Merci à la gentille revieweuse du chapitre dernier ! J'espère que l'histoire vous plaît-n'hésitez surtout pas à demander la suite :P

Ron et Hermione assis sur le canapé de la chambre qu'ils partageaient regardaient Harry, concentrés.

- Je sais ce que vous pensez, démarra immédiatement le brun. Mais encore une fois, faites-moi confiance. Sauf au Manoir, nos plans ont toujours marché, dit-il en baissant la voix par respect pour Hermione.

- Moi je trouve que c'est une chance, dit-elle. Ce goblin, bien que peu fiable, peut nous aider : c'est une circonstance dont il faut profiter, décréta-t-elle.

- Ouais, fit simplement Ron. J'aurais chéri ces quelques jours de repos en sécurité, ajouta-t-il d'un ton lugubre.

Un petit silence se fit.

- Mais non, mon pote, fit Harry d'un ton qui se voulait léger. Quand tout ça sera terminé, tu vas t'ennuyer, j'en suis sûr, dit-il d'une voix trop exagérée pour être crédible.

- Pas vraiment, contra Ron, puis son regard se fit flou. Quand tout ça sera terminé, toi et moi on va devenir Aurors, et à nous la vie palpitante, dit-il avec enthousiasme.

Harry eut un regard déprimé, puis décida de jouer le jeu. Pour eux, pour l'ambiance générale.

- Bien sûr, il faut voir cette chasse aux horcruxes comme un entraînement, argumenta Harry avec un léger sourire. Après ça, personne ne pourra nous battre niveau maîtrise des instruments liés à la magie noire !

- Je dirais même crées par la magie noire, renforça Hermione consciencieusement.

- Peut-être même qu'on aura des stages intéressants au lieu de leur servir leur café, hasarda Ron.

- Ne rêvez pas trop, les avertit Hermione d'un ton moqueur, et ils sourirent tous les trois.

- Être Auror, oui, ça me plairait, reprit Ron plus sérieusement. Mais une fois que le boulot est terminé, c'est terminé, nuança-t-il. Une petite maison en bordure de ville, et des matchs de Quidditch tous les dimanches, imagina-t-il rêveusement.

Hermione ne laissa rien paraître mais grimaça intérieurement.

- Il faudrait déjà que tu arrives à sortir du Terrier plus d'une demi-journée, s'exclama Harry, hilare, tandis que Ron le frappait à l'épaule.

- Ma mère contrôlera tout autant ton futur, si tu avais quelques doutes à ce sujet-là, répliqua Ron.

- Je ne crois pas, non, elle ne tient pas à autant à moi qu'à son Ronichou, se moqua ouvertement Harry, s'attirant une fois de plus les foudres de Ron qui lui envoya un oreiller en plein dans la tête.

Son meilleur ami réagit immédiatement, et prit la première chose à sa portée : une veste, qu'il envoya aussi sec en direction de Ron. Malheureusement, un bout de tissu blanc parsemé de dentelle se détacha de la veste, et celui-ci atterrit directement sur la tête du roux, qui l'ôta avec surprise, puis devint cramoisi lorsqu'il vit ce qu'il tenait entre ses mains.

- Vous pourriez faire attention aux affaires des autres, hurla Hermione en se saisissant du soutien-gorge, évitant le regard de Ron.

Harry eut une seconde de repentance, puis éclata de rire à la vue des expressions embarrassées d'Hermione et Ron. Son rire fut contagieux et Ron ne put s'empêcher, malgré sa gêne, de le suivre dans un fou rire qui amena les deux garçons au bord des larmes. Ebahie, Hermione croisa les bras sur sa poitrine dans un semblant de dignité, puis se laissa aller à un rire libérateur, qui la fit presque trembler. Néanmoins, elle le cacha soigneusement dans son sac fourre-tout.

- Désolé, Hermione, dit sentencieusement Ron d'un ton humble en essayant ses larmes d'hilarité.

