Chapitre 20

La loi du plus fort

Note de l'auteur: Voilà un nouveau chapitre, et je tiens à m'excusez des petites coquilles et incohérences de cette histoire, j'écris lentement et fait de mon mieux pour les éviter, mais même si j'ai une trentaine de chapitre d'avance, je passe un temps fou à éditer et à corriger. Et je suis loin de tenir le rythme (et de ne pas faire de fautes). En espérant, que vous donnez quand même une chance à cette histoire. Merci de votre soutient, et du nombres de vue que je vois. Cela fait du bien de savoir qu'il y a au moins des lecteurs invisibles qui suivent en silence cette histoire.


"La raison du plus fort est toujours la meilleure : Nous l'allons montrer tout à l'heure" - La Fontaine


Mardi 28 octobre 1890.

Jour 26 depuis le meurtre.

Sebastian ne fit pas le moindre son.

Et le Comte mangea en silence.

C'était une après-midi de plus, dans la demeure des Phantomhives.

Cela ne dura pas.

Après quelques minutes, le Comte abandonna sa fourchette en la laissant tomber vulgairement dans son assiette avant de quitter la pièce sans procès.

Il marcha dans les couloirs sombres. La nuit n'était pas tombée, mais de sombres nuages avaient vite fait de prendre place derrière les fenêtres de la résidence.

Le Comte, avançait frustrer en faisant claquer ses talons, faiblement éclairé par la lumière du soleil filtré par les fenêtres, qui faisait briller son grand œil, bien conscient que son majordome restait dans son ombre.

Il tourna ainsi sur plusieurs couloirs alambiqués, pour finalement arriver à son cabinet. Ciel ignora rapidement le majordome qui s'installait à sa droite, et s'approcha d'un petit coffrait incurver dans l'armoire à droite de son bureau. Les listes de contrats et de fiches d'achats non analysé de la compagnie s'étalèrent devant ses yeux, il attrapa le premier dossier et s'installant dans le grand fauteuil, il se mit en quête de l'étudier.

En quelques secondes Sebastian avait sortie d'autres documents, et les posait sans un bruit sur le bureau dans un ordre de travail que tous deux connaissaient, s'attelant à des tâches habituelles. Il était bien conscient de l'essai futile de Ciel de re-organiser son esprit et ses problèmes par une attention soudaine pour un environnement et un système familier. Un trait que sa personnalité d'enfant, manquant de stabilité, et son besoin cruel de control. Papiers à la main, les nombres finirent par noircir les pages, alors que les plumes des deux hommes s'appliquaient délicatement dans une routine studieuse.

Sebastian vérifiait les contrats, pour y souligner les points importants, avant de les transmettre à Ciel, pour que celui-ci les révises et y apporte les modifications souhaitées et quelques idées qui lui passaient par la tête pour la compagnie. Il ne manquait jamais d'en avoir, et cela faisait partie de sa force. Puis le majordome relisait le travail complet pour pouvoir le signer et y apposer le seau des Phantomhives.

Tels des automates, feuilles sur feuilles glissaient entre leurs doigts, laissant la mélancolie de l'après-midi reprendre sa place.

Sebastian apporta même le thé, et Ciel le bu.

Doucement, le Comte se calma, laissant peu à peu tomber sa frustration et rage pour une fatigue plus lasse.

Sebastian fini par le sentir, car en effet la concentration de son maître diminuait et sa personne s'égarait.

Ses doigts tripotant de temps en temps le bout du bureau ou faisant tournoyer son stylo.

"Vous vous dispersez, Bocchan" se permit-il de dire, testant les eaux sombres.

Un instant, il crut que le Comte allait l'ignorer, ou lui reprocher quelque chose. Pourtant, ce fut avec une voix, frustrée, enfantine et rechignante -l'habituel Ciel. que le jeune homme, répondit sans délicatesse.

"J'en ai assez"

Puis, semblant se ressaisir, il fixa vénéneusement le dernier contrat.

"Non, j'en ai ras-le-bol".

Il envoya valser les papiers sur le sol (Sa plume avec).

"Bocchan! C'est une très mauvaise habitude que vous avez là!"

Le diable avait réagit naturellement, reprenant immédiatement son ton enjôleur et moqueur habituel, faussement outrer.

"J'ai faim."

Vraiment…? Sebastian fit rouler ses yeux.

