Titre: Dans la peau
Disclamer: Rien à moi, tout à JKR
Rating: M ? M+? Bref du gros M quoi.
Pairing: GW/HP non, je blague c'était juste pour faire peur à Artemis donc...HP/DM en vrai o/
Note: Alors cette fic est un cadeau pour Artemis ( je fais de la pub mais franchement allez lire ses fics si ce n'est pas encore fait, ce sont des bijoux et puis si on est beaucoup à insister elle finira peut être plus vite « L'ombre derrière toi » o/ Vous la trouverez dans mes auteurs favoris). Cette fic est devenue encore un OS mutant (y a une épidémie) j'en ai peur puisqu'elle est passée de un à trois chapitres. Le « M » se justifie dès ce premier chapitre. Il y aura aussi de la vulgarité, en plus du sexe donc vraiment ceux qui ont du mal avec ça, n'hésitez pas à quitter cette page.
Désolée aussi pour les suites de mes fics qui n'arrivent pas mais en ce moment je n'ai pas le temps. J'ai juste pu en prendre pour cette fic ^^
Remerciements: A SeanConneraille pour avoir corrigé ce chapitre et pour roxxer et pour faire partie de la Team Stéphanoise. A Griffy pour ses illustrations fabuleuses, pour ses encouragements et pour roxxer. A BlackNemesis pour m'avoir enchainé à ma chaise, pour m'avoir menacer de sévices corporels si je n'écrivais pas et pour roxxer. A mon bébé chat pour roxxer. Aux murs en général parce qu'ils roxxent.
Note2 spéciale pour Artemis: Alors voilà ton cadeau d'anniversaire en retard. Je pense pouvoir certifier que Griffy se joint à moi pour te le souhaiter en retard aussi (mais tout est de ma faute -et celle de Fanny-). J'espère que ça te plaira -tu verras y'a plein de murs-. Bisouuuus.
Chapitre 1: Le choix de Draco
-Puis-je savoir à quoi tu joues !?
Dean Thomas aurait bien aimé pouvoir répondre à cette épineuse question mais l'avant bras de Harry contre son cou, l'empêchait un peu de respirer, donc par extension, de parler.
Là, plaqué contre un mur, au milieu de ce couloir vide, il commençait à comprendre pourquoi certaines personnes avaient peur du-garçon-qui-a-survécu. Lui même n'en menait pas large mais il préférait encore faire une déclaration d'amour à Snape -en public et en chantant- plutôt que de montrer son inquiétude face à celui-qui-avait-pété-un-câble.
Dire qu'il y avait une heure à peine, Harry lui tapait encore dans le dos, riant à une de ses blagues. Il faut croire que l'amitié avait des limites et que Dean les avait franchies.
-Lâche-moi putain! Réussit-il à articuler.
Il y avait un éclat dangereux dans les yeux verts qui était complètement inconnu à Dean. Il se demanda si c'était de cette façon qu'il regardait ses ennemis. La pression sur sa trachée se relâcha mais il était toujours coincé entre un mur froid et un Potter en colère.
Tout ça c'était de la faute du cours de l'Histoire de la Magie de cet après-midi. C'était pourtant le cours préféré de Dean car il y passait son temps à dessiner. C'était le truc dans lequel il excellait. Neville avait la botanique, Harry était l'as du quidditch, Ron avait l'humour le plus décapant et Seamus était le bout en train du groupe -et celui qui faisait exploser les choses-.
Dean était doué en dessin, il voulait d'ailleurs intégrer la « Art Emis School Wizzards» l'année prochaine et si possible en faire son métier.
Enfin, s'il arrivait à ne pas se faire tuer par Harry Potter d'ici là.
Ça avait été une mauvaise idée de dessiner la classe dans son ensemble, cette fois là. Mais comment aurait-il pu deviner?
Il avait croqué ses camarades, un par un. A trois tables devant lui, Ron roupillait comme un bien heureux, à ses côtés, Harry fixait hargneusement la nuque de Malfoy. Hermione écoutait religieusement le professeur Binns en prenant des notes inutiles. Parvati et Lavande , un peu plus sur la gauche, gloussaient en regardant en direction de Harry et Ron. Neville essayait de récupérer son parchemin que Parkinson lui avait volé et qui était en train de le mettre en miettes.
Bref ça semblait être un cours normal. Le dessin était réussi. A côté de lui, Seamus avait même eu un sifflement d'admiration quand il lui avait donné un coup de coude pour le lui montrer.
Ça aurait pu s'arrêter là, Dean aimait bien aussi quand ses dessins restaient immobiles. Mais il avait voulu les voir bouger -ce qu'il regrettait à présent-. Il avait donc lancé le sort sur le parchemin pour que son dessin s'anime. Comme le papier et la plume étaient enchantés pour retenir l'ambiance de l'instant, les dix secondes d'animation qui suivaient, étaient comme un film crayonné de ce qui aurait pu se passer.