- Ce n'est pas à toi de t'excuser, marmonna-t-elle en regardant Harry.

- Allez Mione, c'est rien du tout, se contenta de dire le brun avec un grand sourire idiot. On était au courant que tu mettais, euh, des soutien-gorge, dit-il en aggravant consciencieusement son cas.

- Bravo, Harry, tu as dix-sept ans, tu sais que les filles portent quotidiennement de la lingerie, c'est très mature, fit-elle d'un ton pincé en réprimant un sourire.

- Je le sais, confirma le brun d'un ton appliqué, lorsqu'il vit le regard de Ron, choqué. Pas, euh, à cause de ta sœur, hein, crut-il bon d'ajouter.

Cette fois, ce fut Hermione qui éclata de rire.

- Certainement aussi à cause de ça, nuança-t-elle. Tu dois accepter leur relation, et ce qui va avec, Ron, dit-elle sagement.

Il la regarda brièvement, pour reporter son regard sur Harry.

- Inutile d'entrer dans les détails, décréta fermement Ron.

- C'est ça, faites-moi croire que vous ne parlez jamais de filles, fit remarquer Hermione avec une expression sceptique.

- Depuis qu'on est en vadrouille, il n'y a pas vraiment de support pour ça, répondit tranquillement Ron, ne réalisant pas qu'il blessait Hermione.

Harry lança un regard désolé à sa meilleure amie, qui leva les yeux au ciel. Heureusement, un vacarme provint soudainement du salon, tandis que les trois amis, immédiatement sur leurs gardes, échangèrent un regard angoissé. Soudain, la voix chaude de Molly se fit entendre, et un sourire immense éclaira le visage de Ron. Puis une voix grave coupa celle de Molly, et le cœur d'Hermione rata un battement. Charlie, réalisa-t-elle, une grande chaleur se diffusant dans sa cage thoracique. Une voix féminine inconnue leur fit froncer les sourcils.

- Vous pouvez descendre, fit la voix mélodieuse de Fleur.

Ron ouvrit la porte et courut jusqu'en bas, précédé d'Harry qui avait le pas léger, et Hermione qui modulait son impatience. Elle vit tout de suite le visage de Charlie, et embrasa en une seconde les yeux bleu, vifs, le grand nez, la bouche au pli sympathique, les épaules carrées, les taches de rousseur dissimulées derrière le tan de la peau. Il portait une polaire simple, avec un jean noir et des chaussures marrons. Charlie, se répéta-t-elle dans la tête, sans le réaliser. Cela ne faisait que deux semaines, et elle comprit qu'elle était très heureuse de le revoir. Que fait-il ici ? Se dit-elle aussitôt en repérant un petit visage au regard espiègle noir, les cheveux noirs, de petite taille mais une expression déterminée. A la joie de revoir Charlie s'additionna une pointe d'anxiété.

- Mes chéris, s'exclama Molly en serrant Ron très fort, puis en alpaguant Harry, qui se laissa faire, et en embrassant Hermione sur le front.

- Je ne pensais que vous pouviez venir, fit remarquer Ron. Ce n'est pas dangereux ? Où est papa ? Fit-il ensuite, la mine inquiète.

- Peut-être viendra-t-il la prochaine fois, tout va bien, expliqua rapidement Molly en savourant cet instant de retrouvailles inopinées.

Harry et Ron étreignirent Charlie, puis Alice, qui se présenta tout de suite.

- Salut, je suis Alice, dit-elle n'hésitant pas à embrasser tout le monde, très à l'aise. Je travaillais avec Charles, et je l'ai obligé à m'amener ici pour vous aider dans cette… guerre, finit-elle, incertaine.

- Ne m'appelle pas Charles, grogna Charlie en lui lançant un regard menaçant.

- Comme tu voudras… Charles, termina Alice en faisant un clin d'œil à Bill qui lui sourit en retour, éveillant un regard méfiant de Fleur.

