Bonjour !

Je voulais vous remercier pour vos reviews : elchep, Sabina (très honorée) et Ps. Ça me fait extrêmement plaisir ! J'avais quelques réticences à publier cette histoire et vos encouragements sont très motivants !

Bonne lecture !


Je t'haine : A la folie (1)

Le retour à Poudlard avait un goût différent des autres fois. Hermione appréhendait la suite des évènements.

Malefoy n'avait plus eu de cauchemars après leur « dernière nuit ensemble », ou du moins elle n'avait plus ni entendu ses plaintes, ni ressenti sa peur. Leurs nuits étaient revenues à la normale. Les journées en revanche avaient profondément changé. Malefoy s'était montré toujours aussi sarcastique et provocateur mais le ton était différent. Il était moins agressif. Hermione avait été déstabilisée par un tel changement et se demandait si les choses continueraient ainsi à leur retour à Poudlard. Elle allait enfin le découvrir et elle espérait en son for intérieur que la réponse serait positive. Même si elle le trouvait toujours aussi agaçant et arrogant et qu'elle n'oubliait rien de son comportement, elle avait apprécié de passer ses derniers jours de vacances avec ce Malefoy. Le jeune homme s'était montré très cultivé. Ils avaient pu discuter d'un panel de sujets ensemble sans ennuyer l'autre. Il avait même réussi à la faire sourire à plusieurs reprises. Il avait la verve facile et si sa répartie lui sevrait souvent à faire mal, elle lui permettait aussi d'être amusant.

Ils avaient fait des tests à Saint mangouste avant leur retour à Poudlard et il semblait qu'ils pouvaient à nouveau s'éloigner de l'autre. Leur récent rapprochement avait satisfait le lien, pour l'instant. La guérisseuse leur avait cependant conseillé de ne pas s'éloigner trop longtemps l'un de l'autre. Ils continueraient donc à vivre dans leur aile du château.

Voulant savourer un peu de liberté, ils avaient décidé de passer le trajet en train avec leur groupe d'amis respectif. Ainsi, Hermione avait rejoint Ron et Harry dans une cabine et chacun résumait ses vacances. Harry lui parla de Scrimgeour et de son offre de travailler pour le ministère. Hermione en fut indignée. Elle en avait assez que l'on se serve de son meilleur comme d'un outil ! Il la remercia pour le cadeau de noël qu'elle lui avait offert et laissa entendre que Ron en avait reçu un unique en son genre. Il ne continua pas, mais éclata de rire sous le regard noir de son meilleur ami.

Quand elle commença à parler de ses vacances, elle vit Ron se tendre. Ils n'avaient pas beaucoup communiqué mais elle les avait déjà avertis de la situation.

-Au final, tout s'est plutôt bien passé.

-Je n'en reviens pas que tu sois allé au manoir des Malefoy, s'exclama Harry avec fureur.

-Du ministère, corrigea Hermione.

-Ne joue pas avec les détails ! C'était de l'inconscience pure ! Ils auraient pu te livrer à Voldemort – Ron tressaillit à l'entente du nom honnis – ce sont des mangemorts !

-Des Aurors étaient là pour assurer ma protection et j'avais Dobby avec moi ! Le seul mangemort confirmé a été absent toute la durée du séjour. Je ne risquais pas grand-chose. Et je vous ai déjà expliqué que je n'avais pas eu le choix !

Harry ne répondit pas mais contracta plus fort ses poings. Il avait été extrêmement inquiet quand il avait appris que sa meilleure amie était à l'hôpital. Il savait qu'elle devait vivre la situation encore plus mal qu'eux, mais il s'inquiétait. Il soupçonnait toujours Malefoy de préparer quelque chose. Le serpentard n'avait peut être pas voulu créer ce lien entre eux mais rien ne l'empêchait de l'exploiter. Il avait fait part de ses soupçons à Hermione et elle lui avait dit qu'elle serait prudente. Mais il sentait qu'elle ne le prenait pas au sérieux.

Ron n'avait encore rien dit. Sa tête rouge parlait pour lui. Il était furieux.

-Si je chope Malefoy, je…

-Ne lui ferais rien ! Il est aussi une victime. Une victime arrogante et détestable mais une victime !

Le roux n'écouta pas ses arguments. Il avait été furieux d'apprendre que le serpentard avait passé toutes les vacances avec son Hermione. Son ? Cette pensée le laissa confus.

-Ronron !

Une tornade blonde apparut et se jeta sur lui.

-Lavande…

-Tu as reçu mon cadeau ? Tu le portes ? Moi, j'ai toujours le tien sur moi, dit-elle en lui montrant l'écharpe autour de son cou.

Hermione entendit un bruit étrange et se tourna vers Harry. Le jeune homme était à deux doigts de s'étrangler de rire. Elle n'appréciait pas Brown (doux euphémisme), mais à cet instant, elle lui fut reconnaissante d'avoir brisé la tension qui s'était installée. Elle ne voulait pas se disputer avec eux.

Elle repensa la discussion qu'elle avait surprise entre Rogue et Malefoy. Elle ne leur en avait pas encore parlé alors qu'ils se racontaient tout. Cependant, elle ne les pensait pas prêts à avoir cette conversation sans effusion de sang. Elle voulait d'abord en parler avec le concerné. Il était temps de le confronter.

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Elle ne trouvait pas le moment pour aborder le sujet avec lui. Il l'avait ignoré durant le repas et dans les couloirs. Fatiguée, elle décida de remettre la conversation à une prochaine fois et rejoint sa chambre.

Elle n'avait pas eu le temps de se laver le matin. Elle pensa à un bon bain chaud, à l'odeur du savon, et un besoin irrépressible la saisit. Le bain fut prêt le temps qu'elle pose ses affaires sur le meuble. Elle entra doucement dans l'immense baignoire et savoura la chaleur qui l'envahit.

