Dès qu'elle eut fini de manger, McGonagall reposa ses couverts. Néanmoins, elle savait qu'en tant que Directrice, elle ne pouvait pas juste partir dès qu'elle le voulait. Aussi, elle se contentait de regarder tout le monde alors qu'ils terminaient de manger. Dès que quelqu'un partait, l'assiette disparaissait, prise par les Elfes de Maison.

Elle avait facilement fini de manger depuis une bonne demi-heure quand tout le monde fut enfin levé. Y compris parmi les élèves. Les seules personnes qui restaient, mais qui ne mangeaient pas plus qu'elle, étaient son fils et ce qui était sans nul doute son cocon familial.

Elle fit le tour de la large table et se dirigea vers celle de Poufsouffle qui était déjà en train de rutiler sous les attentions des Elfes de Maison.

- Vous êtes prêts ? Questionna-t-elle.

- Vous savez où est Jedusor ? Interrogea Graves.

Il se passa la main sur le front. Ça lui était presque sorti de la tête. Il n'avait pas pu laisser Croyance seul alors que ses pouvoirs se dégageaient.

- Non. C'est le problème.

Percival souffla. Encore heureux qu'il était resté assis. Ils étaient si près du but et tout venait de s'effondrer ! Ça lui laissait un sentiment amer dans la gorge. Il aurait bien hurlé pour qu'on les sorte de tout ça. Ce ne devait pas être si difficile de trouver quelqu'un !

Enfin depuis le temps qu'il cherchait…

- Pourquoi vous ne vous adressez pas au Ministère de la Magie ? Je n'ai pas de connaissance sur les Sorciers une fois qu'ils ne sont plus liés à Poudlard. Dit-elle. Mais le Ministère, oui.

- C'est un peu compliqué. Répondit son fils. En fait…

Il porta sa main à sa nuque, la frottant.

- Seraphine Picquery est mon ancienne fiancée. Elle ne s'en souvient pas. Moi bien. Et tous les membres du Ministère de la Magie aussi. Beaucoup s'en moque. D'autres pas. C'est eux qui m'ennuient, en l'occurrence. Répondit Graves.

- Et Seraphine Picquery pense que je suis un fou qui doit être tenu sous contrôle où je pourrais faire exploser le monde. Acheva Newt. On a essayé de lui expliquer que non mais… la seule chose que j'ai réussi c'est donner l'impression de défier son autorité.

- Et tes sœurs ?

- Tina est fichée au Ministère… Commença le magizoologiste.

- Pardon ?!

- Tu ne savais pas ?

Newt était content de ne jamais regarder les gens en face parce qu'il n'aurait pas osé affronter le regard de sa mère en cet instant précis !

- C'était peu après qu'elle soit devenue Auror. Elle a fait un faux pas. Rien de bien grave…

Ou c'est ce qu'elle disait.

- Je savais qu'elle était retournée auprès de votre père. Mais je ne pensais pas que c'était parce qu'elle avait été renvoyée ! Comment est-ce possible ? Propentina ?

Le jeune homme hocha la tête.

- Elle travaille pour moi à la Mairie. C'est mon adjointe. Intervint Percival. Et elle fait très bien son travail, je peux avoir confiance en elle.

- C'est très bien. Mais elle était Auror.

- Elle pourra le redevenir. Dit Newt.

Minerva eut un soupir.

- Et Queenie ? Elle n'a jamais travaillé au Ministère alors elle ne peut pas en être chassée ou mal vue…

- Non. Mais justement, je ne suis pas sûr qu'elle pourra y aller. Qu'elle pourra être entendue pour un problème de ce gabarit-là.

Percival acquiesça.

- Dans ce cas, vous allez devoir rester ici quelques jours. Dit Minerva.

- Pourquoi ? Questionna Croyance.

Ils étaient punis ?

- Il y a bien une personne qui peut demander au Premier Ministre de la Magie des informations sur un autre Sorcier. En particulier si c'était un élève y a peu de temps.

- Tu vas la contacter pour savoir où il est ? Interrogea Newt.

Elle hocha la tête.

