Chapitre 2

Tigre des Neiges

Fiction Inspiré quelque peu de "The remind of the day", livre sur un majordome anglais, aussi écrit par un japonais.


"Il ya deux communes Erreurs au sujet de la théorie du complot La première est de dire Qu'il ya des complots partout La seconde est de dire Qu'il n'y a de complot de nulle part..." Franck Lepage


Lundi 13 octobre 1890 -

Jour 11 depuis le meurtre

Le lendemain matin le jeune Phantomhive se réveilla avec un horrible mal de crâne. Et le soleil traversant les rideaux ne lui fit aucun bien.

"Debout Bocchan, aujourd'hui est très chargé, vous devez finir le rapport pour la reine" Susurra le cruel majordome responsable de cette attaque solaire si tôt dans la journée. (Eh oui, des dents aussi blanches ça fait mal aux yeux!).

Le majordome, tout de noir vêtu, venait de pénétrer la grande chambre du compte.

Contournant le lit a baldaquin il s'était de suite dirigé vers la fenêtre auxquels il avait retirer les rideaux.

Les feuilles morte du mois d'octobre commençait juste apparaître. La terre en humide n'en semblait que plus sombre.

La tête dans les choux, le jeune maitre se releva lentement. Le majordome lui souriait 'gentiment', ce qui ne rapportait que des bougonnant de Ciel comme d'habitude et accusant Sebastian de tout ou de rien.

Le démon lui tendit alors le magnifique plateau, parfaitement orchestrer qu'il tenait entre les doigts. Rien a redire, c'était magnifique. Rien de mieux pour encore plus renfrognée le jeune Ciel. Il attrapa alors le chocolat chaud en premier, puis buvant une gorgée du breuvage parfait à la température parfaite, son énervement reprit de plus belle. d'un geste brusque, il attrapa l'une des brioche et la squizza entre ses douces mains. Un regard de défit sur ses traits.

Le majordome, récitait plus loins le programme de la journée, sachant pertinemment que son jeune maître n'en écoutait pas le moindre mot. Il se permettait donc, des regards amusés, sur l'adolescent qui ainsi jouait avec sa nourriture comme un enfant frustré.

"Alala Bocchan, les hormones ne vous épargnent vraiment pas" Finit par claquer le démon le sortant de son monde.

Il n'aurait pas du le dire. Mais diable que c'était tentant.

Le jeune maitre qui n'attendait qu'une bavure de l'autre en oublia brusquement les miettes qui se détachaient de la brioche pour tourné son regard féroce vers le démon.

"Quoi?! Les hormones n'ont rien à voir là-dedans, c'est toi qui n'avais pas à mettre autant de brioche dans le petit déjeuner si tu ne voulais pas de saleté!"

"Mais, c'est vous bocchan qui me les avez réclamé ces brioches..." Se désola faussement l'être maudit.

"Car en plus, c'est de ma faute si tu fais mal ton boulot ?"

"Voyons Bocchan, je fais particulièrement bien mon travail, je vous signale que vous ne manquez jamais de rien"

"Et alors ! C'est le minimum non, si tu faisais vraiment bien ton travail, on ne finirait pas dans les égouts une affaire sur deux !" Cracha méchamment et de mauvaise humeur le chef de maison.

Sebastian fronça ses sourcil, et son sourire s'élargie. Son maitre pouvait vraiment tapé sur le système parfois. Sebastian était parfait, on ne pouvait pas le remettre en question. Avant que Sebastian, loin d'être en reste devant de telle accusation, commence aussi à légèrement élever la voix, un sourire des plus faux s'ajusta à ses lèvres.

"Mon rôle est aussi votre protection, et c'était la voie la plus sûre."

"C'est faux, si tu l'avais immobilisé plus vite, on n'aurait même pas à en parler"

Un saut de lion dans son estomac. Sourire tombé.

"C'est la meilleure, je vous signale que vous m'avez interdit de le tuer pour l'interroger !" Monta en crescendo le démon, un regard en l'air. Suivit plus que directement par son vis-à-vis.

"Comment voulais-tu que je sache que ses membres continueraient à attaquer même après les lui avoir coupé?"

"Je vous avais prévenu…" Susurra plus que méchamment le diable, sur de n'avoir rien à se reprocher.

"AH non ! Pas de ca avec moi ! Tu l'as fait de telle manière à m'humilier, c'était ton but depuis le début."

