Salut ! :) Me voici avec avec un nouvel OS, encore sur FE ! Mais il est un peu spécial, puisque je l'ai écrit en partie avec Zakuro Kagame. Il s'agit en réalité d'un OS croisé avec cette superbe auteur.

Elle aussi, à écrit un OS, qui narre les événements de la même journée que le mien, mais en suivant les péripéties d'Edelgard, tandis que moi, je narre les péripéties de mon archer adoré, Ashe ! Allez lire son OS Un Aigle au Cœur d'une fête sacrée, après que vous ayez lu mon OS, pour comprendre toutes les références qu'on s'est fait ! )

Bonne lecture ! ^^


Assis au deuxième rang de la cathédrale, Ashe écoutait attentivement le discours de Rhéa. La journée était férié, aujourd'hui étant la Sainte-Seiros, fête célébrant sa naissance. Il ne savait pas encore ce qu'il allait faire durant cette journée, certainement s'amuser avec ses amis du monastère.

La voix de l'archevêque résonnait de toute part dans le bâtiment. Elle parlait avec un ton affirmé mais empreint d'une sérénité, relatant les exploits de la sainte à travers tout Fòdlan. L'archer aurait presque pu croire que Rhéa l'avait connue, grâce à la façon dont elle parlait de Seiros ! Seteth se tenait au côté de celle aux cheveux verts clairs, aussi droit qu'un piquet et avec sa mine renfrognée. Byleth se tenait à la gauche de la chef des églises, impassible comme toujours, même si elle ne devait comprendre un traître mot du discours elle qui avait été éloigné des enseignements de Seiros.

Le grincement des portes de la cathédrale fit que toutes les personnes présentes se turent. Ashe put apercevoir la future dirigeante de l'Empire, haletante et les joues rougies, devant l'entrée. À priori, l'adestrienne ne se formalisa pas d'avoir dérangé la cérémonie, puisque sans aucun mot d'excuse elle alla s'asseoir au premier rang, à côtés des deux autres délégués. Ashe put apercevoir que Rhéa avait lancé une œillade sévère à Edelgard, pendant que celle-ci rejoignait sa place. L'arrivée inattendue de cette dernière avait fait que Rhéa avait repris son discours de quelques phrases avant, elle n'avait pas dû s'en rendre compte.

Une fois le discours de l'archevêque terminée, les Lions se levèrent de leur place respective et prirent place à côté de Manuela devant les bancs, tandis que Rhéa, son conseiller et sa sœur, et l'ancienne mercenaire allèrent s'asseoir, laissant leur place à ceux originaires du Royaume. Lors des fêtes célébrants les Saints, une classe devait préparer un récital pour celle-ci, et ce tour par tour.

Le récital dernier, deux semaines auparavant pour la Saint-Cichol, avait été fait par la classe des Aigles, et les oreilles de l'archer sifflaient encore. La scène avait été assez cocasse, bien que non-adaptée pour célébrer un saint. Bernadetta n'avait que fait claquer des dents en tremblant sur place, et s'était même évanouie en plein milieu, dans l'indifférence la plus totale de sa classe. Caspar avait accentué en criant les dernières syllabes des derniers vers, comme s'il poussait ses cris sur le champ de bataille. Dorothea s'était cru dans son opéra, dansant pendant son chant, faisant des pirouettes sur elle et tournant autour de ses camarades. Pour ne citer qu'eux...

Une chance pour Ashe que tous ses camarades soient des fervents dévots ! Même Felix semblait ravi ! La classe avait eu la chance d'être entraîné par leur professeur au chant, la célèbre diva de l'opéra MittelFrank, Manuela Casagranda. Elle s'était donné une joie de leur dispenser tout ce qu'elle savait sur le chant. Alors oui, Manuela était une professeur atypique, mais elle n'en était pas une mauvaise. Sauf peut-être, après ses peines de cœurs, quand lors des entraînements, elle demandait aux garçons de ne pas bouger et de ne pas se défendre, tandis que les filles pouvaient les attaquer librement. Même si bon, lors de ces événements, les filles allaient toutes attaquer Sylvain, même Ingrid. Le fils de Lonato se disait qu'elles se vengeaient du comportement qu'avait eu le rouquin à leur égard.

