Bonsoir à tous! Je suis désolée d'avoir mis autant de temps à poster les nouveaux chapitres de mes fics mais entre le manque de temps et d'inspiration je m'en sortais pas trop ^^ En tout cas j'espère que la suite vous plaira! Merci à tous pour vos reviews, c'est vraiment encourageant, et à tous ceux qui prennent le temps de lire cette histoire! Bonne lecture.

D'un pas sûr, je m'avance dans le couloir peu éclairé d'où s'échappent quelques sons qui font vibrer les murs et pousse la porte qui se trouve face à moi, me donnant accès à la pièce principale du bâtiment.

Me voici donc dans une salle remplit de gens, dont certains sont à moitié nus, la majorité sont dans un état secondaire. La musique aux airs « électro » résonne à plein volume, ôtant l'envie de faire une tentative de parler. L'air empeste l'alcool, la sueur et le parfum à bas-prix.

Je m'avance au milieu de la pièce, me fondant ainsi dans la masse, et me déhanche au rythme de la musique. Je n'ai pas besoin de me forcer, mon corps ne cesse de bouger, mes cheveux remuant dans tous les sens. Il y bien longtemps que je ne suis pas allée en boîte de nuit et je dois avouer que si je n'étais pas là pour une raison particulière, j'en aurais bien profité pour me changer les idées le temps de quelques heures. Mais je ne suis pas là pour ça.

Je vois que certains hommes se rapprochent de moi, un sourire coquin aux lèvres. Je fais comme si je n'avais rien vu, continuant à danser. Je dois jouer le jeu pour ne pas qu'on me remarque.

Jim apparaît sur la droite et me parle. Bien que je n'entende pas ce qu'il dit, j'arrive à lire sur ses lèvres.

-Il est là, me dit-il.

J'effectue un discret mouvement de la tête, lui indiquant que j'ai compris.

L'homme pour lequel je me suis rendue dans un endroit aussi sordide ce soir ce nomme Tony Bold et il se peut qu'il soit lié à ma mort.

Il y a quelques jours, alors que Fred surveillait Luna Lovegood, un homme d'une cinquantaine d'année, vêtu d'un costume bon marché et dont les traits du visage semblaient si durs qu'ils paraissaient taillés à la hache, s'était rendu chez elle. L'homme parlait à voix basse, regardait autour de lui d'un air inquiet, comme s'il avait peur d'être vu avec la jeune femme. Seul un éclat de colère était parvenu aux oreilles de mon frère.

-Comment ça tu ne sais pas qui je suis ? Je suis Tony Bold pardi, tâche de t'en souvenir, femme !

Il était difficile de demander à Luna qui était cet homme étant donné qu'elle-même l'ignorait puisque sa mémoire « récente » avait été effacée. Mais cet homme avait intrigué mon frère, il avait ce pressentiment que nous devions découvrir de qui il s'agissait. Nous avons chacun effectué nos recherches chacun de notre côté, lui, Jim, l'Inconnu et moi afin d'en découvrir davantage et nous avons fini par apprendre que Tony Bold, 54 ans, bandit réputé et pourtant jamais inquiété, vivait non loin de Pré-au-Lard et se rendait souvent dans un club sordide nommé « Le Banquet » dans le but d'assouvir nombre de ses bas-instincts. Pas de rapport direct avec l'explosion, à première vue. Du moins jusqu'à qu'Hermione vienne me rendre visite hier soir.

-Excuse-moi de te déranger mais j'ai des nouvelles à t'apporter.

-Ca ne me dérange en aucun cas de te voir, répondis-je une fois la surprise de l'avoir face à moi passée.

-Moi, si. Tu te doutes que si je suis là ce n'est pas sans raison. Je me suis renseignée sur les différents endroits dans lesquels s'est rendue Luna ces derniers temps comme je te l'avais dit et il s'avère que nombre de ces lieux sont loin d'être ceux où on pourrait s'attendre à croiser Lovegood.

Elle me tend une liste sur laquelle sont inscrits tous les établissements mal famés où l'ancienne Serdaigle s'est rendu . Je la parcours des yeux. C'est alors que je vois un nom qui me semble familier. « Le Banquet ».