Le diable rigola méprisant.

"Voyons, vous n'avez certainement pas besoin de mon aide pour vous humilier Bocchan!"

Le compte vu le sang monter jusqu'à ses yeux.

"Oh la ferme ! Disparais, je ne veux pas te voir de la journée Sebastian, et annule tout mes cours, j'ai déjà le rapport a complété!"

"Mais..."

"Pas de 'Mais'! C'est un ordre démon de malheur, disparaît !" Ciel s'était redressé sur son lit, les yeux pleins de rage, et faisait face à un Sébastien au regard glacial qui ne rigolait plus le moins du monde."

"Très bien jeune maître, je ne vous importune plus du tout" claqua mauvais le majordome, avant d'emprunter, sans se retourner, la porte de la chambre, furieux.

Le problème était qu'avec des caractères comme ceux de Sebastian et Ciel. Ce genre de menaces était toujours misent à exécution. Ciel voulait que le diable disparaisse ? Le diable disparaissait donc totalement des yeux du maître. Même quand celui-ci en avait besoin.

Depuis quand on ne respectait plus le contrat et laissait son maître dans l'embarras ?

Beaucoup aurait compris que c'était depuis longtemps le cas, en particulier quand on avait un démon buté, avec un gamin pour comte.

Mais comme pour chaque dispute, le temps fait toujours son effet.

Une après-midi passa, et depuis aucun des deux ne s'était plus adressé la parole, l'ambiance était devenue vite très tendue dans le manoir des Phantomhive. - Car oui, loin d'être seul, Sebastian et Ciel avait l'immense privilege (Oui, oui), d'avoir de géniaux compatriote de vie. May Lin, la femme de chambre si habile de ses doigts, Finn, le jardinier délicat, et Bard le cuisinier cordon-bleu partageait leur tache avec Sebastian. Et le majordome ne comptait plus leurs exploits depuis longtemps! Bien sur il repassait juste derrière chacun d'entre eux par perfectionnisme. Sans compter Tanaka, le plus utile des majordomes (Bien plus que Sebastian d'après Ciel). -

Mais aujourd'hui, tous pouvait constater l'état deplorable des deux habitants.

Bard n'avait plus du tout accès à la cuisine, Sebastian passant son temps à découper des animaux pour les repas (avec plus ou moins de haine et de retenue dans ses mouvements). Alors que son jeune maître ne disait plus un mot sans hurler des méchancetés, les pauvres agrafeuses en étaient traumatisées, vu que à par elles, personne ne dérangeaient le comte dans son bureau. L'ambiance était devenue lourde à tel point que même au passage de la marquise de Milford, la cousine, et fiancée de Ciel, cette dernière préféra éviter de rester trop longtemps.

Le seul événement qui arriva à les sortirent de ce malaise, fut l'arrivée impromptue d'une lettre aux allures blanchâtres et à l'écriture serrée à l'attention du limier. Lorsque May Lin, reçut le si précieux document, par un cocher de blanc vêtu à la porte du manoir, cette dernière perdit un instant sa maladresse ordinaire. Et s'empressa d'aller chercher le terrifiant majordome.

"Sebastian-saaaaan"

"May Lin, quoi encore?" Cracha le majordome (se faisant violence pour rester poli).

La jeune femme sauta en arrière sur le coup, mais se reprit bien vite, et tendit l'objet magique.

"C'est une lettre! Un cocher blanc vient de nous l'apporter."

Un instant les yeux carmin du démon rougirent légèrement. Puis il tendit la main.

Enfin quelque chose de différent, et peut être qu'il allait réussir a un peu s'amuser finalement, sa journée n'était peut être pas gâcher.

Prenant comme arme, sa patience et son expérience de démon, il se posta alors, lettre a la main, devant la porte du bureau de son jeune maître. Il avait lu la lettre de manière rapide, et anonyme sachant pertinemment que son maître en serait énervé si il le découvrait. Mais bon, il le faisait à chaque fois quand même. L'autre était aveugle pour ne pas s'en rendre compte. Au moins, cette foi-ci la mission s'avérait plus que surprenante et amusante… enfin pour lui.

Il allait pouvoir se rire de son jeune maître et se vengerait presque des mauvais traitements de ces derniers temps sans avoir à tenir la moindre responsabilité dans ses malheurs, et il en jubilait.

Il toqua, trois coup régulier sur la porte, faisant presque trembler la pièce trop silencieuse, puis sans attendre la réponse il entra.