Ils s'assirent autour de la table. Hermione se sentait transparente, comme spectatrice de la scène qui se jouait là. Comme dans un rêve. Elle entendait mais n'écoutait pas, ne sentant pas du tout à sa place, sans qu'elle puisse cependant mettre une raison rationnelle là-dessus.

- En définitive, ils n'ont pas voulu me dire grand-chose de plus que ce que vous avez trouvé sur le parchemin, soupira Bill en jetant un coup d'œil éloquent au Trio.

- Ils sont en vie, c'est ce qui compte, assura Molly en serrant les mains de Ron, gêné.

- Combien de temps comptez-vous rester ici avant de repartir ? S'enquit Charlie en regardant Hermione, qui ne répondit pas, la tête ailleurs.

- Eh bien, sous peu, fit Harry en jetant un coup d'œil surpris à Hermione. Sous peu, après-demain, estima-t-il tout-à-trac, et cela jeta un froid dans l'assemblée.

- Une idée de la destination ? Essaya Bill.

- Gringott's, révéla Ron d'un ton excité. Enfin, Gringott's, se reprit-il plus sagement.

Un murmure se fit autour de la table. Le goblin qui s'était mis dans un coin de la pièce eut un sourire carnassier.

- Quelqu'un peut me dire ce qu'est Gringott's ? Demanda Alice, perdue.

- La banque la plus sécurisée du monde sorcier, et par conséquent, la mieux gardée des autorités, expliqua Charlie en haussant un sourcil.

Hermione se tourna vers lui, puis redirigea immédiatement son regard vers Harry.

- Pas pour une visite de courtoisie, j'imagine, supposa Fleur d'un ton las.

- Pas vraiment, répondit Harry d'un ton embarrassé. Mais c'est nécessaire, reprit-il d'un ton assuré. C'est là que nous devons aller, nous en sommes sûrs, il n'y aucun doute. Faites-nous confiance, et tout devrait se passer, eh bien, comme nous le prévoyons, dit-il pour éviter le mot 'bien' qui lui brûlait les lèvres. Mais il ne voulait pas faire de promesses vaines.

- L'Ordre peut-il vous apporter une quelconque aide ? Demanda Molly.

- Eloigner tous les mangemorts de la banque ? Plaisanta Ron, mais sa blague ne créa qu'un silence angoissé.

- On essayera de tenir certains d'entre eux occupés, s'avança la mère de famille dont la voix prenait une toute autre tournure lorsqu'elle se faisait représentante de l'Ordre.

- Des problèmes d'ordre technique en vue ? S'enquit Alice avec aplomb.

- En fait, peut-être oui, confirma soudain Hermione qui parlait pour la première fois. Si le… disons, le contenant auquel nous pensons ne s'ouvre pas magiquement ou en cas de problème quelconque, dit-elle en accentuant sur le quelconque, nous devons avoir une solution de rechange.

- Pas de souci, répondit Alice. On pourrait vous trouver des produits chimiques moldus qui ne seraient pas détectés par les sorciers, puisqu'ils n'en n'ont pas l'habitude. Des produits extrêmement puissants, ajouta-t-elle avec un clin d'œil à Hermione.

Le goblin eut une moue méprisante lorsqu'il entendit l'adjectif moldu.

- Oui, oui, acquiesça Hermione, réfléchissant à toute vitesse. Encore qu'il faut une autorisation spéciale, et cela risque de prendre du temps. Ou bien nous utilisons la magie pour les obtenir. Risqué, en temps de guerre, déduit-elle.

- J'ai bossé dans l'industrie chimique. Je peux m'en occuper, annonça Alice.

Un silence s'établit, chacun s'interrogeant sur la viabilité du plan.

- Cela retardera notre départ, constata Harry.

- Papa aura le temps de passer, contra Ron en regardant sa mère.

- Je ne suis pas sûr qu'utiliser des techniques moldues soit spécialement indiqué, contra Bill.