C'était à cet instant que c'était parti en couille. Sur le papier, ils s'étaient tous animés. Hermione avait levé désespérément la main, demandant la parole à un Binns toujours aussi impassible. Lavande envoyait un baiser à un Ron qui ronflait. Parvati elle se tournait franchement du côté des serpentards et regardait Zabini d'un air interrogateur. Neville jetait un sort à Parkinson qui se mettait à couiner de douleur. Et Harry...Le Harry du dessin, s'était levé jusqu'à arriver derrière Malfoy puis s'était penché doucement . Il avait caressé avec tendresse la nuque blonde du bout des doigts, celle là même que trois secondes avant il fusillait du regard. Puis il avait réduit complètement l'espace entre le cou du préfet en chef des serpentards et ses lèvres en embrassant la nuque pâle avec une dévotion lascive presque effrayante. Il s'agissait d'un geste encore plus intime qu'un roulage de pelle en règle surtout venant de quelqu'un comme Harry qui avait l'air, dans la vie de tous les jours, hermétique à ce genre de démonstration amoureuse. Dean aurait encore préféré voir le Harry de papier enculer Malfoy sur place plutôt que comprendre ce que ce geste signifiait vraiment. Du personnage de Malfoy, quant à lui, on ne voyait que son dos qui se crispait mais c'était suffisant pour comprendre qu'il aurait préféré ne pas être embrassé par le type qu'il détestait.
-Merde alors! Avait soufflé Seamus à côté de lui.
Et ils avaient regardé l'animation se répéter encore et encore, restant silencieux -même Seamus n'avait plus rien dit, ce qui montrait la gravité du truc-, complètement choqués.
-Réponds à ma question! Siffla Harry, ramenant Dean au présent.
Le gryffondor eut un sursaut d'indignation. Ok, il avait apparemment mis le doigt sur quelque chose qui aurait mieux fait de rester caché. Mais ce n'était pas lui qui éprouvait des sentiments pour le mec le plus pourri de l'école. Personne n'avait forcé la main au Harry du dessin pour qu'il aille bécoter le cou du futur Mangemort en puissance. Il s'était levé tout seul de sa chaise, comme le grand garçon qu'il était. Parce que c'était ce qu'il avait désespérément envie de faire au moment où Dean l'avait dessiné.
-Non, lança Dean rageusement, c'est toi qui va répondre à la mienne! Depuis quand tu fantasmes sur un mec? Sur Malfoy en plus? Bon sang, tu es pourtant bien placé pour savoir à quel point ce type est une ordure!
Le visage de Harry se crispa. Dean regretta immédiatement de s'être énervé. Il n'élevait jamais la voix habituellement et le faire sur un ami était déstabilisant. Et même si cet ami avait eu l'air de vouloir sa peau, maintenant, il posait sur lui un regard douloureux. Ça ne dura qu'un instant avant que le capitaine de Quidditch de sa maison ne se reprenne.
-Ton fichu dessin n'est qu'une abjecte farce ! Je veux savoir à qui tu l'as montré à part Crivey et Finnigan et je veux que tu le détruises!
Dean grogna. Crivey était celui qui avait vendu la mèche, il aurait dû s'en douter. Dean lui avait vendu la copie du dessin pour le journal de l'école. Crivey achetait fréquemment ses dessins pour le Poudlard's Zine mais ce coup ci il avait dû avoir des remords et avait averti Harry. Ce crétin idolâtrait carrément le survivant. Il allait falloir qu'il ait une sérieuse discussion avec le sixième année à propos de ce qu'il devait ou ne devait pas faire quand il s'agissait de ses dessins.
-Personne d'autre n'est au courant, répondit Dean. Et je brûlerai l'original.
Il abdiquait car il n'avait aucune envie de se mettre le survivant à dos pour un simple dessin. Il aimait bien Harry même si en ce moment il devait faire de gros efforts pour se le rappeler.
-Fais le maintenant! Ordonna Potter.
Il allait quand même falloir qu'il se calme avec ce ton, car survivant ou pas, Dean n'allait pas rester diplomate très longtemps à cette allure.
-Je ne l'ai pas sur moi.
-Va le chercher!
-Je ne suis pas ton chien, Potter! Grinça Dean.
-Non, c'est Weasley qui a ce rôle. Toi, Thomas, tu es le bouffon du coin, susurra une voix traînante.
Les deux gryffondors se retournèrent vivement. Malfoy se tenait là, en compagnie de sa nouvelle copine Daphnée Greengrass et de Blaise Zabini.
Dean reçut cinq sur cinq le regard d'avertissement que Harry lui lança alors que les serpentards approchaient.
-Alors Thomas, reprit le préfet en chef des verts et argents, qu'as-tu donc dessiné de si affreux pour te mettre à dos l'élu ?
Le dernier mot de Malfoy avait été craché avec dégout.
-Rien qui te regarde! Répondit Dean.
-Vraiment ? Je pense que tu te trompes. Ça doit être un dessin vraiment intéressant. Peut-être un portrait criant de vérité ? Dis-moi Potter, qu'est ce que tu n'as pas apprécié? Que tu sois si moche ou que ta bêtise transparaisse même à travers tes traits?
-Va te faire foutre! Répondit Harry.
Dean vit alors nettement Malfoy hausser un sourcil à cette insulte mais ne sut pas comment interpréter ce signe. Harry semblait, par contre, encore plus en colère et le gryffondor fut bien content de ne plus en être la cause.
-Parle-moi sur un autre ton ! grinça le serpentard glacial.
