Ce texte a été écrit dans le cadre d'un jeu du FoF (Forum Francophone). Je vous expliquerai les contraintes dans les notes finales sinon je vous dévoile la chute. Ce qui serait un petit peu dommage.

Disclaimer : Comme d'habitude, je ne détiens pas les droits sur l'univers ou les personnages.

L'histoire se passe entre les saisons 7 et 8 (car après j'ai perdu le fil) donc l'équipe du moment se compose Gibbs (évidemment), Ziva (désormais agent), Tony et McGee.

Allez on se retrouve en bas. Bonne lecture !


Le retour d'un vieil ennemi :

Tony jaillit plus qu'il ne sortit de l'ascenseur, un café à la main et un grand sourire malicieux aux lèvres. Tony était trempé car il pleuvait des cordes mais ce bon vieux Tim réagirait à ses piques et ça le mettait déjà d'excellente d'humeur. Ça et le grand café délicieusement trop sucré qu'il tenait à la main bien entendu.

« Salut le bleu ! Comment vas-tu par cette belle journée ? » engagea-t-il avec un sourire jovial.

Tim jeta un œil aux vitres dégoulinantes de pluie, ainsi qu'à son collègue d'un air mi-suspicieux, mi-agacé. Le génie de l'informatique lui adressa un grognement ensommeillé. Le troisième café de la journée n'était pas encore arrivé.

« Tu passes trop de temps à jouer aux jeux vidéos la nuit, mon cher McGee, commenta Tony. Quitte à être fatigué, tu devrais m'accompagner en boîte la nuit. »

« Une autre fois Tony, répondit Tim d'un ton faussement diplomatique qui signifiait "jamais de la vie".

— Les délicieuses créatures qui se déhanchent sur la piste n'ont pas les oreilles pointues, mais elles sont très sympas quand même, poursuivit Tony

— En ce moment, je flirte plutôt avec une Togruta. »

Tony s'esclaffa et dégusta une gorgée de nectar caféiné.

« Si j'étais toi, je ferais semblant de me mettre au travail avant que Gibbs n'arrive » lança McGee d'un ton presque aimable.

Tony haussa un sourcil devant cette sollicitude bien suspecte. Le bleu n'en était pourtant qu'à son deuxième café puis il comprit.

« Bonjour patron » salua Tony sans oser se retourner.

Il se raidit en attendant de subir l'habituelle petite tape sur la tête.

« Ziva, DiNozzo, McGee, préparez vos affaires. Un capitaine de corvette a été retrouvé mort. Le capitaine Antony Smith.

— Probablement un brave homme, commenta Tony prêt à chanter les louanges de son homonyme.

— Je sors son dossier » annonça Tim déjà plongé dans ses écrans.

Tony se raidit une seconde fois en sentant venir une tape sur la tête qui ne vint pas. Ziva ricana en le voyant si gêné.

« États de services impeccables, aucune mission à l'étranger et pourtant assez bien noté, résuma Tim. Pourtant deux enquêtes ont été ordonnées sur lui, remarqua-t-il un peu étonné.

— Ordonnées par qui ? demanda Tony en voulant se rendre utile pour tenter de noyer ses frasques.

— Bonne question, pas par nous déjà. Ni le FBI. Ça sent une agence quelconque terminant par A.

— Débrouillez-vous pour me trouver ça sur le chemin, ordonna Gibbs. Maintenant en route. »

Le chef d'équipe tourna les talons sans oublier de donner la tape que Tony méritait. Celui-ci sursauta et s'indigna.

« C'est mieux quand tu ne t'y attends pas » commenta Gibbs avec satisfaction.

Ziva lui jeta un regard approbateur avant de bondir à la suite du chef.

Ils partirent avec deux vans. Tony voulut soigner sa dignité et s'éloigna pour servir de chauffeur aux deux légistes. Le docteur Mallard et son assistant Palmer l'accueillirent joyeusement et engagèrent aussitôt la conversation.

Gibbs prit d'autorité le volant de l'autre van, à la grande déception de Ziva. Elle sortit une tablette pour se plonger dans le maigre dossier informatique du capitaine Smith. Tim, également sur une tablette, s'acharnait à remonter la piste des ordres d'enquêtes mais sans succès.

« Peut-être que ce n'est pas à propos de lui, mais de sa copine, supposa Ziva. Non, institutrice c'est un boulot ennuyant à mourir. Par contre son frère cadet est commercial et sa carrière n'est pas très claire.

