Depuis qu'ils étaient revenus d'Azkaban, Modestie et Croyance étaient un peu chamboulés mais ils n'en montraient pas grand-chose. La fillette par habitude, l'adolescent parce qu'il ne voulait pas attrister ses protecteurs. Et ce soir, alors qu'ils se demandaient encore si le monde magique pouvait être aussi horrible, ils s'installaient à la table des Poufsouffles. Queenie était partie et Newt aussi. Ils se retrouvaient par conséquent seuls avec Percival qui les avaient emmenés ici parce qu'il savait qu'il aurait moins à s'occuper d'eux de la sorte.
Les enfants étaient en effet occupés à manger alors qu'il lançait un regard à McGonagall, elle-même occupée à déguster son repas. Une part d'elle avait plus que clairement envie de se resservir mais elle ne se le permettait pas, jetant un coup d'œil au plat de son voisin.
- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Demanda Modestie.
Elle sentit les éclats opalins sortirent d'elle et elle se tendit en se rapprochant de son frère. D'un mouvement de main, Percival fit jaillir une sorte de protego pour empêcher une fille de s'approcher d'eux. Modestie regarda ladite fille en fronçant les sourcils.
- On attends simplement que Seraphine nous contacte.
- Non. Dit-elle. Qu'est-ce qu'on fait ? Nous. Nous.
Il leva les yeux vers elle, posant sa fourchette dans son assiette.
- Nous devons en parler avec Newt.
Il fronça les sourcils.
Ils ne s'étaient pas arrêtés sur le fait de ne pas mêler les enfants dans tout ça. La logique voulait qu'on ne les y mêle pas mais, peut-être…
- Vous avez une idée de ce qu'il se passe en ce moment ? Demanda-t-il.
- Vous voulez arrêter Jedusor et un Fantôme. Dit Modestie. Vous voulez de l'aide ?
- Mais non. Répondit son frère.
Elle sourit, sans la moindre joie, lorsque l'homme ne répondit pas.
- Je crois que si. Souffla-t-elle. Comment ?
- Rien n'est dit. Mais c'est une possibilité.
- Si on peut t'aider, ce sera avec joie ! Répondit Croyance.
L'homme n'en doutait et il se pencha sur la table pour frictionner les cheveux d'ébènes.
Il n'avait pas la moindre idée de ce dont quoi il s'embarquait au final.
µµµ
Newt poussa la porte se chez lui. L'odeur des animaux l'assaillit bien avant le cri de certaines bêtes. Il posa Hank sur le sol et le regarda trottiner joyeusement pour s'installer dans son panier.
- Clay ?! Appela-t-il.
Il avança à travers les montagnes d'or et de bijoux. La Bête arriva d'un pas rapide, faisant tomber certaines piles qui se déversèrent dans un bruit épouvantable. Newt ferma les yeux quelques secondes puis sourit quand il sentit des pattes autour de lui. Il leva le visage vers le bec proéminent alors qu'il caressait la fourrure sombre.
- Comment vas-tu ?
- Bien mais tu me manquais !
- Tu me manques aussi. Lui assura-t-il.
Il lui caressa les poils de plus belle avant d'enfuir son visage dans son pelage.
- Vous avez fini ? Vous allez rentrer ? Questionna-t-il avec impatience.
- Pas vraiment. Bientôt. Jura Newt.
- Bientôt. Répéta la créature avec déception.
Il relâcha le magizoologiste et décida de bouder en allant ranger ses pièces et ses bijoux.
- On a besoin de savoir si tu peux contacter la personne qui t'a fait ce sort. Dit-il en le suivant.
- Elle doit être morte. Répondit l'animal en déplaçant une pièce.
- On n'en a pas la certitude.
- La seule certitude que j'ai c'est qu'elle reviendrait si le sort se brisait ! Mais je ne tiens pas à ce que ça arrive. Rappela-t-il férocement.
