Bonjour, je poste un nouveau chapitre, je sais que j'ai été un peu longue, c'est pourquoi je réserve une petite surprise : je poste à la fin de celui ci un avant goût du prochain : un petit extrait rien que pour vous. Egalement, un prochain chapitre arrivera sous peu, voire même très rapidement, pour me faire pardonner du délais un peu longuet de celui ci !
J'attends encore vos avis, et remercie les deux reviews que j'ai pu avoir pour le prologue et le chapitre 1.
Concernant celui ci, il y a un petit peu plus d'action, vous l'avez sûrement compris, je suis plus douée pour décrire que pour agir, donc j'espère que vous ne serez pas déçus, c'est pourquoi je vous demande aussi un petit retour sur ce chapitre II, n'importe quoi, concernant les personnages, l'action, ce qui vous plait, et peut être surtout ce qui selon vous est à améliorer (dans la mesure du possible) !
Je poste également ici la réponse aux deux reviews précédentes :
Felixfelicis87 : Coucou, merci beaucoup pour ton retour, une première review, ça me fait vraiment chaud au cœur ! j'avais un peu peur que les descriptions rendent mon récit un peu lourd, mais elles ont eu l'effet attendu, j'aime me dire que mes lecteurs peuvent vraiment s'imaginer et se plonger dans le décors, mais j'espère réussir aussi à mettre en place une jolie action. Tu as tout a fait compris, c'est bien une dramione (même si au début c'est un peu difficile de se concentrer uniquement sur un couple parce que les premiers chapitres me permettent surtout de planter le décors et l'intrigue), mélangée à une histoire de crime (je suis en pleine série policière et j'avoue que ça nourrit mon imagination), je suis en train d'écrire les chapitres suivants, je vais essayer d'être régulière et de mettre à jour mon histoire assez souvent, j'espère vivement que la suite te plaira et te donnera envie de suivre l'histoire ! à très bientôt !
RowenaMortentia : Bonjour, je te remercie pour ta review ! Oui, j'ai vraiment hâte qu'Hermione et Drago fassent des étincelles (mais ce n'est pas pour tout de suite, il va falloir attendre encore un ou deux chapitre, j'aime faire durer le suspens !) et concernant Ginny et Harry, pour l'instant l'intrigue se met petit à petit en place, mais j'ai hâte de me consacrer un peu à ce couple aussi, et de tous les réunir, mais pour l'instant il faut sauver Hermione. A bientôt pour la suite !
*Istanbul, 18h03*
Ils se préparaient silencieusement. Le cœur d'Hermione bâtait dans sa poitrine comme avant chaque opération, l'adrénaline courait doucement mais sûrement dans ses veines. Elle avait pris une douche, un repas solide, ses cheveux étaient réunis dans une queue de cheval stricte de manière à ce qu'elle ne soit pas gênée. Elle avait revêtu un simple pantalon de toile, ni trop ajuté, ni trop ample, resserré aux chevilles et agrémenté de multiples poches. Autours de la cuisse un petit couteau tenait enserré dans une ceinture miniature, un élastique à la taille retenait également sa baguette magique. Dans l'une des poches elle avait glissé le petit pochon hermétique de Poudre d'Obscurité instantanée du Pérou. Un simple débardeur lui permettait d'effectuer des mouvements sans contrainte. Tout était calculé pour qu'elle soit le plus libre possible. Dans son sac à dos elle avait miniaturisé une bouteille d'eau, une flasque de polynectar, de l'essence de dictame, du veritasérum, ainsi que la cape d'invisibilité. Seamus la regardait faire, il connaissait par cœur ce regard déterminé, cette coiffure rigoureuse, cette tenue si caractéristique d'une Hermione qui partait sans savoir si elle reviendrait. Il s'était préparé de la même manière. Rien n'était laissé au hasard, leurs affaires étaient bouclées et reposaient dans un coin de la chambre de l'auberge. Hermione s'étirait comme un chat, les bras levés au-dessus de la tête, des muscles saillants se contractaient dans son dos. La température avait légèrement diminué en ce début de soirée, ce qui était tout de même plus agréable pour effectuer une mission, tout en leur permettant de chauffer leurs articulations, il n'y avait rien de pire que de courir lorsqu'ils étaient complètement froids, c'était le meilleur moyen de se rompre le cou. S'ils avaient une endurance physique avantageuse, ils n'étaient pas les seuls et savaient que ceux qu'ils avaient en face pouvaient également être gâtés par la nature ou sacrément bien entrainés.
