Bonjour à tous,

Voici un nouveau chapitre, qui a été un peu plus long que les autres à venir, j'espère que cela ne vous empêchera pas pour autant de l'apprécier !

Tout d'abord je voudrais vous remercier pour vos review qui me font chaud au cœur et qui me permettent aussi de m'améliorer.

J'ai quelques petites questions à ce sujet :

Tout d'abord je voudrais savoir si l'intrigue ne vous semble pas trop tirée par les cheveux, si vous voyez que certains éléments manquent de logique, n'hésitez pas à me le signaler pour que je puisse éventuellement me rattraper dans les chapitres suivants si ce n'est pas déjà prévu.

Ensuite, concernant l'écriture en elle-même je voudrais avoir votre avis sur la qualité des dialogues, j'avoue que j'ai parfois du mal à les écrire, j'essaie à la fois d'être fidèle aux personnages, et de coller à mon histoire. Idem concernant les actions, je pense notamment au chapitre 3 lorsqu'Hermione disparait et à ce chapitre ci qui raconte l'intervention du petit groupe comme vous allez le lire, je voulais savoir si cela n'est pas trop ennuyant, trop plat, si c'est également cohérent, bref, si ça rempli les critères attendus par les lecteurs dans un récit d'action et d'aventure !

Sinon, je vous laisse à votre lecture, en espérant que cela vous plaira toujours autant !

Bonne après-midi,

Cha !


Réponse aux reviews !

Futilement moi : Coucou ! Je me rends compte que je ne suis tellement pas régulière dans les publications, par exemple ce chapitre arrive plus tardivement que les précédents, mais j'espère que cela le rend aussi meilleur que les autres. Pour Hydra Dolohov, j'avoue que j'attache énormément d'importance aux prénoms des personnages, pour que cela se rapproche au maximum du monde créé par JK Rowling. Par exemple Mordecaï Berrycloth est un véritable auror qui exerce lorsqu'Harry est à la tête du département, donc j'ai décidé de le faire entrer un peu dans l'histoire. Quant à Hydra, et bien j'ai regardé un peu tous les prénoms des mangemorts et des sangs purs et il se trouve que tous les membres de la famille Malefoy ont un prénom tiré de la mythologie et des constellations, je me suis donc plongée dedans pour essayer de trouver un prénom qui collerait au personnage et j'avoue que je suis contente de moi, je suis donc ravie que tu approuves ! Pour l'opération, je te laisse tout découvrir dans ce chapitre, le plan étant conçu par Harry et Ron, deux Gryffondors courageux dans l'âme, Drago, un Serpentard rusé et malin, et une Ginny très téméraire, il y aura donc un peu de tout !

A bientôt !

40 : Coucou ! Ce chapitre a été un peu plus long à venir, j'espère donc qu'il en vaudra la peine ! Je suis contente que cela te plaise, j'espère que ce chapitre sera à la hauteur en terme d'aventure, et d'action ! Bonne lecture, Charlotte.

RowenaMortentia : Coucou, Concernant ta review du chapitre 3, peut être bien, ou peut être pas, je ne vais pas te révéler qui est cette personne pour préserver un petit effet de surprise ! en tout cas j'espère que cela te plaira ! Concernant le chapitre 5, je suis ravie de n'avoir que des avis positifs concernant la réaction de Drago, et j'espère que ce chapitre suivant fera toujours l'unanimité, de l'action, de l'aventure, des Gryffondor et un Serpentard, je te laisse savourer la suite, qui a été un peu longue à venir c'est vrai, je ne suis pas très régulière pour ça…

Bonne lecture !

Claire : Je suis ravie que tu aimes mon début de fiction, j'espère que l'intrigue te convaincra toujours avec ce chapitre ! Bonne lecture, Charlotte.


Hermione releva soudainement la tête, comprenant enfin ce qui la taraudait depuis que Malefoy était arrivé quelques heures plus tôt.

« Attends Malefoy… Si les autres sont là, et vont débarquer… Comment se fait-il que toi, tu sois ici ?

- Granger je ne vais pas te dévoiler le plan.

- Donc vous avez un plan.

- Généralement c'est quelque chose qui se fait dans ce genre de situation oui, je sais bien que les Gryffondors sont étrangers à ce concept, ce qui explique probablement toutes les galères foireuses que vous avez eu à Poudlard, et même après.

