Bonjour à tous,

c'est bien rapidement que je poste un nouveau chapitre qui, j'espère, vous plaira autant que le premier. Je continue d'installer l'intrigue, de planter le décors, et de mettre en place l'action, qui s'accélère un tout petit peu. Nous avons un trio sur une enquête, une Hermione déterminée et son coéquipier qui n'en mène pas large. Nous comprenons également que notre duo favori n'est pas au beau fixe, mais c'est ce qui me permet peut être aussi de vous tenir en haleine ?

En tout cas, je vous souhaite une bonne lecture !

N'hésitez toujours pas à me laisser un petit avis, cela fait toujours plaisir à un auteur d'avoir un retour même négatif de la part de ses lecteurs. Comme je vous l'ai dit, ceci est ma toute première fiction, c'est pourquoi j'ai parfois un peu peur que mes descriptions n'aient pas leur place ici et rendent le récit lent, que mes dialogues ne servent à rien, et manquent de naturel, que l'intrigue soit tirée par les cheveux bref... c'est pourquoi vos recommandations et vos impressions sont super importantes pour moi !

A bientôt,

Cha.


*Londres, 7h*

Harry ouvrit un œil, qui pouvait bien s'acharner à ce point dans leur salon à une heure si matinale ? Il devait être à peine 7h. Ginny grogna et lui donna un coup de coude en lui intimant d'aller voir avant qu'elle ne le fasse elle-même pour faire dégager la personne qui ne comprenait pas le sens du mot grasse matinée un samedi matin. Harry enfila maladroitement un pantalon de pyjama rouge et or, passa une main dans ses cheveux drus et ébouriffés. Il s'aventura dans le couloir, baguette à la main, puis fronça les sourcils en tombant nez à nez avec un Ronald Weasley tout aussi peu réveillé que lui, n'ayant même pas pris la peine d'enfiler une tenue correcte signe qu'il était probablement tombé du lit. Le rouquin débitait un flot de paroles ininterrompu qu'Harry peina à déchiffrer, il regardait les yeux ronds cette silhouette dégingandée faire des moulinets avec ses bras, sans parvenir à en placer une, au beau milieu de son salon. Puis Ron s'arrêta. Harry se frotta les yeux, mit ses lunettes sur son nez.

« Excuse-moi, tu peux répéter ?

- Williamson a trouvé le cadavre de Berrycloth Harry. Putain, c'est un gars de l'équipe.

Harry devint blanc comme un linge et se laissa tomber sur le canapé. Une baguette glissée dans les plis des coussins se transforma en souris en un couinement qui ne surprit personne.

- Comment tu le sais ?

- J'ai reçu un hibou c'matin. Williamson l'a trouvé hier.

- Pourquoi on n'a pas su ça plus tôt ?

- Jsais pas. Je crois que le ministère ne veut pas trop que ça s'ébruite. Je l'ai su parce qu'il parait qu'on va être sur l'affaire.

- Par les glandes de Merlin on a déjà un gros dossier en cours et deux aurors sur le terrain.

- D'abord un café Harry ste plait. Fais-en un pour Malefoy, il ne devrait pas tarder. »

Ses paroles furent aussitôt suivies par un crac sonore dans le salon, un blond s'affala sur un fauteuil, face à un Potter désemparé et une Ginny de mauvaise humeur parce qu'elle avait été réveillée trop tôt. D'un coup de baguette quatre tasses lévitèrent adroitement et se posèrent sur la table basse en laissant dans leur sillage une délicieuse odeur.

« Merci pour le café Potter, Weaslette.

- Je présume que t'es déjà au courant. Lâcha Harry.

- A ton avis, pour voir ta tête si tôt le matin, c'est que j'ai une bonne raison. Alors ? C'est pour nous ?

- C'est cque Ron vient de me dire.

- Génial on retourne sur le terrain, s'enthousiasma Drago.

- Le problème Malefoy c'est que nous ne sommes plus que trois, et sur l'affaire d'Hermione.

