Coucou ! J'espère que vous allez bien, aujourd'hui on se retrouve pour un nouveau chapitre de l'histoire qui parlera de l'ouverture de la fameuse valise et de l'arrivée d'Harry dans son nouveau foyer… J'espère qu'il vous plaira, je le trouve assez intéressant car le côté paternel d'Harry et la malice de Dobby vont faire surface. Bref, je n'en dis pas plus ! Bonne lecture !

Chapitre 8 :

Harry avait finalement trouvé la cuisine dans le labyrinthe qu'était ses appartements. Il avait même récupéré une petite serpillière magique, qui nettoyait toute seule, faute de savoir lancer le sortilège récurvite. Le garçon était plongé dans ses pensées et n'avait même pas remarqué la présence de Dobby dans la grande pièce. Il repensait à la valise, cette malle qui lui avait anéanti le petit doigt de pied dans le couloir. Le jeune homme se jura intérieurement qu'il demanderait à son elfe de maison d'aller lui acheter des chaussons sur le Chemin de Traverse avant qu'il ne se casse définitivement les pieds. La malle portait ses initiales et paraissait légèrement abimée, il s'interrogeait toujours s'il était possible qu'elle soit sienne et si oui, comment était-elle arrivée là ?

Regarde par toi-même au lieu de réfléchir…

La voix susurrée était donc revenue, plus monotone que jamais. Il ne prit pas la peine de demander à Dobby si c'était lui qui avait parlé car il savait pertinemment que non. Cette voix, elle était dans sa tête et il était sûrement le seul sur cette Terre à l'entendre. Harry soupira, suivi attentivement des yeux par Dobby, qui lui demanda :

- Voulez-vous que je fasse une course monsieur ? De quoi avez-vous besoin ? ajouta-t-il maladroitement

Harry le fixa puis se pencha, attrapa un épais livre de recettes magiques, en déchira une page et commença à écrire au dos du parchemin, sous le regard scandalisé de son elfe de maison. Il tendit sa petite liste à Dobby, qui la lut avec la plus grande attention tout en fronçant les sourcils :

- Monsieur a besoin de couches ? demanda-t-il avec le plus grand sérieux

- Non Dobby ! s'esclaffa Harry C'est pour le bébé ! expliqua-t-il tout en riant

- Le bébé ?! Dobby n'a encore jamais vu de bébé ! Mais le cousin de Dobby lui a dit que les bébés Malefoys étaient très, très sales et méchants ! S'il-vous-plaît monsieur ! Pas de bébé dans cette respectable maison ! s'écria en s'agenouillant, son long nez raclant le sol lisse

- Non Dobby, il te faut l'accepter. J'aimerais aussi que tu te rappelles où est ta place. dit le jeune homme avec fermeté Cependant, tu verras que cet enfant n'est pas un « bébé malefoy » et qu'il est très gentil ! Je suis sûr que tu voudras même jouer avec lui. expliqua le garçon avec une douceur infinie

Décidément la patience d'Harry était très grande et Dobby ne semblait pas vouloir l'user plus, il haussa les sourcils, pas très confiant, puis s'élança vers sa destination en transplanant, laissant seul Harry dans ses quartiers. C'était l'objectif après tout, il ne voulait pas que son elfe de maison vienne l'embêter pendant qu'il découvrait le contenu de la valise, qui en plus pouvait être dangereux. Il se dirigea vers sa chambre ( oui il avait enfin apprivoisé les lieux ) où il avait demandé à Dobby de ranger l'énorme malle. Apparemment, ils n'avaient pas la même définition du mot « ranger » car l'elfe ne s'était pas bien embêté, il avait simplement déposé ses bagages au centre de la pièce, au pied du grand lit deux places. Sa chambre était somptueuse et il en était vraiment très fier, la seule chose qu'il regrettait, c'était les posters des Canons de Chudley qui ornaient les murs, sûrement une idée de Dumbledore. Cette équipe était vraiment nulle et le garçon n'avait aucune envie de les encourager, comparé à Ron. Il repensa à son meilleur ami, qui ne lui avait pas adressé la parole depuis bien longtemps et qui était mort, maintenant. Tout dans la pièce faisait refaire surface des souvenirs qu'il croyait enfouis et perdus à jamais. Il examina de plus près son bureau : Hermione l'aurait adoré. De gros livres ( ou plutôt des pavés ) étaient collés contre le mur, retenus seulement par une barre de bois.