Sylvain qui s'était montré réfractaire au récital, au départ, mais qui avait très vite changé d'avis après que Manuela lui ai dit que les chanteurs faisaient fondre le cœur des étudiantes, mettait tout son cœur sur son chant. Ashe, essayait de faire le moins de fausse note qu'il pouvait. Annette et Mercedes chantaient avec un peu trop de gaieté des psaumes qui étaient assez terrible. Dedue, quant à lui, n'avait pas voulu participer par peur d'irriter les religieux s'il le faisait, alors il se tenait à côté de Dimitri qui devait être la personne qui chantait le mieux de la classe, dominant le prince de toute sa hauteur et veillant à le protéger de toute menace. Même si pour l'archer, il fallait être fou pour tenter quoi que ce soit devant une telle assemblée.

Ashe s'était rendu au marché, une fois que le récital avait pris fin. Il savait que les marchands étaient plus généreux sur les prix lors de ces jours de fêtes, même si cela n'allait pas l'empêcher de négocier quand même. Il espérait pouvoir dénicher une babiole ou deux, pour son frère et sa sœur. Il savait que la mort de Lonato leur pesait c'était comme avoir perdu une deuxième fois leur père. Même si cela faisait déjà quelques lunes que Lonato avait été tué, la fratrie pleurait toujours sa perte. Si l'archer pouvait faire en sorte de redonner le sourire à ses cadets, même pour un court instant, alors rien ne serait trop cher et il comptait bien utiliser ses talents en négoce pour le faire ! Lorsqu'il passa près d'un étalage, il put entendre une voix familière et son instinct lui dit d'aller venir voir ce qu'elle faisait. Après tout, la dernière fois, elle avait bien failli se battre contre une vendeuse.

« J'ai l'argent pour payer mais je veux négocier ! affirma l'étrangère aux cheveux violets. Je veux négocier pour me garder plus d'argent !

- Petra, quel est votre problème ? lui demanda l'archer, encore incertain du problème.

- Oui, j'ai vu cet arc et voulait m'acheter, et donc j'ai sorti l'argent pour. Mais j'ai eu le souvenir de votre technique secrète pour économiser l'argent, alors je lui ai demandé de négocier. Sauf qu'il me dit que si j'ai l'argent pour l'arc, il ne négocie pas.

- Ho, je vois. s'étonna l'habitant du royaume, puis s'inclina vers le marchand. Je présente mes excuses pour ce quiproquo. Tout ceci n'est qu'une erreur, veuillez excuser mon amie. »

Ashe la prit par le bras et la tira loin de l'étalage, sans que la brigiliène n'opposait une résistance. Il trouva un coin entre deux stands, où il y avait peu de passage, et il entreprit d'expliquer à l'étrangère comment négocier, qu'il fallait être subtil dans la démarche. Puis après... il lui expliqua ce que voulait dire « subtil »...

Petra cherchait un arc acier, l'ancien ayant cédé à cause de ces entraînements intensifs, et Ashe savait exactement où en trouver un de bonne qualité ! Arrivé devant le vendeur d'arc, il négocia, pour son amie le prix, jusqu'à une bouchée de pain. Lui-même venait acheter ces armes auprès de ce marchand bien trop crédule, ce dernier ne fournissait que des nobles alors il ne devait pas être habitué à la négoce et pouvait se permettre de baisser les prix, en toute confiance, des armes pour que l'archer puisse les acheter. La brigiliène le remercia et l'ensevelit de compliment, avant de partir vers le monastère pour s'entraîner avec sa nouvelle acquisition.

Toujours en train de chercher des objets susceptibles de plaire à ses cadets, l'archer s'engouffrait de plus en plus dans le marché. Sur sa route, il avait aperçu Ferdinand en pleine bataille avec ce qui devait être un bandit. Le rouquin avait gagné le duel, et le marchand pour qu'il s'était battu l'avait remercié et avait voulu lui offrir des cadeaux, mais Ferdinand refusa car : Tel était le devoir d'un noble de secourir son prochain !