Elle posa sa tête contre le rebord et ferma les yeux, laissant ses membres se détendre. Elle était tellement prise par le plaisir du moment qu'elle n'entendit pas la porte s'ouvrir, ni les froissements des vêtements que l'on retire. Elle ne remarqua pas non plus les légères vaguelettes provoquées par l'entrée d'un corps dans la baignoire. Mais elle sentit un contact contre ses pieds. Elle poussa un hurlement et ramena ses jambes contre son corps. Ses yeux cherchèrent frénétiquement l'origine du contact et elle la découvrit. Malefoy, parfaitement détendu, s'était assis en face d'elle. Elle ne voyait pas sa position à cause de l'eau rendue trouble par le savon. Cependant, au vu de la taille de la baignoire, elle supposa qu'il devait avoir étendu ses longues jambes de manière à la toucher. Son visage était impassible mais elle sentait qu'il était très fier de lui.

-Qu'est-ce que tu fiches ici ?

Elle avait l'impression d'être un lapin pris dans les phares d'une voiture. L'eau trouble masquait leur corps mais elle devenait irrationnelle et avait l'impression que Malefoy pouvait voir à travers. La situation amusait tellement le serpentard qu'il abandonna son air impassible au profit d'un petit rictus.

-Tu es nu !

-C'est préférable pour se laver.

-Je suis nue.

-C'est préférable.

Il ne continua pas mais son sourire se fit plus carnassier. Le cœur de la jeune fille s'emballa au sous-entendu. Malefoy devenait beaucoup trop détendu à son goût.

-Peux-tu sortir de la salle de bain ? J'ai besoin de me sécher.

Il hausse un sourcil sans perdre son sourire.

-Envie de me voir nu Granger ?

Hermione était sûre d'avoir atteint le summum du rougissement. Aucun être vivant ne pouvait rougir plus qu'elle en ce moment. Il le remarqua et afficha une mine satisfaite qu'elle détestât.

Il n'était pas question qu'elle le laisse agir à sa guise et se moquait d'elle. Elle se posa la question essentielle qui précédait nécessairement ce qu'elle s'apprêtait à faire. Etait-elle bien épilée ? La vie en communauté lui avait appris à toujours être à jour sur ce point-là.

Elle fixa Malefoy droit dans les yeux. Ce dernier la défiait du regard. Elle y répondit avec tout l'aplomb d'un gryffondor.

Elle lui sourit à son tour et se releva lentement. Les yeux du serpentard s'écarquillèrent de surprise. Elle se retourna tout aussi calmement pour enjamber la baignoire et attrapa sa serviette avec laquelle elle commença à se sécher.

Malefoy observait chacun des gestes de la jeune fille avec fascination. Son cran le stupéfiait. Elle qui était si rougissante de gêne quelques secondes plus tôt essuyait son corps nu devant lui avec une indifférence séduisante. Elle assumait son corps et cette assurance provocante la rendait extrêmement sensuelle aux yeux du serpentard. Il laissa son regard s'égarer sur les courbes de la jeune fille. Il apprécia la cambrure de ses reins, l'arrondi de ses fesses. Elle était de dos, mais il avait eu un aperçu de ses seins fermes. Il se rappelait la douceur de sa peau. Il ressentit ce désir maintenant familier monté en lui. Elle arrêta un instant ses gestes et il sut qu'elle l'avait aussi senti.

Elle enroula sa serviette autour d'elle et sortit, laissant un jeune homme seul et frustré.

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Hermione était mitigée, à la fois fière d'avoir cloué le bec à Malefoy et très gênée. Elle était à la bibliothèque en train de faire des recherches sur les horcruxes pour aider Harry, mais elle ne trouvait rien, même avec un accès à la réserve. C'en était désespérant. Elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une pointe d'admiration pour Jedusor qui avait dû passer des milliers d'heures dans la bibliothèque pour trouver quelque chose dessus.

En raison de ses recherches infructueuses, son cerveau s'égarait sur d'autres sujets. Si elle était honnête, elle ne pensait qu'à une personne. Malefoy. Elle ne comprenait pas l'évolution de leur relation et jusqu'où elle était influencée par leur lien. Pour la première fois de sa vie, elle craignait d'obtenir des réponses.

Elle avait croisé Malefoy dans les couloirs et il l'avait ignoré. Son comportement de la veille et celui d'aujourd'hui étaient complétement différents ce qui la rendait assez confuse. Non pas qu'elle souhaite qu'ils deviennent amis ou qu'ils aillent ensemble en cours, mais la bipolarité du jeune homme avait de quoi déstabiliser.

Elle retrouva Harry et Ron. Ce dernier passait son temps à fuir sa petite amie. Le couple battait de l'aile et cela l'a réjoui moins qu'elle ne l'aurait pensé. Ils se séparèrent après le diner et elle s'installa près de la cheminée, emmitouflée dans un plaid en patchwork.

Elle lisait tranquillement quand elle entendit le serpentard rentrer. Il était pâle, l'air hagard. Il ne lui accorda aucune attention et se réfugia dans sa chambre. Elle resta quelques instants, hésitante quant à la démarche à suivre. Leur relation s'était améliorée mais pas au point qu'ils s'inquiètent pour l'autre. L'image du jeune homme accablé par ses cauchemars s'imposa à elle. Harry avait raison sur un point. Malefoy cachait de sombres secrets. Mais elle se demandait s'il n'en était pas davantage la victime que le bourreau. Elle médita cette pensée un moment avant de réaliser qu'elle se trouvait déjà devant la porte du serpentard. Son corps avait tranché pour elle. Elle amorça plusieurs fois un mouvement pour s'annoncer mais se rétracta à chaque fois. Elle était certaine qu'il vivrait sa démarche comme une intrusion.

La porte s'ouvrit sur un Malefoy assez contrarié.

-Qu'est-ce que tu veux Granger ? On dirait une groupie en mal d'amour qui attend devant la loge de son idole.

-Ne te crois pas assez important pour être l'idole de quelqu'un, Malefoy.

-Content que tu sois passé.

Il amorça un geste pour fermer la porte, mais elle la bloqua du pied.

-Je ne suis pas venue pour me disputer avec toi.

-C'est une réussite.

-Tu es en colère.

-Quel sens de la déduction !

-Tu es insupportable.

Elle le coupa avant qu'il enchaine sur un autre commentaire sarcastique.

-Malheureusement pour toi, j'ai un avantage que les autres non pas, je sais ce que tu ressens. Même si tu es assez habile pour le cacher la plupart du temps, je la ressens très clairement aujourd'hui. Ta peur.

