Chapitre 1

Chocolat noir

Fiction Inspiré de Downtown Abbey, référence dès qu'on parle de famille aristocratique anglaise de cette époque. Merci énormément aux revieweuse! Et pardonner mon jour de retard a la publication! J'espère que vous apprécierez ce chap! Bonne lecture.


«Je sais que Dieu n'est pas une femme, car une femme n'aurait jamais créé l'homme avec tant d'imperfections !» Jill Considine


Quelques année plus tard. Nuit du Dimanche 12 octobre 1890.

Jour 10 depuis le meurtre.

Du sang, du sang partout. Qui m'entoure, qui m'étouffe, qui m'étrangle. Un liquide noir s'enfonce dans ma gorge. Je ne sens plus mes poumons.

Une fumée noire commence à m'entourer et tout d'un coup, ils sont là, ils m'étreignent avec leur horrible masque. Ils se délectent de ma souffrance.

Est-ce tout ce que je mérite ?

Après le sang voici la mort qui me prend ?

Mes yeux se ferment, j'essaie de hurler, mais rien ne sort. Les liquides glissent le long de ma trachée et lentement se répartissent dans tous mes membres essayant de prendre possession de mon être.

j'ai mal.

Je hurle. Rien ne sort.

Ils s'esclaffent et leurs immondes rires me percent les tympans, me poursuivent partout à travers le brouillard noir.

Je les hais.

J'ai mal.

Je veux qu'ils meurent.

Je veux qu'ils aient mal, arrachés.

QU'ILS SOUFFRENT!

Stop.

Tout s'arrête, et se calme l'espace d'une seconde. Cette foi, tout mon corps est parcouru d'un spasme, la fumée noire est violemment repoussée, ou plutôt, concentrer en un seul point au-dessus de moi, si dense, si puissant. Une plume noire en tombe doucement, elle semble léviter un instant.

Mon regard est indubitablement accroché à elle, elle tombe si doucement, elle me fascine, si douce, si belle...

Cette plume vient-elle d'un Ange ? N'est-ce qu'une illusion ? Mais au fond de moi je sais.

Cette apparente douceur n'est qu'un mensonge.

La plume se pose sur mon torse, et à peine me touche-t-elle ma poitrine qu'un hurlement de douleur traverse ma gorge. Elle me déchire.

Et au-dessus de moi, dans la fumer, je peux voir deux yeux d'un rouge ardent, deux yeux, affamer qui me fixe,

J'ai peur.

…..

Un hurlement sortit des lèvres du jeune comte Phantomhive alors qu'il se redressait d'un coup de son lit, terrifié. De la sueur coulait le long de son dos et les draps glacés ne lui arrivaient plus qu'à la taille. Ses jambes tremblaient et ses yeux grands ouverts étaient figés. Un frisson le parcourut, et il ravala un sanglot.

Il était hors de question qu'il craque, ou pleure. Ce n'est pas digne de lui. Et il était hors de question que ce stupide démon le voit pleurer. Il le voyait déjà assez faible comme ça !

D'ailleurs où était-il aller cet abruti? N'aurait-il pas dû accourir directement à son hurlement? Lui qui était tout le temps sur son dos?

Une bouchée de colère l'envahit. Un extrêmement désagréable sentiment de frustration, ayant au moins le plaisir de stopper ses tremblements. Énerver il se leva. Ses yeux déjà habitués à l'obscurité repérèrent directement le candela posée sur la table de nuit. En trois mouvements, ce dernier se trouva allumer. Et d'un pas furieux Ciel se dirigea jusqu'à la porte.

Une pensée le stoppa, il se renfrogna. C'était vrai, il avait oublié. Sebastian n'était pas là ce soir. Il lui manquait des informations (des détails) pour peaufiner le rapport de leur dernière enquête. Une histoire de quelque nom, de quelques personnes à encore éliminer. Il avait envoyé le démon là-bas pour la nuit.

Le chien de la reine se calma instantanément. Ça ne servait à rien d'aller le trouver ou de l'appeler. Cela l'embêterait juste dans ses investigations.

D'un mouvement las, Ciel reprit le chemin de son lit, sa colère pas tout à fait retombé.

Rien que penser à lui l'énervait. Lui avec ses manières surfaites, ses parfaits fracs, et son sourire venimeux ! Un frisson le reprit, et son animosité le regagna…

D'un mouvement rageur, il vissa le chandelier à sa table de nuit et commença à faire les cent pas dans sa chambre. Encore une fois cette enquête n'avait rien eut d'agréable. Un fou qui tuait des prostitués (pour changer). Qui leurs coupait la tête pour recoudre celle d'un animal préalablement tué à la place, une horreur ! En plus, Sebastian avait encore fait des siennes et ils avaient dû se cacher dans des égouts ! Lui le comte Phantomhive, dans les égouts !

