Nouveau chapitre! Il y a eu pas mal de changements, j'espère qu'il vous plaira. N'hésitez pas à me donner vos avis, bons ou mauvais! Merci pour vos reviews, ça me touche vraiment. Bonne lecture!

La musique résonne, les gens s'agitent en rythme. Mais je ne fais pas attention à eux, mon regard ne quitte pas Hermione.

Cela fait plus de deux semaines que je lui ai rendu visite sous ma vraie forme et qu'elle tente de faire son deuil petit à petit. Notre relation est de plus en plus ambiguë, il ne faut pas être devin pour comprendre qu'elle est attirée par moi mais elle ne semble pas tout à fait prête à « sauter le pas ». Et moi, est-ce ce que je veux, que notre relation aille plus loin qu'une simple amitié, que l'on devienne un couple ? Oui. J'aime Hermione, par Merlin je l'ai toujours aimée et chaque jour qui passe renforce mon amour mais j'ai peur. Peur des conséquences, peur de la faire souffrir à nouveau. Je suis censée être quelqu'un d'autre et je suis toujours moi. Tout s'emmêle, ça n'a ni queue ni tête, je m'y perds moi-même. Mais après tout elle n'est pas obligée de savoir que je suis Ginny Weasley, la femme qu'elle aimait, qui est morte dans une explosion et qui est revenue à la vie dans la peau d'une autre. Je pourrais remplir ma mission sans qu'elle sache qui je suis réellement, je pourrais vivre une relation magnifique à ses côtés, je pourrais la rendre heureuse à nouveau.

Lorsqu'elle m'a proposé de sortir, d'aller dans un bar dansant, j'aurais dû me douter que c'était une mauvaise idée.

Parce que là, tout de suite, je ne pense pas aux conséquences que pourrait avoir une éventuelle relation amoureuse, je ne pense pas que la situation est trop compliquée ou que j'ai peur. Mon attention est focalisée sur elle, rien que sur elle, pas sur les gens qui nous entourent, qui dansent autour de nous, qui boivent à nos côtés alors que nous sommes accoudées au bar. Il n'y à de place que pour elle dans mes pensées.

Elle parle et sa voix paraît être une douce mélodie qui caresse mon ouïe. Et lorsqu'elle rit, lorsque ses éclats de rire retentissent, j'ai l'impression que le monde se dérobe sous nos pieds. Est-ce possible d'aimer à ce point ?

Elle finit son verre d'une traite et me sourit à nouveau. Un sourire tendre, un sourire sincère, un sourire qu'elle ne donne qu'à moi. Et, sans dire un seul mot, je prends sa main et l'emmène danser comme autrefois, lorsque notre relation était encore vivable, à l'époque de l'insouciance. Nous pouvions danser des heures, sans se rendre compte du reste. Juste elle et moi, nos corps serrés l'un contre l'autre.

La musique est entraînante et nous nous déhanchons. Inconsciemment je passe mon bras autour de sa taille et la serre doucement contre moi. Elle ne s'en formalise pas, au contraire, elle presse son corps contre le mien de façon que nous soyons pratiquement collées l'une contre l'autre. Je sens son parfum et mon cœur s'emballe. Je ne la quitte pas des yeux, elle est si belle.

-J'ai envie de toi, dis-je dans un murmure, étonnée par ma propre audace.

Je pensais qu'elle ne m'entendrait pas à cause de la musique et du bruit ambiant ou qu'elle serait choquée par mes propos mais, à mon grand étonnement, ce n'est pas le cas.

-Moi aussi, répond-t-elle en posant sa tête sur mon épaule.

Mes mains caressent doucement son dos. Elle relève un peu la tête et je sens son souffle chaud s'échouant contre mon cou. J'en frissonne.

-Viens, dis-je en lui prenant la main.

Je l'entraîne jusqu'aux toilettes, ferme la porte à clé et la fais s'assoir sur le lavabo. Mes mains se font de plus en plus pressantes contre son corps.