- Nous avons toujours un plan ! C'est juste qu'on ne s'encombre pas à peaufiner les détails parce que de toute façon on finit toujours par improviser ! Malefoy je ne vais quand même pas t'apprendre ton travail, mais on définit toujours un plan dans les grandes lignes, on ne peut jamais savoir comment ça va tourner parce qu'il faut toujours compter sur une part d'imprévisible. »

Elle avait récité cela sans respirer, d'une traite. Il ricana.

« C'est bien Miss-Je-Sais-Tout je vois que tu te rappelles de nos cours de 1ere année de formation, garde ça bien précieusement dans un coin de ta tête je suis sûre que ça nous sauvera la vie, tu pourras m'expliquer ça en détail quand je t'aurai sauvé la vie ?

- C'est super tu m'as bien aidée jusque-là, te faire attraper et perdre ta baguette c'était stratégique ?

- Amochée comme t'es je vois mal comment tu peux sortir toute seule de cette cave.

- Sauf que j'ai pas besoin de ton aide.

- Granger pour une fois ça t'écorcherait la bouche de simplement dire merci ?

- Je suis sûre qu'Harry et Ron ont dû insister pour que tu viennes ! »

On sentait planer l'ombre d'une nouvelle dispute entre eux, comme ils en avaient si souvent l'habitude, si le reste de leur petit groupe ne se dépêchait pas ils allaient s'étriper eux même, quoi que leurs ravisseurs exaspérés les mettraient sûrement dehors, ils avaient le don d'agacer tout leur entourage dès qu'ils se mettaient à se lancer des noms d'oiseaux à la tête.

« Ça suffit, fermez là ! »

Cette voix forte coupa court à la querelle, Hermione et Drago sursautèrent, elle pâlit doucement, seulement on ne pouvait plus le voir sous la couche de saleté qui collait sa peau. La porte claqua dans leur dos, l'homme tournait autours des deux chaises, puis en ramena une troisième qu'il appuya contre le mur en s'asseyant dessus.

« Hermione Granger et Drago Malefoy… jolie prise… Malefoy j'ai cru comprendre que quelqu'un avait quelque chose à régler avec toi… Comment un petit toutou du Seigneur des Ténèbres s'est retrouvé dans l'unité d'Harry Potter… »

Il faisait tourner sa baguette entre ses longs doigts d'un air ennuyé.

« C'est dommage je me serais bien occupé de toi. Regarde j'ai fait des merveilles avec Granger. Mais bon chacun son tour, tout le monde a le droit de s'amuser un peu. Parle-moi un peu de toi… Comment va ta petite amie ?

- Pourquoi, vous êtes intéressé ? Jcrois que vous êtes pas trop son genre… »

Hermione l'avertit d'un regard sévère qu'il ignora royalement. En réponse leur interlocuteur esquissa un rictus.

« On devrait la laisser en juger elle-même, elle aime que tu parles à sa place ? Je devrais peut-être lui rendre visite. Qu'en dis-tu ?

- Vous voulez l'adresse ? »

La jeune femme soupira et se détacha de la conversation qui montrait un Drago dans toute sa splendeur, arrogant, provoquant, il sous estimait cet homme, et elle était certaine que le réel but de sa manœuvre était de l'agacer elle, avec son petit air hautain de sang-pur désagréable.

« Ne me tente pas Malefoy. Je pourrais très bien te tuer sur le champ et aller la chercher pour lui faire subir le même sort.

- Allez-y, tuez-moi, vous attendez quoi ? Vous savez j'ai pas grand-chose à perdre, même ma petite amie serait soulagée justement. Mais faites ça proprement, je ne suis pas n'importe qui, d'après mon père les Malefoy devraient avoir droit à des marques de faveur jusqu'au bout. C'est pourquoi j'aimerai également changer de cellule, Granger pue. »

Cette fois ci elle tendit l'oreille, ne tenant pas compte de ses remarques acerbes et blessantes, la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe. Tiens donc, la petite vie parfaite de Drago Malefoy et Astoria Greengrass ne l'était finalement pas tant que ça.

Elle ne s'était jamais vraiment intéressée à eux, bien entendu elle l'avait rencontrée à quelques reprises lors des repas organisés par un membre de l'équipe, Drago venait avec sa compagne au même titre qu'Harry était avec Ginny et Neville avec Hannah lorsqu'ils étaient disponibles. Astoria n'était pas une fille effacée, mais sur la retenue. Son attitude était impeccable, polie, elle n'arrivait jamais les mains vides comme il était de coutume chez les sang-purs, complimentait et remerciait ses hôtes, prenait des nouvelles des entourages divers, riait mais pas trop fort, buvait modérément, ne refusait jamais de goûter, souriait franchement. Elle n'était ni méchante, ni arrogante, bien que précieuse et sans défaut, tous l'appréciaient parce qu'elle était une personne très agréable selon eux, même Hermione n'avait rien contre elle, elle la trouvait juste fade, et peu intéressante, mis à part des banalités et amabilités elle ne trouvait jamais grand-chose à lui dire.

