Titre : Advienne que pourra

Auteur : The Fool

Résumé : "En quelle année sommes-nous ?" "En 1977 bien évidemment". Draco Malfoy regarda Harry Potter avec effroi. Ils avaient remonté le temps, Potter et lui ! Au même moment, entre ces deux inconnus tombés de nulle part et ce nouveau professeur, Régulus Black, bientôt 17 ans, se débat avec son avenir de mangemort tout tracé et ses désirs interdits. Slash Harry/Draco et Régulus/OC

Pairing : Draco/Harry (like always baby !) et Régulus/OC

Disclaner : Tout est à JK Rowling, seule l'histoire est de ma création.

Info : Cette fiction se passe au début du tome 6. La mission que Draco s'est vu confiée n'est pas de réparer l'armoire mais de trouver un moyen de voyager dans le temps. Car Voldemort veut résoudre le problème "à la racine". Au même moment, on va suivre Régulus Black s'empêtrer dans son avenir de mangemort tout tracé et ses désirs interdits pour le nouveau professeur d'Études Moldus.

Note de l'auteur : Et voilà un nouveau chapitre, on retrouve Draco Malfoy et surtout Harry Potter…

Bonne lecture

The Fool xxx

Chapitre 3

"I don't wanna show you what they done to me

I don't wanna live in my father's house no more

I don't wanna choose black or blue

I don't wanna see what they done to you

Don't wanna live with my father's debt

You can't forgive what you can't forget

Don't wanna fight in a holy war"

Arcade Fire - Windowsill

La mystérieuse Salle sur Demande avait presque livré à Draco Malfoy un véritable laboratoire d'expérimentation et le blond y passait des jours entiers comme dans un autre monde. Est-ce que cette Salle se trouvait véritablement à Poudlard ?

Depuis que Potter et toute sa troupe de dégénérés l'avaient utilisé l'année dernière pour échapper à Ombrage et menait leur petit club de duel ridicule, Draco avait eu sa curiosité piquée. Une salle qui disparaissait et apparaissait selon les besoins ? Qui ne l'aurait pas été ? Draco avait décidé de découvrir un moyen d'y accéder et y était parvenu.

Mais la pièce qui s'était offert à lui était loin de ce qu'il avait pensé… Draco avait passé un dimanche entier perdu dans les rayons, observant avec curiosité les livres douteux et autre objets abandonnés entreposés sur les étagères sans aucune logique en se demandant si Potter et les autres se réunissaient l'an dernier dans cette espèce d'énorme brocante...

Au fils de ses découvertes, Draco avait réussi à réunir des accessoires de potions rares et avait dégagé une table afin d'y installer son laboratoire.

Sa mère avait été d'une grande aide en lui faisant livrer au compte-goutte les ingrédients dont il avait besoin malgré leur prix et leur rareté. Draco avait peut-être hérité du côté vantard de son père mais il se plaisait à penser qu'il avait aussi pris le côté débrouillard de sa mère.

Potter n'avait cessé de l'espionner - avec plus ou moins de discrétion- obligeant Draco a dépêché Grégory et Vincent pour faire le pied de grue devant la Salle la majorité du temps.

Malgré Potter qui ne lui facilitait pas la tâche, Draco avait bien avancé, s'absentant parfois des cours.

Seul Severus Rogue avait l'air se préoccuper de son comportement, les autres professeurs ne contentaient de lui donner des heures de retenues ou devoir supplémentaires. Il ne se présentait que rarement à ces heures de colle et rendait encore moins souvent ces devoirs. Le seul cours que Draco ne manquait pas était celui de Métamorphose, la vieille bique le regardait de ses yeux perçants, comme un vulgaire enfant gâté. S'il était absent, elle lui retirait une quantité astronomique de points et surtout lui donnait de longues retenues auxquelles elle venait personnellement l'y traîner. S'il refusait, elle faisait appeler Rogue. Draco avait vite appris à faire profil bas avec McGonagall et à disparaître de la vue de Albus Dumbledore. Rien que de voir le directeur donner à Draco la nausée… Il n'appréciait pas le vieux mage mais au point de le tuer, il y'avait un gouffre. Heureusement pour le blond, le directeur n'était presque jamais entre les murs depuis le début de l'année scolaire.