Elle n'était pas restée longtemps, juste le temps de me donner la liste et était repartie. Il était clair qu'il ne s'agissait pas d'une visite faite de bon cœur. Je secoue la tête. Je suis là pour une raison, il ne faut pas que je laisse mes sentiments prendre le dessus.

Je traverse la salle et me retrouve face à Tony Bold. Il me dévore des yeux, un cigare à la bouche, deux filles court vêtues à ses côtés.

-Désolée, ma jolie, me dit-il de sa voix grave, mais j'en ai déjà deux à satisfaire ce soir.

-Je suis ici parce que vous avez des comptes à me rendre, pas pour satisfaire ma libido.

-D'où te permets-tu de me parler sur ce ton, gamine ?! Sais-tu seulement qui je suis ? Demande-t-il d'un air furieux. Que crois-tu qu'il va t'arriver si tu me manques de respect devant tous ces gens ?

A ce moment-là, l'Inconnu qui, jusqu'à présent, se cachait, lance un sortilège qui met le feu à une des banderoles laides et immenses qui trônent dans la salle. Une alarme se met à retentir et les gens, apeurés, se précipitent tous vers la sortie. Une minute plus tard, il n'y a plus que nous.

-Nous voilà enfin seuls, répondis-je avec ironie.

Un éclat de rire lui échappe.

-Je dois avouer que j'admire ton audace, gamine, mais je ne peux tolérer ce genre de comportement.

Il cherche sa baguette dans la veste de son costume, penaud.

-Un de mes amis a profité de la distraction qu'était notre conversation pour s'en emparer. Pas la peine de le chercher des yeux, il est invisible.

Jim me sourit dans un air satisfait, la tige de bois entre ses mains. Je sors ma propre baguette et la pointe sur la gorge du bandit avant d'enchaîner.

-Maintenant passons aux choses sérieuses. Que vouliez-vous à Luna Lovegood ?

-Ce que je veux pour toutes les femmes : l'envoyer au septième ciel, répond l'homme avec provocation.

-Mensonge. Comment se fait-il que vous ayez été innocenté lors de votre procès, il y a plus de cinq ans, alors que les preuves de votre culpabilité étaient évidentes ?

-J'ai rendu service à un ami en échange de ma liberté.

-Quel genre de service ? Poser une bombe dans un immeuble bondé ?!

-Garde ton calme, Ginny, intervient Fred.

-Idiote ! S'exclame Bold. Tu te ne te rends pas compte de l'erreur que tu viens de commettre.

En tant normal, je ne prêterais pas attention à des menaces en l'air prodiguée par un misogyne mais là, il y a quelque chose dans son expression qui me perturbe. Un air satisfait qui m'incite à me méfier. Et pourtant…

A cet instant-là, toutes les portes de la salle s'ouvrent brutalement, laissant place à une dizaine d'hommes cagoulés, leurs baguettes pointées sur nous.

Bold profite de notre surprise pour se relever. Pris d'un grand éclat de rire, il époussette la veste de son costume et me regarde d'un air fier.

-Tu croyais vraiment que tu pouvais t'en prendre à moi, gamine ?!

Je n'ai pas le temps de répondre, les sorts fusent dans tous les sens. J'essaie de lancer une contre-attaque mais il y a trop d'adversaires. Faute de choix, je cours, saute au dessus du comptoir et me mets à l'abri derrière le vieux bar en bois. Mes assaillants continuent de me viser, explosant ainsi de nombreuses bouteilles d'alcool dont les débris de verre viennent se loger dans ma peau.

Je me retiens de crier tandis que je vois l'Inconnu passer par-dessus le bar à son tour pour se mettre à l'abri. Un sort fuse sur lui à ce moment là. Il tombe à côté de moi dans un bruit sourd et ne bouge plus.

Soudain, les choses semblent redevenir calmes. Je reste là où je suis, pensant qu'il s'agit d'une ruse et me préoccupant de l'état de l'Inconnu, lorsque j'entends la voix de Jim.

-Jamais nous ne te laisserons la tuer à nouveau !

-Crois-tu, fantôme ? Répond une voix métamorphosée par un sortilège. Je l'ai tuée une fois, tu ne me penses pas capable de le refaire ? Ou de te renvoyer dans le monde des morts ?