Il la fixa d'un air insondable et le peu de ce qu'elle ressentait émaner de lui se dissipa.

-Je n'ai pas besoin de tes talents de thérapeute. J'ai besoin d'être seul. Et loin de toi.

-J'ai un autre avantage, continua-t-elle imperturbable, j'ai dû te supporter deux semaines. Peu de gens aurait réussi cet exploit. J'ai appris certaines choses à ton sujet, comme le fait que tu deviens plus horrible avec les gens quand tu te sens exposé.

-Tu as trouvé ta carrière Granger, maintenant laisse-moi.

-Tu as dû apprendre certaines choses sur moi également. Penses-tu que je vais partir simplement parce que tu le demandes ?

Malefoy poussa un profond soupir.

-Tu m'exaspères avec une force, Granger.

Elle lui répondit par un grand sourire.

-Je veux être seul.

Sa voix s'était faite plus basse, moins agressive. Elle l'observa puis hocha la tête.

-D'accord, je suis dans le salon si tu as besoin de te défouler sur quelqu'un.

Elle crut apercevoir un sourire en coin sur ses lèvres. Il ferma la porte et elle reprit son livre.

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Il la rejoint finalement une bonne heure après. Il se mit sur son fauteuil et conjura une tasse de thé. Il ne faisait aucun bruit. Peu importe le nombre de fois où il mangeait ou buvait en sa présence, elle restait stupéfaite par ce silence. Il avait pris des cours, elle en était certaine.

Ils restèrent assis l'un à côté de l'autre sans qu'aucun n'amorce une conversation. Ils profitaient du silence. Hermione était surprise du calme tranquille qui régnait entre eux mais elle l'appréciait. Elle devait néanmoins y mettre fin. L'attitude de Malefoy lui avait rappelé sa conversation avec Rogue et elle ne pouvait s'empêcher de penser que les deux étaient liés.

-Pourquoi le professeur Rogue a fait un serment inviolable à ta mère ?

Elle aurait peut-être dû être plus subtile. Ron déteignait sur elle. Cependant, cette histoire l'obsédait et elle voulait des réponses.

Malefoy ne manifesta aucune réaction. Il ne semblait pas surpris par sa question.

-Il ne faut pas prendre au pied de la lettre tout ce que tu entends.

-Quand l'un des concernés m'étrangle pour avoir entendu la conversation, je ne peux m'empêcher de considérer que l'échange avait une part de vérité.

Sa réplique eut le mérite de figer le serpentard. Il se recomposa rapidement une expression impassible.

-Certaines actions n'auraient pas dû être commises.

Elle se demanda s'il parlait de lui ou d'elle.

-Mais elles l'ont été et elles attendent des réponses.

-Tu vas devoir vivre avec cette frustration Granger.

-Je pourrais en parler au professeur Dumbledore.

Il se retourna vivement vers elle, le regard menaçant.

-Tu ne le feras pas.

-Non, je ne le ferais pas.

Sa réponse parut le surprendre.

-Je sais que tu caches des choses, Malefoy. Au point de t'en donner des cauchemars. Beaucoup de choses peuvent causer des cauchemars mais un seul être les incarne à lui-seul.

Elle vit dans ses yeux la détresse et une pointe d'hésitation. Son cœur s'emballa.

-Tu peux me le dire ! Dumbledore t'aidera ! Quelle que soit la mission qui t'a été confiée.

Malefoy se braqua et elle sut qu'elle avait perdu sa chance.

-Je n'ai pas besoin d'aide, Granger. Surtout pas celle d'un vieux sénile et d'une sang de bourbe !

La gifle le prit par surprise. Elle s'était relevée et tremblait de fureur.

-Je tolère beaucoup de choses, Malefoy, mais je ne tolérerais pas que tu m'insultes. Si tu veux redevenir le connard que tu étais autrefois, libre à toi. Tu as l'opportunité de me montrer que j'ai fait une erreur en pensant qu'il y avait une infime partie appréciable chez toi.

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre et partit d'un pas lent mais tremblant d'une colère contenue.

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Elle marchait d'un pas vif pour extérioriser sa colère. L'insulte l'avait plus blessé que ce qu'elle aurait pu penser. Elle avait découvert un autre Malefoy et s'y était attaché. Elle avait oublié qu'elle avait avant tout affaire à un véritable enfoiré. Elle contenait des larmes de colère. Il était hors de question qu'elle verse une larme pour lui. Sa fierté ne s'en remettrait pas.

Elle se massa sa joue endolorie. Elle avait frappé fort, et le lien lui faisait sentir. Hermione comprit qu'il leur faisait ressentir la même douleur lorsqu'ils s'en prenaient directement à l'autre.

Elle n'avait pas fait attention au chemin qu'elle empruntait et se rendit compte qu'elle se trouvait près des cachots, loin de sa chambre. Elle était toujours furieuse mais la perspective de dormir dans les sombres couloirs de l'école ne l'attirait pas vraiment. Elle s'apprêtait à rebrousser chemin quand une voix l'interpella.

-Il est interdit de se promener dans les couloirs à une heure aussi tardive ! Veuillez décliner votre identité.

Pansy Parkinson faisait son entrée. Hermione n'était sûre d'avoir les nerfs assez solides pour supporter une altercation avec la serpentarde.

-C'est Hermione Granger. Je faisais ma ronde de préfet.

Le regard de la jeune fille vira au noir quand elle reconnut la gryffondor.

-Aussi près des dortoirs des serpentards… Tu prends des risques Granger.

Elle prononça son nom comme s'il s'agissait de la pire insulte qu'il soit.

-J'aime être consciencieuse et je ne vois pas ce que j'aurais à redouter.

Parkinson s'approcha doucement, une aura dangereuse l'entourait.

-Tu ne vois pas ? Je te pensais plus maligne, Granger. Tu as bafoué l'honneur de tous les serpentards.

-Qu'est-ce que tu racontes ?

-Comment une sang de bourbe comme toi a pu se retrouver mariée à Drago ? C'est une injure à tous les sang-purs. Tu vas le souiller !

Décidément, elle subissait un festival d'insultes ce soir. Ça lui apprendrait à vouloir interagir avec des serpentards.

