Chapitre 5
Digne d'un Pacte
Engel, Oula lala, ça me fait très plaisir ce que tu dis, cela fait trois ans que cette fic est écrite, donc en effet, j'ai eu le temps, de la tourner, de la retourner, de la réécrire et de la repenser des dizaines de fois (ce qui n'est pas si pratique!), le seul truc qui est ironique, c'est que je ne connais toujours pas la fin ;) .
Aussi, ce qui est intéressant, c'est que malgré le fait que je dépeins Sebastian comme un démon, et je suis heureuse que tu l'aies vu ainsi, j'essaie de le rendre le plus humain possible XD
Nous avançons dans la vie comme des funambules, persuadés que le temps nous aidera à mieux maîtriser notre équilibre sur la corde tremblante de l'existence. - Bruno Combes
Mercredi 15 octobre 1890
Jour 13 depuis le meurtre
Deux heures plus tard, Ciel quitta finalement le livre qu'il venait de finir. La dispute entre les domestiques avait été éprouvante. Après les avoir tous les deux isolés, Ciel n'avait rien pu en tirer. Il ne savait pas pourquoi ils s'étaient disputé. En fait la seule chose dont il était sûr, c'est que les deux avaient énormément de rancœur l'un envers l'autre. La bonne blague quoi !
Sebastian avait alors dû s'occuper des réparations du hall, faire la cuisine pour un repas que Ciel ne toucha à peine, et ensuite il avait dû régler encore une fois les dégâts, cette foi psychologique des membre de la maisonner (Apparemment May Lin lui avait collé au basque pour le supplier de l'aider à refaire de Bard et Finn les meilleurs amis du monde - Ce que Sebastian avait aimablement refusé jusqu'à ce que le jeune maitre le lui ordonne).
Malgré tout, et malgré les efforts de May Lin, ce fut une perte d'énergie. Ces dernier refusaient absolument de se parler, et le comte ne pris même pas la peine d'abuser de son autorité. Si Sebastian n'y arrivait pas, personne ne pourrait. Le démon avait continuer d'investiguer, questionnant aussi Tanaka, et May Lin, et maintenant Ciel attendait les résultats.
Il était maintenant vingt-et-une heures et quelque, ils n'avaient pas eu le temps de discuter de l'affaire de la reine, le plus important en ce moment. Et le lord savait qu'ils n'auraient pas le temps d'en parler ce soir.
Sebastian allait venir lui annoncer qu'il était trop tard et qu'il fallait le mettre au lit. Avec des blah, blah blah habituelle.
Quel chieur celui-là, il avait 15 ans merde! Personne ne devrait le mettre au lit à son âge. Encore moins l'autre avec ses manières torve qui se croyait tout permis, jusqu'à même lui dire qu'il apprécierait la prostitution…
Et puis il était un adulte maintenant, tout ça ne le gênait plus, et puis quoi encore? Cet abruti pensait que vu qu'il l'avait encore une fois sauvé de ses crises d'asme, il allait l'épargner?
Furieusement, il se ratatina sur lui-même. Pour combler le tout son regard se posa sur le polar qu'il venait de finir à côté de lui, ce livre avait vraiment été de bas niveau. L'auteur qui était soporifique, n'avait aucun talent pour écrire et Ciel avait démasqué le coupable dès les premieres volés de pages. D'ailleurs, le jeune homme n'avait même pas compris pourquoi il avait continué de lire.
Le tout était bien médiocre.
C'est sur cette pensée que le majordome de la famille entra finalement dans la pièce, parfait comme toujours.
"Monsieur, il se fait tard, nous avons pris du retard dans notre programme, je ferais mieux de vous conduire au lit."
Ciel tourna la tête, ignorant délibérément le majordome.
"Bocchan?"
"Qu'on dit Bard et Finny? Sais-tu pourquoi ils se sont disputés?" Coupa Ciel.
"Je l'ignore monsieur, ils refusent d'aborder le sujet, mais de nombreuses choses peuvent être à l'origine d'une dispute"
Le silence se fit,
"Ou, de crise…n'est-ce pas bocchan?"
Quel salopard.
Ciel le fusilla et puis finit par annoncer.
"Moi, je le dis."
Sebastian pencha la tête sur la côte, cherchant à comprendre le sens caché de cette phase qui n'avait vraisemblablement rien à voir avec le sujet actuel, puis voyant rougir un peu les belles joues de son maître, il laissa un sourire torve à ses lèvres. Lorsqu'il était autant gêné, il n'était pas difficile de comprendre de quoi il parlait.