Si son comportement passait quasiment inaperçu aux yeux de la majorité des professeurs de Poudlard, ce n'était pas le cas de ses amis. Pansy et Millicent le regardaient anxieusement s'enfoncer de plus en plus dans ce qu'elles disaient être "une espèce de dépression", Théo et Blaise quant à eux lui posaient trop de questions pour son propre bien.

Draco maigrissait sous leurs yeux alarmés et essayait tant bien que mal à rassurer sa mère via leur correspondance. Mère et fils échangeaient de nombreuses lettres qui lues par une tierce personne semblaient que parler de pluie et de beau temps mais pour Draco et Narcissa les lignes manuscrites cachaient les vrais informations à propos du quotidien de sa mère auprès des mangemorts et de Voldemort ou des progrès de Draco sur sa mission.

Parfois au bord de la crise de nerf, le blond s'était surpris plus d'une fois à rejoindre les toilettes des filles aux troisième étage, complètement vide, et discutait (voir même échappait des larmes) avec Mimi Geignarde.

Et ce satané Potter qui ne lui donnait aucun répit… À le suivre partout comme un chien, à le regardait tout le temps sans la moindre discrétion de ses yeux vert soupçonneux… Pourquoi Voldemort ne lui avait pas demandé de le tuer lui ? Il l'aurait fait avec plaisir !

OOOO

Il était tard dans la nuit de ce samedi début Novembre et malgré le froid glacial qui régnait dans la Salle sur Demande, Draco avait le front plein de sueur. Il passa une main nerveuse dans ses cheveux blonds en bataille et parcouru fébrilement les parchemins éparpiller autour de lui. Enfin, il retrouva la ligne qu'il cherchait et leva sa baguette vers le petit chaudron en cuivre dont la substance fumante et écarlate bouillonnait de plus en plus fort. D'une voix incertaine, Draco murmura une série de mot en grec ancien, un sort de sa réalisation, en traçant des tourbillons lents de sa baguette. De l'autre main il ajouta un plume de phénix, élément rare et précieux, qui avait pour but de stabiliser la réaction et de finaliser la potion.

Au contact de la plume, le chaudron gronda et la fumée se fit beaucoup plus forte. Draco se recula précipitamment pour éviter les vapeurs et serra sa main sur le retourneur de temps cassé qu'il gardait autour de sa nuque. Cet objet ne le quittait plus et le blond le voyait bêtement comme une porte bonheur.

Après une vingtaine de secondes, qui lui semblaient une éternité, la fumée se dissipa et le substance termina de bouillir brusquement. Le liquide écarlate était totalement immobile et Draco se demanda un instant si la potion venait de se solidifier. D'un coup de baguette hésitant il remua le filtre.

La potion émit un tintement presque inaudible et se colla aux parois du chaudron comme si elle ne respectait pas les lois de gravité…

Draco retint sa respiration. Avait-il réussi ? Seul un essai avec un retourneur de temps dans un bon état pourrait le dire.

Il rangea ses notes et le livre dans une boite en carton qu'il déposa sur une étagère plus loin. Pour éviter les preuves compromettantes, il avait décidé de tout laisser dans la Salle.

Même si sa potion ne pouvait pas encore être testée, Draco avait fait un grand pas en avant. Mais alors pourquoi ses mains tremblaient encore plus fortement ? Pourquoi ce sentiment de réussite et d'accomplissement ne le rendait pas aussi heureux qu'il ne le voulait ?

Plongé dans ses pensées, Draco ne vit pas le reflet de plus en plus net d'Harry Potter apparaître dans sa mini Glace à l'Ennemi posée à côté de la potion. Le chaudron reposait maintenant sur la table en bois et baguette à la main, Draco ne pouvait détacher son regard de l'étrange mixture, mal à l'aise.

-Stupéfix…

Le blond entendit le murmure de Potter avant que le jet ne surgisse de sa baguette et parvint à l'éviter de peu en se retournant. Sous la surprise sa baguette lui échappa des doigts et roula sous la table. Draco fixa Potter, qui le tenait en joue baguette droit devant et se demanda comment le brun avait pu rentrer dans la Salle sur Demande sans qu'il s'en rende compte.