-Je t'emmerde ! Répliqua Harry qui semblait mettre un point d'honneur à être le plus vulgaire possible.
Dean aurait bien aimé être ailleurs. Les affrontements entre Malfoy et Potter étaient monnaie courante mais en général Harry n'était pas aussi hargneux. Et là, il avait peur que les sorts se mettent à fuser. Zabini et Greengrass ne semblaient pas très à l'aise non plus. Peut-être que c'était à cause de son dessin que Harry était autant sur les nerfs ? Peut-être qu'il voulait lui prouver qu'il détestait le serpentard?
Mais c'était inutile. Il savait qu'il ne s'était pas trompé en jetant son sort. Rien n'avait été trafiqué. Il savait la vérité et ça le dégoutait. Parce que Malfoy était une ordure. Il était dangereux, mauvais et malsain. Tomber amoureux de lui devait être comme se retrouver avec le coeur rempli de pus. Dean ignorait comment une telle chose avait pu arriver mais il ressentait de la pitié mélangée à de la colère envers Harry.
Il se demanda si Ron et Hermione étaient au courant. Si Harry se rendait compte que la guerre était partout autour d'eux et que cet amour était dangereux. Et si Malfoy venait à devenir un Mangemort, est-ce qu'il serait capable de l'abattre?
Il regarda son ami. Harry ne lâchait pas Malfoy des yeux, écoutant et répondant à ses insultes comme si même pour ça il fallait gagner des points. Être le meilleur. Ne jamais lui laisser l'avantage. Alors Dean comprit. Oui, Harry serait capable d'abattre Malfoy, si cela s'avérait nécessaire et c'était à la fois effrayant et triste de comprendre ça. Parce que son ami se préparait à une telle chose. Depuis combien de temps ? Dean l'ignorait. Peut-être depuis que Harry avait compris qu'il était amoureux ?
Mais le fait était là, dans ce regard qu'il posait en ce moment même sur l'autre garçon. Ce regard qui disait « Je te tuerai, s'il le faut. Malgré mon amour pour toi, je le ferai. »
Alors Dean se sentit misérable d'avoir douté.
°O°O°O°
-Alors tu veux être dessus ou dessous cette fois ci? Demanda Malfoy tout en défaisant sa cravate.
Il ne le regardait même pas, ses yeux étaient posés sur le devoir de métamorphose que Harry avait laissé trainé sur la table.
-Qu'est-ce qui te fait dire que j'ai envie de coucher avec toi?!
Le ton hargneux fit tourner la tête de Malfoy dans sa direction.
-Pourquoi serais-tu ici autrement? Répondit-il tout en faisant un large geste du bras pour englober la salle sur demande.
Harry ne répondit rien parce que ça serait ridicule. Lui et Malfoy savaient la vérité.
-Je t'ai trouvé bien nerveux aujourd'hui, reprit le serpentard avec amusement. Tu dois être vraiment en manque, non?
Le gryffondor haussa les épaules. Refusant de répondre à cette question aussi. Il n'aimait pas la légèreté de Malfoy par rapport à tout ça. Lui, était mort de trouille. Il avait attendu ce moment depuis vendredi soir, quand Malfoy était rentré chez lui pour le week end.
Ça avait été différent ce soir là. Doux comme dans un rêve. Malfoy avait été en dessous et Harry s'était coulé en lui avec lenteur. Ils n'avaient pas parlé, pas d'insultes inutiles pour une fois. Il s'était laissé bercer par la respiration du serpentard, allant et venant en lui doucement, encore et encore. Essayant de capter son regard. Mais Malfoy avait détourné constamment les yeux, comme si pour une fois il était incapable de cacher sa fragilité, sa peur, ses doutes. Sauf que Harry n'avait rien pu voir de tout ça, mais le fait que Malfoy refuse le contact visuel était déjà une preuve suffisante. Et pendant tout le temps où Harry l'avait dans ses bras, il avait repensé à la phrase que le blond avait dite juste avant de se déshabiller « Demain, je vais chez moi. Mon père a demandé une autorisation à Dumbledore. »
C'était tout. Harry n'avait pas demandé d'explication.
Mais tous les deux savaient ce que ça signifiait. Ça signifiait que Malfoy allait devoir faire un choix.
Et le choix avait été fait apparemment. Car ce matin Malfoy sortait avec une fille de serpentard. Blonde comme les blés. Jolie et tellement de bonne famille que ça donnait à Harry envie de la frapper.
Mais ça ce n'était pas le pire. Ce n'était rien. Tout comme le fait que Dean ait fait ce dessin qui le mettait à nu tout à l'heure, n'était rien.
Non, ce qui allait l'achever, c'était ce qui allait se passer d'un instant à l'autre. Malfoy allait enlever sa chemise alors il allait la voir...
La marque de celui qu'il avait choisi pour Maître.
-Bon, j'aimerais être dessus aujourd'hui, reprit Malfoy comme s'il parlait du temps qu'il ferait demain.
« Je t'emmerde », aurait voulu répondre Harry. « Je préférerais mourir que de te laisser me toucher à présent », mais il se contenta de hocher la tête et de commencer à se déshabiller.