J'ose enfin regarder ce qu'il se passe tout en restant discrète. L'homme qui a posé la bombe est ici, vêtu d'une longue cape bleu et dorée, le visage caché sous un masque. Autour de lui se tiennent la dizaine d'hommes qui nous a attaqués. Bold est toujours là et semble s'amuser comme un petit fou. Il n'a pas pu participer à la bataille puisque Jim a toujours sa baguette mais il semble se délecter face au spectacle.

Le Coupable tient une urne gravée d'une rune ancienne entre ses mains. J'ignore ce que c'est jusqu'à qu'il la pointe, ouverte, vers Jim et qu'il prononce une formule de magie noire. Subitement, l'objet semble aspirer le corps de mon meilleur ami dans une lumière vive. Il me faut quelques secondes pour reprendre mes esprits et lorsque je regarde à nouveau, Jim a disparu et Fred semble sous le choc, comme paralysé.

Je sors de ma cachette et me précipite sur le Coupable. Je tente de lui mettre mon poing dans la figure mais il arrive à l'esquiver et, avec une rapidité inouïe, m'attrape le bras et m'envoie valser contre le mur.

-Qu'as-tu fait de lui ?! M'écriais-je, toujours à terre.

-Il ne me croyait pas capable de le neutraliser, je lui ai prouvé le contraire, répond le Coupable d'un ton monotone.

« Fred, pensais-je, espérant que le lien télépathique qui nous unit arrivera à lui faire entendre mes paroles. L'Inconnu est touché, je ne sais pas s'il est toujours en vie. Pars avant qu'ils ne te réservent le même sort qu'à Jim et prends-le avec toi.

-Hors de question que je te laisse ici !

-Ils vont nous avoir, on est encerclés. La seule chance que je m'en sorte c'est que tu partes et que tu ailles chercher de l'aide. »

Mon frère me regarde d'un air hésitant avant d'apparaître aux côtés de l'Inconnu et de disparaitre pour de bon.

Le Coupable soupire d'un air déçu avant de reprendre la parole.

-Ton frère vient de quitter notre petite fête… Mais heureusement que toi, notre invitée d'honneur, tu es là !

Je ne réponds pas, même si je ne cesse de demander comment le Coupable a pu les voir, tous les deux. Je regarde tous mes assaillants. Ils se tiennent derrière lui, attendant le moindre de ses ordres pour attaquer. Soudain, un raclement de gorge se fait entendre.

-Oui, Tony ? Demande mon agresseur d'un ton faussement aimable.

-J'aimerais récupérer ma baguette, avec votre accord.

Celle-ci se trouve sur le sol, à l'endroit où Jim se tenait avant d'être aspiré. Le Coupable la ramasse et la tend vers Bold. Alors que celui-ci, réjoui, s'apprête à la prendre, l'autre homme la retourne et la pointe sur lui.

-Avada Kedavra ! Hurle-t-il.

Il se tourne vers moi et enchaîne, l'air de rien, alors que le corps de Bold gise sur le sol.

-Il était fier de lui parce qu'il t'a menée jusqu'à nous mais cet idiot n'a fait que suivre mes ordres, il n'a aucun mérite.

Je me sens de plus en plus mal, à la fois à cause des événements mais aussi parce que je perds beaucoup de sang au niveau des plaies causées par les bouts de verre. Le vol plané que m'a fait faire le Coupable contre le mur n'a pas arrangé les choses, je me suis cognée la tête brutalement. Je sens que je suis sur le point de m'évanouir mais je tente de lutter tandis qu'il reprend la parole après s'être accroupie face à moi.

-Je ne t'ai pas préparé de petit mot, cette fois-ci. Je pensais qu'une visite de courtoisie serait mieux et à vrai dire, tu es parfaitement tombée dans mon piège. Tu veux savoir la vérité, Ginny ? Je t'espionne autant que tu tentes de m'espionner, la différence c'est que moi je sais qui tu es.

