La baguette de Queenie s'agitait dans les airs et les ingrédients flottaient joyeusement à travers la pièce, rejoignant un faitout. Une bonne odeur se propageait déjà dans la maison et Jacob dévorait une boule de Berlin, qu'il avait faites plus tôt, en compagnie de Tina.

- Vous n'êtes pas croyables. Dit la blonde. Comment est-ce que vous pouvez à ce point manger des choses qui ne sont pas bonnes pour vous ?

- Elles ne sont peut-être pas bonnes pour notre santé mais notre estomac nous remercie. Répondit Jacob.

Sa compagne soupira alors qu'un liquide vert était ajouté dans la marmite.

- Tu n'as rien à dire ? Questionna-t-elle vers son cadet.

Celui-ci lui jeta un court regard alors qu'il était accaparé par Joachim, le nourrissant au lait. Comme souvent, il avait Pickett avec lui mais aussi Sammy qui investiguait dans la maison. Ce qui n'était pas pour plaire à ses sœurs…

Déjà que Dugall était certainement quelque part à les épier.

Rien que cette pensée donnait des sueurs froides à Queenie même si elle savait le Demiguise doux comme un agneau.

- Non, non. Protesta-t-elle vers lui. Soit un peu de mon côté. Si c'était tes animaux qui ne faisaient que manger des friandises ?

Elle se tourna vers Tina.

- Je n'ai pas dit ça !

- Elle n'a pas dit quoi ? Questionna Jacob.

- Que nous étions des animaux. Sourit Tina.

- Je ne l'ai pas dit.

Elle pivota vers son frère.

- Merci ! Vous devriez l'écouter !

- Nous aimerions. Taquina son aînée en s'intéressant également à Newt, dans sa robe jaune.

- C'est bien une friandise de temps en temps mais pas trop souvent. Par contre, je pense que Jacob fait attention à ce qu'il met dans ses plats et qu'il n'y a rien à craindre. C'est certainement moins gras. La nourriture que je fais pour mes animaux est aussi moins grasse. Termina-t-il.

- Je crois que nous sommes définitivement des animaux, Jacob.

Queenie soupira alors que son faitout libérait des fumées bleues et une odeur âcre.

Le Moldu se pencha sur ses genoux alors que le Licheur éloignait sa gueule du biberon et secouait la tête. Le châtain se pencha sur lui et posa un baiser sur son crâne.

- Je ne suis pas sûre que ce soit fait pour qu'il aime. Répondit la blonde, certainement aux pensées de son frère.

Elle s'approcha de lui d'un pas.

- Tu as les poils ?

Il acquiesça et fouilla sa robe pour en sortir un flacon contenant quelques poils noirs. Elle le remercia et alla dans la cuisine pour mettre l'élément final.

- Tu sais que ça va faire ? Demanda-t-elle.

- Oui. Répondirent Newt et Tina.

- Non ? Fit Jacob.

Des choses qu'ils n'auraient même pas eu besoin de formuler car ça avait assiégé les pensées de Queenie qui sourit.

- C'est une potion qui va utiliser la magie dans les poils pour donner l'impression qu'elle s'évapore. Ça devrait appeler la Fée ou la Sorcière, peu importe… Mais on ne sait pas à quelle vitesse ça va agir.

- Est-ce qu'on ne risque pas de se faire transformer en Niffler ? Et est-ce que ce n'est pas mieux de rester près de lui ? Demanda Jacob.

- Il est dans la forêt. Dit Newt en donnant un coup de menton vers ladite forêt à l'extérieur.

- Je ne l'avais pas vu…

Le Moldu avait un ton un peu gêné et son ami lui prit la main.

- Ce n'est rien. C'est même une bonne chose ! Nous savons qu'il sait se cacher comme ça. Rassura-t-il.

Alors l'homme répondit par un sourire.

- Je dépose les poils.

La blonde ouvrit le flacon et laissa glisser les monceaux de pelage dans le récipient.

