Chapitre 13

Astre de lumière


« Les plus jolies choses du monde ne sont que des ombres. »

Charles Dickens


Jeudi 23 octobre 1890.

Jour 22 depuis le meurtre.

Waldeck,

Holstein-Sonderbourg

Hesse-Darmstadt.

Ciel soupira, il avait enfin réussi à limiter les papiers à une minorité de dames. Pour peu qu'il a été plus âgé et moins sérieux, il se serait servi un bon verre de whisky pour fêter ça -d'ailleurs il hésitât grandement, il avait 15 ans, merde. Plus, il était très mature-. Mais non, peut importait ses envies folles, il y avait bien plus important à faire. En ce moment, à la cour de la reine Victoria, il y avait trois grandes familles de l'aristocratie qui étaient composées de jeune fille aux profils qu'ils recherchaient. Et de toute ces demoiselles, il devait trouver celle qu'il recherchait coute que coute.

Sebastian l'avait mentionné.

Les trois axes d'attaque, limitant leurs recherche à une dizaine de personne maximum:

Premièrement, l'élue devait résider en ce moment a la cour (Sinon, fichtre, cela compliquait bien leurs affaires!). Deuxièmement, elle devait être jeune. Et troisièmement, un must, elle devait être lié à la reine d'un moyen ou d'un autre.

De l'importance, et un nom.

C'était les critères principaux pour faire partie de sa liste. Et Ciel se tritura les ongles, passant son regard inquisiteur sur le bout de papier raturé entre ses doigts, ainsi que sur la lettre de la reine qui résidait gracilement dans le coin droit de son bureau. Son écriture fine, et oblique contrastait légèrement avec celle ronde et courbe de la matriarche.

Il retourna son attention sur le papier. Parmi les jeunes filles qui résidaient a Kensington, à cette cour de pacotille -que Ciel exécrait- Il y avait en ce moment bien plus de potentielles jeunes filles qu'il ne pensait. Près d'une centaine, voir plus, si on comptait aussi les autres résidentes de Londres, et des counties voisins, Kent, Surrey, Berkhire, Busks, Herts, et Essex. Evidement les habituelles filles de ducs, barons, et autres qui cherchaient toujours vainement à lécher les pieds de la matrone ne résidaient pas le Palais, mais venait y passer leurs journées. Inutile. Celles qui avaient retenue tout particulièrement l'attention de Ciel, était des jeunes filles de famille bien plus réputer.

Trois familles anglaises croisées d'Allemand, dont la réputation aurait pu faire pâlir plus d'un. C'était toujours comme cela avec les hauts rangs, tout était un mélange osé, de nom, de réputation et de faire paraître…

…Et toutes pouvaient être de secrètes perverses qui avaient fricoter avec des prostitué/es - ou être des prostituées elle-même pour le peu que Ciel sache? -.

Oh, joie, le pire était que Ciel ne les connaissait pas personnellement.

Il aurait pu, mais il était vrai que celles-ci étaient d'un tout autre niveau. Sa fortune, à lui, était basée sur son entreprise, et son nom était lié avec. Mais même s'il avait des contacts sur la scène internationale, et qu'il connaissait les noms de la cour Londonienne, son patronyme était basé autant sur le sang, que sûr la montée bourgeoise des derniers siècles.

"Nouveau Riche…" Les voyelles sonnèrent même faux sur sa propre langue. Ce n'était pas connaitre les Phantomhive. "Tout ça, c'est des foutaise" baragouinât-il dans sa barbe inexistante.

Un patronyme, qui se réduisait à faire du business, n'était pas un royal, et malgré fortune et réputation, il ne jouait pas dans la cours des grands.

Certes, son mariage était arrangé, et il devait représenter un idéal pour sa famille, mais aucun enjeu politique n'était jamais mêlé à ses affaires. Que ses alliés économiques, soit russe, chinois ou espagnol -Pas qu'il connaissait beaucoup d'espagnol-, cela ne changeait rien à son cercle de relation. Il jouissait d'une liberté et d'une autonomie peut présente dans cette haute noblesse.

Mais, elles, ces dames, elles se destinaient à des princes, des héritiers et deviendraient les pierres des centres politiques des prochaines générations. Elles étaient des Isabelle de Castille, et des Aliénor d'Aquitaine.*

Presque intouchable. Presque.

Un sourire torve traça sur ses joues. Et… bien joué Ciel, te voilà encore à sourire tout seul. Damn. Il ramena rapidement le coin de ses lèvres la où elles devraient être, la partie basse de son visage. Il avait d'autre Major-pardon- chat à fouetter. Il avait d'autre chat à fouetter.

