Je ne possède aucun des personnages de la série.

Il ne fait pas bon de se remettre à regarder de vieilles séries qui passent à la télé, surtout quand elles font parties des coups de cœur de votre jeunesse... Et surtout si elle parle de relation fraternelle et paternelle fortes...

SAISON 2 EPISODE 8 (HX1) : La mission était finie... Le HX1 était détruit... Maze était mort... et Stringfellow savait qu'il venait de perdre une piste importante pour retrouver Saint-John... Peut-être la piste de trop.

Cette fic peut-être vue comme une scène coupée de la fin de l'épisode.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


FIN DE MISSION

Dans un silence de plomb, Stringfellow posa Airwolf dans le volcan éteint. Dès la fin du combat aérien, le jeune homme avait murmuré à Dominic, qui lui parlait des dégâts sur l'appareil, qu'il n'y avait rien de grave. Son ami faisait allusion aux dégâts matériel sur leur hélicoptère, mais Stringfellow avait soufflé sa réponse en observant les débris du HX1 retomber au sol, marquant la mort définitive de Maze. Rien de grave... Pourtant ce n'était pas si simple et il avait encore un peu de mal à s'en convaincre lui-même, principalement pour deux raisons. La première parce qu'il venait de tuer Maze. Cet homme que Saint John voyait comme son jumeau, cet homme que lui voyait comme un second frère. Combien de fois ils s'étaient retrouvés à rire, à pleurer et à souffrir côte à côte ? Il était si souvent sur les photos avec eux... Le père de Maze avait raison Saint John et lui se considéraient comme frères et String... Eh bien, il était le petit frère des deux, cherchant à rendre fier de lui autant l'un que l'autre. Eux, ils aimaient bien le chambrer et prenaient soin de lui... Lui aussi d'ailleurs... Le jeune homme avait bien failli se faire abattre le jour où il avait plongé sur Maze pour le sauver d'un tireur dans un arbre avant de le porter sur ses épaules jusqu'à l'hélicoptère. Ils avaient été amis… Ils devaient l'être encore étant donné qu'il ne lui avait pas mit une balle dans la tête... et il l'avait tué... Rien que cette phrase lui donnait la nausée. En plus, il ne cessait de voir le visage de sa mère dés qu'il fermait les yeux. Elle était accrochée à son bras, le suppliant de lui retrouver et de lui ramener son fils, sûre grâce à son instinct qu'il était en vie... Elle avait raison... Est-ce que sa propre mère aurait senti elle-aussi, tout comme lui, que Saint John n'était pas mort, si elle avait été toujours en vie ? La souffrance qu'avait déclenchée la question désinvolte et volontairement blessante de l'un de ses anciens amis devenus mercenaires sur la mort de ses parents lui avait déchiré le cœur. C'était une manière de lui rappeler qu'il était responsable de leur mort comme il était responsable de celle de Saint John... comme il était responsable de celle de Maze.

Ses mains se mirent à trembler et Stringfellow ferma les poings pour se maîtriser. Avoir donné la mort à Maze n'était même pas le pire... Non... Il avait tenté de le faire parler, de lui faire dire ce qu'il savait sur Saint John, mais il avait refusé de répondre à ses questions, s'amusant, comme les autres de sa douleur... Il ne lui avait pas répondu et il ne pourrait plus jamais le faire... Il était mort... Emportant avec lui les informations qu'il détenait, l'éloignant une nouvelle fois du jour où il saurait enfin ce qu'il lui était arrivé... Il était mort... Comme Vidor... Les deux amenuisant un peu plus ses espoirs de savoir un jour la vérité...

Ses espoirs... Ils étaient irréels, non ? Tout le monde lui avait répété en boucle pendant ces derniers jours qu'il perdait pied et qu'il refusait d'accepter la réalité... Tous... même Dominic... Tous... Ils voulaient le convaincre que les chances de retrouver Saint John étaient nulles. Il fallait qu'il accepte le fait qu'il n'était pas rentré parce qu'il était mort, mais ça, il refusait de l'entendre... Il refusait parce que si c'était le cas, ces salopards de mercenaires avaient raison... S'il était mort là-bas, dans cette rizière, c'était parce qu'il l'avait abandonné... Oh bien sûr, Saint John lui avait hurlé de partir. Il avait compris que l'hélicoptère de son petit frère était déjà trop chargé, mais il n'aurait pas dû... Il n'aurait pas dû s'en aller... Ou alors il aurait dû laisser les commandes à son copilote et sauter pour le rejoindre... Il serait peut-être mort lui aussi, mais ils seraient partis ensembles... et il n'aurait pas cette plaie béante en lui qu'il tentait de masquer du mieux qu'il le pouvait.

Un coup contre la vitre du cockpit le tira de ses réflexions un peu brutalement, le faisant sursauter. Stringfellow tourna la tête et Dominic lui sourit.

- J'avais raison. Rien de grave. J'ai juste besoin de deux ou trois petites réparations. Je vais commencer là et après j'irais chercher les pièces qui me manquent à l'atelier. A moins que tu veuilles aller les chercher, nous gagnerons du temps ?

Stringfellow hocha la tête et ouvrit la porte. Il s'extirpa de la cabine et sauta lestement. Sauf qu'au moment où il posa un pied sur le sol, tout se mit à tourner et il faillit s'écrouler. Il ne s'évita la chute que parce que Dominic le cramponna par le bras et le stabilisa sur ses pieds.

- Eh ? Tu vas bien ?

Stringfellow tourna la tête vers lui. Son regard était épuisé et Dominic ne lui lâcha pas le bras par peur qu'il s'écroule de nouveau.

- Je crois que j'ai pris une bonne insolation dans ce désert, marmonna le jeune homme.

- Alors, je vais sans doute commencer par aller te coucher, répliqua Dominic en le prenant par la taille.

Le jeune homme ne protesta pas et le laissa le guider jusqu'à la jeep. Dominic lui lança un petit regard en coin. C'était vrai qu'il était épuisé, mais il savait que cela ne venait pas seulement de ses heures passées dans le désert. Il y avait eu la violence de ses émotions, les retrouvailles avec Maze, le fait de se replonger dans ce moment douloureux et de perdre pied, le combat, devoir tuer l'une des seules personnes qui savait peut-être ce qui était advenu de Saint John. Il savait bien que tout cela l'avait remué et le "rien de grave" n'était qu'un mensonge de plus, une épaisseur supplémentaire sur sa carapace.

En l'asseyant dans la jeep, Dominic aurait bien aimé trouver les mots pour l'apaiser, mais Stringfellow lui fit un léger sourire et murmura en soupirant de fatigue.

- Je ne serai pas contre le fait que tu joues un peu les nourrices ce soir en fait.

Dominic laissa échapper un rire et lui ébouriffa les cheveux.

- T'en fais pas, je l'avais bien compris.

Stringfellow lui sourit et ferma les yeux, s'endormant presque instantanément, tellement il était exténué par tout ce qu'il avait traversé. Dominic ne fit rien pour l'empêcher. Il avait besoin de sommeil et de repos. Il inclina doucement le fauteuil de la jeep pour qu'il soit plus confortable, posa sa veste sur ses épaules et retourna réparer Airwolf. Inutile de le secouer tout de suite sur une route caillouteuse, il le réveillerait pour rentrer dans une petite heure.