Hello everybody! Désolée d'avoir mis autant de temps à poster!! Je suis partie en vacances, et il se trouve que j'avais des dissertations à rendre pour cette semaine, donc je n'ai pas eu le temps de le faire cette semaine... Gomen. Enfin bon, voilà le 17e chapitre de Bleach: L'Académie.
Enjoy and review!!


Chapitre 17 :

La vie reprit à l'Académie. Soul Society n'avait pas modifié les mémoires, du fait de l'immense quantité de modificateurs que le processus aurait exigé. Et les conversations allaient bon train sur la blessure de Shirosaki Ichiru, et le fait que tous les capitaines étaient venus le voir. Même le vieux Soutaichou. Le bruit courait par ailleurs qu'Unohana-taichou avait passé toute la nuit à son chevet, et qu'ils avaient été obligés d'aller chercher la célèbre Inoue Orihime pour guérir le garçon. Teito, Tsukasa et Shigeru avaient été bombardés de questions, mais avaient refusé de parler, trop choqués par la curiosité avide et presque insensible de leurs camarades pour vouloir partager avec qui que ce soit tout ce qu'ils avaient vu et appris. Ils passaient à présent la quasi-totalité de leur temps ensemble, essayant de se soulager mutuellement du poids terrible de l'infime partie de la réalité de la guerre qui venait de leur être dévoilée. Ils allaient régulièrement voir Ichigo, et le trouvaient toujours dans le même état, immobile et pâle, insensible, allongé dans son lit immaculé au 4e Squad. De temps en temps, ils y retrouvaient les humains et parfois des capitaines comme Hitsugaya (en général parce qu'il accompagnait Karin), Renji, ou Byakuya, les deux derniers étant parfois accompagnés de Rukia. Ils croisèrent également Madarame Ikkaku et Ayasegawa Yumichika, qui lui faisaient la conversation tout en sachant pertinemment qu'il y avait de fortes chances pour qu'il n'entende même pas.

A l'Académie, le lendemain de l'incident, les professeurs étaient arrivés en classe l'air sombre, accompagnés d'Ukitake, qui s'était adressé aux étudiants.

-Vous avez sans doute déjà eu vent de la rumeur selon laquelle un capitaine du Gotei 13 aurait attaqué l'un de vos camarades. (Il y avait eu un murmure tandis que chacun tendait le cou vers lui). La rumeur est fondée. Kurotsuchi Mayuri, capitaine de la 12e Division, a été relevé de ses fonctions et incarcéré en attendant son jugement. Shirosaki Ichiru a été transporté vers les locaux du 4e Squad pour être soigné par Unohana-taichou. Il est dans le coma.

Il y avait eu un silence de plomb. Puis, une main s'était levée.

-Pourquoi… Kurotsuchi-taichou aurait-il voulu… expérimenter sur Shirosaki ? Ce n'était qu'un première année comme les autres, non ?

Ukitake avait plissé les yeux en notant l'emploi du passé par l'étudiant, et avait soupiré.

-Il… était intéressé par la couleur des cheveux de votre camarade. Voyez-vous, peu nombreux sont ceux qui ont les cheveux blancs. Et tous ceux que nous connaissons sont extrêmement puissants. En fait… nous sommes deux, et capitaines. Il a voulu voir si le garçon avait le même potentiel, et si c'était le cas, si la couleur des cheveux découlait de ce potentiel ou l'influençait.

Le silence était retombé. Et Ukitake avait quitté la salle, le visage grave et le front soucieux.

Deux semaines passèrent. Deux longues semaines durant lesquelles les sujets de conversation tournèrent exclusivement autour de la blessure de Shirosaki. Et, lorsque le sujet fut épuisé, on commença de se poser des questions sur la véracité des dires d'Ukitake-senseï, et sur sa capacité à diriger l'école alors que Kurotsuchi avait été à même d'ouvrir le ventre d'un élève sous son nez sans qu'il s'aperçoive de quoi que ce soit. Kasumi-Oji Shomamura s'en donnait à cœur joie, lui qui n'avait toujours pas avalé l'humiliation que lui avait infligée Ichigo, et pour laquelle le garçon aux cheveux teints n'avait pas été inquiété.