-Potter, je croyais que tu n'attaquais jamais quelqu'un par derrière…

Le brun lui adressa une grimace.

-Je ne sais pas ce que tu fais là Malfoy, mais ça m'a tout l'air de la magie noire ! S'exclama-t-il en ignorant la réflexion ironique de Draco.

-Espèce d'imbécile…

Draco décida de récupérer sa baguette sous la table mais alors qu'il plongeait sous le meuble, Potter le surprit en se jetant sur lui et en le ceinturant, essayant de l'immobiliser à la moldue.

Draco se débattait et peinait à attraper sa baguette de sa main libre. Son autre main cherchait à se dégager de la poigne puissante du Gryffondor.

Que cet imbécile était fort. Ils luttèrent un instant, en s'insultant, Potter semblait avoir oublié d'utiliser sa baguette, Merlin merci, il aurait été fichu, songea le blond en essayant de donner un coup de poing au brun.

Potter parvint au même moment à lui mettre un coup au visage et Draco sentit sa lèvre inférieure s'ouvrir sous le choc. Presque immédiatement une douleur sourde envahit son visage. Il grogna et cracha le sang qui avait commencé à couler dans sa bouche. Le chaudron au-dessus d'eux s'étaient renversé et le liquide avait formé une flaque écarlate au sol dans laquelle Draco et Potter pataugeaient en se battant.

Sa lèvre douloureuse et la vision de ce gâchis, Draco sentit sa force décupler d'un coup et s'empara de sa baguette dans un élan.

Il failli planter le bout de sa baguette dans le nez de Potter en se retournant pour lui faire face et s'écria :

-Fils de Sang de Bourg !

-Ta gueule sale mangemort ! Rétorqua Potter avec colère faisant un geste pour s'emparer de la baguette de Draco à pleine main.

Le blond évita l'assaut et se prépara à lancer un stupéfix pour se débarrasser définitivement de Potter toujours assit sur son ventre pour l'immobiliser. Mais un sifflement aigu résonna dans ses oreilles de plus en plus fort et la peau de son dos commença à le brûler. Il gémit de douleur et vit Potter qui regardait avec effroi ses propres mains qui avait pris une teinte rouge, comme si il s'était bruler.

Ils échangèrent un regard à la fois de surprise et de peur, avant que le sifflement et la sensation de brûlure s'intensifient brusquement. Draco s'évanouit.

OOOO

Quand le blond reprit connaissance, il était allongé au même endroit sur le sol de la Salle sur Demande mais Potter ne l'immobilisait plus. Il grogna et effleura de sa langue le sang séché sur sa lèvre gonflée, la douleur se réveilla et Draco retint un petit cri. Il essaya de se redresser pour trouver sa baguette mais la main de Potter fut beaucoup plus rapide que la sienne et s'en saisit.

Il n'eut même pas le temps de voir où exactement Potter se trouvait alors qu'il entendit un "stupefix" résonner. Ses membres s'immobilisèrent brusquement et Draco se sentit s'élever du sol grâce au leviacorpus que le brun venait de lancer. Potter se pencha vers lui avec un sourire victorieux sur les lèvres, ses yeux vert émeraude brillant de satisfaction.

-Maintenant, je t'amène chez Dumbledore, connard ! Déclara-t-il.

Draco roula des yeux pour exprimer sa lassitude aux comportement siii prévisible de Potter, espérant que Potter s'énervait. Et Draco connaissait le brun par cœur, il vit le Gryffondor serrer sa baguette de colère.

Malgré sa petite satisfaction, il sentit son cœur battre plus fort à l'idée de devoir s'expliquer sur ce qu'il faisait si tard la nuit dans la Salle sur Demande. Alors que les plafonds des couloirs de Poudlard défilaient devant ses yeux, il essaya de réfléchir à mille et unes explications, sans parvenir à en trouver une plausible. Arrivé à destination, Potter eut le bon sens de le redresser à la verticale :

-Tarte aux citrons, déclara Potter très sûr de lui.