Je n'arrive pas à apercevoir son visage, sa cape de bleu et d'or et son masque le cachant entièrement. Pourtant j'ai la sensation que je connais cet enfoiré. Difficilement, j'essaie de me relever mais il me repousse en arrière, me faisant tomber à nouveau. En désespoir de cause, je tente de pointer ma baguette sur lui mais il m'attrape par le cou et m'étrangle. Alors tout commence à devenir flou autour de moi, j'entends des murmures et une voix que je reconnaitrais parmi toutes.

-JETEZ VOS BAGUETTES A TERRE, VOUS ÊTES EN ÉTAT D'ARRESTATION !


L'air frais caresse mon visage d'une façon agréable. Je tourne la tête et vois Hermione, qui semble aussi paisible que je le suis.

Pieds-nu, le pantalon relevé au-dessus des chevilles, main dans la main, nous nous promenons sur la plage, nos orteils s'enfonçant dans le sable tiède à chacun de nos pas.

Nous avons trouvé une excuse auprès de nos proches et sommes parties en week-end romantique à la mer toutes les deux. Elle a fait croire qu'elle rendait visite à une vielle tante moldue, moi que j'étais de garde à l'hôpital. Une folie au vu de notre relation secrète et adultère mais l'amour l'emporte sur la raison.

Nous bavardons, rions, profitons de cette complicité si puissante qui nous lie. Tout semble si parfait, le bonheur absolu. J'ai l'impression que tout a cessé d'exister pour ne laisser place qu'à notre idylle.

Tandis que la journée arrive à son terme, nous nous rendons sur la terrasse en bois de la chambre d'hôtel que nous avons louée en bord de plage. Après avoir mangé, nous nous installons par terre et nous regardons le couché du soleil en silence.

Au bout d'un moment, Hermione pose sa tête sur mon épaule. Mon regard quitte le ciel étoilé pour son visage que la pleine lune éclaire.

-Je t'ai déjà dis à quel point je te trouve sublime ? Demande-t-elle en murmurant dans mon oreille.

-Des centaines de fois, répondis-je avec un sourire avant de lui relever la tête et de l'embrasser tendrement.

Elle me regarde, un grand sourire aux lèvres. D'un coup, elle se redresse et me tend la main pour que je me lève à mon tour. A peine debout, elle pose ses lèvres sur les miennes et ses mains se font pressantes sur mon corps tandis qu'elle me pousse dans la chambre. Je commence à la déshabiller tandis que l'on toque à la porte. C'est le room service.

-Coupées en plein élan ! S'exclame Hermione en riant avant de se diriger dans la salle de bain alors que je m'occupe d'expliquer au garçon d'hôtel que le dîner nous a déjà été servi.

Je pousse un soupir lorsqu'il s'en va, le bruit de son chariot couvert de plateaux repas retentissant dans le couloir.

-J'y pense, me dit alors mon amante à travers la porte de la salle de bain, Noël est passé depuis un moment et je ne t'ai toujours pas donné ton présent.

-Et que comptes-tu m'offrir ? Demandais-je, curieuse, en me mettant à l'aise sur le lit.

-Moi, répond-t-elle simplement en ouvrant la porte.

Elle est vêtue d'un peignoir en soie. Lentement, elle fait glisser le tissu sur ses épaules et celui-ci tombe sur le sol, dévoilant sa nudité.

-Mon cadeau préféré ! M'exclamais-je en riant et en la prenant par le bras pour la faire venir à côté de moi sur le lit.

Le lendemain matin, j'ouvre les yeux tout en douceur grâce à la chaleur agréable du soleil qui me caresse la peau, son corps contre le mien. Elle semble réveillée depuis un moment et me regarde, un sourire heureux ornant son visage.

Mais soudain, ce souvenir fait place à un autre beaucoup plus récent.

Le décor change, nous nous retrouvons dans son habitat actuel, la nuit où je lui ai apporté le rapport sur l'attaque de Luna. Ses traits son tirés par la fatigue et la tristesse, son regard est beaucoup plus dur. Ce ne sont plus des mots d'amour qui sortent de sa bouche mais le reproche d'être à l'origine de ses maux, de son désespoir. Sa voix se brise lorsqu'elle s'adresse à moi.

-TU M'AS ABANDONNÉE !