- Mais ça prendra un ou deux jours. Au moins. Dit-elle. Vous pouvez partir, bien sûr, mais je pense que ce sera plus facile pour vous de rester ici.

Newt approuva cette fois-ci. Il redressa le visage vers son compagnon. Celui-ci inspira de l'air mais acquiesça. Il tendit la main vers lui pour la prendre et la serrer dans la sienne. Ils étaient seuls alors pourquoi pas ?

- Vous pouvez garder la chambre que je vous ai assignée. Croyance, tu peux rester aussi avec eux. Continua-t-elle.

- Merci, Madame. Souffla-t-il.

- Je vais envoyer ce courrier. Ne tardez pas trop, je n'aime pas qu'on se balade dans les couloirs pendant la nuit. Surtout pas des enfants. Ajouta-t-elle vers Croyance.

Newt se leva et tendit la main vers son amant qui lui prit la main et se mit debout. Juste avant que l'adolescent ne se redresse à son tour. Le magizoologiste passa son bras autour de lui sans que Croyance n'essaie de se reculer.

- Merci également, Madame McGonagall. Newt m'a dit ce qu'il en ressortait avec ce… gamin qui s'en est pris à Croyance.

- Vous avez quelque chose à redire ?

- Percival. Dit Newt.

Il jeta un coup d'œil à l'un et l'autre, il remarqua bien sûr la tension qu'il y avait entre chacun. Les deux possédaient cette autorité naturelle et polie qui faisaient que leurs pensées étaient toujours ce qui mettait le plus mal à l'aise. Mais, surtout, il connaissait leur puissance. Et si son amant était épuisé par le coup qu'il avait pris, il n'était pas sûr du dénouement qui tomberait si jamais ils venaient à se confronter. Et il ne tenait vraiment pas à une confrontation…

- Hm. Souffla Newt. On devrait y aller, Percival. Tu ne penses pas ?

- Si.

- Essaie de ne pas aller voir Hagrid pendant la nuit. Je ne peux pas te mettre de retenue mais je n'hésiterais pas à prendre des mesures.

- Me punir dans ma chambre ?

- Évidemment. Dit Minerva.

Néanmoins, si elle ne semblait pas répondre au sourire de son fils, elle en eut un en coin qu'on pouvait remarquer lorsqu'elle s'en retournait.

Le petit trio se mit en marche pour partir vers les chambres. Elles étaient placées dans les zones réservées aux professeurs et celle de Croyance était à côté de l'autre. Même si en théorie, pour tout le monde si ce n'était la directrice, ce n'était pas Newt et Percival qui dormaient ensemble.

- L'étrange fille rousse, elle disait que ton père a été Directeur… Dit Croyance.

- En effet.

- Longtemps ? Questionna-t-il, en espérant ne pas trop se mêler de ce qui ne le regardait pas.

Il serrait à nouveau ses mains sur sa chemise, d'ailleurs.

- Il a arrêté un peu après la fin de mes études. Il voulait voyager, voir du monde et apprendre un peu plus sur les Moldus et tout ce qu'il pouvait. Je l'ai accompagné pour découvrir des animaux, commencer mon livre.

- Tes parents ont toujours été ici, alors ? Interrogea Percival, surpris.

- Oui. Depuis que je suis né, il n'y avait que Poudlard. Je connaissais beaucoup de choses avant même que je n'entre à l'école alors j'en ai profité pour m'occuper surtout des cours sur les animaux. Rit-il avec un tout petit peu de honte.

Mais le plus bizarre…

- Être renvoyé de l'école était étrange. Comment je pouvais être renvoyé et rester à l'école en même temps ?

- Qu'est-ce que tu as fait ? Demanda Graves.

- Il y avait un Griffon, emmenez spécialement pour les cours. Mais il n'avait pas l'air bien. Ses fers… Ils étaient beaucoup trop serrés. Alors j'y suis allé. Je voulais seulement qu'il aille mieux.

Ils grimpèrent les escaliers qui menaient vers l'étage des professeurs.

Ça semblait tout à fait logique du point de vue de Newt et la suite était facile à comprendre…

- Je relâché les fers, il s'est libéré. Il s'est mis en colère et il a attaqué. Une réaction normale. Et une réaction normale de ne pas avoir accepté qu'un élève ait fait ça. J'avais seize ans, l'âge de comprendre que ça ne se faisait pas…

- C'était un accident. Chuchota Croyance.