-Pas ici, murmure-t-elle dans un souffle.

Elle nous fait transplaner chez elle. Nous nous hâtons jusqu'à sa chambre tout en continuant de se caresser. Ses lèvres cherchent les miennes et elle m'embrasse avec pudeur. Je lui souris tendrement et lui rends son baiser. Son front contre le mien, nos mains entrecroisées, nos regards ne pouvant se quitter, je l'embrasse à nouveau et elle me sourit.

Je commence à la déshabiller mais elle pose sa main sur mon poignet.

-Je ne m'en sens pas encore prête, dit-elle, une pointe d'appréhension dans sa voix.

-Alors j'attendrai que tu le sois, répondis-je en la serrant contre moi.

Nous restons ainsi durant quelques minutes et je finis par reprendre la parole.

-Hermione ?

-Hmmm ?

-Les baisers qu'on a échangés, tu les regrettes ?

-Non.

-T'es sûre ?

Elle relève la tête et me regarde dans les yeux.

-Tu me plais, vraiment. Tu es la seule personne qui a réussi à me redonner goût à la vie après ce qui s'est passé. Je me laissais mourir et à vrai dire je crois que si je n'avais pas Rose je me serais sûrement suicidée… C'est pour elle que j'ai essayé de tenir le coup, tant bien que mal. Mais maintenant tu es là et je vais mieux. Alors je ne regrette pas ces baisers.

-Je comprends, dis-je en caressant une mèche de ses cheveux.

-J'ai juste besoin de temps, enchaîne-t-elle en reposant sa tête sur mon épaule.

-Tout le temps qu'il te faudra, lui répondis-je en chuchotant.

Elle se redresse et bâille doucement.

-Je vais y aller, il se fait tard.

-Reste, me répond-t-elle.

J'hoche la tête. Après quelques mots, je transplane en vitesse chez moi pour récupérer mes affaires.

-Tu vas quelque part ? Demande Fred.

-Je passe la nuit chez Hermione, répondis-je distraitement en récupérant quelques habits, mon pyjama et ma brosse à dents.

Lorsque je me retourne, je les vois, Jim et lui, affichant chacun un grand sourire en coin.

-Tu nous raconteras tout dans les moindres détails, lance mon meilleur ami pour me taquiner.

Je roule des yeux, faussement exaspérée et retourne chez Hermione. Nous bavardons un peu et décidons d'aller nous coucher. Je la vois prendre une fiole de potion de sommeil sans rêves, hésiter et la reposer. Au lieu de la boire elle vient me rejoindre et se blottit contre moi. Je lui caresse tendrement les cheveux et le visage jusqu'à qu'elle finisse par s'endormir. Pour ma part, je ne peux pas dormir. Je la regarde, jusqu'à que le jour se lève.

Elle se réveille doucement, fronce les sourcils et, lorsqu'elle est n'est plus dans les vapes, m'adresse un sourire.

-Bonjour, dit-elle d'une voix endormie.

-Bien dormi ? Demandais-je après avoir déposé un baiser sur son front.

-Oui. Ca faisait longtemps… Répond-t-elle en s'étirant.

Nous nous levons. Je lui prépare le petit déjeuner tandis qu'elle se douche et vais ensuite faire ma toilette, moi aussi.

Une fois prêtes, nous nous rendons jusqu'au ministère, main dans la main. Nous nous séparons lorsque nous arrivons. Nous préférons que notre relation reste secrète pour l'instant.

La journée passe, rien de notable. Je crois que Ron se doute de quelque chose parce qu'il n'arrête pas de me poser des questions et de faire des sous-entendus. Mais je l'ai superbement ignoré et je me suis concentrée sur mes dossiers.

19h. Le ministère se vide petit à petit.