« On y va »
Comme prévu, Seamus avait quitté l'auberge accompagné d'Hermione sous la cape d'invisibilité, et étaient sorti du quartier sorcier d'Istanbul. Ils s'étaient séparés devant Sainte Sophie. Seamus s'isola dans une ruelle plus calme à l'abris des regards curieux, et mis la mèche de cheveux dans la mixture verdâtre qui prit une teinte bleu canard. Quelques minutes plus tard c'était une femme âgée de la quarantaine, dont les longs cheveux bruns étaient ramenés en un chignon couvert d'un voile noir lui encadrant le visage, qui s'enfonçait dans la populace. Un lourd maquillage noir ourlait ses yeux, le reste de son visage était fin et pâle. Elle n'était pas très grande, et des hanches généreuses étaient suggérés par sa tenue sobre. Impossible de deviner que dans ce corps se tenait un sorcier prêt à dégainer un bout de bois au moindre signe douteux. Comme le lui avait indiqué Hermione sur le plan qu'elle avait esquissé, il y avait bien un petit restaurant sur une placette dont la vue donnait sur les jardins entourant une petite mosquée de briques roses. Ce devait être le lieu de rendez-vous. La terrasse n'était pas grande, une carte était disposée à l'entrée, Seamus la consulta puis un serveur se précipita en lui montrant une table vide à l'intérieur de la salle climatisée. Il secoua la tête, précisant en anglais qu'il préférait être dehors, le serveur haussa les épaules, sûrement une touriste. Le jeune auror s'assit donc face à la vue, commanda une salade turque, c'était un mélange de poivrons, tomates, piments et menthe hachés menus, recouvert d'un filet d'huile d'olive, accompagnée d'une gözleme, ces fameuses galettes turques fourrées aux épinards, au fromage ou à la pomme de terre. Hermione était certainement déjà à l'intérieur du bâtiment. Il était très attentif, sentant le gallion qui reposait lourdement au fond de sa poche droite, et les leurres explosives au fond de sa poche gauche. Il aimait rarement faire de l'observation. Actuellement il considérait que cela se résumait à patienter devant un bon repas à l'entrée d'une attraction touristique, sous le soleil couchant de Turquie. Si tout se déroulait selon les plans de sa coéquipière, sa planque n'aura été qu'une simple soirée peu productive. Il préférait le terrain tout autant que sa collègue.
Rien ne le destinait à une carrière d'auror. Elève moyen durant sa scolarité, réputé pour sa capacité à faire exploser tout ce qui passait sous son nez, d'une pauvre plume en sortilège qu'il devait simplement faire voler, à un veracrasse à nourrir en cours de soin de créatures magiques, il amusait souvent la galerie, récoltait des notes acceptables, n'était ni un élève impertinent ni un élève modèle. Il n'était bon en défense contre les forces du mal, que lorsque le professeur était compétent, ce qui, durant ses années à Poudlard, avait été un challenge pour le directeur. Il avait également refusé de croire au retour du Mage Noir en cinquième année. Pourtant, lorsqu'il a eu 17 ans, il fut l'un des premiers aux côtés de Neville, Ginny, à s'opposer et organiser une résistance au sein du château. Il s'était même distingué par ses prouesses en pyrotechnie pour semer la pagaille parmi les élèves, et durant la bataille finale, et avait sauvé le trio d'or des Détraqueurs avec Luna et Ernie MacMillan. Après mure réflexion, et poussé par Neville, il avait accepté de s'engager dans la formation d'auror, pour ne plus quitter ce métier qui à présent le collait à la peau, et prenait même le pas sur sa vie sentimentale. Seamus avait eu quelques expériences avec les filles à l'école, comme certains de ses camarades Gryffondor à partir de sa cinquième année, mais aucune n'avait durée. Il avait même été intéressé par Ginny Weasley à une époque, elle était très jolie, plaisait aux garçons, mais Dean Thomas l'avait devancé, puis Harry Potter avait gagné le cœur de la jolie rousse, Ginny était donc restée une bonne amie, qu'il avait plaisir à voir lors de réunions au Square et de repas entre amis qui étaient tout de même assez fréquents. Seamus n'avait plus cherché à fréquenter