-Je vais faire tout ce qui est mon pouvoir pour que cet incompétent soit remplacé, pérorait-il exactement deux semaines et demi après l'incident. On ne peut pas continuer à étudier ici si on a la menace d'un savant fou sur la tête ! Ukitake-senseï…

-Est très compétent, interrompit une voix rauque. Et je pense que tu as besoin qu'on te réapprenne ta place, Kasumi-Oji.

Tous se turent net, et se tournèrent vers la porte de la salle, sur le seuil de laquelle se dressait une silhouette solitaire. Ichigo fit un pas en avant et entra dans la pièce. Il était vêtu de son uniforme, comme si de rien n'était, et portait son Zanpakutô scellé dans son dos. Ses cheveux blancs paraissaient presque gris en comparaison de la pâleur livide de son visage, et ses poings étaient serrés.

-Kurotsuchi Mayuri est un scientifique, Kasumi-Oji, poursuivit le garçon en ignorant les regards avides de ses camarades. Il a eu une bonne centaine d'années pour apprendre à dissimuler son reiatsu. Et une infime pulsion d'énergie spirituelle est loin de suffire pour tirer quelqu'un d'un sommeil profond. (Il fit un nouveau pas en avant, se montrant tout entier. Shigeru se mordit les lèvres en voyant à quel point il avait maigri. Son unique œil était câve, et brillait d'une lueur fiévreuse, tandis que ses joues s'étaient creusées). Je me dois d'ajouter qu'il est celui qui a arrêté Kurotsuchi, et qu'il a été capitaine de la 13e Division pendant plus de 1000 ans. Alors personne ne le critiquera devant moi. (Il se détourna, et se dirigea vers sa place, avant de balancer son sac sur son bureau). Fin de la discussion.

Aya entra, empêchant les élèves de poser des questions, et sursauta en voyant la tignasse blanche d'Ichigo à l'emplacement vide des deux dernières semaines.

-De retour parmi nous, Shirosaki ? Comment te sens-tu ?

Le garçon haussa les épaules.

-En pleine forme. Unohana-taichou a fait des merveilles.

-Il n'y avait pas qu'elle, observa Aya. (Le garçon fronça les sourcils d'un air interrogateur). Inoue Orihime est venue du monde réel pour te soigner, expliqua l'enseignante.

Ichigo pâlit encore si c'était possible.

-Inoue ? Pourquoi ?

-Parce que Unohana-taichou n'arrivait pas à refermer ta blessure, soupira Aya d'un ton définitif.

Le garçon se renfrogna. Inoue ? Etait-elle venue seule ? Et dans tous les cas, était-elle repartie ? Bon sang… Il rongea son frein pendant tout le cours, mais, du fait de sa convalescence, produisit moins de catastrophes qu'à l'ordinaire en Kidou et en Zanjutsu. A l'heure du déjeuner, le flot des étudiants se déversa par les portes, et Ichigo suivit automatiquement ses trois amis, la tête baissée et les yeux dans le vague. Il ne s'arrêta qu'en voyant les quatre paires de pieds immobiles devant lui, et les regarda un instant avant de lever la tête… et de faire un pas en arrière. Car devant lui, se tenaient Tatsuki, Keigo, Mizuiro et Inoue. On aurait pu entendre les mouches voler lorsque les cinq jeunes gens se dévisagèrent, raides et immobiles, sous les yeux de la foule des étudiants qui n'en revenait pas de voir les quatre amis de Kurosaki Ichigo ici.

Ichigo plissa les yeux. Pour une fois, Keigo était sérieux. Inoue ne savait pas trop si elle devait rire ou pleurer. Tatsuki avait l'air à la fois furieux, plein de remords et triste, et Mizuiro se contentait de fixer son ami avec intensité, notant tous les changements qui lui étaient arrivés depuis son départ. Ichigo détendit soudain les épaules, puis dit :

-Merci de m'avoir soigné, Inoue-sama.

