Hello everyone!! Désolée de vous avoir posé un lapin la semaine dernière, je n'ai aucune excuse, ontoni gomen na saï!
Je viens de terminer l'anime de D. Gray Man, vraiment génialissime, l'un des meilleurs que j'aie vus jusqu'à ce jour!! J'espère qu'une deuxième saison va bientôt sortir et en attendant, je pense me rabattre sur le manga!!
Sinon, autre chose: le concours du nouvel auteur jeunesse. Je voulais remercier tous ceux qui ont voté pour moi (ou qui ont voté tout court, remarquez^^!)! Mais ceux qui ont voté pour moi ont droit à un joli sourire en prime, lol!! Le lien, pour ceux qui n'y sont pas encore allés^^ est sur mon profil! Jetez un coup d'oeil!
Et maintenant... le chapitre 11 de L'Académie!
Chapitre 11 :
Le lendemain, lorsqu'Ichigo arriva à son cours de Hakuda, il y eut un silence général dans la salle, alors que tous les regards se tournaient vers lui. Le garçon fronça les sourcils en voyant la franche hostilité que certains manifestaient. Il s'approcha de ses trois amis, et demanda :
-Qu'est-ce qui leur prend ?
-La rumeur a couru que tu avais quitté la salle de conférence hier, pendant l'intervention des participants à la guerre. Et… certains ont pris ça pour une marque d'hostilité envers Kurosaki Ichigo.
L'adolescent s'immobilisa, jeta un coup d'œil autour de lui, et vit qu'ils attendaient tous sa réponse. Alors, ne pouvant pas se retenir, il éclata de rire.
-Sérieusement ? Fit-il entre deux hoquets. Ils croient que je suis hostile à Kurosaki Ichigo ?
-A ses amis, aussi. Ils pensent que tu es jaloux.
Les regards de ses amis étaient graves. Ichigo cessa de rire. Lorsqu'il parla, ce fut d'une voix blanche.
-Jaloux ? Moi ?
Et il s'assit. Plongé dans ses pensées, il ne prêta pas attention aux doigts pointés sur lui, aux chuchotements et aux regards qui restaient obstinément fixés sur son dos. Il entendit quelques bribes de conversation, et rentra la tête dans ses épaules, s'efforçant de ne pas entendre ce que les autres disaient de lui.
-… Rire de maniaque…
-… Jaloux…
-… Bizarre…
-… Perdu son œil dans une bagarre…
Lorsque ce fut l'heure de passer à la pratique, Aya le détailla de la tête aux pieds, nota les cernes apocalyptiques qu'il avait, et le dispensa d'exercice, ce dont il lui fut reconnaissant. Il alla s'installer dans les gradins du stade, et s'allongea le plus confortablement possible, pour s'endormir aussitôt.
* * *
-Tu gagnes cette manche… Kurosaki Ichigo. Mais je reviendrai. Et lorsque ce sera le moment, je te ferai subir le même sort que la Soul Society a fait subir à mes troupes. Je reviendrai…
Une silhouette blanche émergeait lentement de l'obscurité. Ichigo pouvait à présent distinguer les cheveux bruns et les yeux sombres de l'homme, son élégante démarche et la garde verte de son Zanpakutô. Derrière lui, une autre personne, plus petite. Il ne pouvait en distinguer que deux orbes verts.
-J'arrive, Kurosaki Ichigo… J'arrive… Chaque jour… plus près de toi… Et je les détruirai… Je les détruirai… TOUS !
* * *
Ichigo se redressa brutalement, son Zanpakutô dégainé à la main, les yeux grands ouverts, juste à temps pour voir une silhouette floue s'éloigner de lui d'un pas de Shunpo. Un cliquetis lui apprit que son bras tremblait tellement, que Zangetsu tressautait dangereusement dans sa main.
-Shirosaki ?
Il leva des yeux hagards, et vit qu'Aya se tenait devant lui, à quelques mètres, l'air inquiet. Et il réalisa alors qu'il avait failli la tuer. L'habitude de la guerre, son incapacité à dormir sur ses deux oreilles et la nécessité constante qu'ils avaient de se tenir sur le qui-vive et d'être prêts à réagir à la moindre alerte, lui avaient fait brandir son Zanpakutô à son réveil, manquant ainsi massacrer son professeur, venue vérifier qu'il allait bien après l'avoir vu se débattre dans son sommeil.