durablement d'autres petites amies potentielles, seulement durant quelques jours, elles finissaient généralement par l'envoyer balader, agacées de le voir se lever au beau milieu de la nuit lorsque la brigade l'appelait, pour ne revenir qu'après deux ou trois jours d'absence sans donner un seul signe de vie. Ce n'était toujours pas un bourreau de travail, mais il adorait l'adrénaline qui l'animait lorsqu'il terminait une affaire et coinçait le suspect. C'était toujours un garçon aussi gentil, un peu impulsif, parfois maladroit, dont les paroles dépassaient de temps à autre la pensée, mais qui finissait toujours par reconnaitre ses torts, comme lorsqu'il s'était excusé auprès d'Harry après l'avoir traité de menteur lorsque celui-ci affirmait le retour de Voldemort. Sa relation avec Hermione était la même qu'avec Harry et Ron. C'était une très bonne amie avec laquelle il partageait des souvenirs d'étudiants Gryffondor, ancien membre de l'Armée de Dumbledore. Dean était son meilleur ami, en compagnie de Ron, de Neville et d'Harry, tous camarade de dortoir, il avait donc conservé ses amis de jeunesse, et travaillait avec la plupart d'entre eux avec plaisir. La formation d'auror l'avait fait grandir, mais il n'avait pas perdu cette capacité à faire sauter quelque chose un peu partout où il allait, ce qui était bien sûr une faculté très utile et exploitée pour élaborer des plans. Quant à Malefoy, l'entente était cordiale, il avait découvert un gars agréable aux soirées, quelqu'un avec qui partager des joutes verbales, une bière au beurre à la fin du travail, mais n'aimait pas vraiment partir en mission avec lui. Face à un Seamus à la stratégie un peu brute de décoffrage, Malefoy agissait tout en classe, en finesse, faire péter pour faire le ménage ? Très peu pour lui, rien de mieux qu'on bon nettoyage traditionnel à la baguette pour effacer toutes traces et envoyer de pseudos mages noir à Askaban. Mais en dehors de ça, une bonne entente masculine liait tous les gars de l'équipe, Seamus et Malefoy compris, au grand désarroi d'Hermione Granger et des petites amies respectives des concernés.
Hermione avait pénétré dans l'ancienne église transformée en mosquée recouverte de la cape d'invisibilité qu'elle avait emprunté à Harry, en même temps que le dernier groupe de touristes, il était 19h, bientôt les lieux seraient fermés aux visiteurs et elle n'aurait plus qu'à attendre. Elle en profita pour observer le cadre de sa nouvelle planque de la soirée. Le moelleux tapis bleu pâle donnait à la grande pièce une atmosphère paisible. On sentait le vieux parchemin, mêlé à une odeur de pieds qui n'était pas particulièrement agréable mais pas surprenante non plus, les fidèles ne pouvaient pas entrer chaussés dans le lieu de culte. Les murs étaient blancs, la partie centrale cerclée de piliers de marbre, dont les chapiteaux étaient décorés d'arabesques à la romaine rappelant l'époque byzantine. Autours, de petits renfoncements abritant des bibliothèques meublées de livres aux reliures de cuir craquelées, offraient des espaces confortables pour lire et étudier. La lumière dans la mosquée était claire du fait des murs crémeux, ornés de mosaïques et de fresques bleues, l'atmosphère était chaude, feutrée, pieuse, mais interrompue par les rires discrets d'enfants jouant dans les pieds d'un parent en pleine prière. L'endroit était plein de vie et si paisible, nul besoin d'être musulman, chrétien, juif ou même croyant, pour ressentir l'harmonie qui bénissait la pièce. Hermione n'avait pas le droit de se rendre au milieu près du minbar embelli par les feuillages entrelacés d'or et les lignes courbes azurées, bien qu'invisible elle n'osa pas transgresser la tradition, et resta légèrement en retrait, tournant, elle distingua un escalier qui menait à un couloir surplombant le rez-de-chaussée, accessible par une petite porte en bois fermée. Peut être que ceux qu'elle devait écouter étaient déjà là, mêlés à ces visiteurs ? Elle s'accroupit dans un coin de la mosquée, veillant à ne pas laisser dépasser le bout de ses souliers de la cape d'invisibilité.
