Chapitre 16

La princesse blanche

Salut les loups, je m'excuse platement pour les fautes. Je fais de mon mieux pour les éliminer, mais on dirait que comme les mauvaises herbes, elles poussent toutes seules dans les recoins les plus sordides de mon écriture. Fichte ! Mes plates excuses...


"Everything is about sex, except sex is about power" - Oscar Wilde.


Dimanche 26 octobre 1890.

Jour 24 depuis le meurtre.

Le lendemain, la jeune fille avait tout prévu. À 16h, elle se tenait bien droite assise dans un petit salon, avec pour seule compagnie sa servante préférée.

La pièce où elle s'était installée n'avait qu'une unique et grande fenêtre qui donnait sur la cour extérieure. Évidemment, elle n'avait laissé aucun indice tangible à l'inconnu pour qu'il la retrouve. Elle se disait que s'il le voulait vraiment, il la trouverait. Elle espérait juste que ne soit pas trop tard.

Elle avait ordonné à la bonne d'apporter le thé lorsque qu'un bel homme passerait le perron de la pièce. Evidemment la vieille femme avait été surprise sous l'annonce qu'un inconnu, de sex masculin, allait faire son apparition dans la grande résidence (Son regard vénéneux en avait dit long). Après tout il n'était pas très commode pour une gente dame d'inviter un homme; seule. Voir.. c'était complètement inapproprié. Mais c'était bien l'intérêt que la vielle chouette soit muette, elle ne pouvait pas répliquer. Elizabeth n'avait que moyennement confiance en elle, mais la matrone la servait depuis si longtemps et sans commettre de faute -et pour ça elle méritait bien son poste-.

Elizabeth partageait donc la majorité de ses secrets, volontairement ou non, avec la quinquagénaire (Pas qu'elle ait trop le choix, la jeune fille mourrait d'ennui si elle ne pouvait pas parler). Jusqu'à présent, aucun de ses vices n'avait été ébruité. Mais elle savait que la vielle domestique pouvait bien attendre un St-graal pour allez radoter —Métaphoriquement parlant, vu qu'elle était muette.

Alala, si sa mère apprenait ça, elle en aurait sûrement une crise cardiaque, mais bon, elle avait fait bien pire dans sa jeune vie! Dire que la veille, lors du bal, Phantomhive et elle s'étaient promenés seuls sans chaperon?! Sa grand-mère l'aurait déshérité de tant d'audace! D'ailleurs, elle était étonnée qu'un homme du rand du Comte ait laissé faire une telle chose. Les hommes de sa stature étaient généralement très peu progressistes. N'est-ce pas?

À 16h01 tapantes, deux coups discrets furent frappés à la porte tirant la jeune fille de ses reflexions de rebelle -Oh là là, que ce mot sonnait bien sur ses douces lèvres. La Lady laissa un sourire de joie éclairer ses traits. C'était mieux que ce qu'elle espérait.

De sa voix claire, elle clama un "Entré" doux et mélodieux, et le jeune Comte pénétra la pièce. Mais, à son grand damn, il était loin d'être seul. Un autre homme tout aussi beau, un valet, à la tenue parfaite, et plus âgé d'une dizaine années le précéda de quelque pas.

"Messieurs" déclina-t-elle

Elle fut irritée que ce personnage supplémentaire s'invite à leurs réunions privées. Évidemment que le Comte serait accompagné. Que croyait-elle? Cette apparition ne lui offrirait malheureusement plus son unique attention.

"Mademoiselle"

"Quelle joie que vous vous joigniez à moi" Sourit-elle, cachant ses véritables intention. "Et à l'heure en plus! J'étais inquiète que vous ne trouviez pas cette pièce."

Elle ne manqua pas le rictus qui tordis rapidement la bouche du jeune Phantomhive et le sarcasme qui s'en suivit.

"Vous avez su avec ravissement laisser assez d'indication dans le choix de votre parfum pour vous retrouver, délicate attention."

