Disclamer... : L'univers ainsi que les personnages appartiennent à JKR. Seule l'histoire sort de mon imagination :)

Titre de la fiction : Pocket dictionary

Résumé de la fiction :

« Et vous pensez sérieusement que vos vies soient suffisamment passionnantes pour écrire un bouquin ? »

« On est beaux, intellige… »

« Rectification : je suis beau et intelligent. Toi, tu ne sers qu'à procréer. »

Blabla de l'auteur :

Ce chapitre est très différent des deux autres… Beaucoup plus mièvre. Beaucoup moins prise de tête. Beaucoup plus guimauve. Beaucoup plus pluie de paillettes et de cœurs ! J'espère que vous aimerez :D

Pour ma part, j'ai aimé écrire ce chapitre mignonnet. Un peu d'amour dans ce monde de confinement *lancerdepétalesdefleurs*

Tendresse & chocolats \o/

Sybou'

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Chapitre 3 : C comme Chocogrenouilles & Caramels

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Godric's Hollow – 14 février 1980

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- Je … Je te dé… déteste James Potter !

Les yeux brillants de larmes, Lily Evans regarda le présent qu'elle tenait dans ses mains avec une tristesse infinie. Comment avait-il pu ? N'était-il pas censé l'aimer depuis des années ? N'avait-il pas promis de la combler et de la rendre heureuse dans ses vœux de mariage ?

Plus le temps passait, et plus son mari ne la comprenait pas. Peut-être qu'il était temps de demander le divorce ! Ou peut-être que lui, par cet ignoble cadeau, tentait de lui faire comprendre qu'il ne l'aimait plus. Ou qu'il la trouvait grosse.

A cette pensée, Lily ne put se retenir. Elle fondit en larmes.

Le dénommé James Potter, quant à lui, ne savait plus où se mettre. Il avait pourtant bien fait les choses. Il avait réussi à virer ses amis qui considéraient sa maison comme une seconde résidence. Il avait préparé le repas, organisé un dîner aux chandelles, et même offert un cadeau adapté à l'état de sa dulcinée. Mais celle-ci ne semblait pas ravie. Elle était même loin d'être contente.

Il avait tout bien fait. Et voilà qu'elle pleurait. Ce qui lui donnait lui-même envie de pleurer.

Parfois il se demandait pourquoi il n'avait pas écouté son meilleur ami. Sirius avait raison, il n'aurait jamais dû approcher Lily Evans. Il n'aurait jamais dû la séduire. Déjà, durant les années Poudlard, il ne la cernait qu'une fois sur deux. Mais maintenant qu'elle était enceinte… c'était pire. Comment était-ce possible ?

Un reniflement le sortit de ses songes, et il reporta son regard sur sa femme. Les larmes coulaient toujours sur ses joues et son nez coulait légèrement. A l'aide de la manche de son pull, elle s'essuya le visage, rendant son apparence encore plus négligée. En même temps, elle s'empiffrait de grains de raisins, toujours en sanglotant. James ne put s'empêcher d'esquisser un sourire attendri devant le spectacle qu'offrait la jeune femme.

Sourire, qui lui valut le regard le plus noir de Lily Evans.

- Comment as-tu osé ? s'enquit-elle – la tristesse ayant vite été remplacée par de la colère.

James se passa une main dans les cheveux, gêné, et chercha pendant un instant les mots à dire. Lily était déjà lunatique en tant normal. Avec les hormones, ses sautes d'humeur étaient encore plus terribles.

- Où sont mes chocolats ? demanda-t-elle, sans le laisser répondre.

- Ma chérie, tu sais très bien que le guérisseur…

- Je me fous de ce qu'a dit le guérisseur, coupa-t-elle. Diabète gestationnel ? Et alors ?

- Je …

- Je fais des efforts tous les jours. Tu te rends compte que je me retiens de mettre du sucre dans mon thé, juste pour être sûr ? Qu'à Noël, j'ai dû me contenter d'une pauvre salade de fruits au lieu d'une énorme bûche au chocolat ? Que je rêve de poignarder Remus à chaque fois qu'il se pointe avec sa réserve de friandises un lendemain de pleine lune ?

- Tu …

- Je n'en peux plus. Ok ? D'accord, je vais donner la vie, et le petit être que l'on va tenir dans nos bras vaut largement le fait de se priver d'autant de bonnes choses. Mais est-ce que je n'ai pas le droit à une malheureuse journée de répit ? Est-ce que ça ferait de moi une mauvaise mère, si je mangeais un malheureux chocolat ?

- Non, mais …

- Je me suis fait belle pour toi. J'ai mis une robe qui te plaisait. J'ai même été acheter de la nouvelle lingerie dans le but de te faire plaisir. Je me suis forcée à mettre mes pieds dans ces escarpins avec dix centimètres de talons, alors que je souffre le martyr. J'ai fait tout ça pour toi ! Et qu'est-ce que j'ai en échange ?

James se ratatina sur place devant l'air de démence de sa femme.