- Je pense que je l'ai mérité. Répondit-il. C'était dangereux. Logique pour moi, reprit-il rapidement, mais dangereux. D'un autre côté, je suis presque sûr que le Griffon ne se serait pas rebellé comme ça si on s'était bien occupé de lui.

Graves ne put retenir un petit sourire. C'était tellement Newt. Il pouvait voir le mal mais moins dans ses créatures. Il y avait toujours une raison. Une explication… Le pire étant qu'il pouvait le croire dans ce cas-ci. Il pouvait croire que le Griffon avait attaqué car il avait eu mal trop longtemps.

Newt n'était pas idiot.

Et Newt n'avait pas dit qu'il avait été attaqué par le Griffon. Il l'aurait fait sinon.

- Quand est-ce que tu as su ?

- Qu'il était souffrant ? Dans les premières minutes ! Assura le magizoologiste en souriant à Croyance.

Puis il regarda le plafond qui était un simple plafond sans intérêt.

- Non.

Il rougit, serra ses chemises et jeta un œil aux tableaux où les gens bougeaient. Ils quittaient leurs tableaux non ? Et est-ce que c'était normal de voir un chevalier au milieu de belles Princesses ? Et ce chien qui lisait un livre ? Une femme dans une coiffe bleue qui buvait du vin au milieu de jeunes femmes près d'un lac.

Illogique !

Croyance savait que les images pouvaient bouger mais…

- Ce que tu voulais faire de ta vie. Dit-il rapidement pour changer son attention.

- Oh ! Oui. J'ai fait beaucoup d'erreur dans le passé avec les animaux, libérer des Elfes de Maison, aimer trop forts des Fléreurs, écraser des Billiwigs…

- Tu ne savais pas qu'on ne doit pas libérer des Elfes de Maison ? Questionna Graves.

- Ça semblait logique. J'avais trouvé comment les libérer et je voulais qu'ils soient heureux ;

Il eut une grimace.

- Tu le savais ? Demanda Croyance vers Percival.

Ils venaient tous deux d'une famille de Sorcier et ça semblait bizarre que l'un sache pour les Elfes de Maison et pas l'autre. Surtout que l'autre aimait tellement les créatures fantastiques.

- Newt était jeune. Supposa Graves en ouvrant la porte menant au couloir. Mais oui. Je n'ai jamais connu ma mère et mon père n'avait pas le temps de s'occuper de moi. J'ai été élevé par les Elfes de Maison.

- Tous les cinq ? Souffla Newt, l'air gêné.

- Tous les cinq. Mais ça va.

Croyance comprenait qu'il s'était passé quelque chose et il ne savait pas trop quoi dire pour changer de sujet. Ils remontaient vers les chambres. Graves lança même le mot de passer et ils n'eurent pas à attendre avant de franchir la statue qui se tenait dans le chemin.

- C'est comme les photographies ? Questionna-t-il en montrant le tableau. C'est ça ? Des encres spéciales. Des peintures…

- Oui. Dit Newt.

- Ça me fait un peu bizarre. Une partie de nous est… ailleurs ? Hein ?

Définitivement étrange.

- C'est ça. Reprit le magizoologiste. Mais rassure-toi, ça ne change rien pour toi.

- D'accord.

Croyance les regarda et se prit la lèvre entre les deux, hésitant un peu sur que dire. Alors finalement, inquiet, il finit par ne pas dire la moindre chose. Et lorsqu'ils arrivèrent devant les portes, il rejoignit directement sa chambre, s'y enferma après un « bonne nuit » murmuré à la hâte.

Newt entraîna son amant dans leur propre chambre et il fit sortir Pickett de la poche pour le laisser venir se perdre sur son épaule. Percival se dirigea vers le lit, sa tête étant encore un peu confuse. Il se laissa tomber sur le matelas et le sommier craqua un peu alors qu'il retirait ses chaussures.

- Il y a une grande salle de bain. L'informa Newt.

- Tu l'as utilisée pendant longtemps ?