Il se vautra dans ses joyaux, appréciant de plus belle d'être capable de débusquer la moindre pièce à plusieurs kilomètre à la ronde.
- Je t'en prie, Clay.
- Pourquoi est-ce que tu voudrais que je redevienne Humain ? Pourquoi est-ce que qui que ce soit le voudrait ? Lui dit-il en plissant les yeux.
- Moi je te préfère en animal. Promis le jeune Sorcier.
- Je veux bien te croire. Je ne sais même pas comment tu restes avec ce truc. Percival Graves.
Le Niffler émit un grognement et un reniflement en même temps, ce qui en résulta un son particulier…
- Tu penses qu'elle acceptera d'apparaître car je lui demande ? Questionna l'immense créature.
- Non.
Il se mordilla la lèvre inférieure.
- Mais on peut peut-être faire une potion grâce à toi. Peut-être avec quelques poils ? Proposa Newt, un sourire timide aux lèvres.
- Des poils ? Mes poils ?!
- Pour avoir un reste de sa magie…
- Tu veux m'arracher des poils ?! Je pensais que nous étions amis ! Protesta Clay.
- Nous sommes amis et je t'aime ! Jura-t-il.
Le Niffler géant fit une moue, ce qui était vraiment étrange sur un bec de canard difforme, et il maugréa de plus belle. Newt était presque sûr d'entendre son ami insulter Percival mais il voulait lui laisser le bénéfice du doute…
µµµ
- Percival ?
L'intéressé se tourna vers Minerva McGonagall qui venait de l'appeler.
- Avant que vous n'alliez vous coucher, pouvez-vous venir me voir ?
- Oui. J'emmène les enfants d'abord. Est-ce que le mot de passe est toujours le même ?
- Oui.
Elle lui donna le coin d'un fragment de sourire puis elle s'en retourna. Elle avait du travail et elle voulait le terminer rapidement pour pouvoir se coucher tôt.
- Croyance n'est plus un enfant. Dit Modestie.
L'homme répondit par un léger sourire, se retenant de soupirer.
- C'est une façon de parler. Informa-t-il. Vous êtes prêts pour vous coucher ?
- Oui. Dit Croyance.
- Oui… Reprit sa sœur.
Ils avaient l'habitude de se coucher bien plus tôt avec leurs mères. C'était comme s'ils n'avaient pas la moindre vie. D'un autre côté, elle préférait ceci.
- Montez alors. J'arrive de suite, je mettrais un sort pour que personne ne risque de venir vous embêter.
L'adolescent leva les yeux vers Percival et il sourit.
- Merci.
Il s'avança de deux pas, les mains toujours serrées sur sa chemise. Il écarta les bras pour le serrer contre lui puis se rétracta. Alors Graves l'attrapa et l'enlaça.
- Dépêchez-vous que vous puissiez vous doucher avant que j'arrive.
- Où est-ce que vous allez ? Tenta Croyance d'une petite voix.
Ses joues étaient rouges, signe qu'il s'en voulait de poser cette question…
- Je vais passer par la bibliothèque.
- D'accord. Bonne recherche.
Modestie serra la main de son frère et l'entraîna vers les escaliers. Elle semblait s'être déjà habitué au fait qu'ils n'en faisaient qu'à leur tête et qu'on pouvait très vite se perdre. Ce pourquoi elle avait l'air encore plus sérieuse que d'habitude.
Lui, il remonta un couloir pour arriver vers des marches de marbre qu'il escalada rapidement. Il dut passer par d'autres escaliers qui, eux, étaient en roue libre et ne lui permettait pas d'avancer comme il voulait. Il priait pour qu'il finisse par s'y retrouver.
Ce n'est qu'après quelques allers-retours, et plusieurs insultes envers ces pauvres escaliers, qu'il arriva à la bibliothèque. Il vit le regard glacé de Madame Pince.