— Développe, encouragea Gibbs en doublant dangereusement une voiture qui était en excès de vitesse.

— Carrière à l'internationale. Free-lance de temps en temps. Ses clients… j'ai une impression de déjà vu.

— Quelle époque ?

— Mossad, mais ce n'était pas sur mes propres missions, s'excusa presque Ziva.

— Plutôt criminel, terroriste ou espionnage ? Creusa Gibbs avec intérêt.

— Quelque part entre les trois j'en ai peur.

— McGee toujours rien ? s'agaça Gibbs.

— Non patron. On dirait qu'ils ont pris des précautions spécifiquement pour que le Ncis ne remonte pas jusqu'à eux.

— Mauvais tout ça » commenta Ziva.

Une demi-heure plus tard, Gibbs avait abattu les 80 kilomètres qui les séparaient de la scène de crime. Sans surprise Tony n'avait pas osé suivre avec la camionnette des légistes. McGee posa le pied sur le sol, soulagé d'être encore en vie et encore secoué. Il ne ferait jamais à la conduite du patron. Ziva parfaitement à l'aise bondit aux côtés de l'informaticien et lui adressa un sourire plein de sollicitude.

« Bien allons-y » ordonna Gibbs sans les attendre.

Les trois agents du Ncis s'engagèrent dans un labyrinthe d'entrepôts plus ou moins en bon état.

L'entrepôt en question avait déjà été sécurisé par la police de la ville, mais ceux-ci furent soulagés de passer les rênes à des enquêteurs plus chevronnés.

Le capitaine Tony Smith gisait au milieu de l'entrepôt. Il avait été blessé à plusieurs reprises avec un poignard, deux balles avaient traversé sa poitrine et pourtant c'était probablement la chute qui avait eu raison de lui. Mallard confirmerait. En attendant, il n'y avait aucune arme en vue.

Ziva remarqua un système de vidéosurveillance et s'éloigna pour obtenir les enregistrements.

« On s'occupe de la scène McGee, l'informatique attendra. »

Tim hocha la tête et entreprit d'examiner le lieu de la chute pendant que Gibbs examinait les blessures. Le chef d'équipe réalisa que le combat avait commencé au corps à corps, puis à l'aide d'un poignard. D'après la torsion du poignet, c'était certainement le capitaine Smith qui avait utilisé le poignard en premier.

Son adversaire était chevronné et l'avait désarmé puis blessé. Pour faire bonne mesure, le tueur avait tiré à bout portant et laissé la victime chuter.

Le rez-de-chaussée ne révéla rien et les deux hommes remontèrent. Si les observations de Gibbs étaient correctes, ils trouveraient des traces de sang du tueur. Celui-ci devait avoir été blessé lorsqu'il n'avait encore l'arme blanche.

La scène du combat fut facile à trouver, elle surplombait exactement l'endroit où était tombé le capitaine.

Il y avait effectivement des éclaboussures de sang, mais assez peu. Gibbs commençait à avoir une très mauvaise impression. Il y avait un peu de sang, celui d'une personne, mais probablement pas d'une deuxième. Le tueur était un professionnel.

Depuis le haut, ils entendirent Tony et Mallard entrer. Il ne fallut qu'une seconde à Tony pour rapprocher les multiples blessures du crime de l'Orient Express.

C'est à ce moment que Ziva revint avec un air sombre. Les caméras avaient effectivement filmé le tueur sauf que celui-ci restait toujours de dos. Il savait comment les éviter. On ne pouvait rien en tirer, si ce n'était que le tueur avait le crâne rasé et qu'il était probablement de type caucasien.

La scène de crime était clean, bien trop clean.

Tony suggéra de s'intéresser à la copine de Smith. Ziva se moqua de lui en prétendant qu'il avait envie de menotter quelqu'un. Gibbs leur intima le silence. La copine serait interrogée mais en temps utile.

Mallard et Palmer restèrent sur la scène de crime dans l'espoir d'exploiter une erreur du tueur, mais ils ne se faisaient pas d'illusions. Ils n'en trouveraient pas.

L'équipe reprit la route pour visiter l'appartement du capitaine. Tony et McGee se disputèrent en essayant de convaincre Gibbs de renoncer au volant. Le patron leur sourit silencieusement et désigna Ziva qui s'installait déjà à la place du conducteur. Les deux agents gémirent d'horreur mais grimpèrent tout de même à bord. Le trajet ne serait pas de tout repos.