- Un peu. Mais mon père essayait de nous emmener en voyage quand il pouvait, aussi. S'obligea-t-il à dire.

- Tu n'es pas obligé de le défendre. Répondit Percival en retirant sa veste qu'il envoya sur le bureau, rangée, d'un coup de magie.

- Ça semble plus naturel. Souffla le plus jeune.

Graves retint un soupir, comprenant les sentiments de son aimé et ne voulant pas le faire se sentir mal. Surtout pas à cause d'Albus Dumbledore !

- C'était ta chambre ?

Le châtain lui jeta un regard, ses lèvres se retroussant un peu.

- Oui. Ça ne se voit plus mais j'avais des milliers de livres sur les animaux. Je me reprends… Dit-il en soulevant son doigt. J'avais des milliers des livres juste parce qu'il y avait un peu d'informations sur les animaux. Et puis y avait ce livre énorme qui n'avait qu'un paragraphe sur la plupart des créatures mais qui parlait de l'utilisation des animaux dans les potions ou dans le monde magique. Expliqua-t-il, les yeux scintillants.

Graves sourit en le voyant de la sorte. Il aimait le voir habiter par la passion, oubliant le monde autour de lui et déblatérant seulement parce que c'était ainsi qu'il se sentait. Et souvent, il le voyait rougir et s'excuser, se fourvoyant parce qu'il était « ennuyant ». Il le trouvait fascinant !

Il se demandait comment il pouvait seulement penser qu'il était ennuyant…

Il se leva malgré que son cerveau était un peu embrumé et il le rejoignit, passant ses bras autour de sa taille, nichant son visage dans son cou. Il ne manqua pas le regard outré de cet adorable Pickett mais il décida de ne pas le soulevé.

- Où est ce livre ?

- Hum… Je suis allé jouer avec des Crabes de Feu alors que j'avais le livre et…

Il lui jeta un sourire.

- Oh ! Hagrid aimerait me confié un ou deux Crabes de Feu pour que je les étudie !

- Ta mère aimerait que nous reprenions « Fumseck ».

- Nous ?

Newt lui lança un regard, les yeux écarquillés.

- Oui. Je lui avais donné mon accord.

- S'il te plaît.

Percival embrassa son cou.

- Et va pour les Crabes de Feu si tu sais où les mettre.

- Oui ! Je te promets !

Newt se tourna vers lui avec un sourire resplendissant et Percival sourit en retour. Il se pencha pour l'embrasser mais se fit repousser. Ce qui était un peu surprenant…

- Je reviens.

Sur ces mots, le magizoologiste appela sa valise de sa baguette puis il sortit rapidement. Le Maire ne put que froncer les sourcils de plus belle avant de retourner vers le lit pour déboutonner sa chemise qu'il envoya, comme le reste de ses vêtements, sur le bureau. Il fit venir ses propres bagages afin d'en sortit ses habits de nuit. Il se demandait ce qui arrivait à son compagnon mais s'il n'était pas particulier, ce n'était pas Newt, pas vrai ?

La porte se rouvrit alors qu'il enfilait une chemise blanche et confortable pour terminer son pyjama. Il supposa que son aimé revenait de la salle de bain parce qu'il portait une robe. Mais elle était un peu différente que ceux de d'habitude qui cachaient son corps usuellement. Celle-ci n'avait que de minces bretelles et si y avaient quelques froufrous, ainsi qu'une ravissante ceinture qui affinait quelque peu sa taille, elle se terminait un peu au-dessus des genoux.

Nul doute que ça gênait Newt plus qu'il ne le laisserait entendre : il était rouge et lorsqu'il fermait la porte, ses doigts tremblaient un peu.

Graves s'approcha de lui pour l'aider et il laissa son regard s'attarder sur toutes les blessures qui paraient le corps de son compagnon. Ses animaux ne le rataient pas… Le pire étant qu'il savait à quel point il plaiderait la légitime défense ou un comportement dont ils ne se rendaient pas compte.

Le jeune Sorcier passa ses bras autour des épaules de son compagnon et il l'embrassa se pressant contre lui. Percival le serra en retour, ses doigts explorant le dos nu de son amant.