Ciel, n'appréciait guère de devoir résoudre ce genre d'affaire qui s'approchait autant de ces élues de la nation, car par nature, elles mettaient son nom en péril. Péril de la presse locale, des ragots de la cour, en péril par rapport à ses contacts.

Péril, car si quelque chose arrivait, ce serait son nom qui serait mis en valeur, Et son nom à lui était lié à son entreprise. Alors, que leurs noms a elles, ne seraient qu'effleurés jusqu'à qu'un autre ragot s'éprenne de Westminster -Ou qu'un mariage fasse oublier leurs démises-.

C'était aussi pour ça qu'il était le limier de la reine. Il était assez près pour creuser, mais assez éloigner pour ne pas avoir à porter le poids de ses trouvailles.

Il fallait être fin. Le jeu commençait et les règles n'était pas encore définie. il devait être parfait. Celui qui mat le roi en moins de coups qu'il faut pour que l'adversaire ne s'aperçoive pas de son plan. Et c'était dur à porter.

Mais c'était sa destinée. Et Ciel était prêt. Et puis Ciel avait Sebastian.

Si ce dernier déniait lui reparler.

Il regarda l'heure.

Soupirant, encore une fois il se leva de son bureau. Il avait sa liste de candidates potentielles, maintenant, tout reposait sur le démon. Il allait devoir la lui offrir et attendre.

Les muscles engourdis, il s'étira lentement. Ses cheveux caressèrent son front bien trop près de ses yeux. Et sa faible ossature visible au niveau de ses côtes, laissa un instant sa silhouette se découper dans l'ombre de la fenêtre. Il inspira, une gorgée d'air qui justifia son existence. L'oxygen remontant son chronomètre de vie à zéros, lui laissant seulement deux minutes de temps pour s'immiscé dans sa chair et la gonflé de vie avant que son sang s'alourdisse, durcisse et le tue. L'action, repoussa loin de son coeur ses problèmes pour une minute, mais lorsqu'elle retomba, et que ses bras et épaules s'affaissaient, une légère fatigue s'emprit de lui en plus.

En regardant la liste qu'il avait préparée, il se ressassa rapidement une dernière foi les noms pour dénicher laquelle pouvait-être la plus apte à humilier la reine comme celà. Les plus populaires de toutes restaient les filles du Grand-duc de Hesse. D'une réputation sans précédent, celles-là, allaient sans aucun doute suivre les pas de leurs sœurs en s'alliant politiquement aux grandes familles russes. Des cinq filles du Grand-duc, deux d'entre elles Irène et Alix, était un choix de roi, surtout la dernière.

Favorite de la reine.

Elles avaient 24, et 18 ans. Irène, la plus âgée, malgré son mariage, continuait de séjourner à Kensington, et Ciel soupçonnait les tensions en Russie d'être la cause de son exil*. Alix, quant à elle, était une exception dans la cour en ce moment, en plus d'être connu pour sa joie de vivre, et sa beauté sans égal, elle était surtout tragiquement connu pour son amour éperdu du grand-duc Nicolas Alexandrovitch (Il avait bien mit cinq minute à retrouver ce nom, et à le prononcer).

Si Ciel aurait parier, ce serait elle.

Il regarda au dehors. Le soleil éclairait doucement la pièce et se couchait lentement le long de la ligne des bâtiments, invisible à ses yeux, alors qu'il se réfractait seulement sur sa fenêtre. Mais les rayons vifs orangés, rouges qui traversaient le bureau, étaient droits, lumineux, distincts, et capturèrent son attention un instant.

Immuables, interchangeables mais si éphémères. Ils allaient bientôt fondre dans la nuit, Incapables d'illuminer plus avec leurs si faible force, mais semblaient porter en eux la divinité tant recherché par l'homme. En cet instant de beauté, si posée, on ne pouvait que comprendre pourquoi tous avait tant adoré le soleil. De Sargon à Assurbanipal en passant par Akhénaton et son culte de fou, destiner à attendre son retour de parts les crues du Nil. Des premiers peuple de l'Indus, et l'avènement des Aryens amenant avec eux les mythes de Varuna et Agni, jusqu'a leur monde actuel, ou on ne l'attendait plus. Tellement sur qu'il reviendrait.* Il était trop tôt pour qu'il parte maintenant.

Ciel détestait l'hiver, qui donnait à la nuit un droit suprême sur le monde des hommes.

Si jamais l'idée de Ragnarök elle-meme existait, il ne savait pas si il y survivrait.*

C'était une vraie torture. Savoir que Sebastian se promenait à Buckingham. Interrogeait des serviteurs et tout cela, cherchait à rentrer dans les petits papiers des hauts de là-bas.