"Et que dites-vous monsieur?"
Ciel essaya de glacer du regard le démon, ce qui l'embrasa un peu plus, faisant monter le désir chez celui-ci. Le désir de prendre son âme, et de voler ce qui faisait de Ciel Phantomhive, l'être unique qu'il était; Ciel Phantomhive.
Même s'il ne l'exprimait pas directement comme ça.
"Tu as demandé, 'qu'est-ce qui te disait' que je ne serai pas attiré par le stup… Enfin la lux… bref…
Il continua de fixer du regard Sebastian. C'est moi qui te le dis, que ça ne m'intéressera pas, Je ne ressentirai jamais de … dé-désir, de plaisir pour le se…Jamais"
"C'est une belle déclaration Bocchan, mais elle n'est pas valable, vu qu'elle vient de vous, il y a conflit d'intérêts. Mais cela prouve bien une chose"
Ciel haussa un sourcil.
"Pour l'instant, la prostitution vous met comme je l'avais deviné, très mal à l'aise pour que vous soyez dans l'incapacité de prononcer les mots sexe, stupre et luxure !"
Ciel rougit violemment.
"La ferme, et conduit moi dans ma chambre !"
Sebastian un sourire presque niait aux lèvres s'exécuta s'imaginent bien sur toutes les autres connotation que cette phrase pourrait avoir, pas qu'il n'ai d'idée déplacé, bien sur que non.
Le maitre se leva, évitant délibérément de croiser le regard du majordome et il quittèrent la piece pour se dirigé vers la grande chambre bleu.
Arriver, Ciel s'installa sur l'immense lit à baldaquin, et l'autre lui sortit ses vêtements.
"Cela aucune importance que cela me gêne ou non, finit-il par dire. À ce que j'ai compris, il y a une liste des hautes têtes de la noblesse anglaises, qui ont été client de cette chose, le Tigre blanc."
Sebastian agenouillé en face de lui commença à lui détacher ses lacets, alors que son contractant continuait de parler.
"Quoiqu'il se passe, nous devrons enquêter…"
"Et peut-être même nous infiltrer" le coupa Sebastian sentant que son maître n'avait pas encore envisagé cette possibilité, qui pourtant semblait évidente.
Et le comte sembla réfléchir un instant, pesant sans doute le pour et le contre.
"Malheureusement, tu as sans doute raison" dut-il avouer après réflexion, fronçant les sourcils;
Le majordome sauta sur l'occasion.
"Être à proximité de tout ça risque de vous mettre mal à l'aise bocchan?" s'inquiéta faussement Sebastian.
"Oh, ça suffit, ne recommence pas, je viens de te dire que non, ça ne me gêne pas du tout" claqua Ciel.
"Alors pourquoi vos réactions me disent que vous n'avez absolument pas envie d'y aller"
Il tourna la tête cherchant rapidement à répondre, évitant le regard de son majordome, sa voix n'hésita pas, mais Sebastian sentit quelque mouvement de corps qui pouvait dire le contraire.
"Car c'est chiant" Sortit le jeune comte comme si cette simple explication, justifiait absolument tout.
"Language my Lord" Mais Sebastian ne s'arrête pas là. Encore une perche, son bocchan lui donnait bien trop d'occasions de s'amuser.
"Oh vraiment, pourtant il y a bien pire comme mission pour la reine? Moi, je ne vois que deux possibilités bocchan. Se moqua le majordome. Soit cela vous met extrêmement mal à l'aise… mais vu que vous refusez avec tant d'ardeurs cette première option, je vais me rabattre une seconde fois sur la deuxième."
Le sourire de Sebastian s'agrandit, alors que ses mouvements se firent plus lents pour déshabiller le comte.
"Vous avez peur que ça vous plaise"
Pour le diable, il était évident que son maître avait aucune expérience et était très mal à l'aise face au sexe, et que donc qu'il était évident pour tous deux que c'était la première option. Mais le comte était trop fier pour l'admettre, et cela l'amusait grandement, alors dire l'opposer…
C'est parce qu'il adorait, en vérité, voir Ciel rougir et nier cette option avec plus de véhémence que la première.
"Bien sûr que non !"
C'était très tordu, mais surtout très drôle.
"Ou alors c'est votre gêne qui cache cette peur plus profonde, voyons bocchan!"
Sebastian s'amusant comme un fou, vu qu'il déshabillait son maître en même temps, il sentait la peau de ce dernier frémir de rage contre ses doigts, il en avait presque envie de lui embrasser l'épiderme. De faire couler ce sang dans ses veines, pour frôler ses poussées d'adrenaline et ses micros tremblements de la peau.
