temps avec ma mère. Et avec toi…
Hermione, qui écoute la conversation d'un air distrait, sourit avec tendresse à sa fille. Rose se lève et s'étire.
-Bon je file au lit moi. Bonne nuit Milena, dit-elle en déposant un baiser sur ma joue.
-Bonne nuit Rosie.
Hermione se lève à son tour et accompagne sa fille jusqu'à sa chambre. Elle revient quelques minutes plus tard et se ressert un verre.
-Doucement, n'oublie pas que c'est de l'alcool, dis-je d'un air taquin.
-Oh, tu as peur que je ne réponde plus de mes gestes et que je me jette sur toi ? Demande-t-elle sur le même ton.
-Es-tu entrain de me dire que tu deviens nympho quand t'es saoule ?
-Peut-être, répond-t-elle d'un air malicieux.
-Alors je t'en prie, bois !
Elle rit et pose sa tête sur mon épaule.
-Ca faisait longtemps... Murmure-t-elle.
-Que tu n'as pas bu ?
-Non. Longtemps que je n'ai pas passé un moment agréable avec quelqu'un, en dehors de ma fille bien sûr. Longtemps que je n'ai pas dansé, longtemps que je n'ai pas ri. Longtemps que je ne me suis pas lâchée en gros, me répond-t-elle.
-Ca fait du bien de décompresser, d'oublier tout ce qui s'est passé, non ?
-Un bien fou, murmure Hermione dans un souffle.
-Dans ce cas passons au niveau supérieur ! M'exclamais-je avec un sourire. Et ce n'est pas avec ça que tu vas tout oublier, dis-je en pointant du doigt la bouteille d'hydromel.
Je sors ma baguette, fais apparaître une bouteille de whisky-pur-feu et me sers un verre tandis qu'Hermione finit le sien cul-sec. Elle me le tend pour que je le remplisse à nouveau.
-A la tienne ! Me dit-elle avec un grand sourire.
Trou noir. Je sens quelque chose taper contre mon épaule et ouvre difficilement les yeux. La lumière du jour illumine la pièce et accentue mon mal de crâne. Rose se tient devant moi, l'air perplexe.
- Excuse-moi de te réveiller tata, mais maman à l'air en encore plus mauvais état que toi…
Je me redresse vivement malgré ma tête qui tourne et regarde autour de moi, inquiète. J'aperçois des cadavres de bouteilles qui jonchent le sol et fronce les sourcils.
-Apparemment vous vous êtes pris une belle cuite, remarque Rose. Au moins ça a permit à maman de dormir.
Je regarde Hermione, allongée sur le canapé à côté de moi. En effet elle à l'air plongée dans un profond sommeil. Un de ses bras retombe mollement sur le sol, juste à côté de l'endroit où se trouve son verre.
-Ca fait longtemps qu'elle ne dort pas, non ?
-Pas depuis ce qui est arrivé. Elle prend même des potions sans rêve mais rien à faire, elle se réveille toujours en hurlant.
Et dire qu'elle à l'air si paisible en cet instant. Rose doit deviner mes pensées puisqu'elle reprend la parole.
-Je crois que ta présence l'apaise.
Je me lève doucement, attrape une couverture et la pose sur Hermione. Je lui caresse un instant les cheveux et dépose un baiser affectueux sur son front.
-Tu as besoin d'aide pour préparer tes affaires, ma puce ? Demandais-je à Rose.
-Oui, si ça ne t'embête pas.
- Donne-moi un instant et je suis à toi.
Je me rends dans la salle de bain, pose mes mains sur les rebords du lavabo et inspire un grand coup. J'aperçois mon reflet dans le miroir, ma gueule de bois se lit sur mon visage. J'ouvre le robinet et m'asperge le visage tandis que des bribes de souvenirs de la veille me reviennent en mémoire.