« Magie » songea Harry

Des gros grimoires vierges attendaient sagement d'être remplis et toute une collection de plumes lui avait été montée. Il ouvrit les tiroirs et constata, non sans surprise qu'ils n'étaient pas vides : du papier à lettres, des gallions, des plumes d'orthographes, et enfin : un tiroir rempli de chocogrenouilles et de dragées surprises de bertie crochues. Harry gloussa d'appétit, tout cela lui donnait vraiment faim mais il avait plus important à faire : ouvrir la malle. Il s'approcha de l'immense valise, débloqua les verrous et poussa le couvercle avec force. Non, c'était impossible ! Cette malle était donc bien la sienne, remplie de vieux paquets de bonbons moldus, sorciers, son… son éclair de feu, sa panoplie de Gryffondor, son écharpe, les petits drapeaux rouge et or qu'ils avaient confectionnés durant les vacances de Noël de première année… Le garçon perdit l'équilibre : sa malle était telle qu'il l'avait laissée chez les Dursleys ! Qui lui avait ramené ? Cela il ne le savait pas mais il s'en moquait, que de souvenirs étaient enfermés dedans depuis si longtemps ! Harry remarqua une petite bourse avec un symbole : on aurait dit un petit P croisé avec un R, cela pourtant, ne lui appartenait pas, dans quelques dimensions que ce soit. Il l'ouvrit et écarquilla des yeux lorsqu'il en découvrit le contenu : des centaines de gallions étaient entassés dans la petite bourse, remplie à ras bords. Le jeune homme hésita, il ne pouvait pas prendre une telle somme qui ne lui appartenait pas.

Prends-la, elle est pour toi. Fais en bon usage.

- Oui, mais j'ai suffisamment d'argent pour survivre vous ne croyez pas ? demanda-t-il en attendant une réponse, plein d'espoir

Il fallait s'y attendre, aucune réponse, déçu, Harry prit la petite somme et la glissa dans les poches de son jean moldu. Il se rendit compte qu'il n'avait pas réellement changé de vêtements depuis plus de 5 mois et qu'il était temps. Il profita donc du fait d'être seul dans sa chambre pour se doucher et se toiletter pendant deux longues heures avant de sortir de la salle de bain, nu mais propre comme un sou neuf. Le survivant s'approcha de sa grande armoire qui devait sûrement servir de penderie. Lorsqu'il fit rouler la porte coulissante d'un mouvement de baguette, il découvrit avec stupeur qu'Albus avait dû demander à Mcgonagall de refaire sa garde-robe. Les milliers de pulls, capes, chemises de toutes les couleurs et de sous –vêtements peuplaient entièrement l'armoire, il n'avait même plus de place pour ses effets personnels ( en admettant qu'il en ait). Heureusement, Minerva avait laissé un rangement sur le côté de l'armoire, Harry en profita donc pour y placer sa malle encombrante et se promit à lui-même que malgré la tentation, il n'ouvrirait pas ce trésor avant que le petit Harry ait suffisamment grandi pour comprendre leur vraie histoire. Il referma la porte avec lenteur, des habits à la main et commença à se changer quand on toqua à la porte.