Une explosion lui répondit et déploya des masses de fumées qui s'éparpillèrent dans le salon, les faisant tousser. Tina poussa un juron en portant sa main à sa bouche et son nez. Jacob se leva d'un bond et se précipita vers la fenêtre mais elle venait d'être ouverte par magie. Il aspira alors de grandes goulées d'air avant de se tourner vers sa compagne.

- Et voilà… Plus qu'à attendre.

Elle rit, des accents nerveux y résonnant, puis elle se dirigea vers le fauteuil pour s'asseoir avant de souffler :

- Si ça marche.

- Si elle est toujours en vie. Reprit Tina.

- Si elle veut se donner la peine de venir. Termina Jacob, appuyé au-dessus de la fenêtre.

Newt acquiesça, espérant.

µµµ

Passer de la chambre qu'on leur avait assignée, et qui était grand et plaisante, à cette salle dans l'infirmerie, il y avait de quoi déprimé. Surtout que l'infirmière ne cessait de faire des aller-retours, faisant des tests, agitant sa baguette, lui prenant des prélèvements…

Quand elle lui avait demandé un échantillon de salive, elle lui aurait volontiers craché dessus. Inutile de lui rappeler qu'on l'avait laissé prendre des livres à la bibliothèque et qu'elle et son frère pouvaient se plonger dans la magie qu'ils désiraient tant connaître. Ça ne servait à rien.

- Je crois que j'ai tout. Dit la femme.

- Merci beaucoup. Répondit Croyance.

Sa sœur maugréa un « tant mieux » alors qu'elle tournait une page. Il y avait tellement de sort qu'elle rêvait d'apprendre. Mais même si on lui avait dit qu'elle avait de la magie en elle, exactement comme son frère, ils n'avaient pas de baguettes. Tenter ces sorts était probablement impossible.

Et probablement pour le mieux…

Malheureusement.

- Je vais maintenant te couper les cheveux. Annonça la femme.

Modestie leva les yeux vers elle. Percival l'avait prévenue, et avait obtenu son accord, environ trois heures et trente-sept incursions d'élèves plus tôt. Il lui avait dit que c'était pour la protéger et pour essayer de minimiser les actions de ses cheveux en questions. Et ça, elle avait plutôt hâte.

Elle n'en pouvait plus de redouter qu'on vienne lui sauter dessus que ce soit pour lui conter fleurette, plus ou moins violemment, ou lui proférer des menaces de mort. Elle n'en aimait aucun des deux et elle n'avait pas l'impression que le sort de protection servait à grand-chose. Surtout parce que l'infirmière devait l'abaisser dès qu'un élève était malade ou qu'elle devait faire des aller-venues.

Elle finissait par se méfier de tous ceux qui disaient être malades. En fin de compte, il se trouvait qu'elle ne subissait ces pouvoirs que depuis quelques jours et qu'elle n'en pouvait déjà plus. Elle aurait donné tout ce qu'elle avait, sauf son frère, pour que ça s'arrête.

- Allez-y. Dit-elle alors.

Elle se tourna, présentant son dos, et sa masse de cheveux, à la femme. Celle-ci s'approcha avec une paire de ciseaux.

- C'est presque dommage. Ils sont tellement beaux. Commenta-t-elle.

- Vous pouvez les avoir si vous voulez.

- J'aimerai bien. Soupira l'infirmière.

Modestie échangea un regard avec son frère. Est-ce que c'était le problème de l'éclat ?

Elle tendit la main et il la prit, avec un sourire rassurant, la serrant entre les siennes.

- Je coupe. Annonça la femme comme si elle allait commencer à la tatouer ou à lui prendre un rein.

Elle donna des coups de ciseaux dans la masse, étant la plus régulière possible mais sachant qu'elle devrait s'y reprendre. Toutefois, les cheveux étaient drus et elle ne pouvait pas faire mieux avec tant d'épis qui bifurquaient.

Lorsqu'elle relâcha la masse qu'elle tenait, un léger bruit s'éleva dans la salle. Le bruit de quatre ou cinq kilos de filaments d'or s'effondrant au sol.

- Et voilà ! Je vais ajuster ça !