- Bien sûr que si, s'enflamma soudain Fleur. Les mangemorts méprisent les moldus et se croient au-dessus d'eux. Ils n'auront pas pensé à s'armer contre ce genre de choses. Moi j'appelle ça de la magie moldue, fit-elle en tirant la langue à Bill.

Le goblin leva les yeux au ciel si fort que la tablée put presque l'entendre. Alice se leva.

- Venez voir, fit-elle en s'adressant au Trio, sortant de sa poche un téléphone d'allure très moderne où s'affichait des images. Alors, commença-t-elle. Il y a ce type d'enflammant, qui permet de dissoudre certains matériaux ou même des corps, indiqua-t-elle en montrant une fine poudre.

Ron lança un regard effaré à Harry.

- Sinon, il y a ce genre de produits, qui peut corrompre du métal en quelques secondes, même le plus pur. Difficile d'en obtenir en grande quantité, mais ça vaut le coup, dit-elle avec un ton satisfait.

Hermione l'observa. Elle semblait prendre plaisir à les aider, et elle semblait détendue. Intelligente, réactive, et pas complexée de sa nature non-magique malgré tous les sorciers autour d'elle. D'habitude si rationnelle, Hermione ne put retenir une pointe d'envie qui lui traversa le ventre.

- La seconde option me paraît très intéressante, indiqua Harry en hochant la tête d'un air appréciateur. Quand peux-tu t'en procurer ?

- Pas avant demain, les magasins sont fermés aujourd'hui, répondit Alice. Mais demain soir maximum, ou après-demain, s'il faut que je fasse plusieurs boutiques.

Ils sortirent de la maison, s'engageant sur la plage pour s'aérer la tête et se rafraîchir les idées. Tandis qu'Alice discutait ardemment des poudres avec les deux garçons, décrivant les effets de chacune sous les yeux médusés des garçons, Charlie s'approcha naturellement d'Hermione.

- Comment est-ce que tu vas ? S'enquit-il en regardant la mer.

- Aussi bien que possible, répondit brièvement Hermione qui sentit un étrange sentiment de paix s'installer en elle.

Un petit silence s'installa, Charlie ne sachant pas comment interpréter la réponse expéditive d'Hermione.

- Pas de malaises ? Rien de bizarre ? Insista-t-il.

- Au contraire, se lança-t-elle tout-à-coup, désireuse de tout lui dire, faisant taire son égo qui l'enjoignait de ne rien dire de plus. Au contraire, mes sens se sont réellement aiguisés, c'est grâce à ça qu'on a pu, entre autres, s'échapper du Manoir. J'ai entendu Ron dans les escaliers, et j'ai senti que si là, on ne faisait rien, c'était définitivement foutu, débita-t-elle en croisant ses bras autour d'elle.

Charlie l'observait attentivement, et elle se rendit compte qu'elle aimait lorsque son regard était posé sur elle. Comme une enveloppe bienveillante.

- Que s'est-il vraiment passé là-bas ? S'enquit Charlie d'un ton doux que son regard angoissé démentait.

Hermione se tut un instant.

- C'est allé assez vite, en fait, reconnut-elle. On s'est fait prendre, bêtement, je n'en revenais pas, nous qui étions si précautionneux…Et puis une fois sur place, Bellatrix ne comprenait pas qu'on puisse être en possession de l'épée, alors elle… Elle m'a… enfin, elle était, hésita Hermione, ne sachant comment dire ce qu'elle devait arriver à dire. Cette femme est effrayante, confia-t-elle d'un ton lugubre au grand Weasley. Dès qu'elle se penchait vers moi, j'entrevoyais ma mort, je voyais ma vie défiler. Un coup de baguette, et terminé, plus rien ! Un caprice, un regard provocateur, une phrase aux mots mal pesés, et c'en est fini, murmura Hermione en frissonnant.