Elle et Malefoy formaient un couple très assorti, elle avait sa main sur son genou il lui chuchotait à l'oreille des mots que personne n'entendait mais que tous devinaient à la façon dont elle souriait. Astoria permettait probablement à Drago d'évoluer dans un environnement paisible à côté de la frénésie du travail -elle en savait quelque chose-. Mais Harry et Ginny étaient la preuve même d'un couple qui était partagé entre la folie professionnelle et le feu de leur vie sentimentale. Même s'ils étaient épuisés, et qu'il y avait des hauts et des bas, Hermione comprenait bien plus une composition telle qu'Harry et Ginny que l'assortiment plat de Drago et Astoria.

« Granger ! »

On l'interpella et elle sortit de sa torpeur.

« Excusez-moi, je me demandais où était la cohérence dans votre couple. »

Elle avait dit cela sans vraiment réfléchir, et sans filtre, machinalement, avec une honnêteté et une simplicité désarmante. Sa réflexion avait eu pour effet de surprendre autant Drago que ce turc-qui-parlait-un-anglais-parfait-d'ailleurs, et tous deux la regardaient à présent comme deux ronds de flan, le premier assimilant la critique sous-jacente de la demoiselle qui les ignorait royalement dès qu'elle les croisait, et le second se demandant si elle se foutait ouvertement de lui ou si elle était simplement trop téméraire. Etait-elle tout le temps insupportable comme ça ? Réalisant ce qu'elle venait de dire elle ouvrit puis referma la bouche en haussant les épaules. Agacé le sorcier coupa court à la conversation, décidant de cesser ce petit jeu.

« Maintenant que Malefoy a bien vu que Mademoiselle était vivante, et que nous avons toutes les informations que nous désirions… » Il sortit de sa poche une oreille à rallonge… « On va gentiment vous séparer. Désolé Malefoy pour le confort, Granger tu es vraiment une petite peste insupportable. Oui votre collègue Berrycloth c'est notre œuvre, et oui, nous allons gentiment attendre vos petits copains. »

Hermione n'eu pas le temps d'assimiler ses paroles, elle intercepta le sourire éclatant, chose rare, de Drago Malefoy, un grand bruit retentit à l'étage, quelques particules et débris se détachèrent du plafond.

« Granger on reparlera plus tard de cque t'as dit. » lâcha-t-il d'un ton amer.

Ginny, Harry et Ron se rendaient à tour de rôle dans cette ruelle. Chaque journée qui se succédait ressemblait à la précédente. Chacun, sous la cape d'invisibilité, tapi dans un coin de la rue et ce de jour comme de nuit, ils étudiaient consciencieusement les allées et venus des sorciers sans se faire repérer, notaient qui, à quelle heure, ils s'appliquaient à reporter sur un parchemin toutes les informations qu'ils avaient pu récolter, jusqu'au croquis de ceux qu'ils pistaient. Ils avaient à peu près une idée du nombre de sorcier qui entraient et sortaient de ce sombre immeuble et avaient établi un emploi du temps assez précis qui devraient leur permettre d'établir un plan dont le but était de pénétrer à leur tour dans le bâtiment. Après tout Harry, Ron et Hermione avaient réussi l'exploit de cambrioler deux des établissements les plus protégés du monde magique en septième année : le Ministère de la Magie et Gringotts.

Il fut rapidement décidé, qu'une fois que Drago serait à l'intérieur pour aider Hermione à sortir de là, ils devraient agir. Ils avaient pris en compte le fait qu'Hermione ait probablement pu révéler qu'ils allaient la chercher, au moins Harry et Ron, parce que c'était une évidence, sous la contrainte du véritasérum ou de la légilimencie, l'effet de surprise ne serait donc pas de longue durée, heureusement pour eux ils avaient prévu d'utiliser les produits Weasley qu'ils avaient en leur possession et qui étaient fréquemment employés lors d'intervention des brigades des aurors, et ils ignoraient par contre, tout comme Hermione, que Ginny serait de la partie, ce qui devait jouer en leur faveur. Ils continueraient donc de leur faire croire aussi longtemps que possible qu'ils n'étaient que deux.