Je revois les verres que nous avons enchaînés, les éclats de rire qui résonnent et ressens à nouveau le frisson qui m'a parcouru lorsqu'Hermione s'est collée à moi quand nous nous sommes mises à regarder un film moldu, une comédie romantique qu'elle a toujours adoré. Puis je l'entends à nouveau me raconter sa vie, son enfance et son adolescence, je l'entends se confier à propos de ses parents. Des choses que je savais déjà mais je ne me lasse jamais de l'écouter. Je l'entends m'avouer qu'elle se sent mieux depuis que nous sommes devenues amies même si au fond elle culpabilise puisqu'elle a l'impression de trahir la « vraie » Ginny. Et je la sens s'endormir à nouveau contre moi.
J'attrape une serviette et m'essuie le visage. Je me rends rapidement dans la cuisine, avale une aspirine et vais rejoindre Rose dans sa chambre.
Il y a une photo qui traîne sur son bureau, dans un cadre doré. On y voit Hermione qui tient Rose dans ses bras tandis que je suis à côté d'elle, l'enlaçant, le bras autour de sa taille alors qu'elle embrasse affectueusement sa fille qui avait, à cette époque là, deux ans. De grands sourires ornent nos visages. Je ne peux empêcher mes doigts de caresser avec nostalgie le papier glacé.
-Ca a toujours été ma préférée, dit ma nièce, me sortant ainsi de mes pensées.
-On a l'air si heureuses…
-Maman l'était réellement. Tu étais l'amour de sa vie mais la situation était tellement compliquée… Je pense que si elle pouvait revenir en arrière elle ferait d'autres choix.
-Je sais.
J'aide Rose à préparer sa valise et le temps que l'on finisse il est presque l'heure de partir. Je vais réveiller Hermione. Malgré sa tristesse c'est une bonne mère, elle aime Rose plus que tout et c'est grâce à elle qu'elle tient le coup. Je sais que rater le départ de sa fille la rendrait folle.
Elle ouvre les yeux et me regarde quelques instants, perdue. Je lui explique la situation et lui tend un verre d'eau et une aspirine.
-Merci, bafouille-t-elle.
Elle se prépare en vitesse et nous nous rendons à la gare King Cross. Nous y croisons les Malefoy, père et fils.
Tandis qu'Hermione échange quelques banalités avec Drago, je sens que Rose glisse quelque chose dans la poche de ma veste. Alors que je lui lance un regard interrogateur elle me serre dans ses bras.
-On se revoit bientôt, hein ? Demande-t-elle, inquiète.
-Bien sûr. De toute façon avec ton don même si je ne faisais plus partie du monde des vivants tu me verrais, répondis-je dans un murmure.
-Oui mais je préfère te voir en chair et en os. D'autant plus que, contrairement aux autres, moi je te vois sous ta vraie apparence et ça fait un bien fou.
Je lui souris et ébouriffe tendrement ses cheveux. Elle se tourne vers sa mère et lui dit « au revoir » à son tour. Hermione serre fort sa fille contre elle et dépose un baiser sur son front.
-Envoie-moi des lettres régulièrement.
-Oui, m'man.
-Allez file, tu vas rater ton train.
-Je t'aime.
- Je t'aime aussi mon cœur, plus que tout au monde.
Après avoir assisté avec une pointe de nostalgie à l'échange entre mère et fille et une fois que le Poudlard Express démarre nous retournons dans les rues de Londres.
-Il faudrait que j'aille au ministère, dit Hermione.
-Oh non. C'est ton jour de repos. Je leur ai envoyé une lettre les prévenant que j'étais malade et une autre, dans laquelle j'ai imité ton écriture, où j'ai dis que tu voulais passer du temps avec ta fille avant qu'elle parte. Affaire réglée.
-Tu as imité mon écriture ? Demande-t-elle, choquée.
-Désolée, répondis-je avec une moue coupable, mais tu n'es pas en état d'aller travailler, te reposer ne te ferait pas de mal.
Elle ne répond pas et j'ai peur de l'avoir vexée.
-Tu m'en veux ? Demandais-je d'une petite voix.