Cela faisait quasiment trois heures qu'elle attendait. Elle avait à présent étudié en détails les ornements du plafond, la poussière de la moquette, les visiteurs qui s'étaient succédés. Elle s'était passionnée pour le soleil qui avait chuté progressivement à l'horizon, par le moindre bruit, la moindre odeur, tous ses sens en alerte. Elle n'avait toujours pas bougé, quelques fourmis s'agitaient dans ses pieds, elle avait soif, mais n'osait pas boire de peur d'avoir envie d'aller aux toilettes. Elle avait pensé à mille et une chose, à Harry et Ginny, à Ron, à Malefoy, à Poudlard, à ses parents, à nouveau à Malefoy, aux sortilèges, à son chat, son appartement qu'elle avait envie de retrouver, ce qu'elle aurait envie de manger ce soir, à Seamus qui devait se remplir la panse tout en râlant d'être resté à l'arrière, à l'enquête, aux indices qu'elle espérait trouver… Ses oreilles auraient pu fumer, c'était un moyen de tuer le temps. La mosquée avait fini par se vider de touristes, quelques fidèles avaient circulé, puis le silence était revenu. Jusqu'à 22 heures 15, comme l'avait précisé son contact. Hermione tendit l'oreille, le souffle coupé, des voix quasiment toutes masculines s'élevaient derrière la porte massive d'ébène de l'entrée de la Mosquée, qui s'ouvrit, elle était à présent captivée.
26 silhouettes sombres pénétrèrent deux par deux dans l'entrée, prirent soin d'enlever leurs sandales puis s'installèrent en tailleurs au centre de la pièce. Personne ne soupçonnait sa présence pour l'instant. Elle s'avança légèrement de façon à tous les avoir en visuel, néanmoins, elle ne pouvait voir qu'une partie des visages de ce cercle. Leurs robes de sorcier étaient toutes semblables, d'un vert très sombre, un serpent d'argent fermant la cape, ce qui éveilla les soupçons de la discrète auror. De ce qu'elle voyait, il n'y avait que trois femmes admises dans le groupe. L'une d'entre elle prit la parole la première. Son long visage pâle, encadré par une épaisse chevelure brune dont les boucles savamment roulées reposaient sur ses épaules, était envahi par deux grandes prunelles bleues soulignées de khôl noir. Ses traits étaient fins, d'une pureté saisissante, ses pommettes étaient hautes, son nez droit, ses lèvres étaient presque laiteuses, comme si le sang ne circulait pas sous cette peau si blanche. Elle avait ce qu'Hermione appelait la beauté caractéristique des sangs purs, ce qui ne laissait pas de place au doute quant à ces origines. Hermione lui donnait environ une trentaine d'année. Sa voix froide était teintée d'un petit accent slave. Cet air, ce teint diaphane, ce facies tout en longueur, n'était pas sans rappeler quelqu'un à la Gryffondor, sans pour autant qu'elle n'associe un nom et une physionomie à la jeune femme. Une froideur sans pareille se dégageait de cette sorcière, elle semblait être à la tête des opérations, les autres l'écoutaient avec respect, buvaient même de ces paroles.
« Je suis ravie de voir que nous sommes au complet ce soir. »
26, ils n'étaient que 26 dans l'organisation ? Hermione fronça les sourcils, c'était impossible. Ils ne cherchaient pas qu'un groupe, non ils en cherchaient plusieurs, une bonne douzaine de divisions d'environ une dizaine de membres éparpillés aux quatre coins du globe ! Et ce soir elle était sensée n'avoir sous les yeux que ceux réfugiés à Istanbul.
« New York au rapport.
- Les agents du MACUSA sont soupçonneux, ils ignorent qui, quand, où et comment mais ils collaborent avec votre Ministère de la Magie et le Ministère de la Magie français. Je sais que l'auror Hermione Granger fait office d'agent de liaison entre les trois ministères.