- Il est tard, vous ne devriez pas être ici à empêcher les honnêtes gens de dormir.
- Je dois faire une recherche rapide. Je peux emprunter des livres ? Questionna-t-il.
- Vous auriez dû vous y prendre plus tôt. Dépêchez-vous. Et faites attention, le dernier livre que vous avez pris était un peu abîmé.
- J'avais été surpris. Répondit Percival.
C'était le cas de le dire.
Il avait vu la photographie de sa mère et il avait été tellement sidéré. Ses doigts s'étaient serrés et ça c'était reproduit à chaque fois qu'il était revenu voir l'image. La seule qu'il n'ait jamais trouvé de sa mère. Il s'y était beaucoup trop accroché. Chaque fois qu'il parvenait à venir la voir, son cœur battait plus fort.
Et il se détestait pour ça.
Il aurait voulu que la seule personne qui lui faisait un tel effet, ce soit Newt. Ce n'était pas pareil. Mais il se sentait encore plus faible en cédant à la joie de revoir sa mère… Il aurait voulu pouvoir la connaître. Il se demandait souvent si c'était sa faute ou celle des Moldus. Il avait longtemps détesté les Moldus parce qu'il savait ce qu'ils avaient fait. Et il aurait pu continuer.
Il aurait pu être l'arme de son père.
Mais il faisait son possible pour ne pas être affecté par sa noirceur et pour toujours voir le positif. Il savait que ses relations amoureuses passées l'avaient souvent aidé. Et il supposait que c'était la raison majeure pour laquelle son père avait tellement cherché à toutes les détruire…
Mais la relation qui avait le plus importance était sans nul doute celle qu'il avait maintenant. Il ne pouvait pas expliquer pourquoi cet amour était si important mais il le chérissait.
Alors qu'il songeait à ça pour essayer de ne pas penser à sa mère, il piocha les livres. Ceux qui pourraient les aider. Tout ce qui traitait des Fantômes, des Magiciens puissants ou des Sorts peu connu.
N'importe quoi.
Il avait les bras chargés de livres lorsqu'il quitta la bibliothèque, remerciant une nouvelle fois Madame Pince. Elle lui répondit par un mouvement sec du menton.
Percival repartit vers le couloir des professeurs. Il utilisa le mot de passe pour traverser les couloirs et s'arrêta à sa chambre pour poser les ouvrages avant de revenir vers la salle réservée aux enfants. Il frappa à la porte, bien sûr, et attendit qu'on l'invite à rentrer. Ce qui ne tarda pas trop longtemps.
Croyance était installé dans son lit, tentant de lire un livre où un lapin remuait sur la couverture. Modestie se débattait avec ses cheveux, essayant de peigner la crinière abondante qu'elle possédait maintenant.
- Ça se passe bien ? Demanda-t-il.
- Oui. Dirent les enfants en même temps.
- Vous voulez que je vous lisse une histoire ?
Une question bien particulière, surtout qu'il ne le faisait pas pour Croyance. Néanmoins, ça arrivait que Newt rejoigne l'adolescent pour lui raconter des choses qu'il avait fait durant la journée ou comment s'occuper des animaux. Des histoires, en quelque sortes…
- Nous n'avons pas cinq ans. Dit Modestie.
- Je ne pense pas ça. … Quel âge tu as ?
- Huit ans. Lui répondit-elle.
Il acquiesça.
- Pas d'histoires, alors ?
Elle secoua la tête mais s'arrêta au milieu du mouvement pour se tourner vers Croyance qui avait la tête basse.
- Tu veux une histoire ? Demanda-t-elle.
- Ce n'est pas utile. Répondit Croyance.
Modestie plissa les yeux puis leva le visage vers leur protecteur.
- Vous pouvez nous raconter une histoire ?
Il acquiesça et s'avança.