- Moi qui voulait un week end tranquille, j'imagine qu'on se retrouve sur les lieux dans une heure ? Le temps de prendre un petit dej et d'être présentable, soupira Ron. »

Harry hocha la tête et jeta un regard d'excuse à Ginny dont les cheveux roux gonflaient déjà autours des épaules. Lorsqu'Harry avait été admis dans la formation pour devenir auror, il avait passé sa première année loin d'elle, tandis qu'elle terminait son cursus à Poudlard. La septième année de la jeune femme avait fait paraitre à ses yeux une évidence, elle était trop douée pour le Quidditch pour abandonner. Elle avait donc passé les épreuves de sélections pour les Holyhead Harpies qui cherchaient une poursuiveuse de remplacement. Un an avait suffi à convaincre Gwenog Jones que Ginny était un élément talentueux qu'elle n'avait certainement pas intérêt à laisser filer. La rouquine était devenue une joueuse titulaire de l'équipe et arborait fièrement les couleurs vertes et or. Cette même année, Harry et Ginny décidaient d'emménager ensembles. Harry avait voulu récupérer Square Grimaud, Ginny avait accepté à une seule condition : ils retapaient la maison. Ils avaient donc passé l'été de transition entre la deuxième année et la troisième année de formation d'auror, accompagnés d'Hermione et de Ron, à imaginer et faire du Square un endroit à leur image. Seule la chambre de Sirius avait été épargnée. Certes Molly avait bien fait le ménage, mais les tapisseries vieillottes et les meubles sombres de la famille Black subsistaient encore. A présent l'atmosphère était bien plus chaleureuse, rappelait un mélange entre le Terrier et leur ancienne salle commune. De moelleux tapis rouges et beiges donnaient de chaudes tonalités à la pièce et se mariaient aux canapés de cuirs marron et aux fauteuils de velours rouge disposés autour de la cheminée et devant une table basse de bois. Au-dessus de l'âtre une écharpe de Gryffondor était tendue, accompagnée de photos s'étalant sur tous les pans de la pièce, de famille, d'amis, souvenirs d'enfance, de Poudlard, dont les protagonistes agitaient joyeusement la main, souriaient, discutaient ou affichaient un air surpris. Derrière, une grande table claire ronde permettait au couple de recevoir autant qu'il le souhaitait. La cloison qui séparait la salle à manger de la cuisine avait été cassée, le carrelage blanc taché des murs décroché et remplacé par des tomettes de terre cuite tout comme le sol, qui rappelait fortement à Hermione les appartements de Provence dans le Sud de la France. Des casseroles de cuivre pendaient au-dessus du plan de travail. Des murs jaunes sables avaient succédé aux tapisseries verdâtres. On avait envie de se lover dans ces plaids si doux, de fêter Noël, d'ouvrir les rideaux rouges et de laisser rentrer le soleil qui taperait sur le sofa le temps d'une sieste. Il régnait sur les tables, dans les recoins, un joyeux fouillis. On pouvait par mégarde tomber sur une horloge étrange qui chantait l'heure, un torchon qui tournoyait dans l'air pour faire la poussière ou bien un chaton jouant sur un tas de linge qui s'amoncelait sur un rockin chair. Dans la grande pièce de chez Harry et Ginny, on s'y sentait bien. Le seul problème, c'est qu'eux, n'y étaient pas assez souvent. Ginny s'entrainait d'arrachepieds, et Harry avait été promu chef d'unité. Elle se levait tôt, il rentrait tard, elle bossait en journée, il pouvait passer la nuit sur une affaire. Alors le samedi et le dimanche c'était sacré. Seulement les tueurs n'avaient pas de week-end, ni d'états d'âme et de compassion pour les aurors et leurs obligations familiales. Avant de partir Harry lui promit qu'ils passeraient la soirée ensemble, ce qui lui arracha un soupir résigné.

« Vas-y, de toute façon je ne peux pas t'en vouloir, va sauver des vies et achète une bouteille de rouge en rentrant. ».

Deux heures plus tard tous avaient transplané sur les lieux du crime. Ron semblait soudainement verdâtre.

« C'est pas beau à voir… Pauvre vieux. »

La scène était éclairée de temps à autre par les flashs suivis de fumée provenant de l'appareil photo sorcier que Drago tenait entre les mains pour mitrailler le moindre détail. Ron récoltait le moindre indice suspect, du sang éclaboussé sur le sol jusqu'à la mousse du canapé, du poil de chat qui trainait au moindre cheveu long collé sur une veste tenant encore sur le porte manteau animé près de la porte qui menaçait de son bras quiconque essayait de s'approcher. Une vieille horloge s'anima soudain et s'écria d'une voix de crécelle « des intrus dans la maison ! des intrus dans la maison. » Un silencio bien senti jeté par un Ron agacé fit revenir le calme lourd dans la pièce. Harry s'occupait d'interroger la vieille voisine et le concierge. Rien ne devait être laissé à l'écart.

« Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois ?

- Comme je l'ai dit à Monsieur le concierge, c'était il y a six jours. Oui, il devait être sept heures du matin, et il revenait avec une baguette sous le bras, c'était sûrement pour son petit déjeuné.

- Et depuis vous n'avez pas entendu de bruits suspects dans l'appartement ou dans l'immeuble ?

- Non, non, mis à part quelques amis qui sont venus toute la semaine, mais ils repartaient tous parce qu'il ne répondait pas, la petite mamie secoua la tête et la rentra dans ses frêles épaules, pauvre garçon.

- Vous êtes sûre que personne d'autre n'est venu ? Vous pourriez me décrire ses amis ?

- Ah si, il y a bien son frère qui est passé avant-hier.

- J'ignorais que Berrycloth avait un frère. Ron eu soudain un certain intérêt pour la conversation. Finalement on ne le connaissait pas tant qu'ça. Les amis, ok, mais la famille, il n'avait même pas de photo de ses parents sur son bureau.

- Son frère ? Comment était-il ?

- Oh il avait l'air plus jeune, peut-être votre âge.

- Vous vous souvenez d'autres détails ?

- Il lui ressemblait, oui c'était mon voisin, mais en brun, en plus petit et trapu.

- Merci madame.

- attendez, j'ai récupéré tout son courrier de la semaine, vous en aurez peut-être besoin.

- parfait. »

Harry prit en main le lourd paquet de parchemins et le rangea dans un sac.

« Vous avez trouvé quelque chose ?

- Potter, tu devrais voir ça. Drago pointa du doigt le torse du cadavre.

- Qu'est-ce que la marque des ténèbres fout là ?

- aucune idée.

- Tu l'as prise en photo ?

- plutôt deux fois qu'une.

- en tout cas si quelqu'un l'a mise là, c'est pour qu'on la voit, et parce que ce meurtre a un lien, de près ou de loin, avec Voldemort et ses adeptes. Conclut Harry. »

Drago continuait de fixer le symbole en question, qui lui ramenait en mémoire des heures bien sombres de son passé. Si tous avaient cru qu'il était un mangemort, ils étaient aujourd'hui convaincus de l'innocence de Drago. Son incapacité à accomplir la mission que Voldemort lui avait confiée en sixième année et l'intervention de Narcissa durant la guerre avaient contribué à l'innocenter. Il s'était racheté après Poudlard, Narcissa et Lucius s'étaient retirés dans leur manoir secondaire, se faisant relativement absents de la vie politique sorcière, bien qu'ils aient gardés leurs liens avec d'anciennes familles de sang pur. Drago avait décidé de se lancer dans une carrière d'auror pour prouver au monde magique qu'il était parfaitement capable d'œuvrer pour faire respecter la justice. Ses compétences et sa proximité avec la magie noire et le mal avaient été tournées en atouts, qui, il fallait le reconnaitre, étaient précieux au sein de la brigade. Drago avait une connaissance et un réseau qui les avaient sortis plus d'une fois de mauvais pas, et qui avaient également permis l'arrestation de traitres et criminels. S'il connaissait les mauvais sorts, il maitrisait les contre sorts adaptés. Avoir un agent qui avait œuvré au sein même d'une organisation adverse leur donnait accès à des connaissances non négligeables. De plus il avait raconté l'horreur de la guerre, la pression familiale, personne ne pouvait imaginer ce que c'était que de vivre avec Vous-Savez-Qui sous son toit, personne n'avait envié la position de sa famille, alors que la seule erreur de Drago avait finalement été d'aimer et de suivre ses parents et la famille dans laquelle il était né. Le jeune homme avait donc suivi, comme la majorité de sa génération, les trois ans réglementaires de la formation d'Auror, au côté bien entendu du trio d'or, accompagné de Neville Londubat, qui avait poursuivi brièvement la carrière avant de devenir professeur de Botanique à Poudlard, ce qui lui convenait beaucoup mieux, et de Seamus Finnigan. Trois années d'études, durant lesquelles il avait dû travailler sans relâche, trois fois plus que les autres, qu'il avait vécu comme des années de rachat auprès de la société, lui permirent de créer une entente cordiale jouant en sa faveur avec Harry et Ron. A la surprise de tous, tous trois formèrent une équipe expérimentée et particulièrement efficace, à laquelle participait Hermione, qui avait gagné en plus une érudition en justice magique tout à fait large et utile, l'amenant souvent à faire office d'agent de liaison auprès du MACUSA et autres ministères de la magie. Si les relations avec Harry et Ron s'étaient nettement améliorées, on ne pouvait en dire autant de celles avec Hermione Granger. Ils avaient conservé cette puérile habitude de s'appeler par leur nom de famille, de se jeter des noms d'oiseaux à la tête à longueur de journée allant même jusqu'à parfois couper court à toute tentative de négociation sur une affaire. Pour leur plus grand malheur ils étaient des agents de terrain hors pair et étaient donc contraints d'œuvrer ensembles sur un bon nombre d'affaires.