Son visage déformé par le dégoût à ces affreux souvenirs finit alors par la force des choses à se poser sur le grand miroir au fond de la salle, croisant son propre regard.

Habituellement, ce miroir n'était pas là, mais Sebastian l'avait monté, il y avait quelques mois, pour déchiffrer des textes.

Il s'enfonça dans l'océan de son unique oeil, l'autre luisant derrière une mèche. Un grand lac vide, aucune étincelle ne brillait dans ses yeux.

Il se surprit à avoir grandi, pas beaucoup, mais quand même quelque centimètre. Cela lui arracha un sourire de fierté. Et il put voir dans le miroir qu'avec cette grimace, les reflets de la lumière agrandissaient ses cernes. Ce qui ne lui plut pas du tout, il ne ressemblait à rien comme ça. Son sourire s'affaissa… Il était vrai qu'il n'avait pas fière allure ces derniers temps. Ses cheveux, d'un noir bleuté, commençaient à doucement lui tomber sur la face et leurs pointes à l'arrière lui caressait la nuque. Le bleu de ses yeux lui, était terni par de profondes poches noires. Son visage aminci par le temps, semblait scié par le manque de sommeil, durcissant ses traits, habituellement plus fins.

Tout ça de la faute de ce stupide démon, de toute manière, tout était toujours sa faute ! RAah! Et ces stupides cheveux qui lui tombaient dans les yeux ! C'était injuste ! Sa main se glissa brutalement sur son front et il repoussa les mèches avec mécontentement.

Il grommela, boudant comme jamais il se dirigea vers son lit, ou il s'assit rudement… Il sentait qu'il ne se rendormirait pas. Et avec Sebastian en vadrouille en plus… Il s'ennuierait.

"Il me faut quelque chose de sucré… De très sucré !" Claqua-t-il brusquement s'adressant au silence ambiant, et regrettant immédiatement d'entendre sa propre voie résonner contre les murs.

Il se leva finalement bien décidé à partir en quête de quoi que ce soit qui s'approchait de près ou de loin à un désert. Il reprit le candela et sortit d'un pas rapide et fluet de sa chambre, emporter par un élan de volonté euphorique.

Un élan qui retomba bien vite quand il dû affronter les sombres couloirs du manoir. Ça puait Sebastian partout ! Même quand il n'était pas là, la présence du démon se faisait omniprésente, toujours pour lui rappeler sa triste fin (fin qui n'arrivait jamais au passage).

Il aurait dû mourir en 1885, avec son père et sa mère. Mais cela faisait maintenant de longues années depuis l'assassinat de sa famille. Personne n'aurait pu prédire qu'il vendrait son âme à un démon dans l'espoir de se venger, de tuer ceux qui avaient sali son nom, lui avait pris ce qu'il avait de plus précieux.

Et lui, avait tout donné aussi pour les tuer à leurs tour, pour les faire souffrir autant qu'il avait souffert. Alors qu'est-ce qu'il faisait toujours là ? Pourquoi ils n'arrivaient pas à les trouver ? S'occuper des affaires de la reine en tant que Limier, lui permettait de s'approcher des lieux les plus sombres de Londres, des complots les plus noirs. Mais impossible jusqu'à présent de mettre la main sur la secte qui avait brûlé son manoir. La colère remonta, et un sentiment de ras-le-bol l'envahit, lui faisant presser le pas.

Il finit, après 10 atroces minutes à enfin atteindre la cuisine (qu'est-ce qu'il a ce manoir à être aussi grand aussi?!). S'approchant des placards, il dut tous les fouiller pour atteindre enfin une plaque de chocolat tant mérité.

Ciel se retint un instant de pousser un Eurêka de joie. Mais, partant du principe que s'exclamer tout seul dans le noir n'était pas digne de lui, il se contenta d'un simple sourire d'apprentis psychopathe.

Et sans attendre après s'être emparé de son butin, il s'apprêta à retourner dans sa chambre (oubliant un instant sa discrétion) .

Ce fut donc plus heureux que jamais de la réussite de sa mission désespérer qu'il s'assit enfin sur son lit, approchant la tablette de sa bouche prêt à croquer. Mais ce que Ciel ignorait, c'est qu'au même moment, une ombre rentrait dans le hall de la maison, traversant d'un pas léger les couloirs sombres…

Sebastian était de retour, et comme on pouvait s'y attendre. Il avait parfaitement exécuté sa mission. Tuant qui il fallait tuer, et obtenant les détails nécessaires pour le rapport. C'est donc d'un pas léger qu'il se dirigea vers la chambre de son maître.

Car il savait.