Il ferma ses yeux de frustration, et retourna à son siège.

Des autres, George Victor, Prince de Waldeck et Pyrmont, avait sur sept enfants deux filles potentiellement victime du Tigre blanc.

Helena, et Élisabeth, l'une de 29 ans, et l'autre de 17 ans. La première (tout juste veuve du Prince Leopold), était mère de deux enfants en bas âge, ce qui la rendait moins probable. Mais le fait que son défunt mari, le plus jeune des fils de la reine Victoria, avait succombé d'une hémorragie il y a six ans, la rendait précieuse aux yeux de la matrone, et Ciel ne pouvait l'exclure si vite. Après tout, elle était veuve depuis bien longtemps, et potentielle victime de ce genre d'escroquerie?

Et, ne savait-on jamais, peut-être que le célibat ne lui plaisait plus?

De son coté, Elizabeth, était déjà promis à un grand avenir. Mais de ce que connaissait Ciel, elle était plutôt calme et se faisait rarement remarquer.

Après, dans les autres grands noms qui étaient passés par-dessus son bureau, celles qui étaient à Kensingston en ce moment étaient: Marie de Saxe, même âge que lui et petite fille de la reine (Une jeune femme de potentiel, mais pour avoir eu l'occasion de lui parler, Ciel doutait franchement que cette idiote ait quoi que ce soit à faire avec son affaire).

Et les princesses Helena, Victoria et Marie-Louise de Holstein-Sonderbourg, 20 et 18 ans, d'autres petites filles de la reine aurait peut-être de potentiel victime. Mais Ciel n'avait regardé leur profil que superficiellement par manque de temps.

Voilà, il était bloqué, il avait sept noms potentiels, et aucun moyen de juger laquelle l'aiderait dans son affaire.

Et le comte n'avait aucune idée d'où en était son majordome avec ses recherches, voilà déjà quatre jours qu'il était infiltré, et pourtant Ciel ne savait rien du tout.

"Abrutie" serra-t-il.

Oui, le silence prolongé de son servant commençait à être déplaisant, à l'origine il avait jouit de ce plaisir. Que le majordome et lui n'échange plus que le strict minium laissait un arrière gout de vacance sur ses lèvres. Il venait le matin, le lever, l'habiller, disparaissait, revenait à midi, puis re-disparaissait et revenait le soir juste pour le repas et le changer. Il aurait dû jubiler de ne plus avoir droit à ce ton sarcastique, et mauvais de l'autre homme.

"Complétement" Se convainquit-il.

Oui, il aurait du.

Pourtant ce n'était pas le cas. Au fond de lui, il commençait à sentir une sorte de poids-lourd dans sa poitrine à ce sujet. Même si il repoussait l'idée, il se rendait compte de temps en temps, qu'il attendait, un peu, que Sebastian se remette à communiquer, avec son épuisant sourire.

Mais, question de fierté, il se refusait à lui adresser la parole. Non, il attendait des excuses en bon dû de forme.

Il ne savait pas ce qui le gênait le plus. Le fait que Sebastian pénètre cette élite que même un homme ne pouvait atteindre en moins de temps pour le dire ou qu'il le fasse en son nom.

Il avait tant de pouvoir, tant de talent, un vrai Bel-Ami.*

Et que lui, le maître, ait besoin de ce trépied sur lequel s'appuyer. Il avait besoin de Sebastian.

"Même pas vrai" grimaça-t-il, presque convaincu.

Peut-être qu'il s'amusait avec elle… Des petites bulles de gas remontèrent ses intestins, et il se serrèrent.

La seule foi ou son démon avait retiré des informations sans lui. Il avait cru comprendre que ça avait fini dans un lit. Et que la puterelle en avait été plus que comblée.

Le comte voulu en vomir.

Peut-être que son démon mettait dans son lit en ce moment une jeune qui le supplierait de recommencer.

Et lui indiquerait tous ses secrets, secrets qui auraient dû être donné à Ciel directement.

Les démons étaient des êtres abjects.

Il espérait… C'était insultant qu'un domestique de la famille Phantomhive ait…

Il le fait pour toi, pour ton nom, en ton nom.

Sebastian baise en ton nom.

Et les Phantomhive doivent se salir les mains pour la reine.

Ciel serra les dents.

Peut-être même qu'il avait déjà trouvé laquelle des septs et qu'il se débrouillait pour lui tirer les vers du nez.

En fait, l'instinct de Ciel était clair la dessus, mais il refusait d'y croire.

Son démon devait lui être fidèle. Peut importe quel sens allait ce mot… Il le savait.