21h. Il ne reste plus qu'Hermione et moi. Je sais qu'elle travaille encore sur le dossier de l'explosion, comme si le fait de passer des heures dessus aller lui donner une piste. Je vais la rejoindre dans son bureau. Lorsqu'elle m'aperçoit, son visage semble s'éclaircir mais elle a toujours son air soucieux.

-Que se passe-t-il ? Dis-je en m'asseyant sur un rebord du bureau.

- Je ne sais pas, j'ai un pressentiment… En fait ça fait très longtemps que je l'ai mais je n'en ai parlé à personne parce que il n'y a aucunes preuves, rien. Mais ce sentiment n'arrête pas de me hanter, il se fait de plus en plus oppressant.

-Et quel est-il ?

-Que nous ne cherchons pas ce qu'il faut, que j'ai raté quelque chose dans l'enquête, que le coupable est sous mes yeux. Enfin pas tout de suite, dit-elle en souriant étant donné que je suis la seule personne sous ses yeux actuellement, mais de façon générale. Je veux dire, j'ai ce sentiment qu'inconsciemment je sais qui c'est, qu'il est proche de moi, mais je n'arrive pas à savoir, à comprendre…

Ses paroles me font penser à celles de l'Inconnu.

« Le coupable fait parti de vos proches »

D'ailleurs, je n'ai pas revu l'Inconnu depuis la soirée où j'ai pris le polynectar…

-Crois-moi, Hermione, j'aimerais tellement te donner la réponse à tes questions… Mais pour être franche j'ai un peu ce sentiment, moi aussi…

Elle se frotte les yeux, d'un air las. Je lui caresse doucement l'épaule. Elle pose sa tête sur ma cuisse et pousse un long soupire.

-Je crois que je ne retrouverai jamais celui qui a fait ça…

-Bien sûr que si ! Et je serais là pour t'aider à le trouver, peu importe le temps que ça mettra.

Elle relève la tête et sourit faiblement.

-Heureusement que tu es là…

Nos visages se rapprochent et, alors que nos lèvres sont sur le point de se toucher, un grand bruit retentit.

Nous sursautons et nous redressons, toutes les deux sur le qui-vive. Baguette à la main, nous sortons de la pièce. Le ministère est vide et obscure. Un autre bruit retentit.

-Ca venait de là, me chuchote Hermione en montrant d'un signe de tête un couloir.

En silence nous nous rendons en direction de la source du bruit.

-Lumos, dis-je.

Le sort éclaire l'endroit. Il n'y a pas âme qui vive. Nous nous regardons d'un air perplexe. Soudain un jet de lumière vert nous frôle.

-Stupéfix ! Crie Hermione en pointant sa baguette en direction de l'endroit d'où provenait le maléfice.

Un craquement sonore, bruit typique du transplanage, retentit. Notre agresseur s'est enfui…

-Bordel, mais c'était quoi ça ?!

-Le coupable, répondis-je dans un murmure.

-S'il nous a entendu et que nos doutes sont fondés, il sait qu'on le traque…

-Et avec un peu de chance il va nous traquer à son tour. Les erreurs qu'il pourrait commettre nous conduiront à lui.

Hermione acquiesce et passe ses mains sur son visage, l'air désemparée. Je m'approche doucement d'elle et lui caresse le bras.

-Tout ira bien, dis-je. Nous finirons par l'avoir.

-Oui… Tu veux que je dorme chez toi ce soir ?

-Je préfère qu'on dorme chez toi, si ça ne dérange pas.

Elle acquiesce, perplexe. Je suis soulagée qu'elle ne me demande pas pourquoi. Je ne suis pas sûr que le fait que cette maison, censée être abandonnée, soit habitée par deux fantômes et une revenante soit une excuse valable pour débuter une relation dans de bonnes circonstances.

Après avoir fait le tour du ministère une dernière fois pour être sûres que notre agresseur est parti, nous nous rendons chez elle. Comme la veille, je passe chez moi récupérer mes affaires.