« On va les fumer !

- Patience Ginny. Ron, toi, tu te posteras sur le toit d'en face avec ton balais, et les nôtres. »

Il hocha la tête, il était environ 4 heures du matin, les assauts de nuit étaient privilégiés car ils permettaient d'œuvrer dans à l'ombre des passants curieux, et créaient un effet de stupeur sur les personnes visées. Ron attendait sur ce fameux toit plat, accroupi. Tout avait été calculé pour qu'il soit le plus discret possible, du bonnet noir cachant ses aveuglants cheveux roux, à la pointe de ses souliers tout aussi sombres. Harry s'était ouvertement moqué en lui demandant s'il avait emprunté les affaires de Malefoy -qui s'habillait toujours en noir, c'était consternant.- Ses grands yeux bleus scrutaient la rue depuis son perchoir, il ne devait pas entrer en scène tout de suite.

« Tu devras attendre qu'on entre avant de les faire sortir et de les abattre comme des mouches. Avec un peu de chance ils ne savent pas combien nous sommes. Ginny, toi tu seras sous la cape. » La jeune femme protesta, elle savait faire des merveilles avec sa baguette quand elle était en colère !

Silencieuse, elle attendait, invisible à l'œil nu. Par chance même si elle avait hérité de la taille dégingandée des Weasley, elle restait plus petite qu'Harry et Ron, la cape frôlait le sol ce qui lui permettait d'avoir une certaine aisance dans ses mouvements. Elle jeta un coup d'œil vers le toit, impossible de distinguer la silhouette de Ron se découper dans la nuit noire, puis vers Harry qui devait arriver au coin de la ruelle, râlant sur le fait d'être une fois de plus tenue en arrière parce qu'elle était la plus jeune. Mais Harry ne lui avait pas laissé le choix, en exerçant son autorité de chef d'équipe plus que son rôle de petit ami.

« Quant à moi, à exactement quatre heure moins le quart du matin, c'est cet anglais qui doit sortir effectuer son tour de ronde dans le quartier. Je prendrais une des pastilles de gerbe de George, il s'arrêtera en voyant un homme vomir tripes et boyaux à côté de leur planque. C'est à ce moment précis que je le stupéfixerai, quelques cheveux, du polynectar et le tour est joué. »

A la limite du périmètre, Harry était en sueur appuyé contre le mur, l'estomac soulevé par d'horribles gargouillis. Les bruits de pas s'accélérant à l'autre bout du trottoir lui indiquèrent qu'il avait vu juste.

« Monsieur, vous allez bien ? »

Harry secoua la tête et lui fit signe de s'approcher, suffisamment prêt pour dégainer sa baguette. Sans bruit l'homme qu'il attendait s'effondra, et Harry n'attendit pas une minute de plus pour avaler l'autre bout de la pastille de gerbe, stoppant les régurgitations. Il se dépêcha de prendre le polynectar, récupéra ses vêtements. Il était à présent un homme assez petit et fin. Des boucles d'un blond vénitien tombaient sur son front. Sa peau était typiquement anglaise, assez pâle, il ne devait pas souvent prendre le soleil. Pas vraiment de charme, pas vraiment laid, il avait une petite moustache blonde et un sourire qui révélait de longues dents. Il dissimula le corps dans une impasse attenante derrière des sacs poubelles puis rejoignit ses deux équipiers -ce n'était plus son meilleur ami et sa copine, mais des membres de son unité qui seraient sous ses ordres.-

« J'entrerai le premier, Ginny tu me suivras sous la cape et tu entreras juste derrière moi. Une fois à l'intérieur nous devons impérativement récupérer deux baguettes pour Hermione et Drago, nous chercherons leurs affaires plus tard. Toi tu resteras discrète, comme je te l'ai dit, il vaut mieux qu'ils pensent que nous ne sommes que deux, tu es en quelque sorte la surprise du chef. »

Harry poussa la porte et Ginny se faufila habilement juste derrière lui en levant les yeux au ciel, la surprise du chef, il en entendrait parler en rentrant de celle-là ! Ils entrèrent dans un long couloir et quelques portes de chaque côté donnaient accès à ce qu'ils supposaient être des salles. Tout au fond un escalier permettait d'accéder à l'étage supérieur et au sous-sol.