- UNE CORBEILLE DE FRUITS ! s'exclama-t-elle avec dégoût.

James prit une expression désolée, tandis que le regard de l'ancienne Gryffondor se durcit un peu plus.

Il s'approcha alors d'elle pour l'embrasser et s'excuser, mais celle-ci se détourna de lui, toujours fâchée. Il déposa alors un tendre baiser dans sa nuque, lui demandant comment il pouvait se faire pardonner.

Un sourire victorieux apparut sur le visage de la jeune femme. Elle se dirigea vers le canapé, et après avoir ôté les instruments de torture qui faisait office de chaussures, souffla :

- Un massage des pieds. Et ma boîte de chocogrenouilles et de caramels ! Tu ne voudrais tout de même pas rompre nos bonnes vieilles habitudes, si ?

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Volière – 14 février 1972 – Première année

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James Potter adorait sa mère.

Elle était particulièrement exceptionnelle en ce matin du 14 février. Quoique puisse en dire ses amis, il était très content qu'Euphémia Potter lui ait envoyé un colis rempli de chocogrenouilles et de caramels pour la Saint Valentin. Après tout, il s'agissait de la fête de l'amour, et sa mère l'aimait. Il était donc tout à fait normal que lui aussi reçoive des chocolats et autres friandises. De toute façon Sirius, Remus et Peter étaient jaloux. Tant pis pour eux, il mangerait seul ces bonnes victuailles.

Seulement, avant de grignoter son trésor, il se devait de remercier convenablement sa mère. C'était donc dans la bonne humeur qu'il se dirigea vers la volière.

Arrivé à destination, le Gryffondor écrivit quelques lignes sur un bout de parchemin. Il choisit l'un des hiboux de l'école, accrocha la missive à sa patte, et le regarda s'envoler, un sourire satisfait sur les lèvres.

Son devoir de fils parfait accompli, il pouvait désormais aller narguer ses quatre amis en mangeant ses innombrables sucreries devant eux. Ce serait la plus douce des vengeances ! Mais, alors qu'il s'apprêtait à sortir, un bruit lui fit faire volte-face.

Un sanglot.

Qui pouvait bien pleurer dans une volière ? Un lieu particulièrement dégoûtant au vu des fientes d'oiseau qui jonchaient le sol. Il fronça les sourcils. Devait-il s'approcher de la source du bruit ? Ou s'éloigner, passant son chemin ? Après tout, lui était particulièrement de bonne humeur. Il n'avait pas besoin que quelqu'un vienne lui miner le moral.

Les pleurs se firent plus bruyants, et il devina une fille. Avec un soupir exaspéré, il s'approcha.

Foutue éducation de fils parfait !

Avec étonnement, il reconnu la jeune Lily Evans qui partageait la même promotion que lui à Gryffondor. Il ne voyait pas son visage, et pourtant, il savait qu'elle était dans un état lamentable. Assise à même le sol contre le mur, sa tête était enfouie dans ses genoux. Ses bras étaient cachés par ses imposantes boucles rousses. Son corps tremblait, secoué par ses sanglots.

A nouveau, James Potter se demanda s'il n'était pas encore temps de faire demi-tour. Lily Evans avait beau être sa camarade, elle était tout de même à l'opposé de lui. Alors que lui était farceur, extraverti, et toujours prêt à s'amuser, elle était plutôt timide, travailleuse, et assez rabat-joie quant au règlement. Elle pouvait même devenir une véritable furie, quand il attaquait Rogue et ses cheveux graisseux. Alors qu'il avait pourtant raison, les cheveux du Serpentard étaient vraiment dans un sale état.

Lily Evans n'était pas son amie. Elle n'était même pas une copine. Une condisciple, tout au plus.

Pourtant, il ne put s'empêcher de s'inquiéter :

- Evans ?

La jeune fille ne réagit pas.

- Lily ? appela-t-il en s'approchant.

Alors qu'il tapotait légèrement son épaule, la jeune fille releva ses yeux rougis vers lui. Elle essaya de reprendre contenance à la vue de son interlocuteur, mais échoua lamentablement lorsque ses prunelles croisèrent le parchemin froissé entre ses mains.

James s'assit à ses côtés, et elle posa sa tête contre son épaule, tout en pleurant.

La situation n'aurait pas pu être pire. Cette journée avait pourtant bien commencé. Et voilà qu'il réconfortait une fille qu'il n'appréciait même pas. Il devrait probablement jeter sa robe de sorcier pour s'être assis sur des saletés. Voire même de la brûler au vu du mélange de larmes et de morve que la rousse était en train d'étaler sur sa manche.

A cette pensée, une expression dégoûtée apparut sur le visage du jeune garçon. Expression qui ne passa pas inaperçu pour la jeune fille, qui se recula de lui vexée.

- Tu n'as rien à faire là, Potter !