« Oh non » pensa Harry tout en enfilant son pantalon

Il cria qu'il en avait encore pour quelques minutes, après quoi il se hâta de finir de s'habiller et se dépêcha d'aller ouvrir. Il trouva Albus et Minerva sur le seuil, le bébé dans les bras, il était endormi, heureusement car le bruit dans les couloirs remplissait déjà amplement l'espace sonore. Harry leur lança un signe de tête comme quoi ils pouvaient entrer et les trois sorciers prirent place dans le salon, le bébé installé sur le fauteuil. Après avoir remercié Minerva pour les beaux vêtements qu'elle lui avait achetés, celle-ci retourna jouer avec l'enfant qui semblait l'adorer à présent. Albus se tourna vers lui et lui déclara en un sourire :

- C'est officiel Wufric, vous êtes son père.

Harry lui répondit en affichant un grand sourire et arracha le bébé des griffes du professeur Mcgonagall pour le prendre dans ses bras. Le souffle chaud de l'enfant contre sa poitrine, il se sentait merveilleusement bien et écoutait attentivement Albus lui énoncer tous ses conseils pour son éducation, lui tendre son carnet de santé magique, le livret de famille imprimé au ministère de la magie puis le contrat d'adoption, qu'Harry signa les yeux fermés. Le vieil homme parut véritablement ravi de la complicité père-fils qui s'installait déjà entre eux et lui demanda aussi s'il avait fait venir le matériel nécessaire. Le jeune homme lui expliqua qu'il avait envoyé Dobby, son elfe de maison les chercher au Chemin de Traverse pour acheter les fournitures indispensables :

- Il vous convient j'espère ? Nous pouvons le changer s'il n'est pas à la hauteur, élever un enfant est une épreuve vous savez… marmonna Dumbledore d'un œil curieux

- Je ne l'échangerais pour rien au monde. Dobby est mon ami ! rugit Harry, bien à défendre ce qu'il possédait

- Bien, bien… murmura le vieillard Minerva, nous devrions peut-être les laisser tranquille ? suggéra-t-il en se retournant vers la sorcière à la cape de velours vert

Les deux professeurs sortirent et le petit Harry se tourna dans les bras de son père tout en lui souriant. Il voulait partir aussi le jeune homme le posa délicatement sur le parquet et le regarda ramper à quatre pattes vers les fauteuils du salon. Il lui ressemblait tellement, il l'arrêta dans sa course le porta dans les airs avec un Wingardium Leviosa, ce qui le fit beaucoup rirepuis le reposa délicatement à terre en le félicitant.

- Monsieur ! interrompit Dobby qui avait visiblement terminé sa tâche Il ne faut pas secouer un enfant, Dobby l'a lu dans un morceau de papier moldu et..

- Merci Dobby, mais les nuques des bébés sorciers sont plus solides, tu le savais ? lui répondit-t-il fièrement

Dobby remua la tête négativement, une pile d'objets emballés dans du papier craft se tenait derrière lui.

- Que nous as-tu donc rapporté Dobby ? demanda Harry d'un œil inquiet

- Tout ce qui était sur la liste monsieur. J'ai même ramené une chocogrenouille pour m'excuser de l'incident dans la matinée monsieur, Dobby l'a payé lui-même ! s'exclama l'elfe de maison

- Je.. je ne peux pas accepter Dobby. Garde- la, elle est à toi. affirma le sorcier

Le petit elfe lui sourit sincèrement puis s'éclipsa derrière la montagne d'achats emballés pour la manger. Il revint quelques minutes plus tard, du chocolat plein la bouche. Pendant ce temps-là, Harry s'affaissait à essayer de monter une chaise haute avec une notice écrite en gobelin : il ne comprenait absolument rien et même Hermione n'aurait rien pu faire, il en était certain. Il demanda de l'aide à l'elfe de maison qui, d'un claquement de doigt, monta la chaise. Harry décida d'y placer le bébé en attendant de tout installer et continua à déballer les produits avec l'aide bienvenue de Dobby.