Brusquement, les personnes se collèrent contre les stands, laissant la route où circulait les passants complètement dégagée, en criant qu'il fallait le laisser passer. Mais de qui pouvaient-ils parler ? S'il s'agissait d'un bandit, l'archer ne pouvait pas le laisser sévir ! Ou alors, c'était peut-être une bête démoniaque qui semait la terreur sur son passage... Si c'en était bien une, il n'aurait aucune chance de la battre... Pourtant, il ne pouvait pas la laisser blesser des innocents !

Il se précipita sur le chemin se mettant en plein milieu, sous le regard effaré des personnes alentour. Ashe distinguait l'ombre imposante qui se dessinait devant lui, recouverte d'épines tranchantes. Il sortit son arc et le pointa vers la silhouette qui s'avançait. Juste avant de décocher sa flèche, l'archer baissa son arc. Il s'était emporté un peu trop vite... Le monstre qu'il avait cru voir était en réalité Raphaël, chargé de différentes armes, et d'objet, il portait même un bureau ! Heureusement que ce dernier ne l'ai pas aperçu en train de pointer son arme sur lui. Le cerf salua l'orphelin quand il passa à côté de lui et continua sa route vers le monastère tout joyeux.

Après ce léger contre-temps, l'archer avait continué sa route. Il avait enfin trouvé un étal qui vendait ce qu'il recherchait ! Il opta pour un conte de chevalerie, les prêtres qui avaient accueilli ses cadets pourraient le leur lire, et pour deux petits chevaux en bois. Une nouvelle fois, il réussit à négocier les prix, lui permettant d'économiser son argent. L'achat fait, il pensait regagner le monastère sauf que le marchand situé en face du stand où il avait fait affaire le héla.

« Hé petit ! Vu ton uniforme, tu dois venir de Garreg Mach, je parie ? tout en s'approchant du marchand, l'archer hocha la tête pour confirmer ses dires. J'en étais sûr, ha ha ! Petit, j'aimerais que tu me rendes un service. J'ai quelque chose que ta prof, une certaine Byleth, voulait et j'aimerais que t'ailles lui dire que je l'ai.

- Ce n'est pas ma pr-... essaya d'argumenter l'ancien voleur avant d'être coupé par le marchand.

- Je ne prendrai aucun argument. La chose que ta prof m'a demandé est très importante, vitale même ! Donc va la prévenir, s'il-te-plaît ! »

Ashe au pied du mur ne put qu'accepter. Si tenté qu'on lui ait laissé le choix... C'était vital, le vendeur lui avait dit, il ne pouvait pas passer outre cette information ! Il espérait juste que Byleth ne soit pas si difficile à trouver, elle qui était toujours en vadrouille dans le monastère et ses alentours.

L'archer était rentré au monastère, peu de temps après que le buffet du réfectoire ait débuté. Sa balade lui avait ouvert l'appétit, et la myriade de plat qu'il voyait le faisait saliver d'envie. Il savait qu'il ne fallait pas rester béat devant tous ces mets, qu'il fallait se dépêcher de les prendre et de les manger sinon d'autre le ferait à sa place. Il pouvait déjà voir Caspar et Raphaël, qui avait délaissé les objets de la matinée dans le hall des chevaliers, se ruer sur la nourriture. Ashe pouvait déjà entendre hurler les cuisiniers du monastère sur les deux homme, en leur disant d'en laisser pour les autres. Mais les deux élèves ne semblait en avoir cure, si supposé qu'ils entendaient le personnel et qu'ils ne soient pas dans un état de transe face à toute cette nourriture.

La salle commençait à se remplir par les élèves et le personnel travaillant pour le monastère, et le brouhaha s'amplifiait. L'orphelin alla se servir les plats qu'il voulait. De l'autre côté du banquet, sur lequel les mets étaient disposés, Hilda et Claude surveillaient le bon fonctionnement de l'événement, qu'aucune dispute ou appropriation n'ait lieu. Enfin, ce serait le cas s'ils n'étaient pas trop occupés à essayer de refourguer tout le travail à l'autre.