Avec un sourire narquois, le Gryffondor s'apprêta à répondre que si, il avait tout à fait le droit d'envoyer aussi des lettres à ses parents, mais il se ravisa. Au vu de la mine bouleversée qu'arborait Lily Evans, elle n'était pas en état de pouvoir gérer une joute verbale avec lui. Et à la manière dont elle serrait la lettre qu'elle venait probablement de recevoir, lui parler de sa famille n'était peut-être pas une idée grandiose.

- Et si au lieu de tourner autour du chaudron, tu me disais simplement ce qui ne va pas ?

Les traits du visage de Lily marquèrent son étonnement, mais James ne s'en formalisa pas. Après tout, s'il était resté avec elle, c'était pour la réconforter.

- Je… Ce n'est pas si important, murmura-t-elle.

- Pour que tu te mettes dans un tel état ? Même lorsque je t'ai battu en métamorphose tu n'as pas été aussi dévastée. Et pourtant, Merlin seul sait, à quel point c'était primordial pour toi. Que dis-je ! Vital même !

Durant un instant, la jeune fille fut détournée de ses sombres pensées pour laisser place à de l'indignation, face au rire moqueur qui sortait des lèvres de son camarade.

- Ne t'en fais pas Evans, ce n'est tout de même pas de ta faute si je suis quelqu'un d'exceptionnel !

Ses lèvres s'étirèrent malgré elle en un léger sourire amusé. L'arrogance de James Potter finirait par le perdre, mais en attendant, ses pitreries étaient un bon remède contre la tristesse.

- Je suis meilleure que toi en Potions.

Elle pensait avoir cloué le bec du jeune garçon, pourtant son rire n'en fut que renforcé.

- Les potions ? Ça a toujours été une matière pour les gens un peu bizarre tu sais …

James ne sut pas comment il avait fait, mais en une phrase de quatorze mots seulement, la soudaine bonne humeur de sa camarade s'envola. Elle perdit les quelques couleurs qui étaient apparues sur son visage et ses yeux se mirent de nouveaux à briller.

Il ne savait plus quoi faire. Il pensait pourtant être sur la bonne voie en détournant Lily de ses problèmes, mais visiblement, il se trompait.

- Toi aussi tu le penses ? demanda Lily d'une petite voix, interrompant le silence qui s'était installé.

James Potter fronça les sourcils. Il ne comprenait vraiment pas sa camarade de classe.

- Que … Que je suis bi..zarre, bafouilla-t-elle entre deux sanglots.

James se figea net, avant d'éclater de rire, devant le regard peiné de la rousse.

- Excuse moi Lily, mais c'est vraiment pour ça que tu te mets dans de tels états ? Enfin, je veux dire. Bien sûr que tu es bizarre.

Les yeux de la rousse s'écarquillèrent, scandalisés par les paroles du Gryffondor.

- En même temps, il faut pas être très net pour apprécier les cours de ce bon vieux Slughorn. Sans parler du temps que tu passes à la bibliothèque, ça aussi, si tu veux mon avis, ce n'est pas très normal. Mais qu'est-ce que ça peut faire ce que je pense ? On est simplement différent. Pour moi tu es étrange parce que tu ne jures que par le règlement de l'école. Et inversement, je suis certain que tu me trouves bizarre parce que je préfère me retrouver en retenue, plutôt que de rapporter des points à ma maison pour bonne conduite.

A nouveau, un sourire timide éclaira le visage de la jeune fille. Mais il semblait infiniment triste.

- Ma sœur me trouve bizarre.

- …

- Elle dit que je suis un monstre.

James Potter ouvrit la bouche, pour la refermer aussitôt. Il ne savait plus quoi dire. Il était lui-même fils unique, et il ne savait donc pas les rapports que pouvaient entretenir des frères et sœurs. Mais d'après la tristesse de Lily Evans, ceux avec sa sœur n'étaient visiblement pas au beau fixe.

- Peut-être que dans le monde moldu, ce n'est pas quelque chose de bien, et que dans les paroles de ta sœur, ça résonne comme une insulte. Mais dans le monde de la magie Lily, un monstre, ça fait partie de notre quotidien.

Devant l'air décontenancé de la jeune fille, il poursuivit :

- Regarde Hagrid, il est à moitié géant. Pour la plupart des gens, il ressemble à la description d'un monstre. Pourtant, est-ce que tu connais quelqu'un de plus gentil que Hagrid ?

Le sourire de Lily s'élargit.

- Et les dragons, enchaîna James avec excitation à présent. Ce sont des monstres. De gros monstres mêmes. Mais on va pas se mentir, il n'y a rien de plus cool au monde qu'un dragon ! J'ai pas raison ?

Cette fois-ci, la Gryffondor éclata de rire. Un rire absolument hideux du point de vue de James Potter. Complètement dissonant. Pourtant, il partagea son hilarité, ravie d'avoir redonner le sourire à la belle rousse.

Après un instant d'hésitation, il sortit le colis que lui avait envoyé sa mère et le tendit à la jeune fille. Elle haussa les sourcils, tandis que James se relevait et s'éloignait. Avant de franchir la porte, il se justifia, passant une main dans ses cheveux :

- Parce que qu'aucune fille ne devrait pleurer le jour de la Saint Valentin !