« Nous sommes le 04 août, quand a-t-il payé son loyer pour la dernière fois ?

- Ben c'est qu'il a pas payé cmois ci msieur, rétorqua le concierge, moi ça mregarde pas, mais la propriétaire, cpas une madame très compréhensive.

- son nom ?

- Catherine Price. »

Harry nota consciencieusement le nom.

« Vous avez remarqué un comportement étrange ces derniers temps ? Il avait des ennuis ?

- Pas quje sache. Il m'a seulement demandé de l'avertir si jamais jvoyais son frère, Elwood Berrycloth.

- Vous l'avez déjà vu ?

- Il est venu ici dans la semaine mais comme il répondait pas, je l'ai plus jamais revu.

- A-t-il dit quelque chose ?

- Seulement de prévenir son frère qu'il était passé, si jle voyais.

- On tourne en rond là… Merci, nous reviendrons vers vous si nous avons d'autres questions. Ron, Malefoy, on remballe et on rentre, quelqu'un a prévenu Hermione ?

- Elle est en mission, ça va la distraire, il vaut mieux qu'elle ne soit pas au courant Harry. Répondit le rouquin qui finissait de ramasser tout ce qu'il pouvait trouver d'utile à analyser.

- Elle ne supporterait pas qu'on résolve quelque chose sans elle, ricana Drago.

- D'abord on interroge la famille, puis les amis. Et on trouve le lien entre la marque, lui, et le tueur. »


*Istanbul, 11h30*

L'air qui soufflait sur Istanbul était chaud et sentait le Bosphore, détroit qui coupait la ville entre une partie européenne et une partie asiatique. Il s'engouffrait par la fenêtre ouverte d'une chambre d'auberge, dont les rideaux de voile orangés se soulevaient et laissait parfois entrevoir un couple affairé dans une discussion animée. La jeune femme relevait une cascade brune au sommet de son crane en un chignon à moitié défait et notait de temps à autres des phrases indéchiffrables sur un parchemin.

« Ok donc Seamus on a dit que toi tu me couvrais. Tu m'écoutes ?

- Hermione c'est de la folie, on se jette dans la gueule du loup là.

- tu proposes quoi ? Qu'on rentre, qu'on les laisse faire leur petite réunion pour qu'ils mettent à profit leurs plans, et qu'on voit ensuite aux informations qu'une explosion de gaz alors qu'il n'y avait aucune fuite a décimé la moitié des moldus devant une mosquée à l'entrée de la prière ? Que les aurors d'ici soient trop distraits par cette affaire pour qu'ils puissent continuer leur vendetta ? C'est hors de question. L'occasion est trop belle.

- T'es même pas certaine que ton informateur soit fiable. Et si tu te fais prendre ?

- c'est pour ça que toi tu assureras mes arrières.

- t'es malade, à deux contre un groupe adepte de magie noire ? »

Hermione soupira et leva les yeux au ciel. Oui son plan était truffé de défauts, mais elle avait appris que rien ne se passait jamais comme prévu, on ne pouvait pas anticiper le moindre détail, la moindre situation. Il fallait donc se laisser une marge de manœuvre. La plume qu'elle trempait de temps en temps dans un encrier posé en équilibre sur une pile de livre grattait le parchemin.

« Avec la cape d'invisibilité que j'ai empruntée à Harry, je doute que je sois repérée Seamus.

- Alors pourquoi tu fais un plan ? T'es pas certaine que ça marche ton truc c'est ça ?

- Parce qu'il faut être parée à toute éventualité.