Les yeux de la jeune fille se remplirent de larmes devant sa froideur, et le garçon se gifla intérieurement. Mais que pouvait-il dire devant tous ces imbéciles avides d'informations ? Sans un mot de plus, il s'inclina brièvement, et tenta de les contourner. L'air frémit, derrière lui, et il pivota, tendit la main… Le poing que Tatsuki destinait à sa tête resta bloqué contre sa paume.

-Désolé, mais je crois que j'ai pris suffisamment de coups comme ça, dit-il.

Elle se tourna vers les élèves rassemblés autour d'eux, et aboya :

-Dégagez ! TOUS !

Ils se dispersèrent et feignirent de s'éloigner, mais se contentèrent en fait de faire quelques pas pour paraître hors de portée de voix, et au moins pouvoir assister de loin à la scène. Shigeru, Teito et Tsukasa ne bougèrent pas. Tatsuki les fusilla du regard.

-Ils ne partiront pas, commenta nonchalamment Ichigo. Ils savent qui je suis, qui vous êtes, ce qui se passe. Ils savent ce qui m'est arrivé. Ils ne partiront pas.

Elle reporta son attention sur lui, et le plaqua violemment contre le mur.

-Qu'est-ce qui t'est passé par la tête, imbécile ? Te faire mettre dans cet état par un simple capitaine ! Et Kurotsuchi Mayuri, en plus ! Celui qu'Ishida a vaincu ! Tu voulais te suicider ? Ne me dis pas qu'il était trop fort pour toi, je ne le croirai pas ! Toi qui as vaincu Kuchiki Byakuya, tu t'es laissé ouvrir en deux par ce… clown ?

Ichigo haussa les épaules.

-J'étais endormi, si tu permets. Comme tout le monde, j'ai besoin de repos. Et je te signale que Kurotsuchi est passé maître dans l'art de dissimuler son reiatsu. En ajoutant que je suis nul pour détecter l'énergie spirituelle des autres et que même Ukitake ne l'a pas senti, je pense avoir un bon alibi. Tu peux me lâcher, maintenant ?

Elle le gifla. La tête du jeune homme partit en arrière et heurta le mur, mais il ne dit rien, se contenta de fixer sur elle son œil unique.

-Ne te moque pas de moi. Ta faculté à détecter les reiatsu s'est grandement améliorée pendant la guerre. Inoue m'a raconté comment tu leur avais tous sauvé la vie en détectant des Arrancars qui essayaient de vous encercler pendant la nuit !

L'œil brun de l'adolescent se posa lentement sur Inoue, qui ne bougea pas, puis revint sur Tatsuki.

-Moi ? Elle a dû se tromper.

Derechef, elle le frappa, mais de chaque côté de la main, cette fois. Le garçon ne broncha pas.

-Qu'est-ce que tu veux, Tatsuki ? Fit-il d'un ton froid.

-Savoir pourquoi tu t'es laissé découper en morceaux comme un vulgaire cobaye, siffla-t-elle.

-Il n'y a pas de pourquoi. J'ai eu le malheur de dormir un peu, c'est tout. Maintenant laisse-moi.

Elle ouvrit la bouche, mais Mizuiro la devança.

-Qu'est-ce que tu cherches, Ichigo ? A te couper de nous ? Quel intérêt ? Pourquoi fuir ton passé ?

Ichigo se libéra de la prise de Tatsuki, et arrangea son uniforme.

-Je ne fuis rien. Vous devriez retourner dans votre monde.

Et il commença à s'éloigner.

-Notre monde ? Répéta Keigo. C'est le tien aussi bien que le nôtre, Ichigo.

Le garçon s'arrêta, et se retourna à moitié, avant de leur faire face.