- Il était une fois trois frères qui devaient traverser la rivière par une nuit de pleine lune. À minuit… malheureusement, le pont qu'ils devaient prendre s'était effondré dans l'eau et ils étaient voués à une mort directe. Mais c'était des Sorciers et ils étaient intelligents…
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Les papiers se succédaient sur le bureau de Minerva et elle s'était assurée que sa coiffure et sa tenue demeureraient parfaites. Elle attendait que Percival arrive.
Il devait s'être écoulé au moins une heure depuis qu'elle avait demandé à celui-ci de la rejoindre. Peut-être plus. Mais, enfin, elle entendit du bruit. La statue qui se tournait pour révéler quelqu'un.
McGonagall se leva alors, ajusta sa robe de sorcier puis les cheveux qui menaçaient de jaillir de son chignon et elle s'avança. Elle afficha un sourire poli d'usage alors que Percival s'engageait dans la salle du directeur.
- Ravie de vous voir. Dit-elle en le laissant combler la distance entre elle et lui.
- Moi de même. Que puis-je pour vous ?
Elle lui fit signe pour qu'il s'asseye et, alors qu'il prenait place, il espérait sincèrement qu'elle avait entendu parler de ses excuses envers James Potter et qu'elle les trouverait suffisantes. Il n'était pas sûr de pouvoir le faire à nouveau. Oui, il pourrait ravaler son orgueil une fois de plus mais il se demandait s'il ne finirait pas par lui faire vomir ses entrailles juste pour le plaisir.
Il le pensait néanmoins, quand il disait qu'il n'était pas comme son père. Il pouvait céder à la rage, céder à sa négativité mais au final, il n'était pas si mauvais que ça. Ses erreurs étaient seulement pire que celles du commun des mortels. Et ça, c'était un vrai problème, il le reconnaissait.
- Newton m'a dit qu'il rentrait dans l'espoir d'arrêter votre père.
- C'est un Fa…
- Il me l'a dit. Assura-t-elle avec un sourire poli. Et je sais aussi qu'il y a de fortes chances pour que je ne le revois plus. C'est pour ça que je m'adresse à vous. En cas de besoin, vous aurez autant de forces que nous pouvons en donner ici.
- Je pense qu'elles sont utiles. Répondit Graves. Nous avons Modestie et je ne pense pas que Jedusor restera inactif.
- Vous avez conscience que personne ne se risquerait à attaquer Poudlard ?
- Pourquoi pas ?
- Ça a beau être une école, nous ne sommes pas en reste. Lui dit-elle. Il y a des élèves qui sont en dernières années et des élèves doués. Nous avons surtout des professeurs. Et nous avons une armée d'Elfes de Maison.
- Mais nous avons déjà réussi à arrêter une attaque sur le village. Alors que Jedusor était aux commandes. Que pensez-vous qu'il va faire ?
Minerva agita sa baguette et une théière apparut.
- Thé ? Déthéiné.
- Volontiers. Répondit-il, ne précisant pas qu'il préférait le café. Et qu'il ne pensait pas pouvoir dormir pour l'instant de toute façon.
- Le plus logique serait de vous attaquer directement chez vous. Reprit-elle.
- Au manoir ou à la Forêt de Dean ? Parce qu'il a échoué au manoir aussi. Je suis sûr qu'il va attaquer. Mais je ne sais pas quand.
McGonagall fronça les sourcils alors que des traits parfumés coulaient doucement dans les deux tasses.
- Hm… S'ils ont des plans d'avance, nous devons peut-être réfléchir à plus long terme… Cette gamine que vous avez… Modestie ?
- C'est la sœur adoptive de Croyance. C'est pour aller la retrouver qu'il a quitté Poudlard. Elle possède les pouvoirs de Fleur-de-Moly.
Il serra les dents en regardant le fond de sa tasse.