- Hermione Granger fait partie de l'unité d'Harry Potter, précisa Londres, unité qu'il faut surveiller, s'ils ont des soupçons c'est eux qu'ils mettront sur l'affaire, Ronald Weasley et Drago Malefoy sont avec eux. »
Hermione frémit. « Bien vu… » pensa-t-elle. Ils devraient être plus prudent à l'avenir, mais pas se cacher afin de les laisser venir à eux, pour mieux les cueillir. Le fameux New York se tenait de profil. Un charisme sans pareil se dégageait de sa personne, qui semblait obtenir ce qu'il souhaitait d'un claquement de doigt, probablement à cause de son regard persuasif. Sans être un adonis à proprement parler, il avait tout de même un physique appréciable, ses cheveux châtains ondulaient sur son crâne, et retombaient sur son front, au-dessus de deux iris noisette. Une barbe de trois jours à la coupe parfaitement étudiée laissait entrevoir des lèvres pulpeuses et une rangée de dents droites. Tout mouvement était fait avec classe. Ténébreux, séduisant, il avait tout du riche manipulateur arrogant. Hermione essayait de se focaliser sur New York et de mémoriser le détail près de ses traits pour restituer à ses collègues un souvenir fidèle et utilisable. Il était accompagné d'un jeune de quelques années de moins, qui se faisait plus discret mais ne perdait pas une miette de ce qu'il se racontait.
« Séoul, Mogadiscio, où en êtes-vous des opérations ?
- A vrai dire Londres, je tâte le terrain, vous n'êtes pas sans savoir que les sorciers coréens sont peu bavards, et sont extrêmement bien cachés, la situation politique du pays est si complexe chez les moldus, qu'un pas de travers pourrait être fatal à toute notre communauté. Il est difficile de faire confiance, et de rallier des fidèles à notre cause.
- Accélérez Séoul, je ne supporterai pas d'en savoir un à la traine, passez à la vitesse supérieure, ou bien nous changerons vite notre accord je vous le garantis. La voix de Londres était dénuée de toute émotion. Mogadiscio ?
- C'est en bonne voie. Les Somaliens sont réceptifs au message que nous leur passons, les né-moldus et descendants de né-moldus sont nombreux et les Sang-Purs ont l'ambition de construire une société sorcière la plus pure possible, il sera facile de les compter parmi nous au moment venu.
- Mogadiscio nous vous laissons donc le champ libre. Séoul sera parmi nos priorités, les sorciers coréens sont très en avance sur nous, nous avons besoin de leur progrès et pas de les avoir contre nous. Il faut la jouer finement on ne peut pas proposer à n'importe qui ! Les autres, au rapport.
- Rome est sous contrôle bientôt la cité du Vatican tombera.
- A mon feu vert, que tout soit prêt, nous attendrons encore un peu. Rome vous êtes un véritable fidèle j'ai confiance en vous. » Londres posa la main sur le bras de l'homme assis à sa droite
Hermione nota alors que tous portaient le nom de la ville dans laquelle ils oeuvraient. Il lui serait donc impossible de connaitre leurs identités. Ce court échange lui confirmait qu'ils se cachaient à Londres, Paris et New York, et qu'elle devrait donc renforcer la coopération magique avec ces trois ministères. Séoul, Mogadiscio, Rome… Rome lui rappelait également quelqu'un, cette voix grave, cet accent italien, cette peau mate, et ces cheveux si courts… Elle le distinguait de loin, assez pour se faire une vague idée de ses traits, assez pour qu'un visage s'impose dans son esprit. Ses yeux s'écarquillèrent, elle retint un hoquet de surprise, le hoquet de trop. L'assemblée se tut, Londres intima le silence et l'immobilité d'un regard.
« Il y a quelqu'un. »
Sa voix claqua dans l'air, Hermione se raidit, un frisson glacial couru le long de sa colonne, sa respiration se coupa. Ils ne pouvaient pas la voir, ni lui jeter un sort, la cape d'invisibilité était une protection infaillible. Pourtant, dans cette petite mosquée de pierre rose, l'angoisse lui tordait les entrailles, la sueur gouttait sur son front.