Son Bocchan avait soit une mémoire de poisson rouge, soit il était encore plus doué qu'il croyait pour ignorer ce qui le gênait… Quel Anglais.

Mais alors là, il y avait bien des choses qui ne changeaient pas.

"Ah non, vous n'avez pas faim. Le dîner ne sera pas servi avant 8 heures."

"Si, j'ai faim. Je veux la fin de mes gâteaux."

"Bocchan, il est trop tard pour ce-là, vous auriez dû finir votre Saint-Honoré" se plaignit le diable.

"Oui, et j'aurais dû tous les manger! Mais, c'est de ta faute tout ça, tu m'as coupé l'appétit"

"Pour la vitesse à laquelle il revient, je ne devrais pas m'inquiéter !"

"Donne-moi à manger"

"Non, c'est de la gourmandise, le repas arrive bientôt, patientez"

"Ça change quoi? De toute manière je suis le seul à manger dans cette stupide maison"

"Il n'est que dix-sept heures trente bocchan vous avez le temps"

"Alors sortons."

Le majordome mimant la parfaite surprise se retourna vers l'adolescent.

"Pardon?"

"J'ai dit, 'sortons', Sebastian, tu commences vraiment à contester mes ordres."

"Veuillez m'excuser… Mais, Sombre inconnu, dites-moi qui a remplacé mon jeune maître ce que vous avez fait de lui?"

"Je t'ai dit au moins mille fois d'arrêter de te moquer de moi."

Le démon gloussa -beurk-.

"Mille fois? Vous ne faite jamais dans l'excès dites-moi. Cela fait à peine cent-cinq fois que vous m'accuser incorrectement de la sorte! Mon pauvre coeur va finir par se briser!"

Sebastian mima une main venant s'apposer avec drame sur sa poitrine, et une autre courber à ses lèvres.

"Pff, moi ce que je retiens, c'est que même après cent-et…-machin fois ce n'est toujours pas rentré!"

"Mais c'est que je suis tout le temps sérieux, Bocchan, je ne me moque jamais de vous."

Le Comte roula des yeux. Mais il ne put ignorer le sourire maintenant bien installer sur le visage du majordome avec cette lueur joueuse dans ses yeux.

"C'est ça, c'est ça, cesse ces moqueries!"

"Cent-six fois bocchan, cent-six fois…Que vous m'accusez de me moquer de vous!"

"Absolument. C'est que tu le mérites"

"Jeune maître, ne dit-on pas que c'est l'intention qui compte ? Moi qui essay tant de vous plaire"

"Sebastian" le prévient l'adolescent, redevenant sérieux. "Ne me provoque pas"

Le démon éclata de rire et le garçon fronça les sourcils.

Irrité le Comte se leva.

"Je veux sortir"

"Ah! Si un jour je trouve la formule pour que vous rester concentré et que vous ne vous ennuyez pas à chaque fois que vous travailler, je deviendrais millionnaire! Ou plutôt votre entreprise pourra enfin progresser et arrêter de stagner, si ça continue vos concurrents vont vous rattraper"

"Aucune chance! Ils sont loin derrière, on a le monopole du marché."

"Mais c'est justement ce dernier qu'il faut penser à expandre… ne limitez pas votre entreprise qu'aux jouets et aux confiseries, c'est une bêtise!"

"Ce n'est pas ton entreprise, Sebastian!"

Ciel prit la direction de la sortie, et les deux continuèrent leur riposte verbal. Pendant qu'il se disputait, Il avaient tous deux descendus les marches du grands couloirs et le démon avait commencé à préparer son maître pour affronter le froid de dehors et malgré le temps acceptable de cet après-midi, les soirées étaient évidemment plus froides.

Une fois sorti le jeune homme resta un instant devant la porte, puis se tourna vers son majordome.

"Bon, on va où?"

"Ah! C'est la meilleure Bocchan, vous voulez sortir et maintenant vous rester planter là"

"Plutôt, que de râler, tu ferais mieux de trouver une idée, stupide majordome."

Sebastian soupira.

"Généralement, quand quelqu'un 'sort' faire une promenade, c'est dans un parc qu'il se rend, et nous sommes juste à côté de…"

Ciel bouda.

"C'est d'un ennui."

Pourtant, il se mit directement en route.

"Et vous ne voulez pas utiliser la calèche?" coupa le diable.