Croyance se pencha vers le bord du lit et regarda ces entrelacs d'or avec une certaine stupeur. Il avait toujours connu Modestie avec des cheveux un peu plus long que ce qu'elle portait maintenant et se dire qu'elle avait pu les porter d'une façon aussi démesurée était tout de même palpitant et détonnant.

Quoique ce qui était vraiment sidérant, c'était le fait qu'ils avaient toujours leur couleur dorée maintenant qu'ils avaient été coupés. Il s'était attendu à ce que tout disparaisse et n'en dit rien. C'était stupide… Si c'était dû à ce qu'elle avait mangé, comme le supposait Graves et Modestie, alors c'était évident que l'éclat ne disparaîtrait pas.

Mais est-ce que les pouvoirs… ?

- Tu te ses mieux ? Demanda-t-il.

Elle haussa les épaules alors que l'infirmière lui peignait les cheveux pour voir les inégalités. Et qu'elles étaient présentes !

- Je vais devoir couper d'encore cinq ou six centimètres. Lui annonça-t-elle.

- D'accord. Dit Modestie sans sentiment.

Croyance resserra ses mains.

- Je suis sûr que ça va déjà être plus abordable pour toi. Rassura-t-il.

- J'en suis sûre aussi. Dit-elle sans la même conviction.

L'infirmière récupéra son ciseau pour recouper correctement mais elle se figea.

- Mais… Souffla-t-elle.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Croyance, inquiet.

La femme leva la main, soulevant les cheveux.

Le plus étrange n'étant pas qu'elle regarde les mèches avec des yeux de merlan frits mais que lesdites mèches s'allongeaient dans sa main. Elles débordaient de sa paume et surgissaient au-dessus de ses doigts et retombaient.

Croyance se pencha sur le côté et ne put s'empêcher d'avoir des yeux ronds lorsqu'il se retrouva devant cette masse de cheveux qui continuait de s'étendre à une vitesse presqu'alarmante.

- Comment c'est possible ?! exigea Modestie qui suivait le regard de son frère.

- Je… Je ne sais pas.

- Vous ne savez pas ?

Elle se tourna vers son frère qui n'arrivait pas plus à s'en remettre.

- Qu'est-ce que « Monsieur Percival » a dit au sujet de cette plante ?

- Il a dit que c'était de la… Fleur de… Moly ? Souffla Croyance en regardant l'infirmière.

- Je ne connais pas bien les plantes. Je vais aller voir avec le professeur de botanique.

Elle regarda sa salle se remplir avec des filaments d'or comme si un millier d'Ariane avaient prévus de se retrouver ici.

Si elle lança un sourire rassurant à la fillette, elle ne réagit pas. L'infirmière s'empressa alors de quitter la salle, remettant la protection derrière elle. Ce qui était une bonne chose au vu de l'énergie qui émana d'elle. Et Modestie put bientôt voir des Zombis avide de peu importe ce qu'ils voulaient juste là. Contre la porte et contre le champ de force.

µµµ

Gloucester était une grande ville mais Londres l'était encore plus. Et si Percival savait exactement où il devait aller grâce aux indications de Croyance, il savait qu'il aurait eu du mal sans cela. Il était souvent venu ici mais il trouvait toujours que la ville était bien trop grande, surchargée. Dès qu'on devait s'y déplacer comme un Moldu le ferait, c'était un labyrinthe.

Est-ce qu'on pouvait vraiment avoir autant d'hôtel dans une même ville ? Toutes ces rues étaient-elles utiles ? Est-ce qu'il n'y avait pas beaucoup trop de restaurants ? On ne pouvait décemment pas réussir à aller dans tous les restaurants qu'il y avait ici sur une seule vie !

Ou alors on se ruinait…

C'était envisageable.