« Tu as déjà terminé ta ronde ? »

Une voix féminine et froide claqua dans le couloir désert, une femme brune à la peau translucide apparu, dardant ses prunelles sur le jeune homme qui hocha la tête. Ginny continua d'avancer, à pas de loup jetant un œil dans les pièces ouvertes pour compter le nombre de sorciers dans le camp adverse. Sa taille svelte et son habileté gagnée par le Quidditch lui avait donnée une souplesse de chat.

« Rien à signaler. Répondit-il.

- Tu en es sûr ? J'ai l'impression que tu as bâclé le travail.

- Mis à part un ou deux moldus que j'aurais aimé terminer, rien à signaler. » Affirma-t-il d'un ton sec, la jeune femme parue rassurée.

Ginny avait suivi l'échange des yeux et scrutait la jeune femme. Etait-ce cette fameuse Hydra Dolohov ? Elle retenait son souffle, de peur qu'on ne l'entende. Suspicieuse Dolohov balaya le couloir des yeux, puis haussa les épaules et disparu à nouveau, la rouquine retint un soupir de soulagement et avança prudemment, Harry lui désigna les escaliers du menton.

« Ron, une fois que nous serons entrés, tu allumeras les feuxfous fuseboum de Fred et George, avec le vacarme que cela fera ils devraient sortir. »

La porte se referma derrière Harry et Ginny.

BOUM !

Une déflagration creva le silence de la nuit, suivie d'une forte lumière. Le silence revint pendant quelques secondes et fut succédé par un joyeux bazar sous les yeux émerveillés de Ron admirant le spectacle. La rue si silencieuse et si noire quelques secondes plutôt fut remplie d'un concert de sifflements stridents accompagnés d'un camaïeu de couleurs criardes. Des milliers de paillettes fluos se dispersaient dans les airs, dragons enflammés, cochons volants, soleils verts et chauves-souris roses, le violet, le rouge, le bleu pétant, les couleurs se mélangeaient, les formes se heurtaient au mur et se multipliaient par dizaine. Un cierge magique s'écrasa contre la porte d'entrée de l'immeuble, la réduisant en cendre.

Comme un essaim d'abeilles, des petites silhouettes noires s'éparpillèrent, baguette à la main, désorientés et aveuglés dans la cohue.

« Evanesco ! »

« Perdu », songea Ron, qui observa une fusée en spirale orange se démultiplier tout autours de lui en un craquement sonore.

Un réducto lancé au hasard se heurta à un astre, duquel jailli aussitôt une fontaine de pépites dorées, scintillant et s'écrasant au sol en un marécage. Décidément Fred et George les épateraient toujours. Ron était ravi d'assister à cette pagaille. De petites chandelles rouges et bleues dansaient à toute allure dans les airs, se cognant à un cochon étincelant.

« Dans la précipitation essaie d'en avoir le plus possible Ron, entre le bruit et les feux d'artifices ils seront incapables de voir d'où ça vient. Tu les occuperas aussi longtemps qu'il le faudra. »

« Stupéfix. »

Un corps s'effondra soudain, atteint par un rayon rouge sous le nez de ses coéquipiers éblouis, ce qui confirma les prévisions d'Harry. Ils ne s'étaient même pas rendus compte qu'un sorcier était dans les parages, pensant simplement qu'un soleil était passé trop près.

« Impedimenta. Expelliarmus. Expelliarmus. »

Ce n'est que lorsqu'un troisième sorcier s'effondra qu'ils se posèrent des questions, plissant les yeux pour essayer de distinguer d'où pouvaient bien venir ces étranges phénomènes. Ron avait glissé les deux baguettes dont il venait de s'emparer dans la poche arrière de son jean.

« Endoloris ! Endoloris, Endoloris, Endoloris, Endoloris… »

Ils jetaient des maléfices à l'aveuglette, sans viser Ron qui s'abritait sur le toit. Ils devaient être environ une dizaine, une petite partie de l'organisation. Selon le plan il devait continuer autant qu'il le pouvait sans se mettre à découvert, la survie de ceux qui étaient à l'intérieur dépendait de lui, puisqu'il devait continuer d'attirer les pseudos-mangemorts à l'extérieur puis récupérer le reste de leur groupe. Par chance, les feuxfuseboum étaient particulièrement résistant à tout type de sortilèges, et avaient une longue durée de vie, ils couvraient ainsi Ron au regard de tous.

« Confringo. »

Ron fit exploser un angle de mur où se trouvaient trois autres des ravisseurs, qui furent projetés au sol, arrosés par une canalisation qui s'était brisée en même temps. Un immense jet d'eau se forma rapidement, inondant les caniveaux de la ruelle.