"À quoi ça sert de 'sortir' (il mima rapidement les guillemet de ses doigts) si on prend la calèche?" ronchona-t-il.

"Disons que c'est plus habituel, un jean normal prend la calèche jusqu'au parc, marche dans le parc, et reprend la calèche pour revenir."

Ciel commença à marcher.

"Je ne suis pas normal."

Sebastian lui emboîta le pas.

"Non, non… Mais sans vouloir offenser votre endurance légendaire, Hyde Park est encore loin."

"Si c'est pour me déprimer, rentre, Sebastian."

"Jamais je n'oserais! Un tel effort de votre part pour sortir deux minutes est déjà si extraordinaire."

Il tourna la tête.

"Je ne sors pas que deux minutes! Tu me pompes tellement l'air que je crois que j'ai au moins besoin de deux heures de marche pour évacuer"

Le majordome pouffa.

"Vous ne tiendrez pas une heure."

"C'est faux!"

"Je ne vous proposerais même pas de parier jeune maître! Quand vous perdez vous êtes insupportable"

Ciel se retourna vers lui subitement. Il n'avait pas fait 100 mètres que le majordome lui pompait déjà l'air, et le stress et la frustration de plusieurs jour revinrent doucement le titiller.

Le diable allait trop loin. Toujours trop loin.

"Sebastian, n'oublie pas que tu n'es qu'un simple majordome! Certaine de tes pensées sont FAITES pour le rester"

"Oui, oui monsieur"

Il le regarda mauvais, avant de reprendre à grand pas la route vers Hide Park, dans un silence plombant.

Mais les petit ricanements satisfait de Sebastian ne faisait que le hanter, alors qu'il repensait à tout ces derniers jours de frustration. Et Ciel devint presque hectique.

Alors qu'il se tournait une autre fois vers son majordome pour le fusiller du regard, le jeune Comte ne vit pas le trou dans le trotter créé par l'absence infortune d'un des pavés.

Et bien sur il ne prédit pas son tragique pas s'appuyer sur cette erreur citadine. Il perdit immédiatement l'équilibre et s'étala avec plus ou moins de grâces sur la route mouillé et glacé.

"Merde!"

"Bocchan! Voyons, voyez ou vous mettez les pieds !"

Étendu sur le sol, le jeune noble pesta, sachant pertinemment que son démon aurait pu tout aussi aisément s'interposer à cette tragique chute, mais qu'il ne l'avait délibérément pas fait et Ciel ne su dire si c'était par dédain ou par ce que le démon ne voulait pas risquer de le toucher juste apres la scene d'un peu plus tôt.

Il pesta. Ses mains n'était pas écorché, mais elles étaient évidement souillé.

Quant au majordome, c'est avec un plaisir non-dissimulé, qu'il aida le jeune homme à se relever, pensant sans-doute que c'était bien mérité.

"Monsieur, voyons, ne me regardez pas comme ça! On croirait que vous allez me cracher des méchancetés"

"Car tu ne les mérites pas peut-être?"

Le démon sorti son mouchoir pour l'épousseter, et lui nettoyer les mains.

"Je ne vois pas du tout de quoi vous pouvez parler."

"Allons-y" grésilla l'adolescent plein de mauvaise foi, en retirant ses mains brutalement des doigts froid de Sebastian qui l'avait à peine frôlé.

Continuant sa route dans les méandres sombres de Cumberland's Gate, Ciel ne se posas meme pas la question pourquoi il n'était pas immédiatement rentré. Mais la frustration et la fatigue, ainsi qu'une fierté bien assez abimé guidait ses pas de rage et malgré toute sa maturité, l'enfant ne savait pas comment gérer ces sentiments si contradictoire qui le parcourait. Alors il les poussait plus loin, les ignorait, bien conscient que le démon avait bien grand chose à dire lui aussi.

Il ne voulait pas l'entendre.

Doucement, alors qu'ils descendaient le long de la rue, ils commencèrent à croiser un ou deux passants, toujours dans les quartiers riches de la ville.

Des couples bourgeois, par-ci, par là, bras dessus, bras dessous prêt à envahir les passages de Piccadilly* semblait se suivre par petit groupe.

A un moment un groupe d'hommes sortant de leurs grandes villas pour se diriger sûrement vers les gentlemen's club de James Street* leurs élégantes tenues et leurs cigares les saluèrent même rapidement avant de disparaitre plus loin .