Je suis tranquillement allongée sur le dos, couchée sur le sol en bois de la terrasse de son jardin, observant les étoiles. Sa tête repose sur ma poitrine et je caresse délicatement une mèche de ses cheveux. Nous ne parlons pas. Nous sommes juste là, l'une contre l'autre en silence. C'est apaisant. Au bout d'un moment elle reprend enfin la parole.

-Tu crois vraiment qu'on trouvera le coupable ? Je veux dire, ça fait quatre ans que je le cherche, sans succès.

-J'en suis persuadée. Nous le trouverons, je te le promets.

-Les gens ne comprennent pas pourquoi je suis si impliquée dans cette enquête, dit-il d'une voix tremblante. Après toutes ces années, ils pensent que nous ne trouverons jamais le coupable. Pour eux je suis une âme en peine qui ne vit que pour cette enquête, pour eux c'est une obsession. Ils ne comprennent pas…

-Mais moi je comprends, Hermione. Tu n'es pas une âme en peine, tu es une personne incroyablement forte qui affronte la douleur pour trouver justice, pour celle que tu aimes. Les gens sont idiots, ils ne comprennent pas l'amour.

-Tu le penses vraiment ? Demande-t-elle en relevant la tête pour me regarder dans les yeux.

- Oui.

-Tu sais qu'avant l'explosion j'étais mariée à Ron. J'étais une femme au foyer malheureuse qui n'avait pas le courage d'assumer ses sentiments, son bonheur. J'ai vécu toutes ses années avec un espoir infondé, l'espoir qu'elle reviendrait. Et maintenant je me rends compte qu'elle est partie. Je me sens si seule, seule avec mes regrets.

- Mais maintenant je suis là, avec toi. Tu n'es plus seule. Je t'aiderai, quoiqu'il en coûte, dis-je dans un murmure.

-Tu me rappelles tellement Ginny. Il n'y avait qu'avec elle que je me sentais aussi bien, jamais je n'aurais pensé me sentir comme ça avec quelqu'un d'autre.

Mais je ne suis pas quelqu'un d'autre… Et je n'ai aucun moyen de lui expliquer. Alors je redresse un peu ma tête et pose mes lèvres contre les siennes pour qu'elle comprenne. Qu'elle sache qu'elle n'a aucun regret à avoir, que je me fous qu'elle n'ait pas pu assumer notre amour. Tout ce que je veux c'est la voir heureuse.

Elle me rend mon baiser. Il n'est plus chaste, comme l'étaient les « premiers ». Lorsque nous nous séparons, elle se relève et entre dans la maison. Perplexe, je la vois revenir au bout d'une minute, un dossier sous le bras.

-Je n'en ai parlé à personne, commence-t-elle. J'ai fait mes propres recherches sur l'explosion, en parallèle de l'enquête du ministère. Je n'ai pas grand-chose mais il y à certaines pistes qui pourraient nous conduire jusqu'au coupable. C'est peu mais c'est déjà mieux que rien…

Elle me tend le dossier.

-J'ai entièrement confiance en toi, enchaîne-t-elle. Si tu veux bien, j'aimerais que tu examines ce dossier et que nous y travaillions ensemble.

-Bien sûr, répondis-je.

-Mais pas tout de suite. Pour l'instant je veux juste profiter du moment présent, dit-elle en posant sa tête sur mon épaule.


Les sorts fusent. Je me jette à terre, évitant de peu le jet lumineux qui me frôle l'épaule. Je lève ma baguette et riposte. Mon agresseur rit et je fronce les sourcils, vexée.

-Du calme, petite sœur, tu t'améliores mais…

-Mais la façon dont tu t'es jetée par terre était énorme ! Enchaîne Jim avec un sourire taquin.

Je secoue la tête, mi-exaspérée, mi-amusée, et enlève la poussière sur mon pantalon.