Il ne fallait pas que Malfoy comprenne ce qu'il ressentait. Il le savait pourtant qu'ils en arriveraient là un jour ou l'autre. Que cette histoire de coucherie ne devait pas interférer avec la guerre mais c'est exactement ce qu'elle était en train de faire.
Il était déjà torse nu et en train d'enlever son pantalon quand Malfoy lui fit face, entièrement nu. Harry sentit un frisson de dégout le traverser.
Elle était là, bien sûr.
La marque des ténèbres.
Noire et morbide sur l'avant bras tellement blanc de Malfoy. Le contraste des couleurs avait tout du sacrilège sur cette peau. Elle semblait narguer Harry car elle était encastrée dans la chair de celui qu'il aimait et pour toujours. Lui, les seules marques qu'il lui avait laissé s'en allaient avec le temps. Il obligea ses yeux à remonter jusqu'au visage du serpentard et ça lui sembla être l'acte le plus dur qu'il ait eu à faire de toute sa vie.
Malfoy le regardait, impassible, attendant sa réaction. Mais à part gémir de douleur, Harry n'avait rien envie de faire.
C'était comme si quelqu'un s'amusait à tailler les liens qui l'unissait à Malfoy avec un couteau sale. Ça faisait mal, même s'il s'y attendait. Tout avait été clair dès le début. Malfoy n'avait jamais parlé de s'opposer à sa famille. Il avait mis un point d'honneur à ce que ça ne reste que du cul. C'est Harry qui avait gaffé en tombant amoureux. C'était lui le con.
Il l'avait vu dans le regard de Dean et Seamus qu'il était con. Il l'avait senti dans la pitié de Crivey. Et encore, ces mecs n'étaient pas importants: ils n'étaient pas Ron, Hermione, Remus ou Dumbledore. Comment le regarderaient-ils, eux, s'ils savaient ?
Et pire, si jamais...si jamais Draco l'apprenait ? Que verrait-il dans les yeux gris ? Du triomphe ? Est-ce qu'il se servirait de ça pour le compte de son Maître ?
Oui. Oui, il le ferait. Alors Harry fit comme si cela ne le touchait pas et il parvint même à esquisser un sourire froid.
-Je vois que tu as le même tatouage que ton père. Il fait des forfaits Famille ? Ca vaut le coup j'espère ?
Malfoy haussa un sourcil blond. Il était beau ce salopard. Malgré la marque. Malgré tout ce qui les opposait.
-C'est un honneur, répondit Malfoy glacial.
Et Harry eut envie de lui hurler dessus, de lui faire ouvrir les yeux. Comment un type aussi intelligent que Draco pouvait s'abaisser à ce point ? Est-ce qu'il n'avait vraiment aucune conscience du bien et du mal ? Il ne parlait pas de cette connerie de rivalité entre les Ténèbres et et la Lumière comme dans les bouquins, mais d'assassinats, de tortures, de massacres...
La marque sur le bras de Malfoy était simplement le signe, qu'il acceptait toutes ces choses horribles, qu'il était même prêt à les faire si on les lui ordonnait.
-Ne me fais pas rire, tu ne connais même pas la signification de ce mot, renifla Harry dégouté.
-Arrête ça Potty, siffla le serpentard. Je ne suis pas là pour me battre avec toi mais pour tirer mon coup.
Oh oui, Malfoy avait horreur de parler quand ils étaient tous les deux ici. Harry essaya de se rappeler pourquoi il ne devait plus coucher avec lui mais c'était dur avec ce corps nu sous les yeux. Il regarda le serpentard s'assoir sur le lit, il était visiblement en train de perdre patience. Sa nudité ne semblait pas le gêner mais Harry le trouvait indécent. Il avait envie de lui.
-Tu as une copine maintenant, tu n'as qu'à te soulager avec elle !
Parfait ! Vraiment parfait ! Le gryffondor serra les dents devant sa bêtise. Il n'avait pas prévu de parler d'elle mais c'était sorti malgré lui. Fallait croire que la jalousie le rongeait plus qu'il ne croyait.
-Elle n'est pas comme ça.
Ok. Elle avait l'option Sainte Nitouche en plus de tout le reste, cette petite conne. « Pas comme ça » voulait dire « pas comme toi » mais l'insulte voilée ne le toucha pas. Parce qu'il fallait être deux pour baiser. Et Malfoy écartait les jambes autant que lui dans l'histoire.
-Je me demande ce qu'elle penserait si je lui disais que tu t'envoies en l'air avec un autre mec ? Susurra Harry.
-Je me demande ce que dirait ton ami le miséreux s'il apprenait que tu me laisses t'enculer et que t'en redemandes ? Répondit le blond imitant le ton qu'il avait pris. Bon allez Potter, reprit-il plus sérieusement, tu te décides ou je me tire de là.
Le gryffondor ne répondit rien et Malfoy se leva dans un soupir avant de s'approcher de lui. Il le poussa doucement contre le mur derrière lui posant simplement ses mains sur ses biceps. Ce contact suffit pour électriser Harry. L'ambiance venait de changer, Malfoy arborait à présent un léger sourire satisfait.
Malfoy savait toujours comment le faire changer d'avis.
Qu'il soit maudit !
-Tu es trop habillé, murmura-t-il chaudement à son oreille.