-J'en ai assez entendu.

Elle fit mine de partir mais Parkinson lui saisit le poignet.

-Tu es en train de ruiner sa vie.

Sa voix n'était plus qu'un chuchotement mais elle ne lui avait jamais trouvé un air aussi menaçant.

-Il y a déjà beaucoup de serpentards qui médisent sur lui. Même si je prends sa défense, ça ne suffit pas. Il va finir seul, privé de tout allié, seul, entaché de honte et de déshonneur. Si tu pouvais disparaitre…

Hermione sentit les poils de sa nuque se dresser face au ton de la jeune fille et elle commença à se sentir en danger. Il valait mieux qu'elle parte. Elle voulut se dégager mais la serpentarde planta ses longs ongles dans son poignet. Elle le sera davantage ce qui la fit grimacer de douleur.

-Tu es une nuisance, Granger.

Elle accentua la pression, son regard rempli de haine fixé dans le sien. Elle retint un cri quand elle sentit une force terrible lui broyer le poignet. Parkinson le lâcha soudainement et s'en alla. Hermione resta immobile puis prit la direction de son appartement d'un pas précipité. Parkinson était folle. Elle devrait se montrer prudente.

Lorsqu'elle arriva dans le salon, elle vit que Malefoy n'avait pas quitté son fauteuil. Il était en train de fixer les flammes de la cheminé et se retourna vers elle quand il l'entendit.

-Où étais-tu ?

-Tu vas devoir vivre avec la frustration de ne pas le savoir, Malefoy.

Il soupira et se passa une main dans ses cheveux, d'ordinaire impeccablement coiffés.

-Tu n'es pas une sang de bourbe.

-Est-ce une nouvelle façon de m'insulter ? Prêcher le faux pour le vrai ?

Elle n'attendit pas sa réponse et se dirigea vers sa chambre. Il était temps que cette journée prenne fin.

-Tu sais très bien ce que j'ai voulu dire.

-Non, sois plus précis.

-Granger, s'énerva-t-il.

Il s'approcha d'elle et l'attrapa par le poignet avant qu'elle n'ouvre la porte. Elle eut aussitôt une grimace de douleur et se dégagea vivement.

Il la dévisagea d'un air inquisiteur.

-Qu'est-ce que tu as au poignet ?

-Rien, je me suis fait mal à force de tenir mon livre de potion.

Il ne sembla pas convaincu et saisit son bras. Il dégagea sa manche et vit son poignet qui commençait à prendre une teinte violette. Les traces d'ongles de Parkinson étaient encore visibles.

-Qui. T'a. Fait. Ca ?

-Personne !

Elle essaya de se dégager sans succès.

- Lâche-moi ! Je veux être seule.

Il ignora la pique et continua à la fixer.

-Qui t'a fait ça ? , répéta-t-il.

-Pourquoi veux-tu le savoir ?

-Parce que tu es mon épouse. Personne ne touche à ce qui est à moi.

-Je ne suis pas à toi, et je ne le serais jamais. Nous ne sommes pas vraiment mariés, ne commence pas à imaginer une relation qui n'existe pas.

-Elle existe, tu ne peux la nier. On ressent ce que l'autre ressent, tu l'as dit toi-même.

-Je n'avais pas conscience que tu m'écoutais à ce moment-là. Tu semblais trop occupé à m'insulter.

Il eut la décence de paraitre un peu gêné mais il se reprit rapidement.

-Je te laisse seule si tu le désires. Mais à condition que tu me dises qui t'as fait ça.

Hermione était ébahie par son culot.

-Il n'en est pas question ! Tu n'as pas à imposer de condition.

Il haussa un sourcil, la poussa sur le côté et entra dans sa chambre. Elle resta une seconde stupéfaite, puis se précipita à sa suite.

-Tu ne respectes pas la règle n°1 Malefoy ! Tu avais pourtant l'air d'y être particulièrement attaché. Dégage !

-Tu deviens vulgaire. Ça te rendrait presque sexy.

Qui était l'homme en face d'elle ? Hermione était dépassée par les évènements. Elle avait l'impression d'entrer dans une autre dimension. Il n'y avait pas d'autres explications. Elle vérifia que sa baguette était bien à proximité.

-Depuis quand tu me trouves sexy Malefoy ? Es-tu vraiment Malefoy ?

Le jeune homme éclata de rire. Merlin, Malefoy riait dans sa chambre. La terre allait arrêter de tourner. Le jeune homme se laissa tomber sur son lit. C'en était trop !

Elle s'élança vers lui et commença à lui attraper le bras pour le tirer vers la sortie.

-Va t'amuser ailleurs qu'ici !

Il rapprocha son visage près du sien. Une odeur familière vint aussitôt lui chatouiller les narines. Malefoy puait l'alcool.

-Tu es saoul Malefoy ? Comment c'est possible ?

-C'est assez facile quand tu sais t'y prendre, lui dit-il avec un petit sourire canaille.

Malefoy avait un air juvénile qui tranchait avec son visage impassible habituel. Il semblait libéré de toute contrainte.

Après plusieurs tentatives, elle renonça à le tirer. Elle était en train de chercher un moyen de se débarrasser de son colocataire indésirable quand elle entendit un murmure inaudible.

-Tu peux répéter ?

-Jesuisdésolé.

Trop bu. Il avait définitivement trop bu. Elle ignora la petite chaleur qu'elle ressentit et se concentra sur l'adolescent en face d'elle.

-On va dormir ensemble.

-C'est vrai ?!

- Oui, installe-toi. Je reviens.

Tout content, il se glissa sous les draps. Avant qu'il n'ait eu le temps d'agir, elle sortit sa baguette et le stupéfixia.

Elle le fit flotter dans les airs et le ramena dans sa chambre avant de se coucher dans son lit. Seule.

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Elle s'était demandée si Malefoy était du genre amnésique quand il avait trop bu. Visiblement, ce n'était pas le cas. Elle saisit le parchemin qui avait été fixé sur sa porte.

Je veux savoir qui t'a fait ça.