Ils croisèrent aussi un groupe de femmes de toute paillette et fond de teint vêtue, se dirigeant vers d'élégantes calèches partant pour Covent garden*. Ces dernières gloussèrent d'ailleurs au passage du Comte, et… de son majordome qui ne se priva nullement pour leur offrir un clin d'œil enjôleur. Le grommellement dans la barbe inexistante de Ciel qui suivit, fit même sourire le plus âgé.

"Cesse donc de séduire tout ce qui bouge." murmura-t-il.

"Seriez-vous jaloux de mon charme naturel Monsieur?"

Et le Comte accéléra le pas -bien inutile, vu que de toute manière, il n'allait pas très vite du point de vue du démon-.

Après une bonne vingtaine de minute de marche intensive pour le jeune Comte, de regard en coin et de pique énervé, ils arrivèrent finalement aux portes de Hyde park.

Les magnifiques grands chênes qui entouraient l'entrée ainsi que la fougère épaisse qui s'enfonçait au delà de leur regard ne laissait aucun doute sur le role passé du lieux.

Ces extensions de Kensington Garden, anciens terrains de chasse de la famille royale se transformait lentement, depuis quelques années déjà, en un des principaux parcs de Londres, mais gardait malgré tout une empreinte sauvage et brute que l'homme allait avoir du mal à dompter.

Devant eux s'étendaient des sentiers battus de terre brune peu accueillants, qui s'ouvraient, se tortillants entre les arbres, en ce début de soirée sombre et disparaissait au loin.

Personne n'était là.

Le Comte du retenir un gémissement.

Même s'il ne s'exprimait aucunement sur le sujet, il commençait réellement à avoir mal au pied.

Et Il avait froid, et mal aux genoux dus à sa chute.

Les nuages gris cachaient se qui restait du soleil, et par intermittence une petite pluie venait se déposer sur le haut de son cuire chevelu.

Malgré toute, sa fierté qui lui lançait de se taire -sous peine de se prendre un grand coup de moquerie- il finit par dire d'une voix qu'il voulait la plus neutre possible

"Hum… Cela fait combien de temps ?"

Le majordome rigola sous cape.

"Pourquoi donc? Votre promenade ne vous sied plus?"

"N'importe quoi, j'adore ça." Menti—t-il

Il sentait le brûlant regard -et l'abominable sourire- de Sebastian dans son cou.

"Oh, si j'avais su, on en aurait fait plus souvent."

"Tait-toi, on est en train d'en faire une maintenant."

Le jeune comte marcha alors comme pour illustrer ses propos, s'élançant vers l'avant. Mais il ne lui fallut pas une seconde pour que sa magnifique chaussure s'enfonce dans une flaque. Des éclats s'envolèrent et éclaboussèrent ses vêtements de cette chose brunâtre et douteuse qui ne devait pas être que de la boue (Ou pire… vu l'odeur).

Et évidement en plus de tous les sentiments horrible qu'il ressentait, Ciel se senti sale et humilié.

C'était bon.

Le noble avait atteint son seuil de tolérance.

Craquant l'enfant se retourna vers lui.

"C'est bon! Tu as gagné! Quitte ce sourire Sebastian! On rentre !"

Ses mains s'élancèrent, défaitistes, dans les airs.

Et Ciel, si toucher dans sa fierté, si fatigué par ses derniers jours, par leurs recherches et la pression ne put empêcher un hockey de frustration de monter dans sa gorge. Apres tout, il était sans doute malgré tout l'humain le plus résistant de Londres. Mais ici, dans le froid, et l'humiliation, chacun de ses pas dans la boue douteuse ne faisait que lui rappelait la faiblesse tranchante de sa condition d'enfant, d'humain et de mortel. Ses vains mouvements pour ce sortir de ce trou glisser dans lequel il était tomber à la mort de ses parents semblait battre du vide.

Il n'avait pas changer au fond? Il était toujours le même, pathétique petit…

Contre toute attente, se furent des larmes de rage qui se mirent à couler des paupières fermer de Ciel.

Le jeune homme dépassa alors le majordome en toute hâte vers la sortie du parc, reniflant de son mieux pour éviter à plus de…

"Bochan"

Il sentit plus qu'il ne vit la présence de Sebastian juste devant lui.

"Vas-t'en"

"Non"

Il ne voulait pas voir le regard de Sebastian, mais pourtant les yeux froids du démon ne semblaient pas prêts a le laisser partir.