Il sentit les mains descendre sur son corps. Il frôlait ses flancs du bout des doigts, comme si il hésitait à se poser franchement sur sa peau mais Harry savait que ce n'était qu'une manière de plus de l'allumer. Finalement les mains pâles se fixèrent sur ses hanches, à la lisière de son pantalon.
Harry retint sa respiration.
Ils restèrent une seconde immobile. Comme si il leur fallait ce temps d'arrêt avant de poursuivre. Malfoy fit cesser le contact visuel en nichant son visage dans son cou, annonçant ainsi la reprise de leur activité.
Harry s'autorisa à respirer à nouveau. Il aurait voulu s'accrocher aux épaules en face de lui mais il s'obligea à ne pas le faire, à tenir encore un peu -de toute façon tôt ou tard il allait s'agripper au serpentard, ça finissait toujours comme ça-. Les cheveux blonds chatouillaient sa mâchoire, la respiration un peu rapide contre son cou brûlait sa peau. Il aurait voulu sentir sa langue à cet endroit: brûler un bon coup et connaître la fraicheur ensuite.
Il sursauta quand les ongles de Malfoy raclèrent contre sa peau mais aucun son ne sortit de sa gorge. Il pouvait sentir la moiteur humidifier la peau de son ventre. Il fit en pensée le même chemin que les ongles de Malfoy, souhaitant qu'ils s'arrêtent au niveau de sa braguette pour que les doigts s'occupent enfin de son pantalon -putain il s'en foutait du pantalon. Il voulait qu'ils s'occupent de ce qu'il y avait dedans-.
Il contracta son ventre quand les mains se trouvèrent sur le bouton de son pantalon. Malfoy batailla un peu avant de l'ouvrir. Le souffle contre son cou se fit plus rapide.
Harry leva une main pour retirer ses lunettes mais elle fut attrapée au vol.
-Attends, laisse-moi enlever mes lunettes, fit-il d'une voix trop rauque tandis que Malfoy avait délaissé sa braguette à moitié défaite pour enlacer ses deux mains aux siennes.
Harry détestait quand il faisait ça. Ce geste était trop tendre pour eux. C'était à cause de ce genre de chose qu'il était tombé amoureux.
-Non, je veux que tu puisses me voir parfaitement quand je serai en train de te la mettre.
Harry retint un rire nerveux. Le connard voulait être sûr qu'il comprenait que c'était un mangemort qui allait le baiser. Le blond était une pourriture.
-Je n'ai pas besoin de lunettes pour voir ce que tu es Malfoy, murmura doucement Harry avant de mordiller le lobe du serpentard qui se trouvait près de ses lèvres.
Le fils de Lucius eut un gémissement et plaqua ses hanches contre celles de l'autre garçon, les faisant tous les deux haleter.
-Et qu'est-ce que tu vois ? Demanda-t-il lâchant une de ses mains pour la glisser dans le jean du gryffondor, prenant une de ses fesses en coupe.
-Un pauvre con, répondit Harry, dont les yeux verts, derrière des lunettes pleines de buée, s'assombrissaient dangereusement.
-Le pauvre con va t'enculer Potter, fit remarquer Draco sèchement mais sans pour autant cesser ses attouchements sensuels.
-Une ordure, reprit Harry en se cambrant pour avoir plus de contact avec le corps délié et nerveux du blond.
-L'ordure va te faire jouir encore et encore, grinça le serpentard.
-Un lâche, une sous-merde, un traitr...
Un baiser violent l'empêcha de finir son mot mais il était là, volant entre eux comme un vampire assoiffé de malheur. Car c'était de ça dont il s'agissait. Malfoy l'avait trahi.
Il avait choisi l'autre camps.
Il avait eu le choix. Il aurait pu ne pas aller chez lui ce week end. Demander la protection de l'Ordre.
Il avait fait un choix. Et ça n'avait pas été lui.
Il sentit Draco mordre ses lèvres et faire descendre son pantalon à ses genoux. Il crispa ses mains sur les épaules parfaites du serpentard, enfonçant ses ongles dans la chair quand leurs deux sexes se cognèrent enfin.
Le putain de lit n'était pas loin pourtant. Malfoy avait l'air de vouloir faire ça contre ce mur. Harry s'en foutait tant qu'ils le faisaient. Ça serait peut-être la dernière fois de toute façon.
-Est-ce qu'il faut te préparer ? Grogna le serpentard sans cesser de donner des coups de hanches désespérés contre lui. Chacun d'entre eux menaçait d'envoyer Harry par dessus bord.
Et savoir que Malfoy le voulait si fort qu'il posait ce genre de question lui donnait envie de pleurer et de rire à la fois. Ce n'était pas normal ce qu'ils faisaient.
Pas normal que ça soit toujours aussi intense même après quatre mois. En réalité, l'intensité augmentait même à mesure qu'ils connaissaient le corps de l'autre. A présent, une simple caresse bien placée, pouvait les faire trembler des pieds à la tête. Le simple souvenir de ce que l'autre était capable de faire les faisait devenir durs.
-Tu crois quoi ? Répondit Harry. Que je me suis fait enfiler juste avant de venir te voir ? Bien sûr qu'il faut me préparer !