Il n'avait pas son mot à dire. Et pourtant…

"Sebastian"

Un courant d'air traversa la pièce, assombrissant le lieu de culte du jeune Phantomhive. La lumière suprême avait prit fin, autant sur la pièce que sur sa vie. Le majordome en frac noir, toujours aussi beau, mais au visage plus fermé et aux yeux plus sombres que d'habitude fit un pas en direction de son maître. Une main sur la poitrine, il s'approcha, puis courba l'échine.

"My Lord ?"

Ciel serra les dents. Son ton était trop froid, trop méticuleux. Le silence prit place dans la salle alors que le comte cherchait à analyser son homologue en se mordillant la lèvre. Il ignora le malaise qui le prenait.

Le démon avait déjà sans doute senti les battements de son coeur, un peu trop rapide en ce moment. Peut-être même avait-t-il senti, la poussé de testostérone, et de cortisol qui avait couru le long de son système endocrinien, infectant son sang d'humeur tout en tendant ses muscles. Ainsi que sa peau sèche qui raclait contre le dossier de sa chaise. Mais tant pis, Ciel n'en démordi pas pour autant.

"J'ai une liste possible, en reconnais-tu une ?"

Il lui tendis les sept noms qu'il avait trouvés, le fixant comme s'il essayait de lire dans la profondeur de ses pensées. Il forçait ses mains à ne pas trembler. Incapable de voir si l'aura noire autour du démon était du au nuage qui bloquait l'astre de feu, ou si elle venait du fond de la pièce.

Il ne tremblait pas, mais il aurait put. Presque.

Sebastian attrapa le papier, mais y jeta à peine un coup d'œil.

"Elizabeth de Waldek" Articula-t-il, sans couleur.

Le silence ce fit. Et Ciel, fronça les sourcils. Il allait détester cette conversation, il le savait.

"C'est elle" Lui ressortit-il, légèrement hautain

"Co-mment?" Sa voix se fit légèrement plus rapide sur la fin du mot. Il détestait son manque de contrôle, mais l'émotion était là.

"C'est elle" Répéta le majordome.

La mâchoire du comte était aussi tendu qu'un arc, il la retenait de s'ouvrir et de déblatérer des idioties, mais à un moment il craquerait, et elles fuseraient de ses lèvres comme des projectiles.

Sebastian ne voulait que ça.

"Comment le sais-tu ? Depuis combien de temps ?"

"Voyons Bocchan, Cela fait deux jours. Il n'y a que son nom sur les lèvres des domestiques. Je ne pouvait pas le manquer."

Il sourit, torve.

Et Ciel résista, il esseya vraiment.

Mais il ne pouvait pas.

Il se leva de son siège et se rapprocha brusquement, contournant le bureau. Malgré la noirceur, le démon pouvait entrevoir les couleurs du jeune comte, qui alternait progressivement entre un blanc pale et un léger rose.

Rien ne bougeait.

Les papiers sur le bureau qui s'était doucement soulever au mouvement du comte se reposèrent tranquillement sur le boit laqué. Le silence régnait en maitre, alors que le démon ne semblait-être qu'un object, un pic immobile et noir dans dans le décor.

"Et quand est-ce que tu comptais me le dire ?"

"Vous n'avez pas demandé Bocchan" tinta le démon, méticuleux.

"C'est une blague ?"

La tension était palpable. Et du feu dans les yeux, le regard du comte tombait dans le charbon de son démon.

Et Ciel en ouvrit presque la bouche d'ébahissement. Son cerveau n'arrivant pas a enregistrer. Sebastian lui avait omis des informations capital, pour leur enquête.

Surtout, il…savait déjà, mais ça faisait mal. Son coeur accéléra.

"Et tu as fait quoi pendant ses deux derniers jours?!" Laissa-t-il sortir contre son gré.

Il ne voulait pas savoir.

Sa voix ne put retenir un octave de plus. Ses yeux se fermait avec force, et sa respiration refusa de sortir.

Il ne voulait pas savoir.

Lui, plantée devant son immense majordome.

Aucune réponse.

Mais pourquoi? Pourquoi avait-il tant besoin?

Il devait savoir.

Que lui arrivait-il?

"Tu as fait quoi Sebastian?!" Ses sourcils se froncèrent, et son front pris une ride loin d'être élégante.

"Je suis resté au palais"

Son œil bleu, unique flamboya.

"Tu es, resté, au palais." Décortiqua-t-il, glacial.

Sebastian lui sourit méchamment, certain du précieux pouvoir qu'il possédait, et qu'il usait en ce moment.

Le diable savait.

Et Ciel savait qu'il savait. Il savait qu'il sentait.

Lui même en était rongé.