« Tu sens cette odeur ? » Londres susurrait, en sondant la pièce du regard, s'adressant à l'intrut qui avait surpris leur réunion…
« Chérie, c'est l'indescriptible parfum de la peur, montre-toi ! »
Hermione comprit, à ce moment précis, qu'elle était foutue, et que la carte à jouer était celle de l'effet de surprise, dont elle pourrait profiter pour sauver sa peau. Machinalement elle tourna et retourna dans sa poche le gallion d'or, appuyant dessus, releva une jambe de son pantalon, saisit le petit canife accrochés à sa cuisse, puis se découvrit, la cape glissa le long de son corps en un éclair d'argent, serrant sa baguette dans la main. Soudain la pièce fut plongée dans le noir complet. Hermione attrapa la cape, sans la fourrer dans son sac à dos, et décampa sans demander son reste. La porte de sortie était à une dizaine de mètres, elle n'avait que quelques pas à faire à tâton, la chaleur d'un sort lui frôla la joue, les bruissements de robe tournaient tout autours d'elle, elle distingua deux corps s'entrechoquant suivi du bruit mat de la chute sur le tapis. Subitement une main s'enroula autours de sa cheville et tira d'un coup sec, le contact avec le sol fut rude, elle se débâtit, la poigne était trop forte on la trainait en arrière.
« Stupéfix ! »
Elle lançait des sorts à l'aveuglette.
« Impedimenta »
Ignorant à chaque fois si elle avait atteint sa cible. Un coup de pied bien placé suivi d'un cri de douleur, la prise autours de sa cheville se desserra, elle en profitait pour se redresser, regardant tout autours d'elle, la poudre d'obscurité instantanée ne se dissipait pas. « Expéliarmus », un long bout de bois cogna ses doigts, elle le rattrapa adroitement, signe que son sort informulé avait été efficace.
« Ca venait de là ! »
Le rayon rouge l'avait trahie. Un bras surgit à côté d'elle et gifla sa joue, elle se baissa, cherchant à éviter celui qui la cherchait, son couteau rencontra un obstacle, elle le planta. Un autre la saisi par la taille et la bâillonna, elle mordit. Secouée en tout sens il lui était impossible de retrouver son orientation, elle ne savait plus où se trouvait la sortie. « Stupéfix, stupéfix, croque-cheville, stupéfix. » Il lui était impossible de visualiser la situation, la scène, ils étaient 26, contre une, et elle ne comptait que sur le noir pour se faufiler, sur les sortilèges informulés pour qu'ils n'entendent pas sa voix, elle avait lâché la cape d'invisibilité dans la cohue.
« Difindo ! » Une vive douleur traversa son épaule, entaillée par le sortilège, son haut s'humidifia rapidement, elle serra les dents. On s'empara de ses cheveux, on accrocha sa gorge, on faucha ses jambes, son corps se souleva et se fracassa une nouvelle fois sur le sol. Elle happa une jambe qui passait, l'emporta, une masse s'écrasa à côté d'elle. Elle aurait voulu transplaner mais trop de doigts s'accrochaient à elle, la griffaient. L'air se faisait lourd, elle avait l'impression d'étouffer, de s'essouffler. On la bâillonna, elle mordit profondément. La transpiration collait, mélangé au sang poisseux le long de son bras. Elle multipliait les sorts. Enfin sa paume rencontra une surface dure, de bois, branlante, la lumière du jour filtra petit à petit, elle poussa, la porte s'entrouvrit, l'air froid lui fouetta le visage, elle posa le pied, prête à transplaner, sans une seconde d'hésitation.
« Confringo ! »
La porte explosa, Hermione roula à terre, se couvrant la tête de ses bras. Une multitude de débris de bois et de pierre se plantaient tout autour d'elle, l'explosion avait été forte, liquide chaud coula de son oreille, qui émettait un douloureux sifflement. Une paire de muscle enserra sa taille, elle était couverte de poussière, arracha sa baguette, la souleva et transplana, tandis qu'elle tapait ce torse de ses poings, de toutes ses forces, griffait, mordait.
« Silencio ! »
Elle ouvrit et referma la bouche, aucun son ne sortait, elle serra les dents de rage. Une gifle la désorienta quelques secondes, puis se fut le noir complet. Elle ne se réveilla que quelques heures plus tard, pieds et mains liés par un fil invisible, sans baguette, une vilaine entaille suintait sur son épaule. Hermione pressenti que les heures à venir seraient longues. Ses yeux balayaient l'espace, à la recherche d'un plan, d'une issue, malheureusement, la pièce était vide, à l'exception de la chaise sur laquelle elle était assise, et d'une fenêtre en hauteur donnant sur la rue, signe qu'ils étaient dans un sous-sol.