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Grande Salle – 14 février 1973 – Deuxième année

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- Non, mais quelle peau de vache !

James Potter pestait sous le regard amusé de ses trois meilleurs amis, mais il les ignora.

Lily Evans était une vraie garce. Pourquoi devait-elle se trouver là lorsqu'il avait volé le manuel de sortilège avancé concernant la glu perpétuelle ? Pourquoi l'avait-elle espionné lorsqu'il avait parlé de sa fabuleuse idée à son meilleur ami ? Et pourquoi l'avait-elle pris la main dans le sac lorsqu'il avait collé toutes les affaires des Serpentards aux couloirs du château ?

James Potter grogna à nouveau.

Alors qu'il jouait avec la nourriture qui se trouvait dans son assiette, une nuée d'hiboux fit son apparition. L'un d'eux s'arrêta au niveau du Gryffondor, mais il n'y prêta pas attention, continuant de foudroyer Lily Evans du regard qui ne se souciait même pas de lui.

Remus pouffa.

- Tu sais James, tout ça ne serait pas arrivé si tu avais mis ta cape d'invisibilité, fit remarquer le lycanthrope, tout en allégeant l'oiseau de l'encombrant colis.

James détourna le regard pour poser ses yeux haineux sur son ami, qui leva les mains en signe d'innocence.

- Mon père m'a toujours dit que pour amadouer une femme, rien ne vaut du chocolat ! philosopha Peter.

- Je devrais essayer avec ma mère, tiens, lança Sirius en fronçant les sourcils.

S'imaginant la scène, Sirius Black ne put s'empêcher d'éclater de rire, entraînant Remus et Peter avec lui – qui devinaient très bien la réaction de Walburga Black. Seul James ne participa pas à l'hilarité de ses amis.

Ses yeux faisaient l'aller-retour entre Lily Evans, et le colis annuel de sa mère pour la Saint Valentin. Était-ce possible de soudoyer une camarade particulièrement pénible avec des chocogrenouilles et des caramels ?

Il se leva, sous les yeux interloqués de ses amis, prit le colis dans ses mains, et se dirigea vers la jeune fille. Peut-être que cela ne fonctionnerait pas. Mais il fallait essayer. Toute solution était bonne à prendre pour éviter la colère de Minerva McGonagall lorsqu'elle apprendrait sa petite plaisanterie.

Il se laissa tomber sur le banc à côté d'elle, interrompant sa discussion animée avec Dorcas. Elle lui darda un regard mauvais, mais il ne se laissa pas démonter, se contentant de poser la boîte de friandises devant elle.

- J'ai décidé d'être gentil aujourd'hui, se justifia-t-il devant son air suspicieux.

- Ah oui ?

Elle jeta un regard méfiant à la boîte, et l'ouvrit précautionneusement. James retint un ricanement, lorsqu'elle soupira de soulagement face au contenu de celle-ci.

- Je m'attendais à ce qu'il explose, commenta-elle devant l'expression moqueuse de Meadowes. C'est en quelle honneur ?

Elle s'adressait à présent à James. Pendant une fraction de seconde, James hésita. Il aurait pu dire la vérité à Lily, en espérant qu'elle apprécie son honnêteté. Mais il était plutôt persuadé que s'il avouait la véritable raison de son cadeau, elle l'aurait probablement insulté, et jeté du haut de la tour d'Astronomie.

Alors il mentit. Après tout, il était James Potter. Toute sa vie avait été dédiée à l'art de la manipulation : face à ses parents, à ses professeurs, au concierge. Comparée à eux, amadouer Lily Evans serait un jeu d'enfant.

- Je me suis dit que cette journée te rappellerait peut-être des mauvais souvenirs. Tu sais ? Ta sœur et tout. Par rapport à l'année dernière…

Les joues de la jeune fille s'empourprèrent.

- Et puis l'année dernière, tu as eu l'air d'aimer les chocogrenouilles et les caramels. Alors je me suis dit que j'en allais t'en offrir aussi cette année. Mais si tu ne veux pas…

James fit mine de reprendre le paquet, mais comme il l'espérait, Lily lui retint le bras.

- Je … Excuse-moi. Je n'ai tellement pas l'habitude que tu sois gentil avec moi.

Il prit son air le plus scandalisé, tandis que la jeune fille sourit devant sa puérilité.

- J'imagine qu'un merci est de rigueur.

Les yeux noisette de James pétillèrent. C'était le moment où jamais.

- Peut-être que tu pourrais faire autre chose pour me remercier…

Son faux air gêné fit plisser les yeux de la rousse, mais elle ne pipa mot, attendant qu'il poursuive son idée.

- Tu sais, au sujet de cette histoire de glu perpétuelle… Peut-être que ça pourrait rester entre nous ?

Au plus grand étonnement de James, la jeune fille pencha la tête de côté, montrant sa réelle réflexion quant à ses paroles.