Son regard croisa les yeux gris. Ils étaient, comme souvent, insondables. Et douloureusement beaux.
-Retourne-toi.
-Je croyais que tu voulais que je te regarde, se moqua Harry.
-J'ai changé d'avis. Voir ta tête d'abruti risque de me faire débander.
Le gryffondor se lécha les lèvres.
-Ou peut-être que ça risque de te faire venir trop vite?
-Retourne-toi !
Harry ricana mais fit ce qu'il lui demandait. De toute façon, c'était mieux pour lui aussi s'ils ne se regardaient pas.
-Penche-toi.
Le ton de Malfoy avait changé, il n'était plus impérieux. Ça s'approchait plus de la supplique en fait. Encore une fois, il s'exécuta. Il posa ses mains bien à plat contre le mur et se pencha. Le serpentard ne le touchait plus et c'était humiliant d'être dans cette position : les fesses tendues, attendant qu'on daigne s'occuper d'elles.
Est-ce que Malfoy prenait son temps pour mieux savourer le spectacle de sa soumission ? Pour mieux profiter de son besoin de lui ?
Une partie de Harry était outrée par son comportement, mais une autre s'était déjà mise dans des positions encore plus humiliantes, pourvu qu'il prenne son pied, elle disait de laisser faire. Cette partie là était bien plus conséquente que la première.
Le problème se trouvait là, n'est ce pas ? Il rêvait peut-être de coucher avec Malfoy entouré d'une tripotée de bougies et allongé sur un lit de pétales de roses -ou de n'importe quelle foutue fleur- mais ce qui le faisait partir haut et loin c'était de faire ça comme maintenant. Avec ce fichu goût d'interdit dans la bouche. Avec cette envie de mordre, de frapper, de griffer. Avec cette attente du prochain geste de l'autre. Juste être au bord du gouffre. Et l'aimer, l'aimer quand même malgré tout.
-Putain ! gémit-il quand on lui écarta les fesses.
L'instant d'après il sentit la langue du préfet pénétrer son anus. Il sursauta comme s'il venait de recevoir une décharge électrique, il fut certain que son coeur venait de sortir de sa poitrine. En tout cas, il n'était plus au bord du gouffre, il venait de tomber dedans. Malfoy lui attrapa les hanches pour l'empêcher de bouger et il recommença à le fouiller de la plus intime des façons.
-Pu...Oooh!
Merde, il l'aimait ce mec. Ce connard avec sa bouche merveilleuse. Avec sa langue fourchue d'aristocrate dédaigneux. Avec sa langue douée de petite pute. Il le laissa faire, perdant petit à petit toute maîtrise de lui. Jusqu'à ce que ça soit trop. Jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus.
Il avait envie de chialer.
-Viens, dit-il.
Malfoy ne l'écouta pas. Pourquoi ne l'écoutait-il pas ? Est-ce qu'il cherchait à le tuer ?
-Viens ! Ordonna-t-il.
Ses jambes tremblaient. Son corps était couvert de sueur. Sa tête bourdonnait. Son sexe était trop dur. Il fallait qu'il se touche. Il fallait que Malfoy enfonce en lui autre chose que sa connasse de langue !
Il eut un sanglot.
-Viens ! supplia-t-il.
Tout d'un coup il n'y eut plus de bouche sur lui et ce fut la chose la plus affreuse au monde.
-Calme-toi, murmura une voix à son oreille. Je suis là.
Harry sentit sa gorge se serrer. Il secoua la tête furieusement. Non, il n'était pas là. Du moins pas là où il fallait qu'il soit.
-Tu attends quoi ? Cracha-t-il en colère. Une foutue invitation ?
-C'est toi qui voulait être préparé...
Il y avait un sourire dans la voix. Ce n'était pas le moment de l'énerver pourtant. Harry donna un coup de poing dans le mur.
-Je vais te tuer, siffla-t-il sans pour autant se retourner.
Il sentit le sourire de Malfoy tout contre sa nuque et son corps se coller au sien. Sa colère retomba immédiatement, la queue de Malfoy était dure contre ses fesses.
-Je suis là, répéta le serpentard dans un souffle rauque.
Harry ferma les yeux en le sentant s'enfoncer en lui. Oui, cette fois il y était.
-Oui, répondit-il simplement.
Il enlaça une de ses mains à celle que Malfoy avait laissé sur sa hanche droite et ils bougèrent ensemble.
°O°O°O°O°
-Malfoy est un mangemort.
-Je sais.
Harry cligna bêtement des yeux derrière ses lunettes rondes.
-Vous savez ? Demanda-t-il surpris.
Et vous le laissez vagabonder dans votre école ?! Rajouta-t-il mentalement offusqué.
Dumbledore eut un sourire amusé.
Ils se trouvaient tous les deux dans le bureau du directeur. Après son entrevue avec Malfoy, Harry avait jugé nécessaire d'apprendre à Dumbledore que le serpentard avait la marque. A présent que le blond avait choisi son camp, il était temps pour Harry aussi de lâcher ses belles illusions et de se plonger dans la guerre.
-Je me targue d'être au courant de la plupart des choses qui se passent à Poudlard ou dans la vie de mes élèves. Il est regrettable en effet que le jeune Malfoy ait choisi la voie des Ténèbres, mais ce n'est pas une surprise, n'est-ce-pas?