En même temps, c'était son travail de toujours tout savoir. Et il savait que son maître était debout, et à la limite de faire une ÉNORME bêtise pour sa ligne (déjà qu'il passait son temps à se goinfrer!).

En tant que majordome, il devait empêcher cela.

En quelque pas le félin de démon avait atteint la porte taillée de la chambre, il inspira, absorbant en lui les douces effluves de son maître, ainsi que celle plus corsé du chocolat qu'il s'apprêtait à engloutir.

Il amorça un pas, dans l'ultime but d'empêcher son bocchan de faire cette grosse bêtise.

Mais alors qu'il y était presque. Que la poignée allait enfin descendre… Une étrange flegme l'envahit. Cette chose l'arrêta. Il resta immobile, en face de la porte, ses capacités démoniaques lui permirent de comprendre que le petit comte avait déjà entamé la barre de chocolat, mais il resta là, et il sourit à lui-même.

Ne prenant même pas la peine d'analyser son propre comportement. Il laissa l'humain se régaler de son met. Sans se poser de question. Quelle importance? L'humain était humain. Il était inutile de le défaire de ses défauts, comme les démons. Pour une foi, il pouvait le laisser, non ?

C'était le devoir du majordome de l'arrêter. Mais point celui du démon. Il était du devoir de son contrat de l'arrêter. De faire attention à chaque détail de sa santé. Mais, derrière chaque contrat, n'y avait-il pas de plus noirs secret?

Peu importait. Sebastian ne pensa à rien de tout cela. Il ne pris ça que pour un caprice, le caprice d'un démon vieux de plusieurs millier d'année. Celui de quelqu'un qui joues avec le feu en sachant pertinemment que rien ne peut le brûler...ou presque.

Chaque décision que les êtres de ce monde font, créait des conséquences, aussi banal soit-elle. Mais ce qui entraîne ces choix, n'est généralement pour les hommes qu'un soupire du hasard. Un réflexe, de la bonté, une idée, un désir. Et la plupart du temps, ces décisions aussi vague que aléatoire n'ont pas de conséquence plus grave que cela. Sebastian, ne déduit rien de sa propre réaction, elle pouvait venir de n'importe quel caprice qu'il s'imaginait. Car, il savait, que celle-ci ne changerait rien au cour du destin. Il ne chercha pas à comprendre.

Peut-être aurait-il dû. Car Sebastian n'était pas un humain, ses choix, n'était pas le fruit du hasard. Ils suivront toujours le chemin tracé et guider d'une mains de maître par sa noir essence.

Et sa noir essence était sous contrat. Etait-ce une prémonition? Un présage?

Peut-importe, ce choix n'avait pas de conséquence. Ce n'était qu'un caprice de démon. Aux temps soit peu que les contrats n'ont pas de caprice.

Il attendit un instant, que le faible humain ai fini, puis d'un mouvement léger, il toqua trois coups sur la porte de bois, faisant suspendre le temps, l'instant d'un souffle. Puis sans attendre de réponse, il pénétra à l'intérieur la pièce.

Ciel était là, assis sur son lit, comme l'avait prédit Sébastien, ses yeux bleus brillaient d'une belle lueur envoutante, alors que ses délicates jambes pendaient au bord du lit. Il avait grandi depuis le temps qu'il se connaissait, Ciel avait maintenant 15 ans, et il était toujours aussi beau aux yeux du démon (surtout grâce à lui et à ses produits de soins, le majordome savait s'occuper de l'apparence de son maître, il en faisait un objectif).

Ses cheveux légèrement plus longs que de coutume pendait sur un visage plus fin à chaque foi qu'il le regardait. Sa peau blanche semblait aussi plus douce que d'habitude et son corps svelte étaient taillés de manière à être bien plus élégants et envoûtants que ceux de nombreuses femmes.

Ciel sursauta, et leva ses si profonds yeux bleus, fixant d'un air surpris le nouvel arrivant. Sans qu'il ait le temps de réagir, Sébastien était déjà agenouillé devant lui, un sourire désolé et hypocrite coller à la figure.

"Voyons Bocchan, qu'est-ce que ces manières ? Vous levez en plein milieu de la nuit, et voler du chocolat, ce n'est pas digne de vous."

"Tu n'avais qu'à être là" lui reprocha l'intéresser "Et puis je t'interdis de m'accuser de voler, c'est mon manoir, et mon chocolat"

"Oui, pardonnez-moi monsieur, j'aurais dû utiliser l'expression 'subtilisée en plein milieu de la nuit' ",

"Ne joue pas avec les mots Sebastian, C'est de ta faute"

"Vous insinuez que je vous nourris mal" fit semblant de se désoler le plus âgé. "Voyons Bocchan, mes gâteaux ne vous plaisent plus, pour que vous m'humilier en allant vous chercher du chocolat de nuit, je suis vexé Bocchan, je vais devoir vous priver de sucrerie !"