Bien sûr Pickett se tenait sur son épaule mais il arrivait a bien ignorer les animaux. Lorsqu'il s'agissait de ça.

- Je dois comprendre que tu es si content que tu veux me « récompenser » ? Plaisanta Graves.

- Un peu ?

- Tu n'es pas…

- Je t'aime. Coupa-t-il. Et j'aime beaucoup de choses en toi. J'aime te découvrir.

Et il aimait quand il était heureux. Il aimait quand il approchait du bonheur infini même s'il éprouvait souvent des difficultés.

- C'est une tenue sexy ?

- Oui ! Elle te plaît ? C'est Queenie qui me l'a faite. Mais elle dit que ça ne sert à rien parce que tu seras trop content de la retirer…

Newt baissa la tête vers les pans de la robe.

- Tu veux la retirer ?

- Non.

Percival lui embrassa le cou et vint mordiller son épaule, descendant jusqu'à sa clavicule pour la sucer la peau, sentant les bras de son compagnon se resserrer tendrement.

- Elle te va bien.

Et il ne voulait pas le mettre mal à l'aise. Il n'avait pas besoin de voir son corps dans tous les détails. Et il appréciait cette robe parce qu'elle lui offrait plus de surfaces que d'autres.

Il embrassa sa peau déjà un peu salée et le souleva pour l'emmener sur le lit. Newt embrassa son front en retour et laissa glisser ses doigts sur la peau encore découverte, sa peau se perdant dans les légers poils. Percival s'assit et le garda sur ses genoux, prêt à le faire basculer dès que la chaleur monterait. En attendant, il voulant découvrir cette peau, effleurer les cuisses fermes et galbées qui l'appelaient. Il se sentait déjà beaucoup trop excité et il ne pensait qu'à ce corps qui s'offrait à lui. Pas à Pickett, toujours présent mais qui devait se cacher les yeux, ni au fait qu'ils étaient dans le lit d'enfant de Newt !

Il fit remonter ses mains le long de ses cuisses, embrassant le dessus des pectoraux de Newt en posant des petites marques qui demeuraient discrètes. Il frissonnait à la main qui se perdait dans ses cheveux, à celle qui découvrait son torse, aux lèvres qui jouaient avec ces quelles pouvaient. Il tremblait lorsque ses oreilles étaient gentiment attaquées ou cajolées. Il sentait la respiration de son aimé s'accélérer à mesure que ses mains remontaient. Il n'aurait jamais cru qu'il s'exciterait à ce point, lui. Surtout pour ce qui était encore « peu » même s'il connaissait les zones sensibles.

Newt était plus réservé. Plus pied à terre.

Il sentit le tissu glisser le long de ses bras et les mains explorer ses biceps. Puis le visage de son compagnon se baissa et ses lèvres vinrent trouver les siennes. Juste au moment où ses cours ongles accrochaient l'aine de son cher et tendre. Sa respiration s'accéléra de plus belle à cet instant, se perdant dans sa bouche.

Et il comprit.

- Newt ? Haleta-t-il.

Lorsqu'il s'éloigna, le visage de son compagnon était crispé, ses yeux fermés.

L'homme ne dit rien. Il ne souleva pas que la peau était entièrement nue sous la douceur du tissu. Il ne lui demanda pas s'il ne portait pas de sous-vêtement. Il le sentait. Et il devait dire qu'il se sentait agréablement tendu.

Newt attendait qu'il dise les mots « Tu ne portes rien en-dessous ? » ou quoi que ce soit. Le genre de chose qu'il serait normale de demander compte tenu de la situation. Mais la question ne survint pas et il réalisa qu'il aimait son amant encore plus…

Il se serra contre lui et se bassin rencontra celui aux muscles tendus, à l'organe érigé dans le pantalon. Une bosse contre laquelle l'intérieur de sa cuisse frottait à chaque mouvement et qui le faisait rougir de plus belle.

Il fit descendre sa main sur son torse, suivant le mouvement des pectoraux finement ciselé et la seconde remonta de ses bras. Il le poussa gentiment pour le faire s'allonger.

La boule contre sa cuisse durcit et il rougit.