-Allez, on ferait mieux d'y aller, dis-je. Je vous rappelle que je bosse moi demain ! Et si Hermione se réveille avant que je rentre, elle va se poser des questions.

-A ce propos, commence Fred d'un air gêné, tu ne trouves pas que c'était risqué de sortir en pleine nuit alors que tu dors avec elle ?

-J'ai été discrète et elle dormait comme un bébé quand je suis partie, ça m'étonnerait qu'elle se rende compte de mon départ.

-Il n'y a pas que ça, Gin… Dit Jim. Certes, depuis que tu es « revenue » vous vous êtes rapprochées, mais tu ne trouves pas que votre relation s'est mise en place trop rapidement?

-Qu'est-ce que t'essayes de dire par là ? Demandais-je d'un ton sec. Que c'est une erreur ? Que je n'aurais pas dû me remettre avec elle ?

-Non, non ! Pas du tout, répond mon meilleur ami. Mais je trouve que ça va vachement vite et j'ai du mal à comprendre. Je veux dire, elle est encore sous le deuil de ta mort et deux semaines après avoir eu la visite de ton « vrai toi », vous êtes déjà ensemble.

Je m'assois sur un petit muret et passe ma main dans mes cheveux.

-C'est vrai, dis-je en soupirant. C'est allé vraiment vite ces derniers temps. J'en ai été la première surprise… Et ravie. J'ai l'impression que c'est à nouveau comme avant, avant tout ça. Et je pense qu'elle aussi a cette impression. Je crois même, qu'inconsciemment, au fond d'elle, si elle a sauté le pas aussi vite avec moi c'est parce qu'elle sait qui je suis réellement, sans s'en rendre compte.

Il s'apprête à répondre lorsqu'un jet de lumière verte passe prêt de nous. En chœur, nous levons nos baguettes.

-Qui est là ? Demande Fred.

Il obtient un silence pour seule réponse. J'aperçois une ombre se mouvoir. Mais je n'arrive pas à voir le visage de notre agresseur à cause de l'obscurité qui règne. Il fait nuit noire.

-AVADA KEVADA !

Le sort se dirige droit sur moi sans que je n'aie le temps de riposter. Avec une rapidité déconcertante, Fred fait apparaître un bouclier devant moi et contre le sort.

-Merci, dis-je dans un souffle.

Pendant ce temps, Jim lance des sorts à l'aveuglette vers l'endroit où se trouve l'agresseur. Apparemment il l'a touché puisqu'on entend un gémissement suivit du craquement typique du transplanage.

-Par le slip de Merlin, c'était quoi ça ? S'exclame Fred, abasourdi.

-L'homme que nous recherchons, répond Jim entre ses dents.

Fred me regarde, perplexe, comme s'il attendait que je confirme.

-Oui, c'est bien l'auteur de l'explosion…

-Le gémissement était beaucoup trop faible, impossible de dire s'il s'agissait d'une femme ou d'un homme, dit mon frère, navré. Mais au moins, il -ou elle- est blessé.

-C'est pas une grosse blessure, répond Jim d'un air grave, ça ne l'empêchera pas d'attaquer. C'est la première fois que tu le vois ?

-Non, répondis-je, je me suis aussi faite attaquée hier soir au ministère…

-QUOI ?! Mais tu aurais pu nous le dire ! S'énerve Fred.

-Désolée, j'étais avec Hermione et…

Je m'arrête soudainement de parler, sous le choc.

-Merde ! Elle est toute seule, il faut que j'aille voir s'il ne lui est rien arrivé ! Dis-je, un brin hystérique.

Sans attendre, je transplane et me rends chez Hermione. J'approche prudemment, la baguette à la main. Toutes les lumières sont éteintes, le silence est pesant, comme lorsque je suis partie tout à l'heure pour m'entraîner en douce avec Fred et Jim. Je ne sais pas si c'est bon signe.