DM

Elle ne comprenait pas les réactions du seprentard. Il brassait le chaud et le froid, c'était à en perdre la tête. Pourquoi se souciait-il d'elle ? La réponse s'imposa. Le blond restait un fier sang-pur qui ne devait pas apprécier qu'on s'en prenne à son honneur, et même si ils avaient été piégés, ils étaient liés. S'en prendre à elle revenait à s'en prendre à lui. Il fonctionnait ainsi.

Elle était en cours de transplanage quand elle croisa Malefoy pour la première fois de la journée. Il la salua d'un signe de tête. Hermione en tomba des nus. Il l'avait toujours ignoré en dehors de leur appartement et maintenant il la saluait.

Elle se concentra sur le cours. Elle essaya de mettre en pratique les trois D expliqués par le moniteur Tycross : Destination, Détermination, Décision, mais échoua. Certains seprentards s'amusaient à la tourmenter brisant sa concentration. Elle les ignora du mieux qu'elle put. Ils devaient profiter de l'absence d'Harry et Ron, mais elle n'était pas sans ressources. Elle attrapa discrètement sa baguette et jeta le maléfice de chauve furie sur Théodore Nott. De tous, il était le plus insupportable.

Le maléfice provoqua une grande agitation. Le moniteur essaya de ramener l'ordre et dut abréger le cours, alors que Nott courrait dans la salle en s'agitant.

Hermione éclata de rire, très fière d'elle, et croisa le regard de Malefoy. Il la fixait sans ambiguïté. Il avait compris qu'elle avait lancé le sort. Elle le défia de dire quelque chose. Il se contenta d'un léger sourire et la frôla en pensant à côté d'elle, ignorant son camarade en pleine hystérie.

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Son poignet était plus douloureux que ce qu'elle avait d'abord pensé. Parkinson avait vraiment la force d'un bouledogue et pas seulement l'apparence. Sous l'insistance de ses amis, elle avait dû se rendre à l'infirmerie. Pomfresh lui avait fait boire l'une de ses affreuses mixtures et préconisait de ne pas se servir de son poignet pendant deux jours. Quand elle lui avait demandé la cause de son état, elle avait sorti le même prétexte qu'à Malefoy. L'infirmière n'avait pas paru plus convaincue.

Des cris raisonnèrent depuis le couloir et un groupe de personnes entra dans l'infirmerie. Ils portaient Nott qui semblait souffrir. Il avait la jambe et l'arcade en sang.

-Que s'est-il passé ? , s'exclama la vieille femme.

-Une mauvaise chute.

C'était Malefoy qui avait pris la parole. Les autres serpentards lui jetèrent des regards en coin mais personne ne le contredit. L'infirmière le sonda sévèrement mais elle ne s'appesantit pas sur l'explication et prit en charge son patient.

-Je n'ai pas besoin de vous avoir dans les pattes ! Monsieur Malefoy, veuillez accompagner votre camarade gryffondor à son prochain cours.

Le jeune homme remarqua la présence d'Hermione et son regard bloqua sur son poignet bandé. Par réflexe, elle le cacha derrière son dos. Un voile de colère assombrit le visage du blond quand il s'approcha de la jeune fille. Il lui attrapa la main et l'emmena hors de l'infirmerie. Elle sentait le regard des serpentards sur son dos.

-Ralenti Malefoy. Ralenti ! Je suis plus intellectuelle que sportive !

Il ralentit son pas et adopta un rythme moins soutenu ce qui lui permit de reprendre sa respiration.

-Tu ne veux toujours pas me dire qui t'a fait ça ?

Il était vraiment du genre obsessionnel. Soudain, elle fut prise d'un immense doute.

-C'est toi qui as poussé Nott ?

-Je ne l'ai pas poussé.

Le sourire mauvais du jeune homme lui fit néanmoins comprendre qu'il était responsable de son état.

-Pourquoi l'as-tu attaqué ?

-Il m'agaçait depuis un moment.

-Ce n'est pas une raison !

Hermione se rappela sa conversation de la veille avec Parkinson.

-Tu… Tu ne te ferais pas…harceler par les autres membres de ta maison ?

La question eut le mérite de stopper net le serpentard. Il la regarda avec des yeux ronds avant d'exploser de rire.

-Ton inquiétude me va droit au cœur mais mes chers camarades ne brillent pas par leur courage. Ils n'oseront jamais s'en prendre directement à moi. Ils ont néanmoins réussi à m'agacer suffisamment en s'en prenant à mes affaires. J'ai donc dû leur rappeler leur place.

Hermione réfléchit à ses paroles avant de repousser violemment Malefoy.

-Ne me dis pas que tu as fait ça à Nott parce qu'il s'en est pris à moi ? Je ne suis pas « tes affaires » Malefoy ! Merlin, il était en sang ! Tu es fou !

Il ne réagit pas à ses invectives, se contentant de la fixer avec indifférence.

-Ce n'est pas lui, lui dit-elle en agitant son poignet.

Le geste lui arracha une grimace et elle vit les yeux du seprentard s'étrécirent.

-Je suis certain que c'est un membre de ma maison.

-Pourquoi ? Ce n'est pas forcément le cas !

-Ils te détestent.

Hermione fit une moue contrariée. Elle le savait mais il pouvait mettre les formes. Elle recommença à avancer et il la suivit.

-C'est la direction de la bibliothèque. Je croyais que tu avais cours ?

-Il est bientôt terminé, autant mettre à profit mon temps pour réviser les examens.

Il leva les yeux au ciel mais continua à le suivre.

-Tu n'as pas cours ?

-Non.

-Pourquoi tu me suis ?

-Pour t'aider. Je ne vais pas laisser ma précieuse colocataire porter son livre de potion seule. Je ne voudrais pas que tu te blesses l'autre poignet.

Elle aurait pu trouver une meilleure excuse, elle en avait conscience. Mais elle avait été à court d'inspiration sur le moment.

Ils passèrent leur après-midi à la bibliothèque, échangeant sur les parties qui leur paraissaient obscures. Hermione était surprise de constater à quel point ils se complétaient. Les points faibles de l'un étaient les points forts de l'autre.

-Je n'aurais pas dû faire ce que j'ai fait.