Elle ne sut dire si elle plaisantait, mais elle décida d'ignorer royalement la remarque plutôt que de s'humilier à poser des questions.

"Je vous remercie, venez donc vous asseoir."

Le noble hocha la tête et s'assit sur l'une des chaises autour de la table basse du salon. Ses vêtements, un cardigan en trois pièces fines et légèrement pourpres lui allaient tout aussi bien que le costume bleu nuit de la veille. L'attirail était beaucoup et bien approprié pour un thé en séjour. Le beau mélange d'une tenue de ville et d'un habit de fête, un peu trop élégant pour se promener dans Londres.

La bonne apporta donc deux tasses, qu'elle déposa délicatement sur la table en face de la demoiselle et de son invité.

"Voyons ne soyez pas sotte Bérénice apportez donc en une troisième, ne voyez-vous pas que nous avons un invité surprise?" Elle jeta un coup de main rapide vers le valet de pied.

"Non, ma lady," Intervient le Comte. "Je vous pris, mon majordome peut très bien s'en passer."

Majordome… Pas valet? C'était incongru. Dans une société aussi cadré que la leurs, le majordome avait bien plus pour habitude de géré le foyer. Alors que les valet de pied s'occupait des taches plus ingrate des sortis extérieur.

"Je suppose pourtant qu'il n'est pas là pour décorer? Un si bel homme doit bien avoir des choses à dire! Alors qu'il s'asseye et prenne une tasse, son avis pourrait m'intéresser."

Haussant les épaules, le garçon fit signe à son homme. Ce dernier visiblement peu gêner s'exécuta, s'asseyant à ses cotés légèrement en retrait sur une des chaises moins imposante de la pièce.

"Maintenant que nous sommes là, rentrons dans le vif du sujet, voulez-vous?"

"Cela va de soi" Accorda le comte.

"Très bien, alors dites-moi… Je dois absolument savoir d'où vous vient ce magnifique veston qui vous sied à merveille! Si simplement mon couturier avait la main aussi fine, mais par tous les saints! je pourrais sur-passer d'élégance toutes les dames la Saison* prochaine, en particulier Lady Ariana du Prés-de-Sussex !"

"Je…"

"Mais vous rendez-vous compte! Et dire que la Saison dernière cette —Excusez ma véracité, jeune écervelée a voulu faire sa présentation devant la reine en utilisant le fiancé de sa cousine germaine, lady Sancella Blackville?! Comme si ce dernier avait la moindre influence à la cour depuis ses échanges frauduleux de lettre avec le prince de Galles. Évidemment, il pouvait très bien toujours se porter garant. Mais, heureusement qu'elle a finalement pu se porter malade et repousser son introduction à la saison d'après, elle aurait mis Lady Blackville bien dans l'embarras! Une histoire de plus et elles auraient été la risée des Salons. Mais maintenant, elle se vante ainsi par conséquent, elle pourra aspirer à la saison prochaine au droit d'introduction du Duc de Salzbourg ! C'est absolument outrant! Si vous voulez mon avis, il faut surtout —en prenant compte que son age avance, que la pauvrette se trouve un bon parti, vu sa cervelle, elle ne risque pas d'aspirer à grand-chose d'autre." Elle entendit son interlocuteur déglutir alors que son flux de parole ralentissait légèrement avant de reprendre de plus belle. "Si jamais le marquis de Rockmernier se décidait à enfin reprendre une compagne après le décès de sa pauvre femme -paix à son âme-, alors Lady du Prés-de-Sussex; Aîné, pas la cadette, aurait finalement un moyen de pression un peu plus tenace sur les goûts tendances de la saison. Mais vu comment s'est parti! Il ne pourra pas faire de demande avant Noël sans se ridiculiser! Non, mais vous rendez-vous compte? Un vrai calvaire. Donc, Lady Ariana, n'en fait qu'a sa tête pour son introduction. Si vous voulez mon opinion, il faudrait lui faire réaliser qu'elle ne peut pas juste faire comme bon lui semble. Mais, après tout, l'influence de certains amis des Blackvilles pourrait se trouver en mesure d'aider. N'agrée-vous pas?"