Mais la statue menant au bureau de Dumbledore ne bougea pas d'un pouce. Si Draco avait eu sa voix, il aurait eu un ricanement qui aurait très certainement fit sortir Potter hors de ses gongs.

-C'est bizarre, c'était ce mot de passe là ce matin… marmonna Potter pour lui-même.

Il jeta un regard sombre au blond, comme si c'était sa faute et Draco essaya de faire passer toute sa haine à travers un seul regard. Qu'il détestait Potter, il allait se venger de ce qu'il lui faisait subir…

Durant les cinq minutes qui suivirent, Potter se mit à déclarer comme un vieux sénile des noms de bonbons et autres desserts. Enfin la statue révéla les escaliers menant au bureau du directeur quand Potter s'écrit, exaspéré, "Choucroute sucré".

Sans réfléchir plus, Potter s'engouffra dans les escaliers en colimaçon suivit par le corps immobilisé du blond.

Le Survivant frappa avec force sur la porte massive en bois, une fois, puis une deuxième pour réveiller Dumbledore certainement endormi à cette heure-là. Enfin, la porte s'ouvrit enfin sur un Dumbledore pas tout à fait réveillé, l'air surpris qui les dévisagea l'un après l'autre. Draco fronça les sourcils et s'étonna de l'étrange jeunesse du directeur. Le peu qu'il l'avait vu en ce début d'année, Albus Dumbledore semblait l'ombre de lui-même et cachait tant bien que mal un de ses mains brûlée par ce qui semblait être un maléfice particulièrement violent.

-Professeur, j'ai surpris Malfoy dans la Salle sur Demande, en train de faire de la magie noire ! Il faut l'interroger ! Je suis sûr qu'il prépare quelque chose.

C'était fou comme l'instinct de cet imbécile de Survivant visait presque toujours juste songea Draco impressionné malgré lui.

-Oui, très bien, Monsieur, et bien, rentrez et libérez-moi ce pauvre bougre… déclara Dumbledore en les laissant pénétrer dans son bureau, les sourcils froncés.

Potter s'avança comme s'il était un habituer des lieux (ce qu'il était sans aucun doutes) et libéra Draco d'un coup de baguette.

Le blond trébucha quand ses pieds touchèrent de nouveau le sol et il s'étira distraitement pour calmer ses muscles endoloris par le stupéfix.

Dumbledore avait pris gracieusement place derrière son bureau et leur désigna deux petits fauteuils en face, sans un mot.

Potter se vautra dans le sien en attrapant un des bonbons au citrons dans la coupelle sur le bureau. Draco s'assit le plus noblement qu'il put et lança un regard haineux au brun, prêt à commencer sa plaidoirie. Cependant, Dumbledore le prit de cours en posant cette petite question :

-Puis-je connaitre vos noms s'il vous plaît ? J'ai bien peur de ne pas vous avoir rencontrer auparavant…

OOOO

-Excusez-moi Professeur, nos noms ? Vous ne nous reconnaissez pas ? S'écria Potter les yeux écarquillés.

Dumbledore n'avait pas le regard aussi bienveillant dont il en avait l'habitude avec Potter et il les observait tour à tour comme pour juger de la menace qu'ils représentaient. Draco en eut froid dans le dos.

-Je ne vous connais pas monsieur, comment puis-je vous reconnaitre dans ce cas-là ? Déclara le vieil homme philosophiquement.

Ce fut alors clair dans sa tête, comme quand Draco trouvait la solution à une équation particulièrement dure. Le directeur avait l'air plus jeune, en forme et ne les reconnaissait pas…

-Pas encore… murmura le blond sans le vouloir à voix haute.

Harry respirait avec difficulté, à la limite de la crise d'angoisse et Dumbledore lui adressa un regard perçant au-dessus de ses lunettes demi-lune.

-Pas encore jeune homme ? Que voulez-vous dire ?

-En quelle année sommes-nous ? Demanda Draco en ignorant la main de Potter qui avait saisi sa manche et la serrait convulsivement.

-En 1977 bien évidemment...

Draco Malfoy regarda Harry Potter avec effroi. Ils avaient remonté le temps, Potter et lui ! Il avait réussi ! Mais comment était-ce possible ?