Ensemble ils montèrent un petit lit avec une protection magique, un tapis de jeu d'éveil où des petits korrigans gesticulaient sur l'écran, ils trouvèrent du lait, des petites verrines pour bébé de citrouilles, de goyave, une table à langer autonome, des couvertures ou encore des habits. Dobby avait eu la gentillesse de penser à des jouets pour l'enfant ainsi il avait aussi acheté des jouets moldus qui produisaient des sons étranges lorsqu'on appuyait dessus, un kit : mon premier atelier de potions qui venait de chez l'apothicaire ( Harry le confisqua et le cacha, de peur que son fils ne ressemble à Rogue, il n'avait qu'1 an après tout), des petites figurines animées qui représentaient des princesses et des chevaliers et enfin un beau livre : « L'apprenti sorcier », une nouvelle création de Bathilda Tourdesac. Il était vraiment gâté mais le jeune homme souhaitait le meilleur pour lui-même et il comptait bien aimer Harry de tout son être. A lui seul il remplacerait l'amour de leurs deux parents, c'était une promesse. Le dernier objet monté et réparti dans la maison, le jour tombait, Dobby alluma donc les lumières de ses petites mains, ce qui fit beaucoup plaisir à Harry, qui commença à taper niaisement dans ses mains. Le Harry adulte lui, était dans la cuisine et cherchait un four ou un quelconque moyen de cuisiner avant que Dobby ne le rejoigne.

- Tu ne saurais pas comment préparer à manger n'est-ce-pas ? demanda-t-il tandis que le bébé commençait à pleurer

- Bien-sûr que si monsieur ! Il vous suffit de vous assoir à votre place, de dire ce que vous voulez à haute voix en tapant deux fois dans vos mains. C'est un nouveau concept, c'est Albus Dumbledore lui-même qui l'a inventé pour les familles. expliqua Dobby en lui indiquant du doigt la table à manger

« Famille », ce mot résonnait dans la tête d'Harry tandis qu'il donnait son petit pot de citrouille à l'enfant, qui semblait adorer cela. Ils étaient une famille désormais et rien ne pourrait corrompre leur amour ! Après le dîner succulent, l'elfe de maison prépara le lit du petit Harry pendant que son père le lavait dans la salle de bain. Tout en séchant son fils, Harry repensait à tout ce qu'il avait subi chez les Dursleys, jamais, au grand jamais son enfant n'aurait à subir lui aussi ce genre de traitements. Il le déposa délicatement dans son lit, attrapa un livre dans la petite bibliothèque magique qu'ils avaient installé un peu plus tôt et commença à lui lire un livre passionnant intitulé « Rabbit ». L'enfant avait beau ne pas comprendre ce qu'il disait, il semblait apprécier grandement la présence de son père et ce fut un véritable carnage qu'en vint l'heure de le coucher. Harry demanda à Dobby de lui chanter une berceuse, qui fit tout son effet, et se dirigea vers le salon. Cette première journée avait été très éprouvante pour lui et Harry mais il tenait bon et comptait bien graver ces souvenirs magiques au plus profond de son cœur, qui avait été brisé tant de fois. Il décida de lire lui-aussi un livre pour s'endormir, il fallait absolument qu'il se renseigne sur les vampires pour ses premiers cours le lendemain. Il attrapa à cette pensée un gros volume et essaya de s'y intéresser puis plongea dans le sommeil avant même d'avoir lu la totalité du prologue. Plus tard dans la nuit, vers minuit, il fut réveillé par des images qui défilaient dans sa tête à une vitesse inimaginable : Harry criait et pleurait depuis sa petite chambre.

Voilà, c'est un nouveau chapitre qui s'achève, j'espère qu'il vous aura plu ! Sinon je posterai le prochain samedi 25 Avril… Il portera sur les premiers cours d'Harry et son intégration au sein des professeurs, à votre avis : qui va garder Harry ( le bébé hein) ? N'hésitez pas à laisser une ch'tite review pour commenter ou poser vos questions ( si vous en avez bien-sûr ), cela me ferait énormément plaisir et je serai ravie d'y répondre… Bref, j'arrête de parler et je vous laisse : Méfait accompli !