"Qu-Que Quoi?"

L'humain lui envoya un regard noir, sentant la colère de la soirée remonter d'un coup bien prononcer, il décida d'habillement esquivé le sujet et enchaîna:

"Tu as ce que je t'ai demandé ?"

"Évidemment, Bocchan, c'est la moindre des choses pour le majordome de la maison Phantomhive."

"Montre-moi ça !"

"Tout de suite ? Voyons Bocchan, il faut que vous dormiez, votre si faible corps à besoin de se reposer pour les cours de demain."

Le visage si parfait du comte tiqua légèrement à l'utilisation du mot 'faible', mais il ne fit aucun commentaire, préférant l'ignorer et ainsi éviter de s'aventurer sur des chemins qu'il n'était pas sûr de maîtriser. Il savait que Sebastian jouait avec lui, comme toujours.

Juste car il s'amusait à le voir s'énerver. Et il devait avouer que plus ça allait, plus il avait du mal à suivre leurs joutes verbales. Sebastian était trop parfait, il n'avait rien à réellement lui reprocher. Alors ses répliques lui semblaient presque dénuées de sens.

Plus jeune, (Il avait du mal a l'avouer), répliquer lui avait sembler plus facile, car avec moins de maturité, il donnait à ses reproches égoïstes plus de valeur. Et ces dernières lui semblaient tout à fait appropriées. Mais le problème était qu'en grandissant, ces insultes avaient de moins en moins lieu d'être. (Surtout que le démon, on le précise, pouvait rapporter sur le tapis tous les souvenirs les plus humiliant de Ciel -Pour ne pas citer, sa première… 'excitation')

"Je ne suis pas fatigué, je n'arrive pas à dormir."

"Mais si vous l'êtes, allez au lit."

"Non, je veux pas."

"Bocchan" fit semblant de rouspéter Sébastien, "Vous vous comportez comme un enfant."

Un sourire mielleux vint prendre place sur ses lèvres, "Dois-je vous considérez comme tel et vous chantez une berceuse pour vous aider à vous endormir ?"

"Ah surtout pas, ce serait une horreur!" bougonna Ciel.

"Hein, mais je chante bien pourtant" s'offusqua faussement le majordome surtout amusé par le comportement enfantin de son petit-maître.

"Non, te voir chanter des berceuses me dégoûte, ça me ferait la même impression que de voir Undertaker porter l'un des tutus roses à dentelle d'Élisabeth"

Sébastien grimaça, "Voyons Bocchan, ne vous mettez pas des images aussi répugnantes dans l'esprit, vous allez faire des cauchemars."

Ciel serra les dents, il n'avait pas besoin de ça pour faire des cauchemars, mais il devait avouer que maintenant, l'immonde image lui trottait dans la tête, et cela, le dégoûtait d'imaginer des choses aussi affligeantes, sans compter que le simple fait d'imaginer Undertaker en rose était...

"Bah voilà, par ta faute, j'ai encore moins envie de dormir" gémit le comte, un frisson lui parcourant le corps.

"Vous avez une imagination bien trop fertile jeune maître" se désola le majordome, qui pour une foi, paraissait vraiment compatissant.

"Mais j'y peux rien, si tu me fais penser à des choses bizarres !"

"Que vous êtes têtu Bocchan…" Soupira le démon qui semblait exaspéré.

Avant que Ciel n'ait pu amorcer le moindre mouvement, Sébastien le souleva d'un bras et sans attendre de protestation le glissa dans le lit.

"Maieuh! Sebastian"

"Voilà Bocchan, maintenant, soyez sage et dormez"

"Non"

"Si"

"Non"

"Si"

"Non"

"Bocchan, il fallait être plus clair si vous teniez vraiment à ce que je vous chante cette berceuse"

"Quoi, mais c'est pas ce que j'ai dit?" s'offusqua le comte

"Alors dormez"

Le Phantomhive bougonna et se tourna alors dos à son majordome.

"Très bien, mais alors tu restes ici, sans bouger pour surveiller, on ne peut pas prévoir ce qui rôde la nuit"

Le majordome sourit, "Ne vous inquiétez pas, aucun courant d'air ne viendra troubler votre sommeil Bocchan"

"Je l'espère" chuchota le comte alors que le majordome souffla doucement sur le candela. Laissant la place à la nuit noire.


On l'accorde, Sebastian est sans gêne. Et Ciel peut parler d'expérience. :P

Merci! A dans deux semaines, Dimanche, Si je n'oublie pas de publier cette foi-ci .