*Londres, 21h30*
Ronald se pencha un peu plus sur le parchemin qu'il étudiait. Face à lui Harry écrivait à toute vitesse, il en trouerait presque le parchemin, sur un troisième bureau, Drago alignait les photos et cherchait ce qui avait pu leur échapper. D'autres bureaux meublaient la pièce, étaient résolument désertés et extrêmement bien rangés. Une fine pellicule de poussière signalait que leurs occupants ne s'y étaient pas assis depuis plusieurs jours. L'un d'entre eux avait cependant les tiroirs grands ouverts, et vidés de leur contenu.
« Des nouvelles du frère ? »
Drago tourna la tête et regarda Ron, suspicieux.
« Attendez, vous trouvez pas ça bizarre qu'un frère dont nous ne connaissons même pas l'existence, dont il n'y a aucune photo au travail, débarque bizarrement la semaine où Mordecaï est assassiné ? »
- Pourquoi quelqu'un assassinerait un propre membre de sa famille ? Encore dans les familles de sang pur, durant la guerre… c'était courant chez les Blacks mais…
- Justement Malefoy, Mordecaï avait la marque des ténèbres…
- On a jamais entendu parler d'un Berrycloth chez les mangemorts.
- Ils te considèrent comme un traitre je vois mal comment tu pourrais être au courant de ce qui se dit ou non chez les anciens mangemorts. Je pense qu'on devrait commencer par chercher ce Elwood Berrycloth. Je lance un avis de recherche.
- Et la marque des ténèbres ?
- Il y a trop de coïncidences, des groupes de pseudo-mangemorts, un auror mort, de l'unité d'Harry, la marque des ténèbres, ça sent pas bon pour nous…
- T'as raison, les deux affaires sont liées…
- D'accord mais pourquoi ils iraient assassiner un auror, et signeraient le corps ? Ca n'a pas de sens…
- Ils savent qu'Hermione travaille sur eux… Et jte parie que c'est un avertissement pour nous…
- On ne sait même pas qui ils sont.
- Oui, mais eux savent parfaitement qui on est… Est-ce que Mordecaï avait un lien direct avec eux, j'en sais rien, mais nos têtes valent de l'or pour eux, qu'on travaille ou pas sur l'affaire, nous sommes leurs cibles, un traitre, et trois héros de guerre…
- Attendons qu'Hermione revienne, elle aura peut-être des informations qui feront avancer l'enquête, en attendons, trouvons son frère, on l'interrogera. »
Un crac sonore les fit sursauter. Sous leurs yeux se matérialisa un Seamus couvert de sueur, le souffle court, une large plaie décorant son arcade sourcilière.
« Seamus ?
- Que s'est-il passé ?
- Ou est Hermione ? »
L'interrogation se peignit sur leur visage. Seamus et Hermione ne devaient pas rentrer avant le lendemain, il était 21h30 à Londres, 23h30 à Istanbul. Le souffle court, le regard hagard, une main sur le front pour stopper l'hémorragie, il se laissa tomber sur le fauteuil le plus proche, pour essayer de reprendre ses esprits.
« Hermione a disparu. »
EXTRAITS DU CHAPITRE PROCHAIN !
La tête d'Hermione parti violemment en arrière. Un liquide chaud se répandit sur son menton, elle le cracha et réprima un haut le cœur. Le gout âpre du sang l'avait toujours dégoutée.
« Parlez moi de la brigade des Aurors ! »
[…]
Elle savait qu'Harry et Ron étaient en route. Peut être que même Drago les accompagnait ? Impossible, ils se détestaient, il s'en fichait qu'elle se fourre dans les ennuis, peut être même qu'il avait averti ses collègues. Le visage de ce petit blond peroxydé s'imposa dans son esprit.
[…]
Un rayon toucha la jeune femme en pleine poitrine, la chaise se renversa sous le choc, un cri strident à réveiller un mort se répercuta sur toutes les surfaces de la pièce
[…]
Aucune larme ne venait, aucune boule ne lui enserrait la gorge, la rage lui bouffait le ventre et une lueur folle dansait dans ses prunelles dorées, elle ne partirait jamais sans lutter, même si elle venait de se pisser dessus à bout de force et sombrant dans un pathétisme qui briserait même jusqu'au cœur froid de Drago Malefoy.