« Stupéfix. »

Le rayon rouge se dirigea sur un dragon dont la taille doubla immédiatement, l'explosion fut plus forte que les autres. Un grondement ronfla dans la poitrine de l'animal crépitant, il ouvrit sa gueule enflammée et ondula en flamboyant vers le groupe, qui émettait de petits cris de terreurs.

« Aguamenti ! Aguamenti ! »

Le sort n'eu aucun effet, produisant seulement une frêle fumée qui vacilla et s'éteignit sur les écailles de la bête.

« Ginny tu continueras de chercher, reste sous la cape, il faudra faire vite l'effet du polynectar ne dure qu'une heure. »

« Toi, tu restes et tu surveilles ces deux-là. »

Cette même femme brune aboya sur Harry en désignant le sous-sol du menton, révélant ainsi où se trouvaient Hermione et Drago, Ginny s'y aventura immédiatement suivie du jeune homme, croisant de nouvelles silhouettes noires qui rejoignaient le brouhaha dehors. Prudemment, la baguette en avant, elle descendit les escaliers et se retrouva face à deux sombres cellules, encadrées par deux autres sorciers dont Harry aurait à se débarrasser tant bien que mal.

« Elle vous attend dehors. » Les deux hommes le regardèrent d'un air curieux.

« ça m'étonnerait elle nous a dit de rester là. »

Que répondre à cela, Harry leur répondit d'un ton bête, comprenant qu'ils allaient devoir changer de stratégie et se battre. Il priait pour que Ginny reste sous la cape, il avait besoin d'elle pour qu'elle les couvre discrètement.

« Et bien elle a changé d'avis. Ca vous arrive à vous aussi non ?

- Et elle chargerait son second de surveiller tout seul ces deux là ? »

Ils éclatèrent d'un rire froid.

« Tu l'entends Séoul, il perd la tête celui-là, à moins que…

- Ouai Mogadiscio, on attendait pas Harry Potter et sa clique ? »

Harry perdit un peu de contenance mais se ressaisi, tandis que Ginny fronçait les sourcils face à ce curieux dialogue. Elle se découvrit, baguette à la main et ses yeux lançant des éclairs. Tant pis pour le plan.

« DES INTRUS

- STUPEFIX ! »

Harry et Ginny avaient crié en même temps.

« Ginny qu'est-ce que tu fous ?

- Tu les as entendus, ils savent qu'on devait venir.

- Bien sûr que oui, et ils ne vont pas tarder à comprendre qui est dehors, alors on se grouille, Hermione et Drago sont la-dedans, on les récupère et on se tire. Lashlaback. »

Les deux portes s'ouvrirent en un bang sonore.

Hermione jeta un coup d'œil interrogateur à Drago, Istanbul n'avait pas quitté la pièce, écoutant attentivement les éclats de voix et les pas précipités. Tous deux voyaient par la minuscule fenêtre des flashs colorés suivis de pétarades tonitruantes, un jet d'eau s'écrasa contre la vitre. Nuls doutes que c'était Harry et Ron qui venaient la chercher. Un capharnaüm pareil, c'était très Gryffondorien, n'en déplaise à Drago, au moins il y avait quelque chose de drôle dans la situation. Quelques mots furent échangés devant la cellule, suivi d'une dispute. Hermione reconnu sans peine Harry et Ginny et son ventre se tordit. Pourquoi était-elle venue elle aussi ! Bon sang pourquoi Harry et Ron étaient-ils venus accompagnés ? Quoi qu'en face ils étaient 26… Mais cette forte tête refusait d'admettre que la présence de Drago était réconfortante au fond.

« N'entrez pas ! » hurla-t-elle, mais elle fut coupée par une gifle sonore et un silencio bien sentit qui la réduisit au silence. Drago se taisait résolument. Istanbul était campé sur ses jambes, sa main crispée sur sa baguette. La porte s'ouvrit brusquement, laissant place à un anglais maigrichon dont une cicatrice se dessinait peu à peu sur son front, et une rouquine en fureur.

« Petit salopard ! »

Ginny gronda. Malefoy ne pu s'empêcher de faire le rapprochement avec la mère Weasley, Harry leva les yeux au ciel, Ginny était toujours obligé de faire tout un cirque… Elle enflait de colère, ses cheveux roux virevoltants, si un regard pouvait tuer sur place, cet homme n'aurait même pas eu le temps de dire Merlin qu'il ne serait plus de ce monde. Il lui jeta un regard en coin. Oui c'était vraiment un petit dragon.