"Ou-i, je sup…"

D'un coup, Ciel se rembrunit, la jeune prussienne le regardait droit dans les yeux, sans ciller et venait doucement de lui suggérer d'utiliser son influence à la cour. Comprenant par là ce qu'elle venait de faire, le comte fut beaucoup moins enclin laisser son esprit dériver. Les sourcils froncés à son tour. Il la regarda sévère, et elle lui rendit bien son regard, fier. Après tout, elle l'avait presque piégé.

"La famille Blackville n'a plus de 'contact' avec la famille Phantomhive depuis bien longtemps." Susurra-t-il.

Il releva la main rapidement, empêchant la jeune princesse de reprendre sa cacophonie. "Voyez-vous, Lady de Waldeck, je n'ai que peu de temps, alors, nous pouvons discuter vos opinions sur la Saison mondaine et autres, mais à condition que vous répondiez alternativement à mes questions…"

Il la fixa. Elle le jaugea froidement, prête pour un combat dont elle ignorait les enjeux.

"Vous m'intriguez fortement vous savez." Sorti en premier la princesse, coupant le silence. "Vous avez à peine 15 ans, et pourtant vous êtes là, en face de moi, alors qu'un garçon de votre âge devrait se trouver à Éton*. Sans compter les habituels salons et bals annuels, pourtant vital pour les nobles, auxquels on ne vous voit jamais. Aussi, je n'ai jamais entendu parlé vos terres, pourtant peu éloigné de Londres…Elles couvrent presque la totalité du canton ouest de l'Essex, n'est-ce pas? Où doivent bien se trouver au moins quelques métayers… un village! Une bourgade?!

Ciel soupira.

"Si, vous le voulez bien nous pourrions revenir sûrs…"

"Vous vous intéressez à des sujets qui concernent la noblesse, la noblesse s'intéresse à vous," coupa-t-elle sérieuse, le défiant du regard d'évader ses questions. "Vous êtes, sans jeu de mots avec votre patronyme un Fantôme, Lord Phantomhive. J'ai fait mes recherches. Vous faites partis de cette société tout comme moi, et tout comme moi, vous savez que la seule raison pour laquelle vous avez échappé au radar de la cour, c'est votre jeune âge. Il vous offre un minimum de protection face aux infamies qui risquent d'être dites à votre sujet, mais j'ai déjà pu entendre des messes-basses. Vous parliez de victoire hier? Je pense que vous pouvez être mieux placer que quiconque pour savoir qu'il n'y a pas de victoire sans allier. Votre réputation est la seule chose digne qu'il vous garde de sauvez. Au moins en apparence."

Un silence s'ensuivit.

"Je ne suis pas votre ennemie. Vous en avez déjà assez sur moi, pour savoir que la personne qui risque de faire chanter l'autre ici n'est pas moi. Mais, je ne peux pas vous aider et être libre de conscience sans avoir un minimum d'information sur vous et vos objectifs…"

Elle se tut doucement, le fixant intriguée. Il la regarda en retour, de son unique oeil, et elle se jura, qu'un jour, elle arriverait à comprendre les traits figés du comte, et se qu'il cachait.

Finalement après quelque seconde qui semblait interminable, le comte sembla se résigner.