-Pitié, faites qu'elle n'ait rien, dis-je, les larmes aux yeux.

-Elle n'a rien, répond une voix métallique derrière moi.

Je fais volte-face et vois l'Inconnu. Ma baguette est toujours levée, je reste sur mes gardes.

-Qu'est-ce que vous… Commençais-je en balbutiant.

-Il est venu juste après vous avoir affronté, sûrement pour se venger, me coupe l'Inconnu. Je l'ai fait fuir. Ce n'était pas difficile, il était blessé. Elle n'a rien, ne vous en faites pas.

Je ne réponds pas et fait apparaître de la lumière au bout de ma baguette à l'aide du sort « Lumos ». Je m'approche doucement de la fenêtre qui donne sur la chambre d'Hermione et je regarde à l'intérieur. Elle est saine et sauve, paisiblement endormie. Je lâche un soupir de soulagement et me retourne vers l'Inconnu.

-Merci…

-Si elle se réveille et vous voit dans cet état, elle risque de se poser des questions, dit l'Inconnu. Rentrez chez vous, lavez-vous et revenez vous coucher. Il faut que vous preniez des forces, les événements à suivre vont s'avérer difficiles. Je veille sur elle.

-Pas la peine, on s'en occupe, dit une voix grave derrière moi.

-Que faites-vous là ? Dis-je en voyant Fred et Jim s'approcher.

-Il est hors de question qu'il vous arrive quelque chose, à toi ou à Hermione, répond Fred. Alors on a décidé qu'on allait veiller sur vous pour être sûrs que tout ira bien.

L'Inconnu hausse les épaules avant de répondre de sa voix déformée.

-Je n'ai pas l'intention de partir mais je ne suis pas contre de la compagnie.

Je transplane jusqu'à chez moi, prends une bonne douche et des affaires propres et retourne chez Hermione. Lorsque j'arrive, l'Inconnu part et Fred et Jim ont l'air morose.

- Ca ne va pas ? Demandais-je, légèrement inquiète.

-On a essayé de le faire parler, mais rien à faire, répond Fred d'un air grognon.

-C'est une vraie tombe, enchaîne Jim. Impossible de savoir son identité.

-Peu importe, je lui suis redevable pour ce soir, dis-je en haussant les épaules. Bon je vais me coucher, à demain.

J'entre doucement dans la maison et étouffe un bâillement. Je me couche auprès d'Hermione sans la réveiller et m'endors à l'instant où je ferme les yeux, gagnée par la fatigue.


Le réveil a été difficile. Je suis actuellement au ministère, faisant léviter un avion en papier avec ma baguette. Impossible de me concentrer sur mon travail, je suis trop fatiguée.

Hermione ne s'est rendu compte de rien en se réveillant ce matin, elle ignore tout de la nuit bizarre que j'ai passé. J'ai hésité à lui en parler mais j'ai décidé de le garder pour moi, elle se poserait trop de questions. Pourquoi j'ai fait le mur en pleine nuit, pour commencer. Enfin bon, on verra comment les choses évoluent. En tout cas, il est certain que l'agresseur retentera de nous attaquer. Il faut qu'on sache qui c'est, et rapidement. Et je dois avouer qu'il me tarde de savoir l'identité de celui qui m'a tué en plaçant cette bombe… En tout cas, je sais que Fred, Jim et l'Inconnu veillent discrètement sur nous et ça me rassure. Alors moi pendant ce temps, je fais léviter ce petit bout de papier en essayant de ne pas le faire tomber. De toute façon, quel intérêt à travailler sur les dossiers du ministère alors que Hermione m'a donné le sien… Faire virevolter cet avion en papier dans les airs est ma seule occupation pour le moment.

Mais l'avion s'écrase sur le sol lorsque j'aperçois Ron se diriger vers moi, le bras en écharpe à cause d'une blessure qui, à première vue, est due à un maléfice…