- On ne nous a jamais dit qu'il fallait être suicidaire pendant la formation.

- Alors pourquoi tu m'as accompagnée ? Vas y, rentre, jte retiens pas.

- Tu sais très bien pourquoi, Harry et Ron ne voulaient pas te laisser partir seule, t'aurais préféré Malefoy ? »

Une moue dégoutée se peignit sur son visage, comme si une odeur désagréable venait d'apparaitre juste sous son nez.

« Certainement pas, pour l'entendre se plaindre toute la journée qu'il fait trop chaud, que la chambre de l'auberge est trop petite, la salle de bain pas éclairée, que ses cheveux, et ci et ça et le reste, et pour qu'il me prenne le chaudron…

- Là c'est toi qui me prends le chaudron.

- En parlant de chaudron, il nous reste du polynectar ?

- Tu sais très bien que t'en as pris assez pour le mois à venir.

- Je suis prévoyante ! Va vérifier s'il te plait. Lâcha-t-elle d'une voix autoritaire. »

Seamus s'exécuta de mauvaise grâce. Sa compagne était particulièrement désagréable et mal lunée ce matin. Il adorait partir sur le terrain, là n'était pas la question, mais il n'avait pas signé pour qu'Istanbul devienne une mission suicide. Elle était insupportable, à vérifier que le plan soit parfait pour ensuite lui rétorquer que les plans parfaits n'existaient pas de toute façon et qu'il devait accepter qu'il y ait des risques.

« Il nous reste quatre fioles.

- tu en prendras une au cas où. On n'est jamais trop prudent. On récapitule. Il faut qu'on parte ensemble de l'hôtel, je mettrais la cape immédiatement, tu m'ouvriras le chemin, il ne faudrait pas que quelqu'un ait des soupçons. Tu me lâcheras derrières la Mosquée Bleue. Je rentrerais dans la petite sainte Sophie en même temps que les touristes, il faut donc que j'y sois en avance. La Mosquée fermera forcément lors de leur petite réunion. J'ai déjà étudié les lieux ce matin, on peut monter à l'étage de la Mosquée. De là, personne ne me verra. Je lancerai également assurdiato, je suis généralement silencieuse mais je préfère assurer mes arrières. On n'est jamais trop prudent, répéta-t-elle.

- Tu sais ce sont des sorciers, ils connaissent hominum revelio.

- Merci Merlin, la cape d'invisibilité d'Harry est indétectable et impénétrable quels que soient les sorts qu'on lui jette. On a espionné tout Poudlard comme ça, elle lui lança un regard suggestif et un sourire mesquin, et on a TOUT vu.

- Concentre-toi sur ton plan !

- On a récupéré un cheveu d'une turque hier, j'ai repéré un salon de thé juste en face de la Mosquée, heureusement que j'ai prévu le polynectar, tu te placeras là et tu commanderas un repas, après tous les turcs mangent plutôt tard. Si ça tourne mal pour toi, si tu trouves qu'il y a quelque chose de suspect, préviens-moi, t'as bien pris le galion de l'AD avec toi ?

- Ouai, et toi ?

- Moi je rentre, j'écoute, et je ressors.

- ça a l'air trop simple comme ça Hermione… Ton informateur a lâché les infos beaucoup trop facilement, je te dis qu'il y a un strangulo sous l'algue…

- C'est pour ça que tu m'accompagnes. Et c'est pour ça que j'ai prévu les leurres explosives pour toi. Si j'ai un problème tu sentiras le galion chauffer dans ta poche. Et tu feras diversion dehors. Cela fera assez de vacarme et de dégât dans le restaurant pour ameuter tout le voisinage. Et moi j'ai emprunté ça à George, elle brandit sous son nez un petit sachet renfermant une poudre noire, Poudre d'obscurité instantanée du Pérou. Il me suffira de la jeter si je dois disparaitre facilement.

- Si tu le dis… J'imagine que je n'ai pas le choix.

- Bien vu Sherlock. »

Le croquis qu'Hermione avait réalisé de la petite Sainte Sophie et du quartier n'était pas particulièrement réussi d'un point de vue esthétique mais suffisait largement pour visualiser leur plan. Elle avait en dessous dressé une liste exhaustive de tout ce qu'ils ne devaient pas oublier, rien n'était laissé de côté. Dans quelques heures ils partiraient et se sépareraient.