-Non, c'est juste que j'ai plus l'habitude qu'on se soucie de moi. Je fais bonne figure devant ma fille et au ministère mais en réalité…
Elle laisse sa phrase en suspens mais je comprends ce qu'elle veut dire. Nous marchons en direction du parc le plus proche et nous baladons tranquillement. Et alors qu'elle glisse sa main de la mienne je me sens sereine. Je ne pense plus à ma mort, à la douleur qu'elle éprouve, à ma mission, à ma nouvelle identité ou au dossier que j'ai découvert dans son bureau. Je ne pense à rien, je ne sens rien d'autre que sa présence et le bonheur d'être aux côtés de la femme que j'aime.
Deux heures après nous nous séparons. Je n'ai pas envie de transplaner, je marche pour me rendre chez moi afin de ressentir l'air frais qui s'engouffre en moi, encore et encore. Pour me sentir vivante à nouveau.
Je sens une présence au détour d'une rue peu fréquentée et me retourne vivement, ma baguette à la main. Une personne se tient devant moi, entièrement masquée par une cape dont le capuchon est rabattu sur le visage. Elle lève sa baguette à son tour et, alors que je m'apprête à jeter un maléfice, la porte à sa gorge.
-Faites attention, les apparences sont trompeuses, dit-elle.
Sa voix est déformée par un sort, il m'est impossible de dire s'il s'agit d'un homme ou d'une femme.
-Pardon ? Demandais-je, perplexe.
-Je sais qui vous êtes et je suis au courant de votre mission. Ne vous en faites pas, je suis de votre côté.
-Qui êtes-vous ?
-Vous le saurez en temps utiles mais en attendant écoutez bien mes conseils. Je comprends votre besoin de vous retrouver au près de votre bien-aimée et je pense que c'est une bonne chose, ça peut l'aider à faire son deuil, mais ne perdez pas de vue votre mission. Le coupable fait parti de vos proches, sachez-le, alors restez sur vos gardes.
-Si vous savez qui c'est, pourquoi ne pas me le dire ?
-Parce que c'est à vous de le découvrir. Une dernière chose, Ginevra. Ce n'est pas un hasard si vous êtes tombée sur le dossier dans le bureau d'Hermione, quelqu'un l'a mit là afin que vous le lisiez pour vous déstabiliser et vous détourner de votre mission. C'est un piège.
-Donc Hermione n'est pas une meurtrière ? Demandais-je, soulagée.
-Et si c'était le cas ?
-Ce n'est pas une meurtrière, c'est quelqu'un de bien. Elle ne ferait jamais ça.
-Pourquoi poser des questions auxquelles vous pensez avoir les réponses, alors ?
-Je ne sais pas, je suis perdue… Je ne sais pas quoi penser de tout ça.
-Ecoutez votre instinct.
La personne disparait tout à coup dans un craquement sonore. Je décide de transplaner à mon tour. Je me précipite vers Fred et Jim, déstabilisée, et leur raconte ce qu'il vient de se produire.
-Je ne vois pas qui ça peut être, avoue Fred. Il n'y que nous, Rose, Drago et Scorpius qui sommes au courant de la mission. Si quelqu'un d'autre avait été envoyé pour t'aider on le saurait, non ?
-Probablement, répond Jim, mais cette personne à l'air de ton côté. Cependant on va faire en sorte de rester plus avec toi, c'est plus prudent.
J'hoche la tête et soupire.
-Ca ne sert à rien de se prendre la tête pour l'instant. Et si on allait sur une plage déserte pique-niquer, histoire de se vider la tête ? Propose Fred. Ensuite on pourrait faire des duels de magie, ça te défoulerait et puis, ça fait quatre ans que tu n'as pas utilisé la magie, il faut bien te remettre à niveau !
-Je ne sais pas d'où tu sors cette idée mais ça me plaît ! Laisse-moi un instant, le temps de me changer et j'arrive.
Je me dirige dans la chambre et alors que je m'apprête à retirer ma veste je me rappelle de l'objet que Rose avait glissé dans ma poche. Je l'attrape. C'est un bout de papier plié en deux. Je m'assois sur le lit et l'ouvre.
Redonne-lui le sourire.