« Je suis si épuisée, Claude ! Pourquoi, est-ce moi qui suis punie pour vous ? s'enquit la rose.

- Punie pour moi ? rigola Claude. Si vous n'aviez pas déserté les corvées que nous devons faire, nous ne serions pas punis. Allez raisonner Raphaël, de ne pas engloutir le buffet, voulez-vous ? Moi, je dois aller voir si les cuisinier ont besoin d'aide.

- Pas si vite ! s'exclama Hilda en prenant son délégué par le bras, pour ne pas qu'il parte. Les cuisines sont derrières nous, pas vers les jardins. Puis c'est vous, notre délégué, donc c'est vous qui devez aller raisonner Raphaël ! Et puis, comment pouvez-vous savoir que j'ai déserté nos corvées puisqu'il me semble que vous non plus, vous n'étiez pas là pour les faire ? »

Après avoir pris quelques sandwich du marin, une salade de pâtes aux légumes, et un sorbet – à défaut d'avoir pu prendre des beignets, puisqu'une élève aux yeux parme les avaient tous pris – l'archer chercha une place, délaissant la querelle entre les deux cerfs. Il balaya rapidement du regard les tables, pour voir si l'ancienne mercenaire n'était pas attablé quelque part. Caspar lui parlait souvent de l'appétit monstre de sa professeur, et donc l'orphelin avait eu l'espoir de la trouver ici pour ne pas la chercher dans tout le monastère. Il aperçut Ingrid, sur une des tables, et alla la rejoindre à défaut d'avoir trouvé la personne qu'il cherchait.

Lorsque l'archer s'assit, la blonde engloutissait un énorme morceau de viande qui était sur sa cuillère. Comment par la Déesse se faisait-il que le couvert ne se soit pas brisé face au poids du morceau de viande qu'avait mis Ingrid sur celui-ci ? Ashe découvrait une nouvelle facette de son amie, et elle pouvait aisément rejoindre le duo Caspar/Raphaël, au vu de son appétit... Ses trois assiettes étaient surchargées de nourriture ! Tandis qu'Ashe mangeait calmement ses plats, Lysithea s'installa à leur table, une assiette remplie de sucrerie dans les mains.

« Lysithea, vous n'allez manger que ces sucreries ? s'étonna l'archer.

- Oui. Le ratio légume-dessert de ces derniers jours étaient désastreux. Mon alimentation vous pose peut-être un problème, si vous vous occupez de mon assiette ? le questionna la mage, tout en enfournant un saghert à la crème dans sa bouche.

- N-non, b-bien sûr que non ! Vous êtes libre de manger ce que vous voulez. Mais je me disais qu'on prenait plus de plaisir à manger quelques sucreries de temps à autre que tout le temps ! Sans compter que plus tard, vous pourriez avoir du diabète si vous mangez trop de sucre...

- Je ne suis pas d'accord avec vous, Ashe. argumenta Ingrid, en finissant d'avaler un morceau de sa volaille. Quand il s'agit de nourriture, il faut se faire plaisir ! Mangez-comme vous le souhaitez, Lysithea ! Je reviens, je vais aller me resservir au buffet. l'orphelin fut impressionné par la vitesse à lequel sa camarade avait finit ses assiettes.

- Franchement, vous croyez vraiment que j'aurais le temps d'avoir du diabète ? Vous êtes bien naïf... ironisa celle aux cheveux blancs. Et puis, je n'ai aucun conseil à recevoir au sujet de mon alimentation de la part d'une personne qui a peur des fantômes ! »

Pendant que la mage hésitait entre manger une de ses crêpes au sucre ou au chocolat, la blonde revint en compagnie de Sylvain. Ce dernier avait la joue rouge, à cause d'une claque de la fille qu'il avait essayé de séduire durant la matinée. Le reste du repas de l'archer se déroula dans le calme et le rire, puisque le roux leur racontait ses péripéties de la journée. Puis, l'orphelin se souvint des mots du marchand, que quelque chose était « vital » pour Byleth, alors il sortit de table, bien déterminé à la trouver.