« Endo… »

Ginny lui lança un de ses sortilèges de Chauve-Furie dont elle avait le secret, une quantité incroyable de bestioles volantes vertes se jetèrent au visage de l'autre, tandis qu'elle adressait un sourire fier à Harry, comme quoi il avait bien eu besoin d'elle. Une lutte s'engagea entre Istanbul, Harry et Ginny sous les yeux impuissants d'Hermione et Drago. Même seul contre deux sorciers expérimentés dont un auror, Istanbul les devançait, les agressant sans relâche et puisant dans leurs forces. La rouquine en tête démontrait ses performances étonnantes, multipliant les maléfices à tour de bras courageusement, et évitant les sortilèges d'un mouvement habile, tel un félin. Elle lui jeta un nouveau maléfice cuisant qui l'atteignit en pleine tête. Drago émit un sifflement admiratif qui aurait pu dans d'autres circonstances lui faire rougir les oreilles. Harry se battait comme il pouvait, ses prunelles vertes allant d'Hermione à Ginny, de Ginny à Istanbul, pour revenir sur Ginny, inquiet.

Istanbul sembla reprendre le dessus, Harry évita un sortilège Doloris de peu en se jetant au sol, et leur adversaire en profita pour atteindre la jeune femme rousse qui se démenait intrépidement, décidément celle-là, elle était indomptable, mais il profita de son moment d'inattention lorsqu'elle s'assura qu'Harry allait bien, pour l'atteindre. Du bout de la baguette il dessina un cercle vert autours de la tête de Ginny qui s'effondra en hurlant, les mains sur les oreilles, en proie à un mal de tête effroyable.

« Ginny ! »

Harry n'eu pas le temps de se rassurer, Istanbul leva une nouvelle fois sa baguette.

« AVADA

- EXPELIARMUS ! »

Le rayon vert frappa le rayon rouge, tissant un lien enflammé entre les deux baguettes, sous l'œil ébahi d'Istanbul qui du saisir la sienne à deux mains. Les deux bouts de bois vibraient, le rayon rouge gagnait sans peine sur le rayon vert, Harry se concentrant sur son but, malgré Ginny qui continuait d'haleter de douleur à ses côtés, les larmes ruisselantes sur les joues et malgré Hermione dont le menton rougissait au fur et à mesure que le sang coulait de son nez. Cette dernière se sentait impuissante, criait à se casser la voix, appelant Ginny, implorant Drago du regard, qui ne pouvait rien faire de plus. Harry serra sa baguette, une perle de sueur roula le long de sa tempe. Dehors les explosions se faisaient plus fortes. Le visage d'Istanbul se tordit, Harry rompit le lien, la baguette de son adversaire vola dans les airs, et fut rattrapé en plein vol par Hermione dont les liens magiques venaient de se défaire sous la chute de l'homme qui s'effondra au sol les bras en croix. Ginny cessa de hurler, Harry s'effondra à genoux à ses côtés en prenant son visage entre les mains, l'examinant sous toutes les coutures. Elle était livide, le terrible mal de tête qu'elle avait ressenti s'était évanoui aussi rapidement qu'il était venu, aucun d'eux ne connaissait ce sort mais Hermione se promit de l'étudier une fois qu'ils seraient sortis d'ici. Harry aida Ginny à se relever, les genoux flageolants, elle reprit ses esprits durant quelques secondes puis hocha la tête, signe qu'ils pouvaient y aller.

« Accio baguettes. »

Deux longs bâtons de bois, l'une d'un bois sombre de vigne décoré d'arabesques et de feuillages, l'autre d'un bois plus clair d'aubépine, simple et élégante. Hermione tendit la sienne à Drago Malefoy, s'approcha du cadavre et lui arracha quelques cheveux qu'elle glissa dans sa poche, conserva sa baguette, elle fit de même avec les deux colosses, Séoul et Mogadiscio, toujours immobiles près de la porte.

« Oubliettes »

Leurs yeux devinrent vitreux. Certes elle ne pourrait jamais faire entièrement le ménage derrière eux, mais elle assurait leurs arrières en préservant tout ce qui pourrait les désavantager. Elle en profita pour voler le chèche de celui qui l'avait si bien amochée, qu'elle noua étroitement autours de son épaule espérant faire cesser le saignement. Seulement alors, Harry et Ginny la détaillèrent du regard, elle leur jeta un regard froid, inutile de faire des commentaires. Drago passa un bras sous les aisselles de la jeune femme, elle se laissa faire, boitillant, essoufflée, mais libre, des traces rouges lui brulaient les poignets.

