Voici le première chapitre, comme promis c'est un peu plus long et il y a du dialogue.

Bonne lecture !

POV Lydia

Moi qui angoissait pour cette rentrée, je n'ai pas été déçue …

Alors que les premières minutes de la matinée se sont déroulées sans incident, il a fallut faire les frais de l'humeur capricieuse de ma voiture, qui malgré tous les efforts du monde n'a jamais voulu démarrer... Évidemment, le bus était passé quand j'ai enfin atteint l'arrêt le plus proche, il a donc fallu utiliser mes gambettes pour rejoindre le lycée. Joie, bonheur !

C'est donc avec trois quart d'heure de retard que j'arrivai au lycée... Évidemment, ne voulant pas me faire remarquer je me précipitai devant la porte de la salle de cours... C'était sans compter sur la lanière de mon sac qui me lâcha , juste à l'entrée de la classe, dans un fracas sans nom.. Alors que j'étais par terre , pour ramasser mes affaires, la porte s'entrouvrit :

- « Et bien miss Martin, il était temps de se rendre compte que les vacances sont finies..

- Désolée professeur , je... Balbutiais-je en me relevant.

- Je ne veux rien entendre.. Prenez donc place , j'aimerais éviter perdre plus de temps »

C'est donc la tête baissée, complètement cramoisie et sous les rires moqueurs de mes camarades de classe que je rejoignis l'unique siège disponible. « J'ai encore bien fait de me lever ce matin » me murmurais-je..

-« Il aurait été dommage de nous priver du spectacle, rouquine ! »

Malia Tate, la harpie détestée et adulée de chacun, me toisait un sourire mesquin aux lèvres. Elle était là, toute pimpante, assise fièrement, ses jambes interminables croisées sous son bureau attendant ma réaction pour me rappeler à quel point ma présence sur terre était obsolète . Je me contenta seulement de me retourner en baissant le regard. J'eus juste le temps de voir ses fidèles suiveurs ricaner. « Deux ans Lydia, deux ans et c'est fini ! ».

L'heure de cours se termina et lorsque la sonnerie retentit mon teint avait repris une couleur présentable. Je me dépêchai donc de ranger mes affaires et disparut avant que quelqu'un d'autre ait la bonne idée de venir me parler.

La matinée se passa sans encombre et tout le monde avait oublié mon existence. A l'heure du déjeuner, j'avais pris l'habitude de me réfugier à la bibliothèque, elle était presque toujours vide, c'était mon havre de paix, le seul endroit où je n'avais pas besoin de minimiser ma présence. Je sortis Orgueil et Préjugés et me lança dans la lecture de mon livre préféré. J'avais beau l'avoir lu des dizaines de fois, Elisabeth Bennet me réconfortait à chaque fois.

- « Jane Austen... Personnellement, j'attends de rentrer chez moi pour visiter Pemberley.

- Pardon ?! »

- Je leva les yeux et m'aperçut qu'une fille, que je n'avais encore jamais vu, était en train de me fixer.

- Ton livre, je ne pensais pas que quelqu'un afficherait ses lectures au lycée.

- Je n'ai absolument pas honte des livres et des auteurs que je lis. Lui répondis-je agacée.

- Et c'est franchement tout à ton honneur, c'est cool de voir quelqu'un qui n'est pas juste en train de se pavaner en attendant d'être remarqué. »

Je la regardais attentivement, me demandant ce que me voulait cette grand brune au regard sombre et perçant... Elle sentit mon hésitation et se présenta :

- « Alison Argent.

- Lydia Martin, lui répondit-je en serrant sa main tendue. J'imagine que tu es nouvelle...

- Effectivement, fraîchement arrivée d'Oklahoma. Et complètement paumée, on m'a abandonnée devant une salle de classe ce matin en me laissant me débrouiller...

- Bienvenue à Beacon Hills où accueil et solidarité sont les maîtres-mots ! »

Elle sourit à l'ironie. La pauvre , premières heures dans ce lycée et elle vient s'adresser à la personne la moins intégrée de l'école..

- « Je suis persuadée que tu t'en sortiras... Tu as déjà trouvé la bibliothèque... Bien que franchement ce ne soit pas l'endroit où tu rencontreras le plus de monde.. »

- Tu t'y trouves bien toi ! , répondit-elle.

- Oui alors justement on va s'épargner ça ! Tu sais sympathiser, commencer à se lier d'amitié car inévitablement quand quelques jours, tu te rendras compte que si tu veux évoluer socialement et te créer un groupe d'amis ici, il vaut mieux me ranger dans un coin de ta mémoire. Ne nous faisons pas perdre de temps ni à l'une ni à l'autre , il vaut mieux.. Donc, en sortant continue tout droit , tu trouveras la cafétéria. »

Je baissais la tête et rouvrit mon livre prête à replonger dans ma lecture. Alison resta quelques secondes bouche-bée, m'observa intensément et me tourna le dos :

- « Okay ! » fut le dernier mot que j'entendis avant de la voir se diriger vers la sortie.