Il serra par-dessus sa chemise le retourne temps brisé. Ils avaient remonté le temps mais c'était une erreur. La potion s'était renversée sur eux et était rentrée en contact avec le retourneur mais ce dernier ne fonctionnait pas normalement ! L'objet et la potion les avaient amenés ici par accident.

-Mais non Professeur, nous sommes en 1996...est-ce que vous vous sentez bien ? C'est peut-être votre main…

Au ton presque doux de Potter, Draco sut que le Survivant pensait que le vieil homme avait perdu la tête et sentit le fou rire monter à la fois pour l'étrangeté de la situation que de l'air perdu de Potter.

-Je me sens très bien Monsieur, je vous remercie, mais il me semble que nous soyons face à un léger conflit temporel si je ne me trompe ? Est-ce un retourneur de temps que vous tenez à travers de votre chemise Monsieur ? Déclara Dumbledore en transperçant de ses yeux bleu acier.

Draco sut qu'il était inutile de mentir sur ce point :

-Oui, mais il est cassé. Il appartient à un de mes ancêtres et je le porte en souvenir…

Potter cependant ne le crut pas, la main qui lui agrippait la manche de sa chemise se referma sur son poignet :

-Qu'est-ce que tu racontes ? ! Qu'as-tu fait espèce de sale mangemort ? ! Tu préparais une potion ! C'était pour quoi ?!

-Mais dégage Potter ! Lâche-moi !

Il se débattit, essayant de se défaire de la poigne de Potter pour la deuxième fois de la journée. Draco se fit la réflexion qu'il aurait dû continuer le Quidditch et mangeait correctement : il avait perdu en force physique et même ce gringalet de Potter arrivait à le maîtriser.

-Messieurs, on se calme je vous prie ! S'exclama Dumbledore de sa voix autoritaire. Asseyez-vous et nous allons essayer d'y voir un peu plus clair ! D'abord vos noms s'il vous plaît !

Potter s'assit les bras croisés et la bouche boudeuse :

-Je suis Harry Potter et lui c'est Draco Malfoy.

-Bien et est-ce que je me trompe, Monsieur Potter en disant que vos parents sont James Potter et Lily Evans ? Vous, Draco, Lucius Malfoy et Narcissa Black ?

Ils acquiescèrent en silence.

-Bien...

Dumbledore se redressa et regarda pensivement la cage où un phénix que Draco n'avait pas remarqué avant émit un petit chant. Le Directeur le regarda un instant en lissant sa barbe :

-Vous réalisiez une potion Monsieur Malfoy ?

Draco déglutit :

-Oui, je venais de finir un félix félici...

Potter émit un son qui ressemblait à un grognement qui s'étrangla dans sa gorge alors qu'il croisa le regard froid du directeur lui dictant silencieusement de se taire.

-Un félix félici ? Une potion difficile, dans quel but ?

Draco sentit son cœur battre plus vite. Et s'il révélait tous maintenant ? Est-ce que sa mère serait mise en sécurité ? Il secoua la tête et décida de mentir, effrontément :

-Pour gagner les matches de Quidditch….

Entièrement faux mais dans une autre vie, cela pourrait sonner vrai et Dumbledore ne connaissait pas encore Draco Malfoy, l'apprenti Mangemort. Il se retint de serrer son bras, sa marque n'avait pas arrêter de pulser de douleur depuis leur arrivé.

Dumbledore le regarda dans les yeux sans détourner du regard, insondable. Draco ne sut s'il le croyait ou non, mais Dumbledore eut un petit sourire énigmatique.

-Je vois…

Harry parut indigné et les regarda tour à tour.

-On repart comment ? ! S'exclama-t-il.

-Ça, je l'ignore, mais mon ami Horace maître de Potion et moi allons travailler dessous. Il est bien entendu très dangereux que deux jeunes hommes du futur restent à une époque qui n'est pas la leur, vous avez brisé un tabou magique fondamental. Votre présence ici met en péril l'équilibre du temps… Une erreur et les dégâts seront irréversibles…

Si Draco n'avait pas déjà assis, il se serait effondré dans le fauteuil comme Potter venait de le faire à l'instant.