La mercenaire n'était pas au réfectoire, alors où pouvait-elle se trouver ? Dans sa salle de classe ? Oui, elle était forcément là-bas ! Elle devait tellement prendre à cœur son rôle de professeur que même pendant les jours fériés, elle travaillait ! Empruntant le chemin vers l'académie depuis le réfectoire, il arriva bien vite dans l'allée des trois classes.

Au loin, sortant de la dernière salle de classe, Ashe vu voltiger une cape rouge. Il reconnut aisément la détentrice de cette cape comme étant la déléguée des Aigles. Si une personne devait savoir où trouver Byleth, c'était bien elle ! Un large sourire envahit le visage de l'archer ! Qui disparut bien vite... Il n'avait cligné des yeux que moins d'une seconde, et voilà que la future impératrice s'était volatilisée !

Devant suivre sa première idée, à défaut d'avoir pu accoster la déléguée, il entra dans la salle de classe réservée aux membres de l'Empire. L'ambiance de cette salle lui rappelait la salle de classe des Lions, même si certains bureaux des Aigles n'étaient pas du tout ranger, alors que chaque élève du Royaume veillait à laisser sa table propre et bien rangée. Pourtant Byleth n'était pas à son bureau, ni autre part dans la salle. Seuls les deux drapeaux ornés de l'Aigle impérial lui tenaient compagnie en ce lieu.

L'archer s'approcha quand même du bureau du professeur, espérant que la mercenaire apparaisse soudainement. Évidemment, rien ne se passa. Il n'y avait toujours personne derrière le bureau. Il remarqua juste une pile de copie posé, et la curiosité prenant le dessus, il lut l'annotation en rouge de la première copie. « Hors-sujet. Ferdinand, le but de ce devoir n'était pas de me démontrer pourquoi vous êtes plus fort qu'Edelgard. ».

Le faisant sortir de sa lecture, les oreilles de l'orphelin perçurent du bruit. Il chercha l'origine de ce son. Il en trouva l'origine auprès de Linhardt, qui était assis à son bureau au troisième rang.

« Linhardt, je n'avais pas vu que vous étiez là ! Je suis désolé si je vous ai dérangé dans votre occupation... s'excusa poliment Ashe, tout en s'approchant de son interlocuteur.

- Oui, oui... Oui, Dame Edelgard... Je ferai des efforts pour ne pas m'endormir... marmonna celui aux cheveux verts. Zzz.. Zzz... »

Le mage était en plein songe, alors l'archer décida de ne pas l'embêter plus. Mais son regard dériva sur l'ouvrage qui servait d'oreiller à Linhardt. Il ne put que voir le haut du titre « Téléportation et Secours ». Et il réalisa que cela allait lui servir ! Il suffisait de demander à quelqu'un de téléporter Byleth, et il n'aurait plus à la chercher !

Sortant de la salle de classe, il prit les escaliers menant au premier étage, espérant trouver Flayn à cet étage. Arrivé devant les portes de la salle d'audience, il tourna à sa droite pour emprunter le couloir. Et pour une fois, la chance était de son côté ! Devant le bureau de Seteth se tenait sa petite sœur.

« Flayn, justement je vous cherchais ! l'archer accompagna ses dires avec un geste de la main, pour saluer celle aux cheveux verts.

- Puis-je vous aider pour quoique ce soit ? Avez-vous des maux qui ne demande qu'à être soigné ? lui demanda Flayn, tout en s'approchant de sa personne pour voir s'il n'était pas blessé.

- N-non ! Je ne suis pas blessé, je vous remercie de vous en inquiéter. répondit l'orphelin, non sans gêne, tout en reculant de quelques pas. Il faudrait que vous m'aidiez à téléporter une personne grâce à votre sort Secours. C'est très urgent !