-Le monde réel a cessé d'être mien le jour où j'ai compris que ce contre quoi je combattais était en fait causé par ma seule existence. A partir de là… je n'ai plus de raison d'y exister.

-De quoi tu parles ? Hurla Tatsuki alors qu'il recommençait à s'éloigner. Des Hollows ? Tu n'es pas la cause de l'existence des Hollows ! Tu n'y peux strictement rien !

Il eut un sourire terrifiant tant il était plein d'amertume.

-La peur. Je parlais de la peur.

Et il s'éloigna, suivi de Shigeru, Teito et Tsukasa. Tous quatre s'éloignèrent jusqu'à leur arbre, et s'assirent avant d'entamer leur déjeuner en silence. Tatsuki resta immobile, les bras ballants, tandis qu'Inoue gardait les yeux fixés sur la silhouette fuyante du garçon et que les deux lycéens le fixaient sans comprendre.

-Ils ne sont pas très discrets, commenta Teito lorsque les quatre amis s'assirent.

Ichigo soupira, et passa une main dans ses cheveux selon le geste las dont il avait l'habitude.

-Kurotsuchi et maintenant eux… Je sens que mon incognito ne va pas tarder à voler en éclats. Regardez comment ils me dévisagent déjà !

Et il désigna les étudiants d'un geste sec du menton. Les trois jeunes gens se regardèrent, puis Tsukasa prit son courage à deux mains et demanda :

-Dis, Ichigo… Est-ce que ce qu'a dit Kuchiki-taichou est vrai ?

Ichigo fronça les sourcils.

-Qu'est-ce qu'il a dit ?

-Que tu étais venu ici parce que tes amis avaient… peur de toi.

-Il a dit ça ?

Ils hochèrent la tête. Ichigo, qui s'était redressé sur un coude, se laissa retomber en arrière. Le regard fixé sur le ciel, il murmura :

-C'est possible. Il y a plusieurs mois, pendant mon combat contre Aizen, j'ai perdu le contrôle… Et j'ai failli les tuer. Ils ont eu peur. Je l'ai vu tout de suite. Peur de moi et de mon pouvoir. (Il leva un poing devant son visage, et le regarda). C'est à cause de ce trop-plein de pouvoir que je leur ai inspiré ce que j'avais juré de détruire. Au départ, je me battais pour eux. Pour ma famille, pour mes amis. Pour qu'ils n'aient plus peur. Mais si je devenais un objet de peur… Alors ça n'avait plus d'intérêt. J'ai donc décidé de venir ici pour essayer de gagner en contrôle et m'entraîner tranquillement. De cette façon, je pourrais apprendre les techniques qui me manquaient comme le Kidou.

Il y eut un silence. Là-bas, Tatsuki, Keigo, Mizuiro et Inoue discutaient avec Rukia, venue les ramener à la grille Senkaï.

-C'est pour ça que tu les rejettes ? Demanda Teito.

-Parce qu'ils t'ont tellement fait souffrir que tu refuses d'être soumis à la possibilité que cela se reproduise ?

Ichigo haussa les épaules.

-Je suis nul en psychologie. Interprétez ça comme vous voulez.

Il se releva.

-Je vais chercher mes notes de Kidou.

Il s'éloigna en Shunpo, et les trois jeunes gens en profitèrent pour s'approcher des quatre humains. Juste au bon moment pour les entendre dire à Rukia qu'ils aimeraient assez assister aux cours pour un jour ou deux, histoire de voir à quoi ressemblait le quotidien de l'Académie. Ne sachant pas trop quoi leur dire, la Vice-Capitaine les emmena voir Ukitake, et les trois amis se regardèrent. Comment Ichigo allait-il prendre la nouvelle ?


Tentative d'analyse psychologique sur la fin, mdr!!
Je ne sais pas si je l'ai dit, mais pour Harribel, elle ne fera pas partie des gentils cette fois-ci. En revanche, j'écris deux -trois, maintenant- fics en anglais dans lesquelles elle sera gentille come un coeur, mdr^^!
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