- Je suppose que oui, souffla-t-elle finalement. Enfin, je veux dire, je pourrais essayer d'oublier ce petit incident et faire ça pour toi.

Le visage de James s'illumina.

- Tu sais quoi ? Je vais laisser passer ça pour aujourd'hui …

Les lèvres du Gryffondor s'étirèrent en un sourire satisfait.

- … Demain, par contre …

Elle éclata de rire devant l'expression déconfite qu'il afficha, lui tapota la joue sans aucune douceur, avant de s'éloigner en compagnie de son amie et de sa boîte pleine de sucreries. Quant à lui, il ne put s'empêcher d'admirer la jeune fille qu'il avait visiblement sous-estimée. Il fit demi-tour pour s'installer à nouveau avec ses amis. Ces derniers n'avaient rien raté de la scène et semblaient se retenir de rire. Pour faire bonne mesure, ils approuvèrent leur ami d'un hochement de tête lorsque celui-ci grommela à nouveau : « Quelle peau de vache ! ».

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Hall d'entrée – 14 février 1974 – Troisième année

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- Tu sais Potter, entre toi et moi, je crois que c'est la tradition que j'aime le plus !

Lily prit la boîte de chocogrenouilles et de caramels que tenait James, et après un instant d'hésitation, déposa un léger baiser sur la joue du Gryffondor, avant de filer à toute vitesse.

Le dénommé James Potter semblait figé, tandis que ses amis étaient complètement abasourdis par le spectacle qui venait de se dérouler devant leurs yeux.

Il était de notoriété publique que Lily Evans n'était pas une grande fan de James Potter. Elle n'appréciait pas son attitude. Elle n'aimait pas qu'il s'attaque à son meilleur ami Serpentard. Elle faisait tout pour le dénoncer à ses professeurs lorsqu'il réalisait des farces plus que douteuse. Et elle était également incroyablement jalouse de son talent naturel pour la métamorphose – seule matière où il la détrônait de son statut de première de la classe.

James Potter, quant à lui, n'aimait pas non plus Lily Evans. Suiveuse de règles, lèches-bottes, amis avec les serpents, la rousse le laissait complètement indifférent.

Non, ils ne s'appréciaient pas.

Pourtant, elle venait d'embrasser James Potter sur la joue.

- Euh… James ?

Le Gryffondor avait posé une main sur son visage, essayant de calmer son rougissement.

- Tu n'avais pas prévu d'offrir tes chocolats à Hélène Mcfeal cette année ? Tu sais, pour qu'elle t'accompagne à Pré-au-Lard …

James acquiesça d'un air penaud, avant d'hausser les épaules. Lily les avait interceptés avant qu'il ne puisse aller voir la Serdaigle, certainement dans le but de les sermonner pour la dernière plaisanterie qu'ils avaient fait aux Serpentards. Mais son regard s'était adouci, lorsqu'elle avait aperçu les friandises. Il n'avait alors pu s'empêcher d'approuver à sa question muette lorsqu'il croisa ses yeux verts étincelants, remplis d'espoir et de sympathie.

Remus, Peter et Sirius éclatèrent de rire, tandis que le Gryffondor grogna.

Ses amis pouvaient bien se moquer, Lily Evans avait raison. Une tradition était une tradition !

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Grande Salle – 14 février 1975 – Quatrième année

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- Bonjour, Lily-jolie, belle journée n'est-ce pas ?

Stupéfaite, Lily Evans se détourna de sa conversation pour faire face à son interlocuteur qui n'était autre que James Potter, et qui affichait une expression de bonheur intense, ce qui -de son humble avis - cachait forcément quelque chose.

Elle le regarda, scandalisée, s'asseoir entre elle et son petit-ami, sans aucune gêne. Il n'adressa aucun regard à son copain, se contentant de sourire de façon immensément stupide.

- Tu te crois où Potter ? demanda-t-elle lorsqu'elle se fut remise de ses émotions.

- A la table des Gryffondors, lança-t-il avec évidence. Tu veux que je te prête mes lunettes pour que tu le constates par toi-même ?

Lily prit une grande inspiration pour se retenir de le frapper. Son air prétentieux lui donnait des envies de meurtre.

- Tu n'as pas l'impression d'interrompre quelque chose ? grogna-t-elle.

Son interlocuteur ouvrit la bouche, légèrement décontenancé, avant de la refermer et d'aviser pour la première fois son compagnon. Ce dernier, qui n'était autre qu'Austin Preston avait froncé les sourcils devant les manières du Gryffondor, avant de s'adoucir lorsqu'il reconnu James Potter.

Le garçon à lunettes dévisagea le Poufsouffle avec attention, puis se détourna de lui, sans même répondre à sa salutation. La fureur de Lily s'amplifia, alors que James répondait à sa question :

- Rien n'est plus important que ce pourquoi je suis là !

La jeune fille doutait sérieusement de cette affirmation, mais elle se contenta de croiser les bras avec énervement. Plus vite James Potter parlait, plus vite il partait et mieux elle se portait. Avec agacement, elle le regarda simuler un roulement de tambour sur la table, avant qu'il ne sorte de son sac une boîte qu'elle connaissait bien.