C'était une mauvaise habitude qu'il avait pris deux ans auparavant ou lorsque son jeune Lord avait été menacé d'assassinat. Pendant plusieurs jour il avait passer son temps à entrer et sortir de la pièce (en toquant à chaque fois), pour vérifier l'état d'un antidote qu'il avait dû lui administrer.

A force d'entrer et sortir, il avait fini par ne plus attendre l'autorisation d'entrer du plus petit dont la voix avait été trop faible pour être audible, -En fait, Ciel se contentait seulement a chaque foi de bouger les lèvres, pour tester son majordome-. Certes, il avait une très bonne ouïe, mais quand même, la blague était vite devenu lassante, et il ouvrait depuis, toujours avant qu'il entende l'affirmation qu'il pouvait entrer. Maintenant même le plus jeune n'y prêtait plus attention.

Enfin la plupart du temps.

"Quoi Sebastian?! je t'ai déjà dit qu…"

"Une lettre monsieur"

Ciel se tut instantanément, étais-ce bien ce qu'il s'imaginait? Prenant un visage sombre il fit un petit geste de la main au démon, l'incitant à se rapprocher. Obéissant docilement, ce dernier fit quelque pas, et lui tendi plus moqueur que jamais la lettre.

Le temps sembla ralentir, alors que doucement la main de Ciel attrapait prudemment l'enveloppe blanc cassé.

La pièce bleu sombre du bureau n'avait changé en rien, pourtant, plus que le regard mauvais et appuyer de Sebastian, alors qu'il ouvrait la lettre, le comte se sentit observé.

Serrant les dents, il attrapa le coupe papier poser nonchalamment sur la table, et en quelque mouvement, découpa le côté de l'enveloppe, découvrant une jolie lettre, rédigée d'une écriture fine et oblique. Le papier de vélin était plier soigneusement et Ciel eut un sourire torve. Tout cela montrait les goûts de haut niveau de l'expéditeur. Même l'encre bien tracé, laissait paraître sa qualité de par les reflets qui en ressortaient, le tout était un indice plus que suffisant sur le mérite de la plume qui avait été utilisé.

Ciel d'un geste posa l'enveloppe sur la table, et déplia la lettre commençant sa lecture, une lecture qui allait se révéler plus que désagréable.

Mon Chère jeune Comte,

Vous me demandez, mon chère enfant, si mes dernier troubles s'apaisent?

En effet, il lui avait poser la question par politesse dans sa dernière missive. Il haussa un sourcil, drôle d'introduction de la part de la reine.

Il se trouve que oui, Il n'y a que vous, chers compte, qui sachiez calmer mes démons et apaiser mon âme. Mais la mort et le malheur de ma blanche Albion me désespère. Je sais du tout-au-tout qu'il y a, peine quelque jour, vous avez su me détacher de l'un de mes tourment les plus amer, qui entachait cette cité. J'aime ma belle ville de Londres, aussi disgracieuse puisse-t-elle être. Je vous suis plus que reconnaissante de ces acharné sacrifices que vous executer en mon nom.

Mais veuillez je vous pris jeune comte, considérer la demande ci-contre. Je me vois dans la fâcheuse obligation de vous donner une autre affaire, dont l'issu m'est caché par de nombreux moyen. Pour cela, il faut que vous portiez une attention des plus particulières aux explications plus que sombre qui entourent cette histoire. Il y a de cela, quelque jour, une de mes nombreuses nièces, dont je saurais taire le nom, par une redoutable méprise, s'est retrouvée dans une situation des plus contraignantes. Heureusement l'affaire n'a su être ébruiter, mais elle a libéré une polémique plus que fâcheuse dans l'enceinte même de Buckingham, Une ignominie dont je ne saurais citer les conséquences, et qui entacherait plus que tout le nom de ma maison et de tout ce qu'il l'entoure. Un sujet plus que vaste, qui après plusieurs recherche s'est révélé beaucoup plus compliqué que prévu, avec une impacte plus que désastreuse pour une bonne partie de ma chère noblesse anglaise.

Il se trouve, Cher Ciel, qu'il y a une liste.

Une liste dont jusqu'à récemment j'ignorais l'existence. Pendant longtemps cette dernières a été limité, une 'élite' très precise de gens, mais maintenant, il y a de grande chance pour que cette abomination se soit dispersée, ou pour être plus exact, ait été perdu. Il s'avère que si la presse venait à la trouver, plus que la honte c'est l'authenticité en elle même de certain nom de la noblesse qui risque d'être mis en cause.