S'il n'y avait pas un silence absolu dans la bibliothèque, elle aurait cru à une hallucination. En réalité, elle pensa quand même à une hallucination. Elle lui jeta un coup d'œil mais il était concentré sur le livre devant lui. Elle rêvait à des choses impossibles.

-Je regrette.

Ok, soit elle devait se rendre au plus vite à Saint mangouste, soit Drago Malefoy était en train de lui présenter des excuses. Elle ne savait pas ce qui était le plus inquiétant.

-Pas autant que moi.

Elle avait conscience de l'effort de Malefoy qui n'était pas homme à s'excuser mais elle ne lui faciliterait pas la tâche.

-Je ne regrette pas ce que j'ai pu faire à toute cette maudite école. Je ne regrette pas ce que j'ai fait à Saint Potty, Weaslaid ou Nott. Je regrette ce que je t'ai fait à toi.

Les mots étaient maladroits.

-J'apprécierai que tu n'insultes pas mes amis.

Il se contenta de hausser les épaules.

-Tu n'es peut-être pas aussi fichu que ça.

Ils étaient aussi maladroit l'un que l'autre.

-Je vais être clair avec toi, Granger. Je méprise cette école et ceux qu'elle abrite. Je ne leur dois rien.

Elle fronça les sourcils. Elle ne comprenait plus où il voulait en venir.

-Tu es différente.

Il ne développa pas mais Hermione sentit son cœur battre de manière frénétique. Que se passait-il ?

DM&HG&DM&HG

Durant les jours qui suivirent, Malefoy était partout. Quand elle trimait à ouvrir une porte, les bras chargé de livres, elle s'ouvrait d'elle-même. Quand un élève lui causait des ennuis, son visage se retrouvait envahi de furoncles. A chaque fois, elle apercevait à proximité une mèche blonde, des yeux gris.

Ces petites attentions perturbaient la jeune fille. Il y en avait une qui la perturbait plus que les autres. Elle ne pouvait plus parler à Harry ou Ron sans qu'elle ne sente son regard fixé sur elle. Même Ron qui n'était pourtant pas fin observateur se posait des questions.

-Qu'est-ce qu'il a à nous regarder comme ça la fouine ? Je vais lui dire ma façon de voir les choses !

Hermione lui saisit le bras, ignorant la chaleur du contact.

-Laisse Ron ! Ça fait longtemps que l'on n'est pas allé voir Hagrid. Allons-y !

Elle tira son meilleur ami derrière elle. Il manqua de trébucher. Elle éclata de rire.

-Il va falloir travailler votre adresse Monsieur le gardien.

Il se rétablit et bomba le torse.

-Je suis le meilleur dans ma catégorie.

Elle lui adressa un regard faussement sceptique et ils partirent d'un autre éclat de rire.

-Granger, Pomfresh veut nous voir à l'infirmerie.

L'interruption soudaine du serpentard coupa court à leur rire. Ron lui jeta un regard mauvais.

-Je viens avec toi, lui dit-il.

N'ayant pas envie de traverser la moitié de l'école avec les deux garçons, elle déclina la proposition et suivit Malefoy. Elle était en train de se demander avec inquiétude ce que lui voulait l'infirmière quand elle se retrouva plaquée contre un mur.

-Je déteste ton sourire Granger.

-Qu'est-ce que…

Elle n'eut pas le temps de réagir. Il planta ses dents dans la peau fragile de son cou et elle poussa un cri inaudible.

-Qu'est-ce que tu fais ? Lâche moi ! Tu me fais mal !

Elle essaya de le repousser mais son traitre de poignet était trop faible. Elle n'arriva pas à le faire bouger d'un millimètre. Il accentua une dernière fois la pression et la relâcha.

-Tu… Tu es malade ? Qu'est-ce qui t'as pris ?

Le serpentard passa une main sur sa bouche. Il avait l'air perdu.

-Oui. Je suis fou.

Il planta ses yeux dans les siens. Ils étaient assombris d'une colère contenue.

-Je te conseille donc de ne pas oublier que tu es mon épouse. Si tu ne veux pas que je fasse pire.

Hermione explosa.

-Mais pour qui tu te prends ? Tu vis à quelle époque ? Je fais ce que je…

L'expression de Malefoy la figea.

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Elle n'arrivait pas à se sortir de la tête ce qui s'était passé. Elle regardait son cou dans le miroir. La morsure était toujours visible. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer dans la tête du serpentard ? On aurait dit un amant jaloux, mais ça n'avait aucun sens. Malefoy la méprisait. Elle repensa à ses excuses dans la bibliothèque. Il ne la méprisait peut être plus autant, mais de là à lui faire une scène. Elle était perdue.

Elle observa l'état de sa morsure et se jeta un sort pour l'atténuer. Elle avait presque disparu. Elle s'intéressa ensuite à son poignet. Elle pouvait le tourner maintenant. Il lui sembla qu'elle allait mieux. Elle décida donc de retirer le bandage. A ce moment, un coup retentit et la porte s'ouvrit dans la foulée. Malefoy entra et il se figea. Elle regarda son poignet et l'agita.

-Tout va bien ! Il est guéri.

Malefoy s'était rapproché. Il saisit son poignet avec une délicatesse étonnante.

-Tu ne ressens plus rien ?

Il l'inclina doucement dans tous les sens. Elle secoua la tête. Le contact lui arrachait des frissons un peu trop plaisants.

-Tu aurais dû passer à l'infirmerie pour faire retirer le bandage. Tu devrais te montrer plus raisonnable, tu n'es plus une gamine.

Hermione se hérissa.

-Tu es mal placé pour me juger.

Par réflexe, elle plaça une main à son cou, attirant le regard du blond. Il dégagea sa main d'une tape et ce qu'il vit lui fit froncer des sourcils.

-Tu m'as fait mal imbécile !

-Tu l'as camouflé ?

-Bien sûr ! Je n'allais pas me balader avec une morsure au cou…

Elle ne put finir sa phrase qu'il lui mordait l'autre côté. Elle poussa un cri de surprise et le repoussa. Elle avait comme une impression de déjà-vu. Malgré ses efforts, il ne bougea pas, continuant de lui mordiller le cou. Elle essaya de le repousser à nouveau mais elle sentait le désir commencer à s'insuffler dans son corps. Ses mains agrippèrent la chemise du serpentard et elle retint un gémissement. Il remonta ses lèvres au niveau de sa mâchoire et la mordilla.