-En attendant, on va vous créer des nouvelles identités, vous intégrez ici à Poudlard et surtout vous devrez ne rien révéler du futur… A personne, ni à moi, ni à quiconque, surtout pas à vos familles !

Prévenir Narcissa bientôt Malfoy… Draco envisagea un instant à envoyer une grande lettre à sa mère et regarda Potter du coin de l'œil. Le brun paraissait avoir reçu un stupéfix, cela devait être dur pour lui qui n'avait jamais vraiment connu ses parents.

-Vos parents ,Monsieur Potter, sont en 7ème années, je vous encourage donc à la plus grande discrétion. Monsieur Malfoy, expliquez-moi en détail à quel stade de la Potion vous étiez ?

Draco savait que Dumbledore ne le croyait qu'à moitié et Potter semblait bien trop choqué pour déceler le faux dans son histoire, mais le vieil homme préférait certainement les garder sous sa coupe afin d'éviter plus de dégâts.

OOOO

Dumbledore fit apparaître en plateau de sandwichs, du jus de citrouille et du thé. Malgré leur état de choc, Potter et lui se mirent à manger et boire en silence alors que le directeur fouillait dans son énorme armoire d'objets magique et fioles.

Il revint vers eux avec des fils en laine orange.

-Je vais les ensorceler pour vos apparences respectives. Vous serez toujours capable de vous voir sous vos véritables apparences mais moi et les autres non. Tendez vos mains droites.

Le bracelet de laine se noua par magie autour de leurs poignets et alors que Dumbledore murmurait un sort dont les paroles étaient à peine perceptibles, doucement, le fil tourna et de plus en plus vite, provoquant une sensation de brûlure Au bout de 30 secondes le bracelet sembla comme de fondre dans la peau et disparu, scellant le sortilège.

Dumbledore satisfait, les regarda :

-Vous ressemblez moins à vos parents, cependant vos yeux sont restés identique… J'imagine que ça ne posera pas trop de problème…

Il leur tendit un miroir de la taille d'un grand parchemin :

-Pour que vous sachez à quoi vous ressemblez, mémorisez bien car seul mon miroir ensorcelé vous permettra de vous voir sous vos nouvelles apparences…

Draco regarda son reflet avec appréhension, aux côtés de Potter. Il eut un sentiment étrange en ne se reconnaissant pas dans le miroir.

Il était à présent brun, ses traits étaient plus arrondis et ses lèvres plus pleines. Il se pencha un peu en avant et décela avec énervement des petites tâches de rousseurs sur le nez et les hauts des joues. Il avait gardé la même carrure et les mêmes yeux bleu gris qu'il avait hérité de sa mère.

Potter quant à lui avait conservé ses yeux vert émeraude et ses cheveux en bataille. Leur couleur cependant était d'un châtain clair limite blond, ses traits étaient carrés et ses lèvres plus pulpeuses. Draco fronça des sourcils au reflet de Potter et se fit la réflexion qu'il préférait son apparence d'Harry Potter classique.

-Bien votre identité, il serait préférable que vous soyez de la même famille, frère par exemple ou cousin. Votre famille a jugé qu'il était préférable de vous envoyer de finir vos études à Poudlard. Ce sont des moldus, cela rendra aussi les choses plus simple…

-Pardon ? Hors de question ! S'écria le blond.

D'origine moldue ? Lui ? Jamais !

Dumbledore le regarda sévèrement en haussant les sourcils.

-Vous comprenez que je suis de Sang Pur ! Je n'y connais rien aux moldus moi… se justifia Drago. Il ne savait pas grand-chose de la vie des moldus.

-Bien Monsieur Malfoy, vous parlerez peu de votre famille et vie moldue je suppose. Moins vous en direz de votre passé, mieux le mensonge tiendra…

Draco ne put qu'approuver, cherchant à créer un mensonge plausible :

-Je suis de Sang Pur mais adopté par une famille moldue, voilà… Par les parents de Potter !

Potter se redressa et ajouta :

-Pas mes parents mais mon oncle et ma tante qui m'élèvent depuis la mort de mes parents… rétorqua Potter la mine sombre.