"Mon domaine ne possède aucune terre agricole. Je n'ai hérité que de plaine non-cultivable et de magnifiques forêts, très prisées pour la chasse, soit dit en passant, mais très peu exploité au printemps et inutilisable l'hiver. Quant au seul petit patelin qui faisait partie de mon héritage, ainsi que les fermes alentour, ils ont été mis sous la responsabilité de mon parent le plus proche, mon oncle et tuteur qui s'occupe de leurs gérances et de leurs loyers jusqu'à ma majorité, et mariage. Alors, je suis loin de gérer mon domaine physiquement mademoiselle, et il y a peu d'histoire à savoir. Les avancés de ma compagnie de jouet, me sont bien suffisants, et m'occupe bien largement"

"Pourquoi celle-ci n'a-t-elle pas été mise sous la surveillance de votre tuteur aussi ? N'aurait-ce pas été normal ?"

"Elle n'a jamais figuré dans les papiers du notaire. La compagnie n'a pas toujours prospéré." Révéla-t-il "Du temps de mon père, elle ne produisait à peine qu'une portion de nos avoirs. Il l'avait hypothéqué, le temps de trouver un acheteur intéresser. Lorsque mon héritage a été enquérît par mon oncle, cette dernière ne fut jamais ajoutée aux papiers légaux comme tout le reste de mes possessions considérée… 'trop compliquer' à gérer pour un enfant. Je ne l'ai récupérée qu'une demi-année plus tard. Et à l'époque, j'ai eu la présence d'esprit d'en augmenter les intérêts, et les affaires on reprit de plus belle. Au final, vu que ce n'était qu'un infime pourcentage de mon bien personne n'a pas jugé bon de remettre en question sa réhabilitation. Du moment que je ne m'endettais pas. Il s'est juste avéré que j'étais particulièrement doué pour le commerce, et l'image de la compagnie, et une partie de sa prouesse de vente gagnait en popularité du fait qu'un enfant y faisait des jouets pour d'autres enfants."

"Qu'en est-il du lycée d'Éton et des soirées mondaines ?"

"J'ai une faible santé, Mademoiselle. Lorsqu'il fut considéré mon entrée au collège. Il a été préférable à l'époque que je m'en tienne à une éducation privée et a domicile. Il en va de même pour les mondanités."

La jeune fille resta immobile peu convaincu.

"Cela ne semble pas empêcher la reine de vous donner des affaires plus que soupçonnable a réglé."

"Sa Majesté à su voir en moi, grâce à ma capacité à gérer la compagnie un talent rare pour quelqu'un de mon âge. C'est un plaisir et mon devoir de faire tout ce qui est en mon possible pour pouvoir l'aider ne serait-ce que de temps en temps par des questions ou de petite recherche jusqu'à mon entré officiel à la chambre des Lords."

Elle le regarda, le jugeant légèrement. Puis, hocha la tête.

"Dans ce cas, qui suis-je pour résister à une telle loyauté. Je vous souhaite bien du courage jeune Phantomhive. J'ai peur que vous vous résolviez à un avenir tout tracé, et bien sombre."

"Nous sommes noble, n'est-ce pas notre avenir a tous?"

"Non. J'aime croire qu'il reste une part d'inconnus merveilleux dans ma vie."

Ciel souris jaune.

"Bien sûr, mais si cela ne vous gêne pas, pourrions-nous revenir sur la raison de ma venue?"

"Très bien, Que voulez-vous?"

Elle prit une gorger de son thé, avant qu'il ne se lance.

"Je ne vais pas tergiverser. Où se trouvent les locaux Tigre blanc"

"Dans un des quartiers très chic du Nord de Londres, cher Comte." Puis avant que Ciel ne puisse re-parler, elle enchaina: "Quel est son nom?"

Il fut légèrement surpris

"Sebastian." Mumura-t-il.

Elle senti tout de suite la tension monté face à l'attention qu'elle portait soudainement au majordome. Et même, elle cru voir un léger sourire sur les lèvres de ce dernier, mais peut-être l'avait-elle rêver.

"Et, comment y pénétrer?"

"On ne peut pas, c'est réservé à une élite, pourquoi vous y intéressez ?"

"J'ai mes raisons, faite vous partit de cette élite?"

"J'en faisais partie."

"Faisiez? Pourquoi donc ?"