- Pardon. Lui dit Percival en l'attirant vers lui pour l'embrasser.

Newt ferma les yeux, répondant à l'affection.

- Ce n'est rien. Chuchota-t-il.

Il se redressa pour lui lancer un sourire tendre quoiqu'un peu timide. La main de son homme se perdit sur sa nuque, son pouce caressant.

Newt se pencha à nouveau et il l'embrassa, sa main essayant de défaire le bouton du pantalon de Percival alors que l'autre effleurait tendrement la peau de son torse, suivant le parcours de ses muscles, se perdant dans les gouttes de sueur. La langue de son compagnon vint chatouiller ses lèvres qu'il entrouvrit timidement pour laisser les deux organes se rencontrer.

Enfin ses doigts parvinrent à venir à bout de ce maudit bouton et il put faire descendre les vêtements. Percival prit néanmoins le relais lorsque la partie de peau fatidique fut passée. Il sentait le souffle de Newt s'emballer mais aussi la peau de ses bras et de ses cuisses s'échauffer alors qu'il les caressait avec une tendresse infinie. À cet instant précis, Graves ne pouvait plus que le sentir lui, vivre que pour lui, trembler pour lui. Et chacune de ses respirations était sienne. Il savait que la seule chose qui pourrait encore les interrompre, c'était probablement un animal en danger…

Le magizoologiste sentait l'organe presser contre sa cuisse alors qu'il bougeait sur son bassin, découvrant la peau comme il l'avait fait si souvent. Les muscles fermes, les mamelons qui se dressaient de désir, les points de beauté légèrement bombé qui lui avaient un jour échappé ou ceux qu'il connaissait si bien. Il caressait les bras forts qui l'exploraient en lui envoyant des frissons le long de la colonne vertébrale. Ceux qui le tenaient tendrement en leur sein peu importe ce qu'il pouvait faire.

Il éprouvait chaque once qui l'accueillait comme on saluait le fils prodigue…

Newt éloigna son visage du sien et embrassa sa gorge, ses cheveux lui chatouillant la peau, ses lèvres cajolant alors que sa joue se frottait contre la sienne par intermittence. Et puis, sans crier gare, il souleva son corps et le rabaissa. Alors que les chairs du magizoologiste s'ouvraient et qu'il luttait contre l'envie de geindre de douleur, Percival ne pouvait retenir un gémissement rauque. Sans crier gare, cette partie si sensible de son anatomie venait de se faire encercler par des chairs chaudes qui pressaient délicieusement. Son souffle s'était d'ailleurs coupé mais sa main chercha le menton de Newt. Il lui redressa le visage et embrassa ses lèvres, échangeant leurs souffles saccadés.

Le plus jeune répondit à l'attention et sentit une des mains caresser tendrement l'intérieur de ses cuisses, venant se perdre sur ses fesses alors que l'autre dorlotait son visage avec des effleurements tendres.

- Fait attention. Lui demanda-t-il d'une petite voix.

- Bien sûr. Répondit Percival en embrassant chacune des taches de rousseur sur son visage.

Ou tenta-t-il.

Parce que Newt le repoussa gentiment, chaque main sur un pectoral. Puis il se redressa légèrement et rabaissa son corps. Percival sentit son bras retomber alors qu'une vague de plaisir le submergea. Il grogna et la fit néanmoins remonter sur la taille de son aimé en suivant le mouvement qui remontait puis se rabaissait. Il refusait de ne pas cajoler sa peau brusquement brûlante mais ses yeux étaient aussi écarquillés. Le spectacle qui s'offrait à lui était si splendide qu'il n'éprouvait pas la moindre frustration lorsque son organe n'était presque plus entouré.

Il voyait Newt se soulever et se rabaisser alors que ses doigts continuaient de caresser son torse, le haut, le bas, presque l'aine. Il était à la merci d'un Dieu érotique et il aurait fait tout pour pouvoir lui plaire. Il suivait ses mouvements des yeux et tremblait d'excitation, serrant sa main sur sa taille en lâchant des grognements, espérant qu'il n'arrêterait jamais.