- Je connais la personne qui vivait là avant elle. Je sais qu'elle travaillait sur une potion. Une sorte d'antidote universelle. Une seule goutte pouvait soigner n'importe quoi. Et Modestie dit avoir avalé un flacon entier de… quelque chose. Je pense que ça peut être ça et que ses pouvoirs défient l'entendement. Et Croyance… je pensai que c'était un Cracmol parce qu'il avait cette énergie magique mais il ne semblait pas connaître la magie donc il ne devait pas être capable d'en faire usage. Tout s'est relâché et il est très puissant.
- D'étranges coïncidences. Dit Minerva.
Elle porta sa tasse à ses lèvres.
- Vous pensez qu'il y a anguille sous roche ?
Il se força à borie aussi pour ne pas la laisser faire seule.
- Je pense que c'est beaucoup trop d'étranges coïncidences. Peut-être que ce sont des bombes à retardement. Que font les pouvoirs de Modestie ? Et ceux de Croyance ?
- Je ne sais pas. Mais je sais que Modestie est capable de soigner grâce au pouvoir de ses cheveux et qu'elle a une sorte de décharge d'énergie qui attire les gens vers elle.
Il se reprit.
- Certains gens vers elle. J'ignore pourquoi ça ne fonctionne pas avec certains, comme son frère, Newt, moi… Peut-être vous ? Il semblerait que ça n'ait pas fonctionné sur votre ex-mari mais ça c'est peut-être à cause des Détraqueurs. Supposa-t-il.
- J'aimerais beaucoup savoir pourquoi ça agit de la sorte. Et j'aimerais beaucoup rencontré les parents de ces enfants.
- Les biologiques sont morts, la mère adoptive a été tuée par Croyance. Je pense qu'il a eu raison. Souligna-t-il.
- Pourquoi ?
- Elle les battait. Et il y avait peut-être d'autres choses…
Il but une nouvelle gorgée, comme pour empêcher la femme de poser plus de questions qui seraient probablement judicieuses.
- Est-ce qu'ils ont toujours de la famille ?
- Je ne sais pas. Peut-être à son orphelinat.
- Est-ce que vous pourriez aller voir ? Nous attendons toujours le courrier de Seraphine. J'ai bon espoir que ça arrive demain. À moins qu'elle ait dû perdre du temps en faisant des recherches.
- Je peux aller à Londres mais il n'est pas question que j'emmène les enfants avec moi. Je ne leur imposerai pas de revoir la maison de leur mère.
- Ils sont en sécurité avec nous. Vous le pensez, n'est-ce pas ? Demanda-t-elle avec une légère hésitation.
Presqu'impalpable.
Comme si elle s'attendait à ce que son futur gendre ne remette rien en question. D'un autre côté, il fallait bien reconnaître qu'il s'était passé tellement d'accident ici depuis qu'ils avaient déposés les enfants…
- J'ai plus confiance en vous qu'à toute personne à Durmstrang. Je vous laisse les enfants sans crainte. Je leur expliquerai moi-même, cependant. Vous comprenez.
- Je comprends tout à fait.
Elle but une nouvelle gorgée.
- Et vous pourrez comprendre que j'aimerais demander à ce qu'on fasse des recherches vis-à-vis de Modestie. Rien qui ne soit dangereux, bien sûr. Nous voulons surtout la guérir.
- Modestie voudra conserver un minimum de magie, si elle le peut. Newt voudra certainement que ça arrive aussi. Pour qu'elle et son frère ne soient pas séparés.
- Je comprends, c'est louable. Nous verrons ce que nous pourrons faire. Je pense qu'il serait bon d'essayer de lui couper les cheveux. D'après Newt, ils ont poussés d'une façon effrayante alors la solution est peut-être là-dedans.
- Je lui en parlerais. Merci beaucoup Madame McGonagall.
Elle avala la forgée de thé qu'elle avait en bouche.
- Vous pouvez m'appeler Minerva. Lui dit-elle.
- Merci beaucoup, Minerva.
Elle lui offrit un de ses rares sourires, comme si elle l'accueillait déjà dans la famille.