-Ah !

Elle rougit en réalisant que c'était sa voix. Malefoy lui faisait énormément d'effet, elle ne pouvait le nier.

En entendant le gémissement de la gryffondor, il perdit ses moyens et fondit sur sa bouche. Ils échangèrent un baiser passionné. Les mains de la jeune fille glissèrent jusqu'à ses cheveux. Elle adora décoiffer ce brushing parfait. Il saisit ses cheveux et tira pour avoir un meilleur accès à sa bouche. Leurs langues se mélangèrent. Ils appréciaient le gout de l'autre.

Elle fit glisser sa main le long du torse du serpentard. Elle sentait sa musculature à travers sa chemise. Elle en voulait plus. Elle tira dessus et finit par lui arracher. Il répondit par un grognement et approfondit le baiser. Sa main habile glissa sous son haut et dégrapha son soutien-gorge. Il lui retira son haut et son sous-vêtement. Elle était à demi nue devant lui et ne s'était jamais sentie aussi désirable. Il la fixait les yeux brillants de luxure.

Il l'attrapa par les fesses et elle accrocha ses jambes autour de sa taille. Il ouvrit la porte d'une simple pensée et amena la jeune fille jusqu'à sa chambre. Elle n'y était jamais entrée mais ne se souciait pas de la décoration. Pour l'heure, la chose la plus intéressante dans cette chambre était le beau blond qui lui faisait face.

Il était étendu au-dessus d'elle et déposait des baisers sur tout son corps. Il suça ses seins, mordilla la peau fine. Il descendit jusqu'à son nombril et lécha jusqu'à arriver à sa jupe. Il entreprit de la baisser et elle se retrouva en culotte. Il caressait ses cuisses lui arrachant des soupirs de délice. Il se redressa pour retirer sa chemise et Hermione dévora la vue qui s'offrait à elle.

Elle admira son torse laiteux, le duvet de poil qui descendait vers son pantalon, déformé par une bosse imposante. Elle plaça la main dessus. Il poussa un gémissement rauque et revint lui ravir les lèvres. Leur baiser n'avait rien de tendre. Il était violent, passionné. Leurs gestes étaient fébriles.

Il la regarda droit dans les yeux alors qu'il lui retirait son dernier vêtement. Son cœur rata un battement. Elle se sentait terriblement excitée. Des doigts vinrent taquiner son entrée et elle lâcha un hoquet. Malefoy lui fit un petit sourire et son visage s'abaissa jusqu'à son sexe. Elle sentit une langue taquine et poussa un cri de surprise. Malefoy était en train de lui faire un cunnilingus. Il lui mordilla doucement les lèvres. Hermione se fit rapidement la réflexion que le serpentard avait une étrange habitude.

Il guettait ses réactions et modulait la vitesse de ses caresses. Quand il fut satisfait, il se redressa et la surplomba de toute sa hauteur. Il apprécia le spectacle de la gryffondor, les joues rendues rouge de plaisir. Elle se mordait la lèvre pour contenir ses gémissements. Elle était magnifique.

Soudain, un désir extrêmement violent l'envahit. Il avait envie d'elle. Il la voulait. Cette pensée raisonnait dans son esprit. Il ne pouvait se concentrer sur autre chose. Il voulait être en elle.

Hermione fut terrassée par la même envie. Elle sentait ses membres trembler de désir. D'un coup de hanche, elle le força à changer de position et se retrouva au-dessus de lui. Ses yeux noisette étaient noirs de désir. Elle le déshabilla du regard et fut contrariée de voir qu'il portait encore son pantalon. Elle lui retira et il ne lui resta plus que son caleçon. Elle taquina son sexe à travers le tissu. La respiration du serpentard fit un accroc. Il la fixait d'un regard féroce et voulut reprendre le contrôle. Elle refusa de lui céder. Ses mains brillèrent et elle le maintint contre le matelas.

-Je te veux.

La voix de Malefoy, rendue grave par le désir, lui arracha de violents frissons. Elle aussi le voulait, mais une chose la retenait. Son esprit embrouillé ne parvenait pas à se rappeler pourquoi, mais ils ne devaient pas. Les appels de Malefoy lui faisaient perdre la tête et elle voulait y céder.

-On ne doit pas, réussit-elle à articuler.

Le regard brumeux du serpentard accrocha le sien. Il était aussi perdu qu'elle. Les mots de la jeune fille avait cependant fait leur effet, et Malefoy essaya de reprendre le contrôle. Il fit appel à ses boucliers d'occlumancie et parvint à repousser la fièvre qui le tenait. Il essaya de se dégager mais la gryffondor le maintenait fermement. Il ne comprenait pas d'où lui venait une telle force. Serait-ce grâce au lien ? Ou pratiquait-elle inconsciemment la magie sans baguette ? Maintenant qu'il connaissait mieux la jeune fille, cela ne lui sembla pas impossible.

-Granger, ressaisis-toi.

Elle bougea les hanches contre les siennes et il sentit ses reins le chauffer. Le lien ne le contrôlait plus mais il ressentait toujours un puissant désir pour la belle créature qui se trouvait au-dessus de lui. Il devait vite réagir avant de se laisser à nouveau submerger par le désir.

-Granger ! Granger !

Elle était totalement hermétique à ses appels. Elle se pencha et il sentit ses seins frôler son torse. Il arrêta de respirer.

-Granger ! Hermione…

Il prononça son prénom dans un murmure mais pour Hermione c'était comme s'il l'avait crié. Elle essaya à son tour de se reprendre, appelant plus difficilement ses propres boucliers d'occlumancie. Elle était toujours pantelante de désir mais plus consciente de la situation. Elle blottit son visage dans le creux du cou de Malefoy.

-Hermione…

Un frisson la parcourut. Entendre son prénom dans la bouche du serpentard lui sembla extrêmement intime.

-Si tu ne veux pas que je te prenne dans la seconde, bouge.

Elle se redressa aussitôt, mais elle ne fit qu'accentuer la pression exercée contre le sexe du serpentard. Il poussa un grognement, et elle se sentit rougir.