"Tu passes d'un extrême à l'autre Sebastian ! Ce n'est pas parce que ça me gêne pas que j'apprécie pour autant!"
Ah le comte avouait sa gêne.
"Et combien seriez vous prêts à parier bocchan?"
Le visage de Ciel se décomposa, c'était quoi encore cette idée? Sebastian s'en mordu presque la langue regrettant presque ses paroles, mais maintenant que c'était dit…
S'attaquant aux bas de son maître, il continua.
"Je vous propose un jeu. Si nous devons nous infiltrer dans l'organisation, nous aurons l'occasion de rencontrer beaucoup de gens dont le travail est plus ou moins aussi valuable qu'une poignée de dime". Sebastian s'arrêta un instant et Ciel impatient d'entendre le reste de cette phrase suspendus regarda fixement le majordome dans ce qu'il croyait un temps de réflexion. Pourtant, le demon agissant bien plus par instinct du moment, il n'avait pas eu de tel discutions depuis si longtemps, le gout du jeu lui monta à la gorge comme de l'acid de carbonate, tel sa nature lui dictait.
Quel démon manquerait cette occasion? Il reprit bien vite, une pointe d'excitation dans la voix.
"Si jamais, pendant cette courte période, vous venez à ressentir du désir pour la moindre de ces femmes, votre corps vous trahira et je le sentirais immédiatement, dans le cas contraire, si comme vous dites, rien dans le sexe ne vous intéresse alors j'admettais ma défaite et m'inclinerais."
Le visage de Ciel s'assombrit.
"Et qu'est-ce que j'y gagne ?"
Sebastian descendit le premier bas de l'adolescent, le faisant glisser sur son pied, puis remonta pour passer ses doigts sous le haut de l'autre bas, le regardant toujours dans les yeux.
"J'accepterais tout ce que vous désirerez et l'exécuterait"
Ciel parti dans un mini fou rire, faisant arrêter Sebastian dans son mouvement
"haha, ne me roule pas Sebastian, ça, je l'ai déjà"
"Mh... non, je ne parle pas comme un majordome, mais comme un démon, et... Outre les règles du contrat"
Les yeux de Ciel s'agrandirent et luisirent dans la pénombre, avait-il bien entendus? Ceci, changeait tout.
"Et dans le cas contraire ?"
"Pendant une journée, nos rôles seront échangés, et je deviendrai le maître"
Cette fois-ci encore, le silence se fit, mais pas le silence de la forêt, calme et bruyant, non le silence noir. Tous deux avait arrêté leur activité, le bas de Ciel encore entre les mains de Sebastian ne bougeait plus. Le temps lui-même sembla ralentir.
Ceci n'était pas un jeu, c'était un pacte, et maintenant que Sebastian en avait imposé les règles, il était impossible de revenir en arrière.
"J'accepte"
Sebastian ne put empêcher un magnifique sourire de prédateur s'étendre sur ses lèvres, et il ne put presque pas retenir l'aura sombre et noire qui s'étirait autour de lui, il était excité, très excité. Limitant ses pulsions, et les ramenant au plus profond de son être, il sentit la peau de Ciel frissonner et son oeil s'écarquiller de terreur, il était sûr que l'autre ne pouvait pas voir l'aura qu'il dégageait, mais il ne doutait pas qu'il puisse la sentir et qu'elle venait de le terrifier.
Il sentit ses gestes ralentir encore alors qu'il continua de déshabiller le jeune comte, il lui mit lentement la chemise, Ciel semblait frigorifier.
"Il est l'heure bocchan" susurra à son oreille le majordome.
Le jeune garçon se laissa border, sa respiration arrêtée, et lorsque Sebastian disparus, il ne sut dire si les frissons qui l'avaient parcouru étaient dus à la peur, ou aux délicates mains de son majordome qui sans se rendre compte un peu plus tôt, trop occupé à calmer son aura, lui avait doucement caressé la cuisse, montant haut, si… haut
Maintenant lorsqu'il évacua d'un coup l'air coincé dans ses poumons, il ressentit presque le souffle chaud et erratique qu'il avait senti deux minutes plus tôt près de son oreille. Pourquoi avait-il réagit comme ça? Sebastian avait-il vu ? Ses talents si parfait de démon, avait-il senti ses réactions? Il espérait que non. De tout son cœur que non, car il était fatigué, demain ne lui apporterait que peu de réconfort. Et que au fond de lui, il savait à quel point c'était répugnant.