Toujours était-il qu'il s'orientait grâce aux informations de Croyance, au plan qu'il lui avait dessiné et tous ceux qu'on trouvait par-ci, par-là dans la ville. À croire qu'ils savaient à quel point leur ville était démesurément immense…

Après avoir marché, parce qu'il n'avait pas d'argent Moldu pour lui pour le bus, il arriva finalement devant l'orphelinat. Un immense « Orphelinat Bellebosse » l'aurait bien indiqué… Et « La Ligue des Fidèles de Salem » aussi…

Il éprouvait immédiatement une forme de mépris et se commanda de se calmer. Il n'était pas sûr que la fille de Mary-Lou, Charité d'après les enfants, était aussi mauvaise que sa mère…

Il poussa donc les grandes portes et s'avança dans le grand hall où il y avait un bureau avec des papiers entreposés au point qu'ils dépassaient presque le front de la jeune femme à la coupe impeccable qui se tenait là. Soit elle avait l'âge de Croyance soit elle était légèrement plus âgée.

- Bonjour. Dit-il.

- Bonjour… Que voulez-vous ? Souffla-t-elle, se mettant toute droite sur sa chaise.

- Je suis venu vous voir à propos d'enfants…

- Ma mère est absente en ce moment et je ne peux pas répondre à vos questions à ce sujet. Les adoptions sont fermées pour l'instant.

Elle le regarda de haut en bas.

- Vous venez adopter un enfant, n'est-ce pas ?

Elle se mordit la lèvre inférieure et frotta ses doigts sur le crayon.

- Ou en déposer ?

- Ni l'un, ni l'autre. Je suis venu vous parler de deux enfants que j'ai… adoptés.

- Quels sont leur nom ?

Elle avait l'air bien plus soulagé alors qu'elle prenait des formulaires et qu'elle retaillait son crayon.

- Croyance et Modestie.

- Euh… Non. Dit-elle.

Elle leva les yeux vers lui, stupéfaite.

- Vous ne pouvez pas avoir adopté Croyance et Modestie. Ils ne sont pas adoptable…

Elle fronça les sourcils comme si elle doutait du mot qu'elle venait de lui dire.

- J'ai besoin de savoir s'ils ont déjà rencontré un Tom Jedusor ou un Gellert Graves ? N'importe lequel des deux.

- De quoi voulez-vous parler ? Questionna-t-elle.

Ses doigts allèrent vers un dossier, hésitante.

- C'est important. Est-ce que vous pouvez le savoir ? Insista Percival en s'avançant.

Elle déglutit difficilement.

- Où les avez-vous trouvés ? Ils… Ce sont mes frères et sœurs. Ils ont déjà été adoptés. Vous ne pouvez pas les adopter, vous comprenez ?

- Je comprends tout à fait. Et comprenez que si je les garde avec moi, c'est pour leur bien. Je sais ce qu'il se passe ici. Dit-il.

Elle pinça les lèvres mais ne répondit rien.

- Où… Où les avez-vous trouvés ?

- Gloucester.

Ils n'étaient pas là de toute façon, il ne risquait rien pour eux.

- Comment ?

- Ils ont fui. Alors je vous demande de répondre. Vous savez que je sais des choses. Et que je pourrais descendre avec la police si vous ne répondez pas à mes questions.

Il se pencha encore plus vers elle, son souffle étant chaud sur son visage. Et elle tremblait.

- Si ce sont vos frères et si vous éprouvez la moindre affection pour eux. Aidez-moi. J'essaie seulement de faire ce qui est bon pour eux.

Il se pencha un peu plus et elle se recula, mal à l'aise que son dos ne soit plus droit, mais le souffle chaud l'effrayait.

- Ce sont mes frères et sœurs mais je ne fais pas grand-chose avec eux. Je ne veux pas qu'ils soient tristes pour autant mais ma mère va revenir et…

- Elle ne reviendra pas, Charité.

Elle leva les yeux vers lui de stupeur. Comment connaissait-il son nom si ce n'était parce que ses frères et sœurs l'avaient envoyé ici. Pourquoi l'un ou l'autre voudrait parler d'elle, sinon ?

Ils n'étaient pas assez proches pour ça…

- Bien sûr que si. Qu'est-ce que vous racontez ? N'essayez pas de me faire avoir peur. Menaça-t-elle.