Il eut un silence de quelques secondes :

-Génial, Potter, on est élevé par ton oncle et tante moldu… déclara Draco ironiquement mais approuvant pour la première fois une décision de Potter.

Dumbledore caressa d'une main distraite le phénix qui venait de se poser sur son épaule et ajouta :

-Bien, vos noms sont Driss Fleming pour Draco et Harry Fleming pour Harry, je vous conseille de vous y habituer dès maintenant.

-Driss ? Mais quelle horreur ! Et pourquoi pour Potter ça ne change pas ? S'écria le blond indigné.

-Ferme la, Driss c'est mieux que Draco… soupira Potter comme exaspéré par ses interventions.

Draco grinça des dents, prêt à rétorquer quand Dumbledore s'interposa.

-Jeune hommes, Harry est un prénom assez commun. Et j'aime beaucoup le prénom Driss. Vous êtes maintenant livrés à vous-même, je vous conseille de faire la paix si vous voulez que votre temps ici se passe de façon discrète et sans anicroche, je n'accepterai pas de disputes, de magie dans les couloirs et autres…

Soudain, le brun cria, interrompant brusquement Dumbledore :

-La carte !

Draco haussa les sourcils, Potter était devenu fou. Le Gryffondor se leva de sa chaise et sortit un vieux parchemin de la poche arrière de son jean informe qu'il déplia précipitamment sur le bureau marmonnant une phrase qui ressemblait à "je jure seulement que je ferais de la mayonnaise" et sous les yeux surpris du Directeur et du sien, une carte animée de Poudlard apparue avec comme titre "la Carte des Maraudeurs". Et Potter pointa du doigt ce qui ressemblait au bureau de Dumbledore et trois petites étiquettes se tenaient proche du bureau, trois étiquettes qui portaient les noms de Albus Dumbledore, Harry Potter et Draco Malfoy.

-Il y en a une deuxième à Poudlard… déclara sinistrement Potter. Notre secret sera compromis très rapidement.

Dumbledore se pencha sur la carte pour la regarder de plus près. C'était donc comme cela que Potter savait tous ses déplacements et pouvait se déplacer librement dans le château. Draco reconnut quelques raccourcis et passages secrets et regarda avec curiosité en direction des cachots des Serpentards. Certains noms lui étaient familier, notamment celui de Séverus Rogue et Régulus Black.

-Je vois… nous allons ensorceler celle-ci et cela devrait suffire… déclara Dumbledore en pointant sa baguette sur le parchemin magique.

-Comment ça ? On n'aura pas besoin de modifier l'originale ? S'exclama le Survivant.

Draco claqua sa langue sur son palet en entendant cette bêtise.

-Potter, c'est l'originale… déclara-t-il. Tu veux que ça soit une fausse ou quoi ?

-Mais…

Le directeur le coupa :

-Driss a raison, les deux cartes sont les mêmes, si l'une est modifié, l'autre l'est automatiquement. Par exemple si vous existez à l'époque où vous étiez arrivé et si vous vous étiez blessé au point d'avoir une cicatrice alors la même cicatrice serait apparu sur votre jumeaux…

-Ah… je vois…

-Ferme la bouche Harry, tu vas gober une mouche ! Ajouta Draco sarcastiquement.

Potter grogna en le fusillant et décida de l'ignorer pour regarder Dumbledore ensorceler la carte. L'étiquette de Draco Malfoy et Harry Potter disparu pour faire place à Driss Fleming et Harry Fleming.

A la vision de son nouveau nom et nouvelle identité, Draco sentit son estomac se tordre.

-Maintenant, je vous amène discrètement aux Trois Balais, vous resterez à Pré au Lard demain, vous serez réparti le soir et lundi matin vous prendrez les cours ici… En quelle année êtes-vous ?

-6ème… grognèrent-ils en même temps.

Draco se demanda si le choixpeau le remettrait à Serpentard de nouveau.

Au moins, il serait débarrassé de Potter la majorité du temps… et pourrait y voir un peu plus clair.

Fin du chapitre 3

Voilà pour le chapitre 3, j'espère que ça vous a plu et je vous dis à dans deux semaines.

J'attends vos commentaires avec impatience !

The Fool xxx