Mais c'était beaucoup demander…

Newt aurait pourtant pu accéder à cette demande. Pencher sur lui, au lieu de sentir l'organe se ramollir dans ses chairs, il le sentait gonflé et durcir. Un mélange d'angoisse et de plaisir montait en lui. La crainte que le sang et la douleur ne cesse et le plaisir de sentir Percival tellement excité. Chaque fois qu'il l'entendait grogner, c'était comme un encouragement en soi. Un plaisir bien différent que celui que son corps lui réclamait. Il sentait qu'il pouvait lui rendre tout ce qu'il était et pas juste en lui offrant son cœur.

Comme si lui offrir son cœur ne suffisait pas.

Chaque fois qu'il montait sur son corps, le bout de son organe le titillant d'une façon excitante et douloureuse, puis qu'il redescendait en s'abandonnant à lui, c'était comme murmurer les « je t'aime » qu'il ne disait pas assez.

Il se pencha sur Graves pour lui voler un léger baiser, haletant, et il sentit les dents et les lèvres attaquer son cou alors qu'il redescendait. Le liquide qui s'écoulait rendait le passage un peu plus aisé, il le sentait. Il laissa Percival brûler sa peau de son souffle, éprouver la chair de sa cuisse de son oncle et il resserra légèrement ses cuisses de ses genoux.

Et lorsqu'il se rabaissa sur la hampe qui semblait encore plus large, il ne put retenir un gémissement. Le point si particulier venait de répondre présent et son corps s'était tendu. Il ne sentait même plus les ongles de Pickett qui s'étaient enfoncés dans son épaule, il ne pouvait plus que répondre aux lèvres qui le découvraient, aux doigts qui caressaient et à la main qui le souleva légèrement. Il se rabaissa et elle ne le guida pas, mais lui imprima un léger mouvement lorsqu'il gémit, de telle sorte que son corps restait presser contre le pénis et qu'il sentait une pression trop divine. Son corps entier frissonna et il remonta pour se rabaisser juste après.

Percival accompagnait chacun de ses mouvements dans une danse étrange et leurs deux corps se trouvaient comme des aimants. Dès que le bout de la verge rencontrait le point et lui offrait une pression qui le rendait fou, son corps répondait en se contractant, envoyant une décharge de plaisir dans le corps du Maire.

Newt se mordit la lèvre inférieure pour ne pas être entendu mais il n'avait pas encore ressenti un tel plaisir dans leurs actes et si ses jambes tremblaient, si son bassin avait du mal à suivre le mouvement, son compagnon prenait le relais, laissant son esprit se vider et son cerveau en demander encore plus à l'aide de gémissement léger et délicat. Presqu'un souffle dans la chambre.

Les mains du magizoologiste se serrèrent sur le ventre de Percival, s'enfonçant légèrement et celles de Graves le poussèrent vers l'organe. Une pression délicieuse, un léger cri, une contraction et son amant n'eut put plus, se relâchant en un grognement, tout contre ce point qui se retrouva masser à chacun des mouvements salvateurs. Le plaisir le frappa avec la même violence et il haleta alors que son corps se tendait et se relâchait.

Les doigts de Percival remontèrent à son visage et il lui effleura la joue, le nez, suivant le parcours en pointillé qu'offraient ses taches de rousseur. Newt eut un petit hoquet puis embrassa ses doigts et sa main, incapable de bouger même pour se laisser aller contre lui maintenant que le roc qui le pilonnait se reposait. S'il ne pouvait le remercier pour sa douceur et son attention, ce n'était pas le cas de Graves qui embrassait et caressait. Ses doigts effleurèrent même une zone de la peau plus moite et épaisse et il retira main, l'air de ne pas avoir découvert le « secret » de son amant.

- Je t'aime. Chuchota Newt en le sentant faire.

Percival lui lança un sourire fatigué et il remonta une main dans son dos pour l'attirer sur son torse, lui caressant les cheveux, laissant ses doigts suivre sa nuque. Il embrassa ses lèvres et frotta son front contre le sien.

- Je t'aime aussi. Plus que tout. Plus que personne…

Newt approcha ses lèvres de son oreille, comme pour souffler une confidence.

- Je t'aime plus que les Animaux Fantastiques.

Graves le serra contre lui, continuant de caresser sa peau.