Sursaut. Je me redresse brutalement. Une bassine m'est tendue alors que je me sens prise de nausées. Tout autour de moi est trouble, je suis en couverte de sueur.

-Tout va bien, ma puce, je suis là, entendis-je alors que je sens une main me caresser doucement le dos.

Ma mère. Comment se fait-il qu'elle soit près de moi ? Que s'est-il passé ? Peu importe, je me calme au son de sa voix. J'arrive enfin à discerner ce qui m'entoure. Je me trouve dans mon ancienne chambre, au Terrier. Fred aussi est présent à mon chevet.

-C'est normal que tu sois dans cet état, m'explique-t-il, tu as prit un sacré coup sur la tête.

Ma mère hoche la tête. Je la regarde, abasourdie.

-Tu… Commençais-je difficilement, la voix enrouée. Tu peux l'entendre ?

-Tout ceux qui sont au courant de ton histoire peuvent le voir et l'entendre, me répond-t-elle. Mais ça m'a quand même fait un sacré choc. Revoir ses deux défunts enfants ça rend heureux mais ce n'est pas bon pour le cœur…

Voilà qui explique comment le coupable de l'explosion a réussi à les voir. Il est au courant de toute cette histoire mais comment ? Qui est-il ? Est-il un de mes proches, comme le suggère par moment mon instinct ? Soudain, des souvenirs de ce qui s'est passé plus tôt me reviennent.

-Jim ?! Demandais-je subitement à mon frère, une boule dans la gorge.

Ce dernier secoue la tête, l'air pâle.

-Le coupable a réussi à enfermer son âme dans une vieille urne grâce à un ancien sort de magie noire.

-Par Merlin, chuchotais-je sous le choc.

-Il y a autre chose, Gin'… Enchaîne mon frère.

Le silence pesant qui s'installe dans la pièce n'augure rien de bon. Je sens que ma mère tente à tout prix d'éviter mon regard.

-Que s'est-il passé, Fred ? Dis-je d'un ton étonnamment calme bien que je me sente bouillir de l'intérieur.

-Je suis allé demander de l'aide, comme tu me l'as dit. Je suis allé voir la seule personne qui, selon moi, était capable de me l'apporter.

-Hermione, dis-je dans un souffle. J'ai entendu sa voix avant de m'évanouir, quand le coupable m'étranglait.

-Etant donné que tu lui as tout avoué, elle m'a vu. Je lui ai dit ce qu'il se passait. Sans attendre, elle a convoqué un bon nombre d'aurors et est venue à ta rescousse. Mais tu te doutes que le coupable ne s'est pas laissé arrêter sans rien dire. Une bataille a eu lieu, nos assaillants ont fini par prendre la fuite et tous les aurors sont sortis indemnes du bâtiment, sauf une…

-NON ! M'écriais-je.

-Elle est toujours vivante, dit Fred en tentant de me calmer, mais le coupable l'a amenée avec lui avant de disparaître.

-Il faut la retrouver, répondis-je en me relevant brusquement.

Mais, à bout de force, je suis sur le point de m'effondrer.

-Tu n'es pas en état de faire quoi que ce soit ! Me gronde ma mère en me faisant rassoir sur le lit.

-Calme-toi et écoute-moi, m'ordonne mon frère en posant sa main sur mon épaule dans un geste réconfortant. On ne pourra rien faire si on se précipite dans la gueule du loup. Tu vas reprendre des forces et, une fois que tu seras en état, on choppera ce salaud et on délivrera Hermione et Jim.

-Tu me le promets ? Demandais-je, les larmes dévalant mes joues.

Il hoche la tête avant de reprendre la parole.

-Il y a une dernière chose.

-Encore une mauvaise nouvelle ?!

Il ignore ma question et continue.

-L'Inconnu a été blessé durant la bataille mais il est vivant. Je l'ai aussi ramené ici et on a dû lui retirer sa cape pour le soigner et… Je… Je pense qu'il vaudrait mieux que tu ailles le voir.

Intriguée, je me relève lentement et, avec l'aide mon frère et de ma mère, je me rends dans une des chambres à côté pour aller voir l'Inconnu.

J'ai l'impression de recevoir un coup de massue en pleine poitrine lorsque je découvre son identité.