Nous ne pouvons donc risquer qu'une telle menace passe entre les main de personne aux ambitions hostile à la couronne. Ceci cher ami, est une mission capital comportant un impacts qui ne se limite pas à notre pays mais qui est un élément diplomatique aux envergures internationales. Je n'ignore pas jeune comte que cette difficile affaire est nouvelle et unique en son genre, comme vous n'avez eu jamais à en traiter. La situation presse, je n'ai point le temps et la confiance pour nommer quelqu'un d'autre à cette tâche. Il nous faut la régler au plus vite. Pour ce faire, je vous laisse carte blanche, ainsi qu'un accès illimité à toute l'aide nécessaire qu'il vous faudra pour retrouver cette liste et me la remettre dans les plus bref délais.

Pour cela préparez vous à recevoir sous peu toute les informations que j'ai pu rassembler. Il y en a peu, elles sont faibles en révélation si bien que je n'ai pour l'instant qu'un seul véritable indice à vous donner.

Votre très chère et vieille amie.

Victoria

En bas de la lettre, en son parfait centre, des lettres parfaitement bien dessiner, attirent alors l'attention du comte.

"Tigri albio silentio odium".

Ciel arqua un sourcil et reposa la lettre plus que perplexe, naturellement il chercha le regard rassurant de Sebastian qui affichait un air neutre attendant la réaction de son hôte.

"Tien lit" dit-il en tendant la lettre à son second, qui parcouru rapidement le papier des yeux.

"On peut dire que c'est une affaire plus qu'intrigante Bocchan"

"La reine me semble surtout bien avare de ses mots, j'espère que les informations supplémentaires vont bientôt arriver, car a part cette phrase latine à la fin de la lettre, notre seule indice, j'ai du mal a voir de quoi il en retourne: "La haine du tigre blanc", qu'est-ce que ça peut vouloir dire? Et cette liste qui semble tant terrifier la reine, que peut elle bien contenir, en quoi cela menacerait-il l'aristocratie anglaise?"

"Je ne sais pas jeune maître, du moins, rien encore. Mais si il nous faut juste chercher des réponses, nous savons faire"

Ciel fronça les sourcil

"Tu veux que nous allions directement demandé à Lau?" devina le jeune comte.

"Il me semble être le mieux placé pour nos questions, surtout lorsqu'il s'agit de complot contre la haute société Londonienne" Sourit le majordome.

"A moins que vous ne préfériez attendre les autres informations avant de commencer l'investigation" Enchaîna-t-il, fronçant légèrement les sourcils dans une moue qu'on aurait pu qualifier de 'faussement' inquiète de la part de quelqu'un d'investi dans son rôle.

"Non, la reine semble plutôt pressée, plus on en saura, le plus tôt possible, mieux ce sera, allons-y" Clama Ciel.

Lau, leur informateur Chinois et 'marchand' d'opium était depuis longtemps connue pour ses relations avec la noblesse. Et le jeune comte ne pouvait dénier que dans le milieu de la pègres il était très doué. Tellement doué qu'il passait toujours à coté de la justice. Ciel se demanda un moment si ils arriveraient à lui tirer les vers du nez. Abordant un mouvement pour se lever de son fauteuil il fut vite interrompu.

"Attendez, avant ça Monsieur, il est quatre heure, ne voudriez-vous pas entamer votre thé de l'après-midi? Vous risquez sinon de devoir goûter celui de Lau, et je doute que ce dernier soit de sure provenance..." Un tic de dégoût passa dans le regard du majordome. Tout deux se rappelaient très bien de la cargaison d'opium d'il y a deux ans de Lau, camouflée en tisane anglaise. La partie perdue avait fini dans la tasse de plus d'un.

Ciel essaya de cacher une moue rechignante face à l'idée de goûter le thé de Lau qui maintenant lui semblait provenir de l'estomac recracher d'un crocodile. Et faisant mine de garder une expression indifférence, il hocha doucement la tête.

"Fais, je t'attends"

Un sourire contrôlé aux lèvres, Sebastian se permit une petite courbette avant de se retourner, vers la porte abandonnant son jeune maître a de profonde réflexion sur les fournisseurs et traiteurs alimentaires de Lau.

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