Pendant un instant, elle parut interloquée, touchée que le Gryffondor ait tenu à respecter leur petite habitude. Mais devant la mine déconfite de son petit ami, elle reprit contenance.

- Sérieusement ? Est-ce que tu te fiches de moi ?

- Je connais ton caractère Evans, je ne me permettrais pas de me moquer de toi avec du chocolat !

- Je ne veux pas de tes chocogrenouilles et de tes caramels !

D'un air théâtral, James Potter plaqua ses mains contre son cœur, et fit mine de tomber.

- Arrête de faire l'imbécile, râla-t-elle.

- Je ne fais pas l'imbécile. C'est toi qui fais l'imbécile à refuser mes chocolats ! Comme ci les autres années, ça ne t'avait pas fait plaisir !

- Comment ça les autres années ? intervint le Poufsouffle.

- On ne t'a pas sonné Rodger, répondit James d'un air las, tout en continuant d'observer Lily comme si elle était atteinte d'une maladie rare.

- Il s'appelle Austin !

James balaya sa remarque d'un geste de la main, comme si son argument n'était pas valable, ce qui déclencha une nouvelle envie de meurtre chez la rousse.

- Et pour répondre à ta question, les autres années, je n'étais pas en couple. C'est absolument inapproprié comme attitude ! C'est comme ci j'intervenais lorsque qu'une de tes groupies vient vanter tes mérites au Quidditch…

Sourire en coin, James Potter se passa une main dans les cheveux.

- Jalouse Evans ?

La rousse ferma les yeux pour ne plus apercevoir le visage moqueur de son interlocuteur. Elle prit une grande inspiration pour se donner le courage de ne pas répondre comme une hystérique, puis s'adressa à James avec son sourire le plus hypocrite.

- Je ne vois pas comment je pourrais être jalouse puisque je ne t'aime pas Potter.

- Tu ne peux pas ne pas m'aimer, répondit-il simplement avec évidence. Je suis James Potter. Tout le monde m'aime bien. Même moi je m'aime bien !

Le sourire de Lily disparut bien vite, laissant place à une expression mauvaise qui n'annonçait rien de bon. James éclata de rire et se leva dans le but de s'éloigner. Mais une brève hésitation le fit se tourner de nouveau vers la rousse. Lorsque cette dernière aperçu l'éclat brillant des yeux de James Potter, elle sut que celui-ci avait une mauvaise idée derrière la tête. Mais avant qu'elle ne puisse l'interroger, James Potter lui vola un baiser, puis déguerpit en riant.

Lily piqua un fard, mais reprit bien vite ses esprits. Elle récupéra la boîte de chocolats, s'excusa rapidement auprès de son petit ami avant de courir à son tour. Tout en lançant des chocogrenouilles à l'encontre du Gryffondor, Lily hurla :

- JAMES POTTER ! JE VAIS TE TUER !

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Bibliothèque – 14 février 1976 – Cinquième année

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- Je crois que je vais demander à Lily Evans de sortir avec moi.

Peter et Remus relevèrent les yeux de leur livre respectif, le regardant comme s'il était devenu fou. Sirius qui s'ennuyait ferme et s'amusait à se balancer sur sa chaise faillit tomber. Il se rattrapa in extremis à la table où ils étaient assis.

- Est-ce que tu es devenu cinglé ?

James ne répondit pas à la question de son meilleur ami. Certes, il venait de décider ça à l'instant. Mais cela lui était apparu comme une évidence, lorsque la belle rousse était passée devant lui, un épais ouvrage de potions dans les bras.

- Cite-moi trois bonnes raisons de sortir avec cette furie.

Le Gryffondor regarda Sirius avec amusement, alors que ce dernier le regardait comme s'il venait d'attraper une maladie extrêmement dangereuse.

- Elle a de jolies jambes.

Sans pouvoir s'en empêcher Sirius Black glissa un regard vers la jeune fille. Puis il secoua la tête.

- Je pourrais te citer un millier de filles qui ont des jambes bien plus belles qu'Evans.

- Elle a de beaux yeux.

- La plupart du temps, son regard me fait un peu peur, commenta Peter.

- Elle a un tempérament de feu !

- Il n'y a qu'avec toi qu'elle réagit comme ça, pouffa Remus. Et c'est parce qu'elle te déteste.

James balaya leur remarque d'un revers de main, continuant à observer la belle Gryffondor plongée dans sa lecture, se mordillant la lèvre. Lèvres qu'il, s'il voulait être honnête avec lui-même, rêvait d'embrasser.

- Tu n'as pas les idées claires Cornedrue. Laisse-nous te rappeler à quel point cette fille est une harpie !

- Elle crie plus fort que McGonagall et Slughorn réunis, commença Peter.

- C'est une rabat-joie, enchaîna Sirius.

- Elle traîne toujours avec Rogue, ce qui montre clairement un goût douteux pour ses fréquentations.