Effectivement, Ziva commit excès de vitesse sur excès de vitesse en riant et en klaxonnant rageusement sur les « chauffards » qui encombraient sa route. Tony grinçait des dents avec inquiétude, McGee se sentait trop pour reprendre ses recherches et Gibbs s'autorisa une sieste.

Les quatre agents arrivèrent vivants à destination. Tous les degrés de satisfaction étaient présents au sein de l'équipe. Ziva était encore euphorique et défoulée de sa conduite et sortit tout naturellement son kit pour forcer les portes.

« J'ai la clef Ziva, l'informa Tony. Fraîchement récupérée sur le capitaine. »

L'Israélienne haussa les épaules, un brin agacée. Fracturer les portes était presque aussi plaisant que d'assommer les gens et nettement plus intéressant que faire la course avec les poids lourds.

Gibbs allait les rappeler à l'ordre quand ils s'aperçurent que la porte la maison était entrouverte. L'équipe retrouva en un instant un semblant de professionnalisme. Le patron envoya Tony et Ziva à l'arrière de la maison d'un geste silencieux, puis jeta un œil à McGee. Celui-ci répondit d'un signe de tête en retirant la sécurité de son revolver.

McGee poussa doucement le battant pour permettre à Gibbs d'entrer l'arme au poing. Le jeune informaticien le suivit aussitôt prêt à le couvrir.

Lorsqu'ils investirent le salon, un homme chauve s'y trouvait déjà, il était confortablement installé sur un fauteuil dont dépassait son crâne. Gibbs allait l'interpeller, mais l'homme fit pivoter le fauteuil.

« Kort ! s'exclama McGee avec horreur.

— Bonjour à vous aussi McGee. Gibbs, ça faisait longtemps.

— C'était vous sur les caméras de l'entrepôt, accusa Ziva en jaillissant à son tour dans le salon.

— C'est exact. Est-ce que je vous sers un brandy, proposa Trent Kort en désignant la bouteille. Il n'est pas de première qualité, mais…

— Depuis quand la CIA assassine des citoyens américains ? interrogea Gibbs d'un ton impérieux.

— Je ne l'ai pas assassiné, je l'ai tué, rectifia Kort en haussant nonchalamment les épaules.

— Et vous espérez qu'on va vous croire, lança Tony avec hostilité.

— Et pourquoi pas ? Nous sommes collègues après tout. »

Quatre armes se braquèrent sur le chauve.

« Ok ok. J'interrogeais chaleureusement le capitaine Smith quand il s'est jeté sur moi avec un poignard. Malgré ma nature pacifiste, j'ai dû me défendre. Je suis sûr que vous me comprenez. »

Les quatre agents ajustèrent leurs armes sans sourciller.

« Vous essayez de battre le record d'Antony massacrés ? » demanda Tony avec colère.

Il ne se souvenait trop bien avoir échappé de peu à l'explosion de sa propre voiture, cadeau de ce salopard de Kort.

« Vous avez la rancune tenace DiNozzo, grimaça-t-il amusé. Remarquez ça peut se comprendre. »

Tony allait rétorquer mais Gibbs le devança.

« Qu'est-ce que la CIA voulait à un capitaine de la Navy ? demanda-t-il d'une voix calme où perçait une nuance menaçante.

— Vous savez bien que je ne peux vous répondre, répondit Kort en caressant amoureusement son verre d'alcool.

— Vous n'êtes pas assez stupide pour nous attendre bêtement, intervint Ziva. Enfin si, vous êtes stupide, mais pas de cette manière.

— Aaaah notre chère officier David…

— Agent David, rectifia-t-elle.

— C'est exact, j'avais oublié votre récent changement de statut, mais vous…

— Répondez, ordonna Gibbs avec un calme d'autant plus menaçant.

— Bon, vous savez sans doute que le frère du capitaine était sous surveillance. Si le capitaine était irréprochable, ce n'est pas exactement le cas de son frère.

— Pour qui travaille-t-il ? interrogea Gibbs.

— Pour pas mal de monde. Le plus offrant généralement.

— Et dans le cas présent ?

— Ça n'est pas très important. Par contre ce qui est important, c'est que le frère honni a envoyé au frère chéri un colis qui n'aurait jamais du tomber dans les mains, ni de l'un, ni de l'autre.

— Qu'est-ce qu'il y a dans ce colis ? demanda Tim avec curiosité.

— Voyons McGee, rien pour lequel vous soyez accrédité.