"Je ne suis plus accepté sur les lieux… hum, vous sentez bon, c'est quel cologne?"

Il haussa les épaules.

"Pourriez-vous, malgré tout, nous y faire pénétrer ?"

S'arrêtant la jeune fille, enfonça ses yeux bruns dans ceux de Ciel.

"Vous rendez-vous compte de ce que vous me demandez, Comte Phantomhive? Je sais que la reine a confiance en vous, mais pénétrer le Tigre blanc est d'une complexité!"

"Avez-vous les moyens de le faire?"

"Je… pourrais essayer? Mais, je ne peux rien vous promettre, ce ne sera pas aisé!"

Elle se raffermit un peu, puis buvant une gorger supplémentaire hocha la tête.

"Savez-vous déjà comment marche le Tigre blanc et pourquoi il est intouchable ?"

"Oui"

Elle posa la tasse. Ignorant sa réponse.

"Le Tigre blanc n'est pas qu'une simple organisation, vous savez sans doute sur quoi ils travaillent. Mais comme toutes entreprises elle est composée de plusieurs branches."

"Si je comprends bien, c'est un système en arbre ?"

Elle hocha la tête.

"Le Tigre Blanc agit comme un club privé. Le Tigre, fait en sorte que tous inconvénients deviennent minime. Dans chaque maison close il y a des suites occupées par une dizaine de prostituer, qui n'accueille qu'un client à la foi. Ils ne remettent jamais deux fois un client dans une même pièce et, ils changent même les prostituées de ville tous les deux ou trois ans pour permettre une discretion total. Les dirigeants de chaque club, change aussi chaque année, et ainsi de suite."

"Et pour la liste ?"

"Ah oui, évidemment que c'est ça qui vous a ramené. Le problème de la liste, est que l'un des vielles prostituée en chef a recensé la liste des clients des pièces qu'elle a dirigé. Noms, leurs âges et… habitudes. Cela faisait plusieurs années qu'elle tenait ce registre. En passant par le royaume d'Italie, la France, l'Espagne, la Prusse, la Russie, la Grèce, l'Empire austro-Hongrois, les petites principautés et les villes de passage, il est dit qu'elle y a récolté plus d'une centaine de nom."

"Oh, en effet, un problème pour certains hauts de la cour."

"Oui... En effet. Lorsqu'elle a commencé à se sentir vieille elle a compris qu'on chercherait à se débarrasser d'elle. Par instinct de conservation, elle a menacé de vendre cette liste secrète au plus offrant. C'est sans compter que deux jours plus tard, son corps était retrouvé poignardé et la liste disparue. Quelqu'un a dû mettre la main dessus, et attendre le bon moment."

"Donc la liste traîne quelque part."

"En effet."

"Comment la retrouver, y a-t-il des pistes?"

"Vous vous doutez bien que non. Le Tigre n'allait pas contacter Scotland Yard. Déjà que le Scandale de Cleveland Street est toujours frais dans les esprits. Cela risquerait de les compromettes encore plus."

Ciel grogna.

"Non, en effet"

Elle le regarda rapidement, mais au final détourna les yeux.

"Vous avez mentionné qu'ils résidaient au Nord de Londres."

"Oui… En tout cas, c'est par là-bas que j'y suis entré."

Il haussa les sourcils.

"En effet, les femmes sont rares comme clientes de ce genre de lieux, comme vous vous en doutez. Mais voyez-vous, lorsque mes préférences se sont ébruité, j'ai reçu une carte d'invitation m'indiquant qu'ils avaient exactement ce qui me fallait… Je dois avouer être tombé dans le piège."

"Je ne vous juge pas."

"Merci."

"Dites-moi… Une telle entité doit bien avoir des cuisiniers, des serviteurs, du personnel ?"

Elle réfléchit.

"En effet, maintenant que vous le dites. Ils sont très discrets par contre, je n'y avaient jamais pensé, mais c'est le cas. En même temps, j'avais des choses plus belles à regarder"

"Sont-ils des prostituées ?"