-Senseï…
Il avait l'air égaré, perdu…, pensa-t-elle. Son unique œil était rouge de fatigue, et il avait tellement serré les doigts autour de la garde de son Zanpakutô que ses jointures étaient blanches, et que du sang s'écoulait de sa paume sur la pierre blanche des gradins. Son bras tremblait, réalisa-t-elle, et sa bouche était crispée, tout son corps dénonçant la peur panique qui l'avait envahie durant son sommeil.
-Je suis… Pardonnez-moi… J'ai…
-Ne t'inquiète pas, Shirosaki, ça va aller… Est-ce que…est-ce que tu vas bien ?
Le garçon réalisa que toute la classe le fixait avec horreur. Il ferma les yeux, accablé, et saisit le fourreau de Zangetsu, que lui tendait gentiment Aya. D'une main tremblante, il rangea le Zanpakutô noir et pourpre, et sentit le malaise de Shiro en lui, qui tentait de le réconforter. L'adolescent se leva, et s'inclina devant son professeur.
-Excusez-moi, senseï… Les réflexes, ajouta-t-il plus bas, mais il y eut un gloussement incrédule parmi les élèves.
-Les réflexes ? Répéta une fille d'une voix rendue aigue par l'angoisse. Quels réflexes ? Où aurais-tu pu gagner des réflexes aussi agressifs ? Tu es dérangé, Shirosaki !
Il ne répondit pas, mais se tourna vers elle, et la fixa de son œil unique. Elle laissa échapper un petit cri de frayeur, et il eut un sourire amer. Après quoi, il se retourna vers Aya, qui lui dit :
-Tu ne dors plus ?
-Pas sans faire de cauchemars, répondit-il à voix si basse qu'elle seule pouvait entendre. Ça réduit le temps de beaucoup.
Il eut un sourire sombre, mais son front ne s'éclaircit pas. Ils se retournèrent lorsque la porte s'ouvrit, et virent Ukitake entrer dans le stade. Hanatarou se tenait près de lui. Il s'arrêta net en découvrant le garçon, les yeux ronds comme des soucoupes, mais ne dit rien, et reprit son chemin vers eux. Chacun s'inclina respectueusement devant les nouveaux arrivants.
-J'ai envoyé Irata chercher quelqu'un au 4e Squad, expliqua Aya. Tu ne peux pas continuer comme ça…
Le garçon baissa la tête.
-Oui… Merci, Haruko-senseï.
Et il s'éloigna en compagnie des deux Shinigamis. Deux yeux jaunes le suivirent alors qu'il sortait.
* * *
Lorsque la porte du bureau d'Ukitake se referma, les trois Shinigamis s'assirent, et Hanatarou s'empressa autour des paumes ensanglantées de l'adolescent aux cheveux teints. Une fois que les blessures d'Ichigo eurent été guéries, le garçon remercia le guérisseur, puis se tourna vers Ukitake, qui demanda :
-Que s'est-il passé ?
-Rien, des réflexes. J'ai fait un cauchemar, et je me suis réveillé avec Zangetsu à la main. J'imagine que j'ai du mal à me faire à l'idée que nous ne sommes plus au Hueco Mundo.
-De quoi as-tu rêvé ?
Ichigo fronça les sourcils.
-D'Aizen. (Il releva les yeux, et fixa un regard suppliant sur le directeur). Il est toujours en vie, Ukitake-san. Je sais que personne ne veut le croire, mais c'est la vérité. Ça paraît fou et paranoïaque, mais…
Il eut un geste vague de la main. Ukitake hocha la tête.
-Je comprends. Tu as essayé de le leur dire, mais ils n'ont pas voulu te croire, n'est-ce pas ?
Ichigo opina.
-Hanatarou va te donner des somnifères pour remédier à tes insomnies. Je suis loin d'être assez puissant pour vaincre Aizen, et s'il est accompagné, je pense que j'aurais suffisamment de quoi faire avec l'Espada, quel qu'il soit… Tu as besoin d'être en forme si tu veux pouvoir l'affronter et en ressortir vivant.
Hanatarou tendit un sachet à Ichigo, qui le prit avec reconnaissance.
-Ukitake-san… pourquoi avoir autorisé… cette conférence, hier ? Et pourquoi y avait-il tant d'humains ?
Le capitaine posa sur lui un regard plein de compassion.
-Je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre vous qui ait pu te pousser à t'isoler comme ça, Ichigo-kun. Mais ce qui est certain, c'est que je ne crois pas que rester seul et fuir ton passé t'aide en quelque manière que ce soit.
Ichigo se leva.