"Ce n'est pas bon." Coupa le diable.

Non, sans blague, tout est parfait. Ciel rit jaune.

"Le jeune homme que vous étiez n'aurait jamais abandonné aussi vite."

"Essais-tu de m'enfoncer Sebastian?"

"Non"

"Vas-t'en alors, qu'est-ce que tu en as à faire ?"

Tout.

Le diable ne répondit pas, mais il sentit doucement cette rage monter en son contractant, se refusant à passer la barrière de ses yeux. Il ne le touchait pas, toujours craintif.

Il savait que les hormones de l'adolescent lui faisaient avoir des haut et des bas et qu'un jour, il tomberait dans le désespoir. Mais avant une mission capitale où il risquait de mettre en danger sa vie ? Ce n'était pas prudent de le laisser sombrer plus à ce moment-là.

Il ne pouvait pas.

Ciel ne devait pas s'épuiser par lui-même. Pas maintenant.

"Bocchan…" murmura-t-il.

"Vas-t'en! Ne me touche pas."

Mais trop tard, le démon était déjà à ses côtés, essayant de croiser son regard.

"Vas-t'en, Sebastian"

"Non."

"Je t'ai dit… C'est de ta faute… Pourquoi je suis incapable d'avoir le contrôle ? Pourq-"

"Vous n'en avez pas besoin" coupa le démon.

En un instant, le frêle corps de son contractant reposait dans son étreinte chaude, l'enserrant plus puissamment qu'il ne le pensait.

"Vous n'en avez pas besoin, Bocchan… Laissez-moi faire… Je m'occupe de tout. Je vous protège. Vous êtes miens. Rien ne vous blessera."

Le jeune homme essaya de le repousser, mais le diable ne se laissa pas faire, gardant sa nuque niché dans sa poitrine.

"Ne me mens pas Sebastian."

Et même si les cils de Ciel n'étaient plus humides, la douleur dans ses yeux gardait une élégance attirante.

"Vous êtes fatigué" murmura-t-il "Vous avez besoin de repos Bocchan"

"Quoi?! Qu'est-ce que tu me chantes encore ? Je n'ai pas le temps pour des repos !"

"Alors je vais être plus direct. Vous n'avez pas le choix, vous êtes bien trop stressé, et il est hors de question que j'en ramasse les morceaux."

Ciel rit grotesquement.

"Alors là c'est la meilleur. C'est toi, Sebastian ma plus grande source de problèmes. C'est toi qui les éparpilles ces morceaux. Considère juste que cette fois, tu as gagné"

"Hors de question"

Plus rapide que les yeux de l'enfant, le démon passa rapidement un bras sous ses fines jambes, alors que l'autre passait sous ses omoplates, le portant comme s'il avait été fait de plume.

"Repose-moi, Sebastian!"

"Non, j'ai gagné ce paris n'est-ce pas? Considérer cela comme mon dû, maintenant fermez les yeux."

"Encore?! Qu'est-ce que tu vas me faire cette fois ?"

"Rien, Bocchan. Rien. Maintenant, exécutez-vous."

"Et pourquoi je ne pourrais pas regarder ?"

"Car c'est comme ça. Alors fermer les yeux"

"Non"

Le majordome soupira, irrité.

"Écoutez bocchan, dans tous les cas, je vous ferais malgré-tout venir avec moi. Alors soit vous fermer les yeux et nous serons peut-être à temps de retour pour votre rendez-vous d'après-demain, soit vous rechignez et je vous force à fermer les yeux pour vous y emmenez malgré-tout."

Le jeune homme serra les dents, haïssant chaque mot qui venait de sortir de cette phrase. Mais le visage plus que dur de Sebastian, rivalisait avec le sien. Et inconsciemment il savait que le démon avait raison. Et meme si cela l'énervait Il finit donc acquiescer, il n'avait pas vraiment la force actuellement de se battre.

"Si jamais tu…"

"Vous ne le regretterez pas."

Il hésita, puis sentant la force ferme de Sebastian le portant il acquiesça.

Alors il ferma les yeux.


Piccadilly, James Street, Covent garden et tout le tralala existent bel et bien et étaient très réputés à l'époque.

Haha, bonne journée à vous, il est tard chez moi et j'ai un horrible examens en chimique quantique demain, mais pour une raison quelconque je savais que je devais publier ce soir… héhé…