- Elle m'a menacé, pendant qu'Harry et Ron étaient enfermés. Ils ont dû se sentir horriblement impuissants… Elle m'a… eh bien, elle m'a laissé une trace, dit Hermione en montrant son bras à Charlie, chose qu'elle n'avait fait qu'avec Bill jusque-là.

Charlie prit doucement le bras d'Hermione, estomaqué par ce qu'il voyait. Malgré la crème de Bill, l'inscription honnie se voyait nettement, à peine refermée. Sans y réfléchir davantage, Charlie couvrit l'inscription de sa grande main et serra le bras d'Hermione contre son torse, tandis qu'elle ne sut comment réagir, les larmes aux yeux. Comment puis-je ressentir à la fois une si grande horreur du souvenir du manoir et un soulagement si profond ? Se demanda-t-elle en sentant son cœur palpiter. C'était si simple de parler à Charlie. Il se tourna vers elle, muet, comprenant qu'elle n'avait besoin de rien sinon qu'il lui montre son soutien, qu'elle sente son soutien. Sa colère, aussi, qu'Hermione entrevit par le biais de son regard choqué et furieux.

- C'est fini, c'est terminé, se convainquit faiblement Hermione, se sentant déjà mieux.

- La dernière fois qu'on s'est vus, tu m'as demandé de t'exprimer ce que je ressentais vis-à-vis de votre plan. Je ne l'ai pas fait, parce que vous n'aviez pas besoin d'entendre un avis négatif.

Surtout moi, en fait, se dit Hermione en baissant les yeux.

- Voici exactement le genre de chose que je craignais, déplora Charlie. Tu as l'air décidée à aller jusqu'au bout, et ça, je ne peux que l'admirer. Mais il vaut mieux que je ne donne pas mon avis, signala-t-il d'un ton froid.

Je t'en conjure, ne m'en veux pas, se dit-elle. Elle aurait aimé lui crier. Comme s'il l'avait entendue, il lui fit un petit sourire, las mais chaleureux.

- Je suis simplement heureux de pouvoir être un peu avec toi maintenant, c'est inespéré. Avec vous, corrigea-t-il d'un ton impassible qui la fit tressaillir.

Elle osa le regarder dans les yeux, mais il détourna les siens. Elle se sentit petite, transparente, et l'impression de chaleur qu'elle avait ressenti au début de la conversation s'estompa, faisant place à un grand froid dans son cœur, dans ses entrailles, dans sa tête.

- Pourquoi es-tu venu ? J'imagine qu'Arthur, Fred et Georges bouillaient d'impatience, fit-elle remarquer pour orienter la conversation autrement.

Charlie l'observa un instant, vit le doute dans ses yeux, la sécheresse dans sa voix, ses mains qu'elle tordait nerveusement, et refusa aussitôt d'y réfléchir plus avant.

- Ça s'est trouvé comme ça, une histoire de places disponibles pour ne pas éveiller les soupçons. Alice avait envie de vous rencontrer, ajouta-t-il d'une voix plus chaude en réentendant les supplications d'Alice qui l'amusaient.

Alice, songea Hermione tout en étant consciente qu'elle n'avait aucun droit de réfléchir ainsi.

- C'est la moldue qui s'est distinguée à ton Camp, c'est ça ? Elle a l'air vraiment chouette, lança Hermione avec une pointe d'amertume.

- Je pensais que Ron vous en aurait parlé, il l'a rencontrée avant, répondit Charlie.

Avant ? Il l'a déjà présentée à sa famille ? S'interrogea la brune, bouche bée.

- On repart bientôt, s'empressa de dire Charlie. On ne veut pas gêner plus, dès qu'Alice a terminé, on y va.

Hermione détourna les yeux, sentant les larmes revenir doucement se loger aux coins de sa cornée. Par Merlin, ce que je suis inutilement sensible en ce moment, se dit-elle en se maudissant. Sans mot dire, elle fit demi-tour et rentra dans la cabane sous le regard éberlué de Charlie.