« On bouge. »

Son ton était sans appel, il fallait soutenir Ron qui était dehors, mais avant, elle voulait retrouver Hydra Dolohov.

« Des qu'on les a, on te retrouve dehors Ron, on file sur les balais, Hermione va détester ça, mais je ne vois pas d'autres solutions, je doute qu'on puisse transplaner dans tout le périmètre. On ne leur court pas après, le plus important c'est de sauver Hermione, on s'occupera de l'enquête plus tard. »

Ron aperçu cette femme brune quitter précipitamment le bâtiment, ses longs cheveux dansant dans son dos. Il la regarda un instant, fasciné, oubliant momentanément pourquoi il était là. Cette silhouette si fine et si classe, elle avait un port de tête quasi aristocratique, des traits si fins qui lui rappelait ces femmes russes réputées pour leur beauté envoutante. Un sortilège de découpe lancé au hasard entailla le haut de sa cuisse, et le ramena à la réalité, il hurla de douleur.

« La-haut ! »

Il était repéré.

« Merlin, qu'est-ce qu'ils foutent ? Grouillez vous… »

Le quatuor, ralenti par Hermione, gravit les escaliers et s'engagea dans le couloir. Trois autres corps trainaient, un filet de sang glissant de leurs tempes, les bras en croix, et froid comme la mort. Harry interrogea Ginny du regard qui haussa les épaules, tant mieux, cela en faisait quelques un en moins. Quelqu'un avait fait le ménage à leur place et avait vidé les lieux, qu'ils traversèrent sans encombre. Si les autres étaient concentrés sur leur but, Hermione ne manqua pas de constater un étrange détail. Elle l'ajouta mentalement à son contact étrange, à son poignard et la cape d'Harry dissimulés dans cette petite mosquée. Aucune trace d'Hydra Dolohov. Hermione posa un doigt sur ses lèvres, leur intimant le silence, ces portes fermées pouvaient très bien abriter d'autres sorciers. Mais ils atteignirent l'encadrement vide de la porte et sortirent au beau milieu de la bataille qui faisaient rage.

« Feuxfous fuseboum… Impressionnant. »

Hermione regarda admirativement autours d'elle, pour un plan élaboré par Harry et Ron, c'était une réussite. Elle chercha Ron du regard. Le groupe de sorciers tenant encore sur pieds s'était désintéressé des formes ahurissantes multicolores qui tourbillonnaient dans un charivari retentissant. Ils furent arrosés de la tête aux pieds par l'eau jaillissant du tuyau éventré.

Elle ne pouvait se jeter dans la bataille, soutenue par Drago qui jouait de la baguette, et fit du mieux qu'elle pu pour lancer un puissant charme du bouclier. Multipliant les protego maxima, ils avançaient millimètre par millimètre. Le bras de Drago était peu à peu engourdi par le poids d'Hermione, qui faisait de son mieux pour se tenir debout en mobilisant les dernières forces qu'il lui restait. Ils avaient si chaud, il devait être environ 5 heures du matin, d'aucun n'aurait pu vraiment évaluer le temps qu'ils avaient passé là, mais la fraicheur du matin n'avait aucun effet. Tous étaient en sueur, et mouillés.

« Confringo ! »

Le sol sous le groupe de sorcier se creva, Ron reconnu la voix aigue et entrecoupée d'Hermione, décolla, louvoya pour éviter divers feux d'artifices. Il jeta trois balais miniaturisés auxquels leurs propriétaires rendirent la taille normale d'un tour de poignet.

« Hors de question que je monte là-dessus.

- Granger jte laisse pas le choix. »

Il enfourcha son balais, l'empoigna par la taille sans ménagement malgré ses protestations -de toute façon elle n'avait plus de forces- et s'envola, suivit des deux Weasley et d'Harry Potter. Bien que déséquilibré par le poids d'Hermione durant les premiers mètres, il retrouva rapidement son adresse. Le petit groupe s'échappa à toutes vitesses.

« Ils se barrent ! »

Ils n'eurent pas le temps d'éviter les traits de lumières. Les brindilles du balais de Ron s'enflammèrent, Hermione réprima un haut le cœur, et un sortilège Doloris frôla Harry qui fit une roulade ridicule de côté. Si cela avait été pendant un match, Drago Malefoy en aurait ri. Dans un trait de fumée produit par le balais de Ron, ils s'enfoncèrent dans la nuit.