"Qui?"

"Les servants"

"Hum, en ce moment, je ne peux rien vous en dire… Je vais honnêtement vous avouer que je n'en sais pas plus."

Ciel hocha la tête.

"Par contre… Je connais peut-être quelqu'un qui peut. C'est quelqu'un que j'ai rencontré là-bas."

"Je croyais que l'on ne pouvait pas communiquer avec d'autres clients… ?"

"Oui, normalement non. Mais, il y a deux semaines quand la vielle a menacé de livrer la liste, tous les nobles et les prostitués l'ont su. Il y a eu des fuites, la vigilance a été négligée, certain clients se sont rencontrés, des prostitués se sont enfui, des chefs de section ont été remplacés et les branche ont été retravailler. Et plus d'une personne a eu la tête coupée, métaphoriquement, c'est cet événement qui a attiré l'attention de la reine. Sans cela, vous n'auriez jamais entendu parler du Tigre blanc."

"Et votre amie ?"

"C'est une noble comme beaucoup, et il se dit qu'elle a des relations là-bas."

Ciel interrogea du regard.

"Disons que pour ce genre d'entreprise, il y a évidemment et toujours des, comment dire… préstataire" Sourit elle méchante "Des hommes et des femmes qui 'pour le bonheur de tous' financent et s'assurent des bonnes mesures financière de leurs caisses. Ce sont eux qui protègent le Tigre de leurs réputations et soutient et empêche même jusqu'à la reine de s'en mêler."

"Je vois."

"Je ne promets rien, mais si j'arrive à lui parler, je verrais ce que je peux faire évidemment, il faudra jouer le rôle qu'il convint."

"Je vois. Donc contacterez-vous votre amie ?"

"J'en fais mon affaire, mais il y a une condition."

Ciel leva la tête.

"Je refuse de prendre autant de risque sans retour jeune Comte, je pense que vous pouvez le comprendre ?"

Ciel serra les dents,.

"Que puis-je pour vous?

"Déjà, je veux que votre majordome me fasse confectionner un de ces magnifiques vêtements que vous portez, je les trouve à tomber."

"Deuxièmement, il se trouve que mon nom est évidement sur cette liste. Pour moi, il est trop tard pour sauver ma réputation auprès de la reine. Mais la prison par contre… Ainsi que mon amie, son nom… J'aimerais que vous effaciez cela avant que la reine ne mette la main dessus, je vous en prie, ce n'est qu'un juste retour des choses."

Ciel planta ses yeux dans ceux de la jeune fille.

"Je ne peux rien vous promettre."

"Non, mais vous le devez, elle le mérite"

"Je verrais. Pouvez-vous donc nous donner le nom de vôtre… Amie ?"

"Oui, je pourrais, mais je ne le ferais pas, j'attendrais déjà qu'elle accepte de m'aider, mais je ne serai pas craintif à votre place, en lui promettant d'effacer son nom, vous vous êtes surement fait une amie"

"Très bien, sur ce, mademoiselle, je vous prie de nous excuser"

Le compte Phantomhive se leva, fit un signe de la tête à la jeune femme, et en quelque mouvement fut rhabiller de son manteau et de son haut de forme. La princesse ne réalisa que plus tard les mouvements complémentaire et fluide du majordome, avant que les deux hommes ne sorte de la piece, la laissant seule avec son thé, froid.

"Beuh! Bérénice! Veuillez tout de suite me réchauffer de l'eau!"


*La Saison mondaine: à Londres elle se passait généralement en Avril, ou toutes les familles riche de Grande-Bretagne se retrouvaient à Londres pour assister à la présentation des jeunes filles de haut rand au couple royale. Elle était accompagné de tous les bals et rencontres officielles des nobles.

* Éton: Un des plus vieux lycée, pensionnat pour garçon d'Angleterre ou la majorité de la noblesse étudiait.