Il passa un bras sur son visage rosi par le désir.

-Sors de là ! Je ne vais pas me retenir plus longtemps.

Son visage la brulait. Elle ne serait jamais pensée si audacieuse mais dans l'ambiance et avec l'influence du lien, elle avait montré une facette qu'elle ne se connaissait pas. Et elle désirait toujours le blond. Le lien avait cherché à les pousser au plus vite dans les bras de l'autre mais Hermione sentait qu'il n'était pas la seule cause de leur désir.

Sentant qu'elle ne se retirait pas, Malefoy retira son bras pour regarder la tentatrice. Ses cheveux bruns étaient ébouriffés, ses joues rosies et son corps marqué de ses morsures et suçons. Il sentait son sexe tendu à l'extrême. Il allait avoir du mal à redescendre et si elle persistait à rester sur lui, il finirait par céder. Elle était trop belle, trop tentante.

-On peut le faire.

La proposition de la jeune fille le laissa stupéfait.

-Ca calmera sûrement les exigences du lien, ajouta-t-elle pour se donner bonne mesure.

-Je n'ai aucune envie de devenir père.

-J'ai aussi plein d'autres projets avant de devenir mère.

Il la regarda avec incompréhension.

-Il est mieux que l'on s'abstienne alors.

-J'ai appris beaucoup de choses depuis ma première année dans le monde des sorciers.

Il ne comprenait toujours pas où elle voulait en venir.

-Et l'une d'elle, c'est votre tendance à sous-estimer les moldus. Il y a des sorts pour démasquer des enchantements, des malédictions, …

-La magie bloque la technologie moldu, l'interrompit-il.

-Pas toutes. Dans le monde moldu, il existe plusieurs moyens de ne pas avoir d'enfants. Aucun ne nécessite la magie.

Il se redressa. Elle avait réussi à capter son intérêt.

-Accio préservatif.

Elle lui montra le sachet qu'elle tenait.

-C'est un de ses moyens. Il empêche le … sperme de…d'entrer…

C'était plus compliqué à expliquer que ce qu'elle pensait.

-Et on peut savoir ce que ça fait ici ?

Malefoy lui souriait moqueusement, un sourcil levé.

-Mes parents ont tenu à s'assurer que je serais protégée, marmonna-t-elle, ils ne connaissent pas la magie. Ca les rassure que je recours à une méthode moldu.

-Et tu as pensé à cette alternative à l'instant ?

Hermione était déjà rouge donc il ne pouvait pas voir à quel point il touchait juste. Elle préférait mourir que de lui avouer qu'elle y avait déjà pensé.

Elle était assise sur ses jambes, leur buste se touchait. Son sexe n'avait rien perdu de sa vigueur. Elle le sentait toujours contre son entrejambe. Elle était impressionnée par la maitrise du serpentard.

Il frôla ses hanches de ses doigts, la faisant frissonner. Il s'allongea lentement, retira son caleçon et mit ses mains derrière la tête. Les yeux d'Hermione restèrent bloqués sur le membre érigé du serpentard.

-Je te laisse la suite.

Il lui souriait mais son regard la dévorait. Le corps d'Hermione réagit à ce regard. Elle se mit en mouvement. Elle déchira le sachet et en sortit le préservatif lubrifié. Elle l'enfila sur son sexe bouillonnant et se souleva. Ses gestes se faisaient hésitants. Il l'attrapa par les hanches et la guida. Elle s'enfonça lentement. Sa prise sur ses hanches se resserra mais il la laissa aller à son rythme. Elle ressentit une pointe de douleur qui la fit s'arrêter. Les mains de Malefoy la caressèrent pour la détendre et elle finit par s'empaler complétement. Elle commença des allers-retours et observa avec fascination le visage du serpentard. Il était magnifique. Ses traits étaient crispés de plaisir. Il augmenta ses coups de hanche pour accélérer le rythme et il inversa leur position. Il se retrouva au-dessus d'elle et intensifia ses coups de rein.

Elle ne retenait plus ses cris. Malefoy l'avait si bien préparé qu'elle n'était plus que désir. Il allait toujours plus loin en elle, taquinant son clitoris. Il la retourna et elle se trouva à quatre pattes sur le lit. Loin de la gêner, la position l'excita davantage. Les coups de hanches se firent plus lents, une torture pour la jeune fille qui en demanda plus. Il répondit à ses demandes et accéléra à nouveau le rythme.

Les changements de vitesse eurent raison de la jeune fille qui atteint l'orgasme dans un gémissement de plaisir. Elle laissa sa tête tomber sur le coussin. Ses fesses relevée outrageusement vers Malefoy, il continuait ses à-coups, de plus en plus rapides, et finit par venir à son tour. Il resta quelques instants dans cette position avant de se retirer doucement. Il s'effondra à côté d'elle.

Ils restèrent côte à côte, encore alangui par l'orgasme qu'ils venaient d'avoir. Elle ne s'était pas attendue à ce que Malefoy soit un amant si attentionné.

Elle avait eu sa première fois avec Malefoy. Hermione ne savait pas si elle l'assumerait une fois sortie de son cocon. Comment se comporteraient-ils à partir de maintenant ? Comment l'annoncer à Harry et Ron ? Toutes ces questions eurent raison de son moment de paix.

Elle sentit une main lui frôler la joue. Malefoy se tenait la tête d'une main et la regardait, le regard neutre.

-Comment tu te sens ?

Sa voix était plus rauque que d'habitude et elle la fit frissonner. Manifestement, il lui faisait toujours autant d'effet. Il le remarqua et se mit à sourire.

-C'était…pas trop mal.

-Vu les cris que tu poussais, je me doute que tu as pris ton pied.

Cette assurance la hérissait.

-Ne parle pas comme si tu étais le seul à avoir satisfait l'autre.

Il se pencha vers elle et lui mordit l'oreille. Encore cette manie !

-En effet, j'ai été pleinement satisfait.

Son sourire s'était fait plus séducteur. Le cœur d'Hermione rata un battement.


PS : Je suis vraiment désolée mais je me suis montrée un peu trop ambitieuse quant au rythme de parution. La suite ne sera pas postée demain mais arrivera très bientôt ! Bonne semaine !