- Je vais vous aider, dites-moi la personne que v... Mince ! J'avais oublié que mon frère voulait me parler de mes liens avec mes camarades de classe... Mais dès que j'ai fini, je vais vous aider. Et pour passer le temps, vous n'avez qu'à pêcher un Messager divin ! proposa habilement la petite sœur de Seteth. Mes sorts sont plus puissants quand je sais qu'un bon repas m'attend ! »

La porte du bureau s'ouvrit sur le conseiller de Rhea. Ce dernier toisait du regard l'orphelin de toute sa hauteur, il devait sans doute juger si l'archer avait embêté sa sœur ou pas. Même si le regard insistant du grand frère le gênait, il ne trouvait pas cela déplacer. Ashe était aussi grand frère, et il pouvait totalement comprendre ce sentiment de vouloir protéger ses cadets plus que tout. Flayn, quant à elle, s'engouffra dans le bureau, et Seteth referma la porte. Maintenant, Ashe devait se rendre à l'étang pour pêcher un poisson pour la mage.

Le trajet de l'orphelin jusqu'au stand de pêche se passa dans le calme. Il avait croisé quelques élèves sur son chemin, mais toujours pas Byleth... À croire que la mercenaire pouvait se rendre invisible... Le monastère était certes grand, pourtant cela relevait de l'exploit de ne pas la trouver !

Ashe demanda au gérant une canne à pêche, puis s'installa au ponton pour pêcher. Cette activité lui rappelait des souvenirs. Il partait souvent à la pêche avec Christophe, son grand frère. Ce dernier réussissait toujours à avoir des énormes prises, sous le regard admiratif de l'archer. C'était lui qui lui avait appris à pêcher, et lui avait donné des dizaines d'astuces pour mieux le faire. Sans se vanter, il devait faire partie des meilleurs pêcheurs du monastère. Même s'il s'était fait battre par Byleth, au concours de pêche...

L'orphelin jeta sa ligne, et attendit. Il devait attraper un Messager divin, le poisson le plus difficile a avoir. Cela allait être long... Mais il avait tout son après-midi. Cela valait mieux que de courir dans tout le monastère à la recherche de la mercenaire...

Quand Léonie le rejoint, il avait attrapé quelques poissons insignifiants. Lorsque l'apprentie de Jeralt commença à pêcher, plus aucun poisson ne mordit à l'hameçon d'Ashe. Ce n'était vraiment pas sa journée... La rousse n'avait pas non plus pêché de Messager Divin, et cela réconforta un peu l'orphelin. Lorsqu'il avait enfin réussi à attraper ce poisson, Léonie somnolait et elle semblait sur le point de s'endormir, et le soleil commençait à se couche. Pendant combien de temps avait-il pêché ?

Prise en main et laissant la canne par terre, Ashe courut pour retourner voir la petite sœur de Seteth. Il avait déjà fait bien attendre la mercenaire pour cette chose vitale que détenait le marchand... Il espérait quand même qu'elle allait bien, même sans cette chose. Flayn attendait devant les portes du bureau de son grand frère, et c'est elle qui initia la conversation.

« Vous tombez à pic ! Je viens juste de finir d'écouter le sermon de mon frère ! Elle jeta un œil à ce que tenait Ashe dans les bras, et lui prit le poisson des mains. Vous m'avez attrapé un Messager divin ! Il ne fallait pas vous donner cette peine, n'importe quel poisson m'aurait fait plaisir. s'enquit celle aux cheveux verts, avec un sourire sournois aurait pensé l'archer. Vous voulez mon aide ?

- Oui ! s'exclama l'orphelin ne pouvant plus attendre. J'aurais besoin que vous utilisiez votre sort Secourt pour téléporter le professeur Byleth ici ! C'est vital !

- Tout de suite ! Mais où se trouve-t-elle ?

- Où elle se trouve... ? répéta Ashe confus de cette question. Je ne sais pas où elle est... C'est bien pour cela que j'ai besoin que vous la téléportiez ici...

- Je suis sincèrement désolée, mais si vous ne savez où elle se trouve, je suis dans l'incapacité de vous aider... Mais je peux quand même garder le poisson ? »

Dépité, l'archer ne put que hocher la tête. Il voulait devenir chevalier, mais il n'arrivait même pas à trouver une personne, dont le message qu'il devait lui transmettre était vital... Il deviendrait un piètre chevalier... La vie de Byleth était en jeu, et pourtant, il n'avait pas réussi à la trouver.