Penchant doucement la tête sur le côté, presque vers l'oreille de Ciel, comme s'il se nourrissait légèrement de l'impuissance du jeune homme, il susurra:

"Oui, la compagnie de certains est plus qu'agréable…"

Ciel ne put se contenir, il le gifla, profitant de sa proximité. Abimant la joue si blanche et si parfaite de son démon.

Cette créature abject, était resté au palais alors que lui travaillait comme un dingue?

Alors c'était ça. Son démon voulait jouer à ça?

Mais le diable, maintenant au yeux dur, ne jouait plus.

"Tu n'as pas le droit de me cacher des informations ! J'ai le droit de savoir !" S'époumona le garçon presque dans le vide, inconscient de la soudaine chute de température.

Le démon ne cilla pas, la joue légèrement rougie par la claque, et un sourire plus froid réhabilita ses lèvres.

"Tu te moques de moi…" Réalisa le comte.

La douleur dans sa voix était évidente, mais si cela affectait le diable, il ne le montra pas. Sebastian ne bronchait pas. Alors que Ciel, lui, commençait à trembler, sa voix, surtout, frénétique.

"Tu te moques de moi…"

Et il ne vit pas le majordome serré légèrement le poing. Même Sebastian ne le réalisa pas. Lui, si en control.

Et Ciel craqua.


Oulà, je me suis lâché niveau références dans ce chapitre.

Bon, déjà - Je sais, rien ne se passe- Mais, j'arrivais pas à rester dans la limite de mots … Bouuuuh.

Ceci à part. (1) Waldeck, Holstein-Sonderbourg, Hesse-Darmstadt. Ce sont de vrai nom, de vrai famille, et j'ai fait de vrai recherche sur quelles étaient les potentielles jeunes filles qui existaient vraiment à l'époque et pouvaient avoir fait partie d'une telle association.

Deuxièmement. Oh Dieu, je m'excuse platement, je n'ai pas arrêter d'utiliser Buckingam pour parler du palais de la reine jusqu'à maintenant dans les chapitres précédants, mais… euh, en fait à l'époque le palais de Victoria était: (2) Kensington Palace (oups!..). Donc dorénavant je mentionerais probablement les deux, pour différente raison et utilisation (cela ne surprendra personne que Vicky-chan ait deux palais, non? )

(3) Des Isabelle de Castille, et des Aliénor d'Aquitaine. J'ai pris deux noms de femme que j'aime particulièrement, surtout, Aliénor, mais je ne sais pas si elle était assez connue pour que la référence soit suffisant juste avec elle, donc j'ai rajouté Isabelle de Castille, un peu plus connu quand même. Donc Isabelle de Castille est la reconquista espagnole, avec la prise de Grenade en 1492 et le voyage de Colomb aux Amérique.

Aliénor d'Aquitaine fut reine de France, puis reine d'Angleterre. C'est un peu son époque, et son histoire qui ont poser les bases de la guerre de 100 ans. Dans tous les cas, c'est une personnalité extrêmement intéressante qui vaut la peine qu'on s'intéresse à elle. Pour une foi qu'une femme n'est pas une victime dans l'histoire.

(4) Les tensions en Russie font référence au non-renouvellement de l'Entente entre Alexandre III et les empereurs allemands et autrichiens en raison du contentieux russo-autrichien dans les Balkans (Wikipédia). Au début, je voulais mentionner et je pensais à l'exil des Doukhobors, qui ont aussi un tournant russe du moment, mais je ne pense pas que cela colle exactement. Et puis, je ne voulais pas trop amener des histoires d'orthodoxie/protestantisme dans la fic, je ne m'y connais pas assez dans ce domaine.

(5) De Sargon à Assurbanipal en passant par Akhenaton.

Tous sont des dirigeants de l'Ancien Monde. Sargon et Assurbanipal furent des akkadien/Assyrien, et ces Peules, ainsi que les Égyptiens (Akhenaton) ont toujours eux une certaine inclination pour le soleil.

(6) l'Indus, et l'avènement des Aryens amenant avec eux les mythes de Varuna et Agni.

Varuna et Agni sont des Dieux hindouiste/Védiste. Dieux du Ciel et du Feu.

(7) Ragnarök - La fin du monde dans la mythologie nordique (ou le soleil disparaît)

(8) Un vrai Bel-Ami. - Guy de Maupassant, je recommande, très bonne lecture.

Merci d'avoir lu! Je tiens à m'excuser un instant des fautes, et surtout des accents, vu que je n'ai pas un correcteur automatique durant l'écriture, il ne les ajoute pas, et j'en oublie toujours beaucoup dans la relecture.