Non, pensa Harry, ce n'en est pas une. Mais ça fait mal quand même.
- Voldemort a dû lui confier une mission, reprit le gryffondor. Vous ne devriez pas le laisser ici.
-Je ne pense pas pouvoir renvoyer un élève juste parce qu'il a un tatouage qui me déplait, Harry.
-C'est bien plus que ça et vous le savez !
Dumbledore piocha négligemment dans sa réserve de bonbons au citron, ses yeux ne quittant pas ceux de Harry.
-Je sais, répondit-il. Mais tant que Draco ne fait rien de répréhensible, je n'ai pas le droit de le renvoyer chez lui. De plus, je doute que Voldemort ait de grands projets pour lui. Ce n'est qu'un étudiant, après tout. Tu en veux un ?
Harry secoua la tête avec impatience.
-Vous allez le laisser rester au château ?! Un mangemort !? C'est de l'inconscience !
-Je le fais déjà surveiller depuis bien longtemps par le professeur Snape. Tout ce qu'il fait, je le sais.
D'ailleurs je te trouve bien intransigeant avec moi Harry...Sans vouloir t'offenser, je pense que tu es mal placé pour me dire de garder Draco Malfoy à distance.
Harry se sentit blêmir. Dumbledore savait. Pire, Snape savait. Est-ce qu'ils étaient aussi au courant qu'ils venaient tout juste de baiser ensemble ? Que Harry avait encore l'impression de l'avoir en lui ?
Il dût s'asseoir sur un des fauteuils, il se sentait soudainement mal comme si quelqu'un s'amusait à retourner son estomac avec une broche à barbecue.
-Ce n'est rien, reprit Dumbledore d'une voix plus douce. Je suis heureux que tu sois venu me voir. Ça montre que tu sais faire la part des choses. Mais je n'avais aucun doute là dessus, sinon j'aurais arrêté vos petites rencontres depuis longtemps.
-Vous ne me détestez pas ? Murmura Harry qui était à présent partagé entre la peur de l'avoir déçu et et de l'agacement car il aurait préféré que Dumbledore mette un terme à ses rendez-vous dans la salle sur demande -vu qu'il venait de se vanter de pouvoir le faire-.
Ça l'aurait peut-être empêché de tomber amoureux.
-Non, bien sûr que non. Je suis bien placé pour savoir que certaines attirances sont difficiles à réprimer. On ne choisit malheureusement pas ces choses là. Je ne pense pas que quoique tu fasses puisse un jour me décevoir Harry.
-Je vous remercie, répondit le gryffondor qui ne pensait pas mériter autant d'estime. Je vous assure que quoiqu'il se passe entre Malfoy et moi, ça n'interférera pas avec mon engagement dans cette guerre. S'il se met en travers de mon chemin, je n'aurais aucune hésitation à l'attaquer. Je...le hais et je vais mettre fin à nos...relations dès ce soir.
-Je ne te demande pas une telle chose, murmura Dumbledore.
Harry ferma les yeux et s'obligea à respirer calmement.
-Ce n'est pas pour vous que je veux le faire, répondit-il rouvrant les paupières. Mais pour moi. Cette histoire n'a que trop duré. Je suis désolé professeur.
Oui, il l'était sincèrement. Désolé d'avoir couché avec l'ennemi. Désolé d'avoir aimé ça. Désolé d'être resté quand il lui a montré son bras...
-Fais ce que tu veux Harry. Mais n'oublie pas qu'aimer quelqu'un n'a rien d'un crime.
Harry eut un ricanement amer. Était-il donc si transparent ? Et Dumbledore qui se croyait encore obligé d'encenser l'Amour. Il était temps qu'il arrête avec ça, ça devenait lassant.
Harry fit bifurquer la conversation sur un thème qui n'avait plus rien à voir avec sa vie sexuelle ou Draco Malfoy. Dumbledore ne fut pas dupe, bien entendu mais il joua le jeu.
Lorsqu'il retourna dans son dortoir, il était nerveux. En une journée il avait appris qu'au moins cinq personnes étaient au courant de ses sentiments pour le serpentard. Il avait peur que Seamus et Dean aient tout raconté à Ron. Il était à peu près sûr que Colin se la bouclerait mais il avait peut être été un peu trop agressif avec Thomas pour que celui-ci ferme gentiment sa gueule et Seamus était de toute façon incapable de garder quelque chose pour lui. Ce type était une vraie commère. Bon sang, d'ici deux jours grand maximum, l'école toute entière allait être au courant de son inclination pour le mec qu'il était sensé détester.
Harry s'en fichait de l'avis de ses congénères. Seuls, Ron et Hermione comptaient. Et Malfoy aussi, ça serait bien qu'il garde ses œillères celui là. De toute façon, c'était fini toutes ses conneries. Son corps s'était très bien passé de celui de la fouine pendant plus de dix-sept ans, il le referait à nouveau. C'était bien trop dangereux de continuer avec Malfoy. Il était un mangemort à présent. Si Harry voulait pouvoir se regarder à nouveau dans un miroir sans rougir de honte, il n'avait pas d'autre choix que de mettre un terme à toute cette connerie.