- C'est une préfète !

- Je suis aussi préfet, intervint Remus pour la première fois avec amusement.

- Et on ne t'a toujours pas pardonné pour ça Lunard, alors tu ferais mieux d'approuver nos paroles !

James sourit tandis que le lycanthrope levait les yeux au ciel et reprenait sa lecture. S'en suivit alors entre Queudver et Patmol un enchaînement d'arguments.

Mais James ne les écouta pas. Ils ne pouvaient pas comprendre. Lily Evans avait pleins de défauts, c'était certain, mais finalement, c'était ce qui la rendait aussi intéressante. Alors, il ignora ses amis et se dirigea vers la jeune fille.

Lorsque James Potter déposa la boîte de chocogrenouilles et de caramels devant Lily, les yeux de la rousse s'agrandirent et un large sourire étira ses lèvres fines. Automatiquement, le poursuiveur se passa une main dans les cheveux. Un sourire charmeur sur le visage, il s'adressa à la préfète :

- Ma mère m'a toujours appris à respecter une tradition.

- Et elle a eu raison, souffla la jeune fille en regardant les friandises avec envie.

- En guise de remerciements, tu pourrais peut-être accepter de m'accompagner à la prochaine sortie de Pré-au-Lard !

Lily releva ses prunelles émeraudes pour croiser son regard, franchement étonnée par ce qu'elle venait d'entendre.

- Qu'est-ce que tu en dis Evans ? Ça te dirait de sortir avec moi ?

La belle rousse pencha la tête de côté, sondant son interlocuteur avec intérêt. Puis, sans crier gare, elle éclata de rire, faisant perdre toute assurance à James Potter.

Qu'est-ce qu'il avait dit de drôle ?

- De toi à moi Potter, je crois qu'on va s'en tenir à la boîte de chocolats !

Devant l'air ahuri du garçon à lunettes, elle tapota son épaule avec amusement, puis s'éloigna emportant ses victuailles avec elle.

James Potter aurait pu paraître gêné du refus de sa camarade, il aurait pu être énervé, ou encore triste. Et pourtant, un sourire apparut sur son visage. Elle n'avait pas vraiment dit non. Il ne tenait qu'à lui de persévérer.

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Salle commune des Gryffondors – 14 février 1977

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- J'ai besoin de ton aide Evans.

Lily continua à écrire sur son parchemin avec sa plume, ne faisant pas attention au garçon qui avait pris place à côté d'elle. Mais un sourire amusé la trahissait.

- Et pourquoi devrais-je t'aider ? demanda-t-elle à son interlocuteur.

Un éclat de rire s'échappa des lèvres du Gryffondor et elle releva les yeux vers lui. James Potter arborait une expression espiègle, ce qui la rendit curieuse malgré elle.

- Parce qu'on est amis, souffla-t-il avec évidence.

Lily Evans leva les yeux au ciel, mais son sourire s'étira un peu plus.

Quelques temps auparavant, il aurait été impensable que James Potter et elle puissent devenir ami. Pourtant, depuis l'incident des BUSES, le garçon avait mûri. Certes, il était toujours un fauteur de troubles invétéré, mais il était devenu moins arrogant, plus avenant, plus réfléchi et moins cruel. Lily Evans s'était finalement attachée à ce jeune homme haut en couleurs, et ils avaient finalement fini par devenir de bons amis.

Abandonnant son devoir de sortilèges, Lily fit un mouvement avec sa main, incitant James à poursuivre.

- J'aurais besoin de sang de salamandre, commença James, guettant la réaction de la jeune fille avec appréhension.

Réaction qui fut immédiate. Elle haussa les sourcils, et s'apprêta à répliquer mais le Gryffondor fut plus rapide.

- Il n'y en a que dans la réserve de Slughorn. J'y serais bien allé moi-même, mais il a comme qui dirait fait quelques modifications pour protéger ses ingrédients.

Devant l'air incrédule de Lily, il ajouta :

- A chaque fois que l'un de nous s'approche de la réserve, une horrible sirène retentit. Je crois qu'il commence à se méfier de nous.

Pour toute réponse, la rousse ricana.

- Il était temps, commenta-elle. Ça fait quoi ? Six ans que vous vous servez dedans comme s'il s'agissait d'une épicerie.

La moue penaude de James renforça son hilarité.

- Et tu voudrais que je t'aide à voler cet ingrédient pour faire une de vos énièmes blagues stupides ?

James approuva.

- Alors que je suis préfète.

Nouvel hochement de tête.

- Et tu penses réellement que le simple fait d'être devenue ton amie, réussirait à me convaincre d'enfreindre le règlement ?

James Potter afficha son plus beau sourire d'excuse, alors que Lily secoua la tête, amusée. Elle reprit sa plume pour se remettre à son parchemin.

- Désolé Potter, mais il en faudra bien plus pour parvenir à me corrompre.