— Le capitaine est mort trop vite et le colis est introuvable donc vous voulez utiliser le Ncis pour faire le sale boulot, résuma Tony avec une hostilité croissante.

— Disons que je pensais plutôt à un service entre collègues » nuança Kort avec le cynisme dont il avait le secret.

Tony allait lui adresser une réplique cinglante quand une voix appela la capitaine Smith à l'extérieur.

Kort se leva avec intérêt mais Gibbs lui intima de se rasseoir. Le chef d'équipe désigna Ziva et McGee pour tenir en joue l'agent de la CIA et ordonna à Tony de le suivre. Le changement de cible calma légèrement celui-ci et il se tint prêt à couvrir son patron.

En revenant vers la sortie, les deux hommes découvrirent qu'une adorable vieille dame se trouvait sur le perron de la maison. Ils se concertèrent un instant du regard avant de rengainer.

« Bonjour jeune homme, dit-elle à Gibbs malgré sa cinquantaine bien tassée.

— Bonjour madame, répondit le patron avec politesse en observant le paquet qu'elle avait dans les mains.

— Est-ce que cet adorable capitaine Smith est rentré ? Je dois absolument le voir pour…

— Entrez madame, il va bientôt revenir » lança Kort d'une voix presque aimable en apparaissant derrière Gibbs.

McGee et Ziva apparurent à leur tour avec le même air horrifié. Apparemment Kort les avait embobinés et ils s'étaient fait avoir comme des bleus.

« Ce brave capitaine a beaucoup d'amis, remarqua la vieille dame d'une voix enjouée. C'est une bonne chose, commenta-t-elle. Je m'appelle Rosie au fait. J'habite juste à côté.

— Vous vouliez voir ce brave Antony ? poursuivit Kort avec un air affable qui ne lui allait pas du tout.

— Tout à fait, expliqua fièrement Rosie. Des jouets sont arrivés en l'absence du jeune capitaine. Le facteur devait les remettre en main propre. Je me suis fait passer pour la maman du jeune homme pour rendre service, voyez-vous ? »

Une lueur de convoitise traversa le regard de Kort alors que l'équipe s'alarmait.

« Vous pouvez nous laisser le colis et nous le donnerons au capitaine dès qu'il reviendra, proposa Gibbs pour extirper la vieille dame des griffes de Kort.

— C'est qu'il devait le recevoir en main propre, hésita Rosie.

— Ma chère Rosie, vous l'avez dit vous-même, ce ne sont que des jouets. D'ailleurs comment le savez-vous ? demanda Kort innocemment.

— Eh bien j'ai ouvert le colis pour vérifier que tout était en état. »

L'équipe d'enquêteurs frémit en attendant la réaction de Kort.

« De nos jours, on livre beaucoup de mauvaise qualité. Il vaut mieux vérifier, vous savez ?

— Vous avez parfaitement raison. Permettez que je vous décharge ? Je vais aller poser ça sur la table du salon en attendant ce brave Antony, proposa Kort en tendant la main vers Rosie.

Craignant le pire pour la vieille dame, McGee s'avança aussi et les deux hommes posèrent la main sur le colis en même temps.

Rosie lâcha le paquet en adressant un regard reconnaissant à Kort puis interrogateur à McGee. Les deux hommes tenaient tous les deux le colis en se foudroyant du regard. Ils tirèrent les deux et l'emballage se déchira laissant tomber un objet cylindrique qui roula sur le sol.

« Attention jeunes gens, s'exclama Rosie. Cette réplique me semble déjà ancienne et assez fragile.

— Une réplique ? demanda McGee sans comprendre en se déplaçant pour ramasser l'objet.

— Bien sûr, Bobbie, mon défunt mari en avait plein. Ils les collectionnaient avant sa mort. Elles étaient tout de même bien plus neuves que celle-ci. Si vous voulez, je pourrai vous montrer la réplique du casque de Vador. Je n'ai pas eu le cœur de jeter ses collections quand il est décédé. »

L'informaticien s'empara du cylindre métallique sans comprendre. Ce qu'il avait entre les mains ressemblait furieusement au manche d'un sabre laser de Star Wars, mais le métal était cabossé et semblait ancien.

« Ma chère Rosie, intervint Ziva. Le capitaine est parti faire quelques courses, mais il ne reviendra pas avant une bonne heure.

— Tant que ça ? s'inquiéta la vieille dame.