-Donc, vous avez fait ça dans l'espoir qu'ils me reconnaîtraient, hurleraient mon nom en plein milieu de l'Académie, et que nous serions à nouveau bons amis ? Comme si de rien n'était ? (Furieux, il se dirigea vers la porte). Je n'ai pas pris cette décision à la légère, Ukitake-taichou. Je l'ai mûrement pesée, et j'en suis arrivé à la conclusion qu'il était mieux pour tout le monde que je m'éloigne quelques temps. Que j'apprenne à maîtriser mon pouvoir et à utiliser d'autres techniques de combat que le Zanjutsu. Je ne veux pas que qui que ce soit sache que je suis là ! Cinq personnes sont déjà au courant, et c'est deux de trop !
Et, sans un mot de plus, il quitta le bureau en claquant la porte derrière lui. Une fois dans le couloir, il se dirigea vers son cours de Houhou pratique, et frappa trois coups secs à la porte avant d'entrer… et de se retrouver nez à nez avec une jeune femme aux cheveux violets et aux grands yeux dorés et félins qui se fixèrent sur lui avec un plaisir manifeste, un grand sourire s'élargissant à chaque seconde qui passait sur son visage à la peau sombre. Le garçon retint avec peine une exclamation de surprise, marmonna une excuse à l'adresse du professeur, et alla s'asseoir à sa place. C'est alors qu'il remarqua, derrière Yoruichi, la silhouette menue de Soi Fon. Fronçant les sourcils, il se demanda ce que les deux Shinigamis faisaient là, et écouta avec attention ce que disait l'enseignant :
-Comme je le disais avant que Shirosaki daigne nous honorer de sa présence, fit celui-ci d'un ton suintant d'ironie, Shihouin Yoruichi-sama et Soi Fon-taichou sont venues nous faire une démonstration de ce qu'est le Shunpo de haut niveau. Vous allez donc vous mettre deux par deux, et pratiquer comme à l'ordinaire, c'est-à-dire que vous allez jouer au chat. (Il y eut quelques grognements, qu'il ignora royalement avant de poursuivre). Yoruichi-sama, choisissez votre partenaire…
Elle les dévisagea l'un après l'autre, son sourire en coin annonçant dès le départ à Ichigo sur qui se porterait son choix, et s'arrêta sur lui. Un rictus s'élargissant sur son visage, elle pointa un doigt presque sadique sur lui.
-Shiro-chan.
Le garçon grinça des dents, mais ne dit rien, et s'inclina bien bas, feignant la reconnaissance, l'admiration et le respect. Les groupes se formèrent, et bientôt, tous étaient dans les airs, un élève sur deux ayant un gant couvert de peinture rouge à la main, avec lequel il était supposé tacher son partenaire. Bien entendu, grogna intérieurement Ichigo, Yoruichi avait le gant, et lui était supposé fuir alors qu'il lui manquait 50% de son reiatsu… Yoruichi s'approcha de lui, et jeta un regard critique sur les élèves, dont une bonne partie était déjà essoufflée après quelques pas seulement, puis elle lui dit :
-Enlève ton bandeau, Ichigo. On va leur faire une petite démonstration…
-Et ma couverture ? Protesta-t-il à voix basse.
Elle le dévisagea :
-Bah, tu n'auras qu'à leur dire que tu t'es entraîné pendant les cours que tu loupais…
Il roula des yeux :
-Et tu crois vraiment que ça va suffire à expliquer comment j'arrive à te tenir tête ? N'importe quoi…
-Je sais que tu m'adores, se moqua-t-elle en posant une main sur son épaule.
-Pourquoi tu ne fais pas ta petite démonstration avec Soi Fon, plutôt ? Grogna-t-il.
-Pas drôle, fit-elle.
Et, d'un geste sec, elle arracha le bandeau mangeur de reiatsu, et le lança à Soi Fon, qui le rattrapa sans mal. Là-haut, tous les élèves étaient couverts de peinture rouge et essoufflés.
-Descendez de là ! Aboya Soi Fon.
Une fois qu'ils furent tous au sol, Yoruichi lança un sourire lumineux à Ichigo, qui se contenta de hausser les épaules et de hocher la tête. Elle disparut. Lui aussi. Au début, ils se contentèrent de pas mineurs, faciles, que même les étudiants pouvaient suivre du regard. Mais bientôt, la cadence s'accéléra, et la majorité des élèves ne vit plus que de vagues images brouillées par la vitesse.