A nouveau, le Gryffondor pouffa. Depuis qu'ils étaient devenus des amis, Lily Evans lui avait souvent fait part du changement bénéfique qu'il avait eu. Mais en vérité, elle aussi avait évolué. Quelques années auparavant, la simple perspective d'enfreindre le règlement lui aurait donné des boutons. Aujourd'hui, elle devenait presque corruptible.

Il sortit la boîte de chocogrenouilles et de caramels qu'il avait l'habitude de lui offrir, et l'agita sous ses yeux.

- Et avec des chocolats ? proposa-t-il malicieusement.

- Pourquoi devrais-je marchander pour une boîte que j'aurais sans à lever le petit doigt ?

- Peut-être parce que tu n'auras rien du tout, si tu ne me donnes pas un coup de main.

A nouveau, Lily posa sa plume et planta son regard dans les prunelles noisette de son interlocuteur.

- Mais d'habitude tu me les donnes sans rien attendre en retour, protesta-t-elle.

- Ce fut une grave erreur, commenta simplement James. Et dire que pendant cinq ans, j'aurais pu en profiter...

- En deuxième année, je t'ai couvert quand tu as fait une farce stupide aux Serpentards.

- Tu m'as dénoncé le jour d'après, rappela James.

Lily balaya sa remarque d'un revers de la main.

- Tu m'as fait rompre avec mon petit ami !

- Ce Aïden ne te méritait pas.

- Il s'appelait Austin, corrigea Lily avec lassitude.

- Peu importe Lily. Le fait est que pendant cinq ans, je t'ai offert des chocolats sans n'avoir jamais eu aucun cadeau en retour. Je ne me ferais plus avoir …

Lily le regarda croquer dans une chocogrenouille avec une lenteur démesurée, clairement amusé par la situation. Elle résista à l'envie de lui arracher la friandise des mains. Ses friandises devraient normalement être à elle. Il n'avait aucun droit de la narguer comme il le faisait.

- Alors Evans ? Tu ne vas tout de même pas laisser une toute petite entorse au règlement t'empêcher de goûter à ces délicieux caramels tout de même ?

La rousse secoua la tête et regarda sa montre magique. Minuit était passé, l'heure du couvre-feu également. Sous le regard ravi de James Potter, Lily Evans se leva et franchit le portrait de la Grosse Dame. Que ne serait-elle pas prête à faire pour des chocolats ?

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Grande Salle – 14 février 1978 – Septième année

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En compagnie de Sirius Black, James Potter s'approcha de Lily Evans plongée dans une discussion animée avec Remus. Il s'assit à ses côtés et déposa un léger baiser sur son épaule. La belle rousse ne lui jeta pas un regard, et le lycanthrope s'autorisa un léger sourire devant l'air faussement outré de James.

Le dénommé James leva les yeux au ciel lorsqu'il comprit qu'une fois de plus, sa petite amie parlait des examens finaux.

Voulant lui clouer le bec, il glissa la boîte de chocogrenouilles et de caramels devant elle. Cela eut l'effet escompté, puisque Lily Evans s'interrompit en plein milieu de sa phrase en apercevant les confiseries.

Un léger sourire aux lèvres, elle se tourna vers son bienfaiteur.

- Eh bien, quelle originalité !

La bouche de James Potter s'ouvrit devant l'affront de la Gryffondor, mais avant qu'il n'ait pu protester, la rousse écrasa ses lèvres contre les siennes. Ce fut un baiser simple. Un baiser bref. Mais un baiser d'une infinie douceur.

- Merci, souffla-t-elle tout contre ses lèvres.

Puis, elle se tourna de nouveau vers Remus, pour lui faire part de son inquiétude quant au programme de Défenses Contre les Forces du Mal. Son expression se figea néanmoins, lorsqu'elle aperçu le loup-garou, une de ses chocogrenouilles à la main.

- Je te déconseille de manger mon chocolat Lupin ! Ou je te jure que les retenues en compagnie de Rusard te paraîtront bien douces en comparaison de la torture que je prévoie !

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A propos de l'histoire :

Bon, en vrai on est mardi, minuit. Mais comme je ne suis pas encore couchée, on est encore lundi. Donc pile dans les temps xD

Bon, je vous l'avais dit ! C'est guimauve ! Mais j'aime bien ce chapitre tout mignon entre nos deux tourtereaux. Rassurez-vous, pour ceux qui aiment ce couple, ce ne sera pas le seul ;)

J'espère que ça vous a plu !

Allez, est-ce que j'ose ? Oui j'ose… Un petit commentaire pour me laisser vos impressions ?

Des bisooooous (bah oui c'est un chapitre qui parle d'amûuuuuur, alors on peut bien faire des bisous. Enfin avec le pied !)

Remerciements :

Merci pour les favoris. Merci pour les followers. Merci pour les reviewers. Merci pour ceux qui ont lu jusqu'au bout !

On se retrouve lundi prochain avec la quatrième lettre de l'alphabet : « D comme Dursley & Cie ».

Beaucoup plus facile de deviner de quoi il va retourner !

See you soon \o/

Et surtout, prenez soin de vous.

Sybou'

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