Il descendit les marches de l'étage une à une, et au lieu de continuer tout droit, pour rejoindre sa chambre, il bifurqua à sa gauche pour se rendre dans la cour dédiée aux trois classes. Le crépuscule baignait le monastère de ses couleurs, mais l'orphelin ne savait pas pourquoi instinctivement il avait tourné et n'avait pas rejoint sa chambre.

Mais peut-être que la chance lui souriait enfin ! Devant Ashe se tenait l'héritière de l'empire, Edelgard. Il avait bien fait de se laisser guider par son instinct ! La déléguée des Aigles devait savoir où trouver sa professeur ! Ou au pire, elle lui transmettrait le message. Il décida de l'aborder, en s'approchant vers elle, et il remarqua qu'elle avait senti une présence.

« Dame Edelgard ! s'écria l'archer, ne voulant pas la perdre comme en début d'après-midi. J'aurais un service à vous demander !

- Bonsoir, Ashe. lui répondit la déléguée, en faisant voler ses cheveux avec le vent d'un geste de sa main, presque comme une scène de ses contes de chevalerie. Un service ? Cela aurait-il un quelconque lien avec l'empire ? Sans quoi, je ne pourrai répondre à votre demande. »

Beaucoup de fierté émanait de la personne d'Edelgard. Certains auraient pris cela pour de l'arrogance, mais pas l'archer. L'Aigle serait la future impératrice de l'empire, c'était normal qu'elle ne se laisse pas intimider. Et il trouvait cela tellement classe ! Elle lui rappelait les dames chevaliers de ses contes !

« Vous pensez toujours à l'Empire, en premier. Vous ferez une excellente dirigeante, je suis sûr ! s'enthousiasma l'orphelin. Mais non, cela n'a pas de lien avec l'empire... continua sournoisement Ashe. Cela concerne votre professeur ! Vous voyez, vous pouvez m'aider, même si cela ne concerne pas l'empire !

- Très bien, je vous écoute. »

Lui accorda Edelgard, en croisant ses bras sur sa poitrine, voulant paraître intransigeante aux yeux de l'orphelin. Il savait que ses dires avaient chatouillé la curiosité de la future impératrice, même si elle n'en montrait aucun signe, la simple évocation de son professeur avait fait luire son regard parme. Elle ressemblait beaucoup à Felix, quant il s'agissait de cacher ses émotions. Pourtant tous les Lions pouvaient voir les sentiments qu'essayait de cacher l'épéiste, alors avec l'Aigle c'était pareil.

« Et bien, j'ai cherché votre professeur tout l'après-midi, mais sans la trouver... commença Ashe, en baissant la tête et en grattant l'arrière de son cou avec sa main, honteux de cette déclaration. Un marchand m'a dit qu'il avait une chose vitale pour elle, et que je devais lui dire. Mais je n'ai pas pu la trouver, malgré mes recherches... il releva la tête, bien que toujours gêné, et croisa le regard vif d'Edelgard.

- Et bien, j'aimerais pouvoir vous répondre, mais j'ignore moi-même où notre professeur se trouve. répondit l'Aigle, avec une teinte de tristesse dans sa voix, puis après une minute de réflexion elle enchaîna. Mais je suppose qu'elle sera ravie d'apprendre que les livres qu'elle a fait commander sont enfin arrivés. »

Les livres ? Quels livres ? Pourquoi Edelgard lui parlait soudainement de livre ? Il voulait la questionner, pourtant il n'arrivait à former aucune phrase logique dans sa tête. L'archer avait peur de comprendre la dernière phrase de la déléguée...

Soudain, Ashe crut rêver. Oui, tout ceci n'est dû qu'à un rêve... Juste un rêve... Pourtant la silhouette qui était celle de la mercenaire s'approchait du duo. Et le petit hoquet de surprise que laissa échapper Edelgard, en se retournant, pour elle aussi voir son professeur arriver, laissait penser à l'archer qu'il était bel et bien éveillé.