Dans le dortoir Ron ne le regarda pas bizarrement. Il lui donna une claque dans l'épaule, lui reprochant de tirer encore la tronche. Harry lui jeta un regard noir en se massant. Par miracle, son meilleur ami ne savait rien. Seamus n'avait apparemment rien dit et Dean n'avait pas voulu se venger de son mauvais traitement. Tout était sous contrôle pour l'instant.
°O°O°O°O°
-Hé Potter, tu pourrais attendre qu'on soit dans la salle!
Harry avait plaqué Malfoy contre un mur au détour d'un couloir. Il l'avait observé sur la carte des maraudeurs, attendant son heure, choisissant le bon endroit. À présent, il était temps.
-C'est fini ! Annonça Harry.
Il dévisagea celui qu'il aimait. Le regard gris se fit glacial, perdant sa lueur moqueuse du début. Le reste du visage resta impassible.
-Je sais, répondit-il. Je l'ai su à l'instant où tes yeux se sont posés sur mon avant bras.
Il poussa le gryffondor pour avoir plus d'espace mais resta tranquillement appuyé contre le mur. Harry ne put s'empêcher d'envier sa nonchalance. Il dégageait du serpentard un charme vénéneux. Il semblait posséder, en ce moment, les pires attributs qu'on donnait généralement à l'animal de sa maison: la force d'attraction, l'envie de nuire, l'individualisme... le mépris envers les autres.
-Par contre j'ignorais que tu aurais les couilles de me l'annoncer en face.
-Je n'ai pas peur de toi.
Malfoy ricana. Harry détesta ce rire et la façon dont les cheveux blonds bougeaient devant son front. Il avait envie de manger ce rire à même la bouche suave et de glisser ses doigts dans les mèches parfaitement stylisées.
-Oui, c'est vrai. Mais tu as peur de l'alchimie sexuelle qu'il y a entre nous.
Le gryffondor eut un sifflement dédaigneux pour cacher sa nervosité. Il ne possédait malheureusement pas le recul de Malfoy à ce sujet et il trouva ça injuste que le serpentard en parle avec autant de détachement.
- « Alchimie sexuelle », railla-t-il, rien que ça ?
Malfoy se contenta de hausser les épaules, comme si ce que pouvait dire Harry n'importait pas.
-Tu es prêt à parier là dessus ? Répondit le préfet des serpentards au bout d'un instant en le fixant pensivement. Est-ce que si j'ouvre mon pantalon, là maintenant, et que je me branle sous tes yeux, tu resteras sagement où tu es ? Ou te mettras-tu à genoux pour me sucer ?
Un minuscule sourire en coin, bourré de certitudes venait de naître sur les lèvres de Malfoy. Ce mec était vraiment une ordure!
-Ne parie pas Malfoy. Je te hais tellement que je pourrais te l'arracher à coup de dents.
Le serpentard eut une grimace douloureuse à cette idée.
-T'es un malade, Potter.
-Rien à foutre de ce que tu penses de moi. Je suis venu t'avertir connard...
-Oui, je me doutais que cette partie de la conversation viendrait aussi. Je vais t'épargner de la salive Potty. Je sais que tu n'hésiteras pas à lever ta baguette sur moi s'il le faut...Je pense même que tu y prendras un certain plaisir. Alors je te préviens aussi. Je n'ai qu'un Maître et je vais tout faire pour le servir. S'il m'ordonne de te tuer, je le ferai. S'il me dit de lui cueillir des fleurs des champs et que tu te mets sur mon chemin, je te tuerai. S'il me demande de siffler l'hymne national à l'envers et que tu essaies de m'en empêcher, je te tuerai. Qu'importe ce qu'il me demande, je lui obéirai et j'éliminerai les obstacles sur ma route.
-Tu donnes ton âme au Diable.
Harry regretta immédiatement ses paroles. Merde, il ne voulait surtout pas montrer à Malfoy sa déception et son amertume mais l'entendre parler de son engagement avec un tel fanatisme était plus qu'il ne pouvait supporter.
-Tout dépend de la conception qu'on se fait de l'enfer. Pour ma part, le Diable aurait plus tendance à te ressembler Potter. Toi et tes petits camarades suintants de bons sentiments.
Harry se demanda pourquoi ils étaient là, à parler encore, à retarder l'échéance, à argumenter sur des sujets idiots ? A croire qu'ils ne parvenaient pas à se quitter. Il fut soudainement fatigué de tout ça. La seule chose qu'il voulait en ce moment c'était enlacer le corps du serpentard et lui demander de se battre pour lui. De le choisir lui. De se conduire en homme dont il pourrait être fier.
Mais c'était impossible. Et de quel droit ferait-il ça ? Si les rôles étaient inversés, est ce qu'il choisirait Draco plutôt que ses amis ? Il savait que non, alors il ferma gentiment sa gueule et s'épargna sûrement du même coup la pire humiliation de sa vie.
-Fais attention à toi, ne put-il s'empêcher de dire avant de se détourner.
Il avait fait sonner ça comme une menace mais dans sa tête ça ressemblait plutôt à une supplique.
Evite de me croiser quand tu commenceras à faire des merdes pour lui Draco. Je t'en prie.
°O°O°O°O°
A suivre...