Ichigo regarda autour de lui, et vit la silhouette de Yoruichi foncer vers lui. Sans hésiter, il se rua vers le coin opposé de la salle, et repartit vers le coin inférieur gauche, avant de s'arrêter un instant et d'étudier la situation. Yoruichi se matérialisa derrière lui, la main tendue vers lui… Le garçon esquiva, et repartit. De point en point, ils se poursuivirent ainsi pendant un long moment. Aucun d'eux n'était à pleine puissance, loin s'en faut, mais un grand sourire ne tarda pas à s'épanouir sur leurs visages, et Yoruichi retrouva avec plaisir l'élève motivé et vivant qu'elle avait entraîné et qui avait battu le record historique de durée d'obtention du Bankaï. Un instant, elle crut qu'elle l'avait attrapé lorsqu'elle se matérialisa devant lui alors qu'il était en pleine course, mais il inversa ses appuis, freinant des quatre fers, et se propulsa sur les mains, arrachant une exclamation au professeur :
-Inversion des appuis et Shunpo sur les mains… C'est une technique d'un niveau presque jamais atteint !
-Vous y arrivez, vous, senseï ? Demanda Tsukasa.
Il ne put que secouer la tête en réponse, trop stupéfait par ce qu'il voyait.
-Stupéfiant, souffla-t-il.
-Oi, Yoruichi-san ! Dit Ichigo tout en bougeant. Il faudrait peut-être qu'on pense à en finir, tu ne crois pas ? Ils ne doivent certainement plus être capable de nous voir, en bas !
Elle apparut, juste à côté de lui, et susurra :
-Qu'on en finisse ? D'accord !
Il voulut éviter… CLAC ! Elle lui colla sa main dans la poitrine, et il partit en arrière sous la violence du coup, ne se retenant de s'écraser au sol que de justesse.
-Mon uniforme, grogna-t-il. Je n'en ai pas cinquante !
Yoruichi agita une main encore pleine de peinture, et eut un rictus machiavélique.
-Tu aurais préféré sur la figure, peut-être ?
Le garçon leva les bras pour se protéger le visage.
-Noooooon ! Pitié !
Elle rit, et lui donna une tape sur l'épaule. Le garçon se raidit, ouvrit un œil… Et soupira de soulagement en voyant que ladite épaule n'était pas couverte de peinture rouge. Mais quelque chose dans l'atmosphère le prévint de se méfier, et il esquissa un pas de Shunpo… juste à temps. La main dégoulinante de rouge de l'ancienne capitaine du 2e Squad ne toucha que le vide, mais projeta tout de même des gouttes de peinture sur son visage.
-YORUICHI! Hurla-t-il, agacé, en se frottant la joue, ce qui ne fit qu'étaler la peinture, tandis qu'elle s'amusait à lui en mettre plein les cheveux en les ébouriffant encore un peu, dans un geste affectueux.
Scotchés, les élèves, le professeur et Soi Fon regardèrent la grande Shihouin Yoruichi faire tourner en bourrique un élève de première année aux cheveux blancs rougis de peinture et au visage également écarlate, et qui essayait vainement de se débarrasser d'elle par tous les moyens possibles et imaginables. Enfin, après quelques minutes de ce petit jeu, la porte s'ouvrit devant Ukitake, qui s'arrêta net, interloqué par l'étrange scène qui se déroulait devant ses yeux. Les deux protagonistes s'interrompirent en pleine gesticulation, à demi-tournés vers lui, et Yoruichi, qui était perchée sur les épaules d'Ichigo, agita la main :
-Yo ! Jushirô ! Comment va ?
-Yoruichi-san… Bien. Vous aussi, j'ai l'impression…
Il jeta un regard torve à Ichigo, et elle descendit lestement de son perchoir. Le garçon poussa un soupir de soulagement. Mais elle n'avait manifestement pas l'intention de le laisser aller.
-C'est un très bon élève, Ukitake ! Il fera un excellent capitaine ! Je le veux dans mon unité !
-Euh… Vous n'avez pas d'unité, Yoruichi-san, remarqua Ukitake.
Elle ne se rembrunit qu'à peine.
-Ah oui, c'est vrai ! Quel dommage ! Bah, je suis sûre que Soi Fon s'en occupera trèèèès bien !
Ichigo posa un regard épouvanté sur la capitaine du 2e Squad, qui fixa sur lui un regard noir, et il sentit un frisson lui dévaler la colonne vertébrale. Il était au moins rassuré sur un point, c'est qu'il n'avait aucune chance d'intégrer le Squad de la petite capitaine, ce dont il n'avait par ailleurs strictement aucune envie.
Enters Yoruichi!! Haha!!
Et voilà! Un nouveau chapitre!!
Qu'est-ce que vous en avez pensé?
Désolée s'il y avait des fautes, je ne me suis pas relue avant de poster, je l'avoue avec beaucoup de honte *rougit*^^!
REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW! REVIEW!
Et plein de bisoux à tous et à toutes!!