— Oui, si vous voulez, nous allons garder ces… reliques pour... Antony et nous lui dirons que vous êtes gentiment passée, proposa-t-elle.

— Vous êtes sûre que…

— Nous lui donnerons en parfait état, rassurez-vous. Dès que Tim et… Trent arrêteront de faire les marioles avec, lança-t-elle d'une voix menaçante aux deux hommes.

— Heu je ne sais pas, murmura la vieille dame. Qui êtes-vous d'ailleurs ? demanda-t-elle légèrement suspicieuse.

— Nous sommes dans la même unité qu'Antony, improvisa Ziva. Je suis l'officier David, voici le sergent-artilleur Gibbs et…

— Lieutenant Trent Kort, pour vous servir.

— Quartier-maître DiNozzo, enchaîna Tony et voici le second-maître McGee, notre bleu préféré. Le cap'tain Tony en a encore pour moment. Il vient de m'envoyer un message, mentit-il avec aplomb en espérant faire partir la vieille dame.

— Vous êtes tous des Navy. Tout va bien alors. Effectivement mes vieilles jambes me rappellent à l'ordre. Vous direz bien à ce gentil Tony que je suis passée, s'inquiéta-t-elle.

— Bien évidemment » assura Ziva avec un grand sourire.

La porte finit enfin par se refermer sur Rosie, satisfaite du devoir accompli. Aussitôt que le battant fut clos, les armes à peine dissimulées de Gibbs, Ziva et Tony réapparurent.

« Explications, lança Gibbs d'un ton menaçant à Kort. McGee qu'est-ce que c'est ? lui demanda-t-il d'un ton à peine plus aimable.

— Je… Ce truc est impossible…

— Tout ça appartient à la CIA Gibbs. Donnez-moi tout ça et oubliez ce que vous avez vu » ordonna Kort.

McGee tripotait toujours le manche du sabre et finit par appuyer sur le bouton rouge délavé par curiosité. Il manqua de bondir en arrière et de lâcher le sabre laser lorsqu'il s'alluma dans un grésillement caractéristique.

Les agents du Ncis regardèrent avec effarement l'éclat luisant du vieux sabre laser. McGee pouvait même sentir la douce chaleur qui se dégageait du faisceau. C'était impossible.

Ziva fut la première à reprendre ses esprits.

« Tim, c'est possible de créer une réplique aussi fidèle d'un sabre laser ?

— Non, répondit-il sans hésiter. En plus, il semble être vieux de plusieurs centaines d'années donc…

— Éteignez-le et donnez-le-moi, ordonna Kort. Gibbs, dites-lui.

— Mais alors ça veut dire que les films de Star Wars sont… vrais, s'émerveilla Tony.

— Ne dites pas de bêtises, répondit Kort agacé. George Lucas a brodé une histoire pour contrôler la propagation des rumeurs extraterrestres.

— Mais pourquoi ne pas révéler leur existence, s'indigna McGee encore émerveillé par le sabre qu'il examinait sous toutes les coutures.

— McGee vous êtes désolant, répondit Kort en levant les yeux au ciel.

— Lucasfilm est donc une branche de la CIA, déduisit Tony mi-impressionné, mi-horrifié.

— Et elle sert à décrédibiliser l'apparition de reliques de ce genre, développa Ziva.

— Maintenant que vous avez tout compris, vous allez gentiment me donner ce sabre que je puisse l'emmener ailleurs.

— À la zone 51 ? » demanda innocemment Tony.

Kort ne daigna pas répondre. Gibbs finit par ordonner à McGee d'éteindre et de donner le sabre à l'agent de la CIA. L'informaticien s'exécuta avec regret.

« Ou alors dans l'entrepôt où se trouve l'arche d'alliance ? » proposa Tony.

Tout en vérifiant qu'il avait tout, Kort se mit à rire puis se dirigea vers la porte et disparut à son tour.


Voilààààà !

Le jeu en question était un tirage au sort de fandom pour faire des crossover. J'ai eu Ncis x Star Wars. Je ne pouvais pas décemment le dire dans les notes ou le résumé. Évidemment j'aurai dû le classer dans les « crossovers » et non dans les fic « regular », ce que je n'ai pas fait pour la même raison, mais j'espère que la chute vous a plu.

L'appréciation de l'art à la reconnaissance mène et la reconnaissance aux remerciements. Laissez un commentaire tu dois, dirait Yoda. Je vous suggère d'écouter ce sage ^^

À bientôt !