Je vous entends déjà me dire : mais elle ne va pas bien, pourquoi se montrer si dure avec une fille qui n'avait rien demandé. Je suis parfaitement consciente de ce que je fais même si je ne sais pas d'où m'est venu cette rudesse. Je sais que ça n'y ressemble pas mais vraiment je lui évite une humiliation. Elle est belle, probablement intelligente et a tout pour réussir à s'intégrer. Je suis persuadée que la team « populaire » ira l'accueillir à l'instant où ils la croiseront. Je ne veux pas qu'elle soit jugée d'entrée car je serais à ses côtés. Ce ne serait pas lui rendre justice. Et en toute honnêteté, je veux m'éviter une nouvelle peine de cœur amicale.. Si aujourd'hui je décide d'être solitaire, ça n'a pas toujours été le cas , ça s'est imposé, il a juste fallu composer avec et tenter de me rendre le plus invisible possible. Je ne supporterais pas de perdre une nouvelle Cora...

- « Tu sais quoi, je ne te laisserais pas décider si oui ou non il doit y avoir une amitié entre nous ! - c'était Alison, dans ma rêverie je ne l'ai pas entendu revenir - Comment oses-tu porter un jugement sur moi alors que tu ne me connais pas ? Et qu'est-ce qui te fait penser que je suis du genre à laisser les gens derrière moi ?

- Je ne por...

- C'est dingue ça, je ne sais pas ce qui t'as poussé à m'envoyer bouler, mais dès les premières secondes de notre conversation j'ai su qu'on pouvait s'entendre, alors remballe ton agressivité et fais moi une place à côté de toi.

Je la regarda complètement stupéfaite , elle me fixa avec insistance , après un soupir et levant les yeux aux ciel, je débarrassai mes affaires de la table pour lui faire de l'espace.

- « A tes risques et périls ! »

Elle sourit et prit place, c'est ainsi que la journée qui avait si mal commencé commença doucement à s'améliorer.

La pause déjeuner passa à une vitesse folle. C'est fou comme dès qu'on a quelqu'un avec qui la passer , le temps passe beaucoup plus vite . Il s'avère qu'Alison et moi avions bien plus en commun que ce que j'imaginais. Elle parle français couramment, marie toujours ses chaussures au haut qu'elle porte, ne supporte pas les injustices et n'aime pas parler pour ne rien dire de pertinent. Elle s'est fixée pour but de supporter le lycée pour enfin pouvoir prendre son indépendance pour ne plus avoir à suivre ses parents qui ne restent pas plus de deux années consécutives dans une ville. « Autant te dire que des arrivées en tant que la nouvelle fille du lycée j'en ai connues à la pelle ! » . C'était fascinant de l'écouter parler , je n'étais pas franchement à l'aise n'ayant pas l'habitude de temps de familiarité avec quelqu'un, mais ça n'avait pas l'air de la déranger.

Quand la sonnerie annonça le retour en classe , on s'aperçut qu'on suivait le même cours d'histoire, je proposais donc de l'accompagner.

En ouvrant la porte de la bibliothèque, je n'eus pas le temps de comprendre ce qui m'arrivait que je fus projeter sur le côté . « Attention ! » J' heurtais violemment la rangée de casiers qui se trouvaient sur ma droite et c'est un peu sonnée que je vis Alison , un ballon de football à la main fixant d'un regard noir le jeune homme qui courrait dans notre direction. C'était Scott McCall, co-capitaine de l'équipe de lacrosse du lycée. Beau garçon au cheveux noirs ébènes , un bronzage naturel a fait pâlir d'envie n'importe quel californien. Il se dirigea vers Alison.

- « On n'avait pas l'attention de vous... Commença t-il.

- Quoi ! On ne veut à jamais appris à ne pas jouer dans les couloirs , vous auriez pu lui faire mal ! Le coupa Alison sans lui laisser laisser le temps de finir.

Il la regarda stupéfait et alors qu'il ouvrit la bouche pour essayer de se justifier , Alison se tourna vers moi et m'aida à me relever :

- Ça va , Lydia, pas de mal ?

- Non ça va merci Alison, dis je à voix basse.

- La prochaine fois que vous voulez nous faire un remake d'Invictus, tâchez de vérifier qu'il n'y ait personne sur votre passage ! S'adressa t-elle à Scott.

- Stiles n'a pas mesuré sa force...

- Ça m'est égal ! - elle lança le ballon dans les bras du brun qui le réceptionna en reculant - Viens Lydia, on va être en retard ! »

Elle me pris par le bras et m'entraîna avec elle. On passa devant le tireur qui n'eut pas le temps de dire un mot. Pour la première fois depuis mon arrivée au lycée, Stiles Stilinski posa les yeux sur moi. Je sentis son regard nous suivre et je ne pensais pas avoir autant eu envie de disparaître de ma vie.

Je sens que cette année ne ressemblera finalement pas tant que ça à celle de l'année dernière.

Premier chapitre terminé, j'espère que cela vous plaira Alison est une force de la nature et je compte bien lui rendre hommage ! Quand à Lydia, il lui faudra un peu de temps mais sa vie va changer tout doucement. Je reviens vite avec un nouveau chapitre.

Sandra ;)