« Professeur ! interpella la délégué d'un ton sévère, tandis que la mercenaire se rapprochait d'eux. Mais où étiez-vous donc passé ? la voix de l'impératrice se faisait de plus en plus stricte.

- Avec Rhéa »

Lui répondit nonchalamment sa professeur. Ashe se souvint qu'on lui avait dit que c'était aussi l'anniversaire de l'archevêque, aujourd'hui ! Il voulait savoir pourquoi exactement il avait passé son après-midi à la chercher, alors il lui posa la question, interrompant la bataille de regard entre la mercenaire et la future impératrice.

« Professeur ? essaya de l'appeler l'archer, pour qu'elle reporte son attention sur lui. Un marchand m'a dit qu'une chose vitale était arrivé pour vous... Qu'est-ce exactement ? demanda l'orphelin, craintif de la réponse.

- Les livres ! »

S'exclama soudainement Byleth, ce qui parut étonner son élève. Elle ne devait pas voir souvent la mercenaire exprimer ses émotions. Mais ce qui choqua le plus l'archer, ainsi que l'Aigle, fut que la professeur soit partie en courant vers le réfectoire, après qu'elle eut prononcé ses deux mots.

D'un simple regard, les deux élèves se mirent d'accord. Ils allaient courser la mercenaire, pour savoir ce qu'elle allait faire. Avec Edelgard, Ashe suivant la professeur passa dans le réfectoire, puis sorti vers l'étang où quelques étoiles se reflétaient sur l'eau, pour finalement sortir du monastère. Ils arrivèrent dans le marché, où il y avait encore un peu de monde qui faisait les boutiques, toujours à la poursuite de Byleth. C'était un miracle que les deux élèves n'ait pas encore perdu la trace de la mercenaire !

Byleth s'arrêta devant un stand, que l'archer reconnut comme étant celui du marchand qui lui avait chargé de la trouver. Après un échange entre la professeur et le vendeur, elle revint vers les deux élèves, encore essoufflés et rouges de cette poursuite, avec plusieurs livres dans ses bras. Négligemment, Byleth, leur donna un petit tas de livre à porter. Bien qu'Ashe était tellement fatigué qu'il ne pouvait plus articuler un mot, ce n'était pas le cas de l'Aigle qui exigeait des réponses de son professeur.

« P-professeur... parvint à exprimer l'Aigle, dans un souffle. Qu'est-ce donc que ceci ?

- Le prochain chapitre du programme. répondit Byleth, comme si la réponse était clair comme de l'eau de source.

- P-prochain chapitre... ? »

Murmura presque imperceptiblement l'archer, qu'il aurait juré que les deux filles ne l'aient pas entendu. Il avait donc passé sa journée à courir derrière la mercenaire, pour le prochain chapitre de ses cours... C'était donc cela sa « chose vitale ». Il trouvait attendrissant de penser que Byleth se dédiait corps et âme à son métier, que cela lui était désormais vitale de guider sa classe. Mais ce qu'il entendu par la suite le fit bien vite changé d'avis.

« Comment confectionner une cape... souffla la future impératrice, en baissant son regard sur la couverture des livres.

- C'est important d'avoir une cape lors des batailles. »

Avait préféré rajouter la mercenaire, pour mieux laisser les deux élèves sans voix. Et l'orphelin savait que la professeur n'était pas connue pour son grand humour... Et lui qui pensait que Manuela leur en faisait voir de toutes les couleurs... Désormais, il avait la certitude que Byleth battait la professeur des Lions à plate couture. Lorsque les yeux parme lui jetèrent un coup d'œil, ils rencontrèrent ceux d'Ashe qui lancèrent un regard compatissant à Edelgard. Elle devait être extrêmement forte pour survivre aux « enseignements » de la mercenaire, toute une année...


Fin ! Et oui, ce n'est peut-être pas Manuela la pire professeur... Et comme dit le dicton, jamais un sans deux (comment ça c'est pas ça ? XD), allez lire l'OS de Zakuro Kagame, Un Aigle au cœur d'une Fête Sacré.

J'espère que cet OS vous a plu, et vous a bien fait rigolé ! À bientôt ! ^^