Sa voix était tremblante et il était clair qu'elle ne savait que dire. Elle avait peur. Vraiment peur.

- Où serait ma mère ? Insista-t-elle.

Ses bras et ses jambes tremblaient. Si elle pouvait espérer qu'on ne verrait pas ses jambes, elle ne pouvait rien faire contre ses bras. Même ses mains. Il ne fallait même pas qu'elle essaie d'écrire.

- Elle est morte.

- P… Pardon ?

- Elle est morte. Répéta Percival sur le même ton.

- Vous mentez. Vous mentez forcément… Si ma mère était morte, je… je le saurai forcément.

- Pourquoi ?

- Comment est-elle seulement morte ? Questionna-t-elle.

- Vous me croyez à présent ? Demanda-t-il.

Elle tremblait, essayant de ne pas rentrer dans son jeu abject ridicule mais n'en étant visiblement pas capable. S'il savait quoi que ce soit, si elle pouvait arrêter l'homme, ou la femme, qui avait fait ça !

L'arrêter ? Pourquoi l'arrêter ? Elle devrait le féliciter après tout ce qu'elle lui avait fait traverser. Et à ses frères et sœurs…

Elle devrait débattre sur l'affection qu'elle avait sur eux mais elle ravala simplement ce sentiment et ses questions pour mettre toute sa force dans son regard et le plonger dans les yeux de l'homme.

- Si je vous le dis, vous me direz, vous, ce qu'il en est ?

- Tom Jedusor ? Questionna-t-elle.

- Oui.

Elle acquiesça.

- Ton frère l'a tuée.

- Cr… Croyance ?

- Vous avez un autre frère ?

Elle secoua la tête cette fois-ci, le corps tremblant.

- Croyance. Répéta-t-elle sans y croire.

Il était si doux, si timide, si renfermer. Comment était-ce seulement possible qu'il puisse avoir tué leur mère ? Elle l'avait vu se faire battre tellement de fois sans qu'il ne rechigne…

Son souffle était court.

Elle était sûre qu'elle allait s'évanouir. Et l'homme qui la fixait sans ciller. Son souffle qui se propageait jusqu'à elle, la profondeur de son regard.

- C'est vous qui l'avez fait… Souffla-t-elle.

- Ne me croyez pas si vous voulez mais dites-moi ce qu'il en retourne de Tom Jedusor.

- Je ne pense pas qu'ils l'aient rencontré. Ils ont vu beaucoup de gens, vous savez. On ne peut pas tout garder en tête. On a essayé, vous savez. Mais…

- Donnez-moi ce que vous avez.

Ses mains tremblaient alors qu'elle les étendait vers les dossiers. Elle attrapa les feuillets beiges-jaunes et le tendit vers l'homme dont les longs doigts se fermèrent autour. Il les ouvrit pour les consulter rapidement. Ses yeux se plissèrent, ses sourcils se froncèrent et sa première envie vu de lancer ces dossiers au visage de la demoiselle. La seconde fut de les brûler.

Mais il se retint.

- Merci. Rien d'autre ?

- Rien…

- Quel âge avez-vous ?

- Vingt ans…

- Trouvez-vous une maison où vous ferez semblant d'avoir vingt-et-un ans. Ou trouvez-vous un mari. Je ferai fermer cette maison et je la réduirais en cendres dès que j'en aurais la possibilité.

Il ouvrit à nouveau le dossier.

- Ils… ils font la manche, vous savez.

Il ne lui lança même pas un regard.

- Vous aussi ?

- Ma mère me cherchait un époux.

- Continuez de chercher. Vous êtes mignonne, vous devrez trouver. Lâcha-t-il, toujours sans un regard.

Il se tourna et partit vers les portes. Lesquelles se fermèrent derrière lui dans un claquement sec. Il n'avait pas la moindre idée des réactions de la fille et il n'en avait rien à faire. Il devait juste se rabattre sur d'autres possibilités. Avec tellement de probabilité, il commençait à croire que McGonagall avait raison.

Et si tout ça était un coup monté ?