Une fois sorti de table, Ryûji flottait sur un petit nuage de bonheur. L'excitation de la journée n'avait pas encore disparu. À vrai dire, elle n'avait fait qu'augmenter depuis qu'ils s'étaient retirés dans la chambre de Rin. Ils se tenaient assis sur le lit de ce dernier, adossés au mur.

"Vraiment, ça me dérange pas que tu y ailles, tu sais," dit Ryûji en remarquant la légère tension qui subsistait encore chez l'autre. Il arrivait assez facilement à décrypter le langage corporel de son ami, même si c'était la première fois qu'ils se voyaient en "vrai". "Je pourrais passer te voir pendant tes pauses. Ça me fera visiter la ville."

Rin se tourna vers lui. "Ouais, je sais". Il ne put s'empêcher de sourire un peu. "Je veux juste qu'on passe un max de temps ensemble... avant que tu parte." Il soupira légèrement et fixa le mur opposé.

"Yukio a dit qu'il serait trop pris par ses études pour passer nous voir les week-ends. Un vrai sans-cœur, celui-là," grommela Rin en se grattant la tête. Il se tourna vers Ryûji. "Tu viendras, toi, pas vrai ? C'est juste un petit voyage en train," fit-il d'une petite voix, l'implorant du regard.

Ryûji roula les yeux et secoua la tête d'un air moqueur. "Evidemment, idiot." Il cherchait déjà un moyen de pouvoir rendre visite à son ami plus souvent. "Et je forcerai ton frère à m'accompagner, si le le trouve. Peu importe la charge de travail, j'aurai toujours du temps pour toi," lui assura-t-il. Il amènerait sans doute Shima et Konekomaru. Il était temps que ses amis se rencontrent. Un eut un petit sourire en les imaginant tous manger ensemble, et son sourire s'élargit un peu plus quand il pensa à de chauds après-midi d'été à étudier dans cette chambre, tandis que Rin dormirait sur son travail à moitié-fait ou lirait un manga.

À ces mots, le visage de Rin s'éclaira, et il passa ses bras autour de ses épaules. "Ah, t'es vraiment le meilleur !" déclara-t-il sincèrement. "Je sens que j'aurai du mal à patienter." Rin posa son menton sur l'épaule de son ami, souriant d'une oreille à l'autre. "Et je te ferai plein de bonnes choses à manger à chaque fois."

Ryûji fut surpris de la force que son ami mettait dans son étreinte. "Argh ! Mais t'es un gorille ou quoi ?!" Il songea un instant à le repousser quand il le sentit caler son menton sur son épaule. Un sourire sadique ourla ses lèvres lorsqu'une bien meilleure idée lui vient à l'esprit. "Pas besoin de t'exciter comme ça. Tu pensais vraiment que je te laisserai partir maintenant que t'es si près ?" Ryûji se décala pour prendre la tête de son ami sous son bras et commença à lui frotter durement le cuir chevelu.

"Ah ! NON !" cria Rin quand sa tête fut soudainement capturée. Il saisit le bras de Ryûji et se tortilla, en secouant la tête et glapissant. "Stop, Stop ! PITIÉ !" Il tira sur le bras autour de son cou en commençant à battre des jambes.

"Hmm ? Qu'est-ce qu'il y a ? Tu en veux encore ?" Ryûji continua sa petit torture en ricanant, ignorant les protestations de Rin.

"NonononoNONONON !" s'écria l'adolescent. Parvenant à poser une main sur la nuque de Ryûji, il l'entraîna vers le bas avec une force considérable. Il pouvait à présent bouger, et s'échappa de l'emprise de son ami, lui grimpant sur le dos. Il passa un bras autour du coup de l'autre avec un sourire triomphal, le souffle court. "Je te bats quand je veux !" proclama-t-il avant de placer sa main au-dessus des cheveux de Ryûji.

"... !" Ryûji laissa échapper un grognement surpris lorsque son visage entra en contact avec le matelas. Il grimaça, réalisant qu'il avait perdu l'avantage, et essaya de se redresser. "Tu es vraiment un gorille !" grommela-t-il avec une pointe d'amusement. Il jeta un oeil derrière lui et commença à s'agiter en voyant la main de Rin, tentant de protéger ses cheveux. "N'essaye même pas', avertit-il. "T'as assez ruiné ma coupe pour aujourd'hui."

"Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse !" chantonna Rin d'un air diabolique. Il repoussa les mains de Ryûji et rapidement, avant qu'il ne puisse les remettre, frotta ses phalanges dans les cheveux teints, en faisant attention de ne pas utiliser toute sa force.

"Aagh !" Ryûji se tortilla et essaya de repousser les mains de Rin, frissonnant à la sensation désagréable. "Merde, Rin !" grogna-il. C'était devenu un vrai combat, chacun luttant pour prendre la place de l'autre, laissant échapper des rires et des grognements jusqu'à ce que finalement, ils tombent au sol dans un bruit sourd.

" Argh. O.K, ça fait mal." Ryûji se mordit la lèvre inférieure pour cacher son sourire, grimaçant à peine à la légère douleur dans son dos. Il avait ses doigts emmêlés dans les cheveux de Rin, et le visage du plus jeune était pressé sur son estomac. Il le repoussa au sol.

"AÏeuh ! Haha !" Rin se tourna sur le dos et se frotta le menton alors qu'un nouveau rire secouait son corps. "C'était marrant." Il regarda Ryûji avec un sourire. "Je ne t'ai pas fait trop mal, hein ?" Son ton semblait soudain plus sérieux.

Ryûji se préparait à lancer une boutade, mais il connaissait ce ton. Un coup d'œil au visage de l'autre - et à ce sourire qui n'avait plus la même insouciance - lui rappela les lettres qu'il avait froissées de frustration au cours des années. Son regard s'adoucit. "Comme si tu pouvais", répondit-il d'un ton calme et peut être même un peu exaspéré. Pourtant, un sourire compréhensif s'installa sur ses lèvres et secoua la tête. "Bon, allez, lève-toi. J'ai quelque chose à te montrer".

Rin rougit un peu au ton de Ryûji, mais il l'oublia vite aux mots suivants. "Hm ?" Il cligna des yeux, surpris et curieux. "C'est quoi ?" Il se leva et prit la main de Ryûji, le redressant très facilement.

Ryûji faillit trébucher, mais réussit à retrouver l'équilibre. La force de Rin était presque inhumaine. Il repoussa cette pensée. "T'as déjà oublié ? Je t'ai apporté quelque chose. Assieds-toi." Ryûji prit son sac et le posa sur le lit de Rin avant de s'asseoir, une jambe pendant sur le côté et l'autre courbée sous lui. Il commença à fouiller dans son sac. Les affaires étaient soigneusement pliées à l'intérieur, de sorte qu'il ne mit pas longtemps avant d'en sortir un grand paquet rectangulaire enveloppé dans un morceau de tissu. Il était un peu lourd. Ryûji regarda l'objet dans les mains et sentit son cœur battre d'anxiété. Il prit une grande inspiration, détendit ses épaules, et regarda fixement Rin.

"Hum. Voilà," dit-il, tendant le paquet à Rin.

Rin se mit à genoux sur le lit et mit le paquet sur ses genoux. Il leva les yeux vers Ryûji avec un sourire d'anticipation avant de défaire précautionneusement l'emballage. La surface dure sous ses doigts était du bois propre et poli. C'était une boîte de belle qualité avec un petit loquet à l'avant. Rin la trouvait plutôt jolie, e, mais il regarda Ryûji avec curiosité. "Une boîte ?" murmura-t-il, sûr qu'il ne comprenait pas quelque chose.

Ryûji avait l'air un peu gêné. "C'est-pour les lettres." L'envie de se frotter l'arrière de son cou était forte. "J'ai pensé que tu voudrais peut être en avoir une nouvelle. Mais, euh, je sais que ton père t'en a donné une, donc ce n'est pas grave si tu ne veux pas l'utiliser. Ce n'était pas..." Ryûji se racla la gorge. "Ce n'était pas une grosse affaire. Et de toute façon, il y a mieux à l'intérieur. Alors..." Il fit un geste de la main, essayant d'ignorer la chaleur qui lui montait aux joues.

"Oh !" La lumière se fit dans l'esprit de Rin et il sourit. Il posa la boîte devant lui avant de sauter du lit et de se coucher au sol sur le ventre. Il passa sa tête sous le lit et prit son ancienne sa boîte, en se cognant un peu la tête. Rin fit une petite grimace avant de se relever et remonta sur le lit. C'était une boîte à chaussures vieille et usée, son âge clairement visible à la manière dont les coins étaient craquelés et élimés.

"Hum. Ouais." Rin sourit timidement. "Elles ont besoin d'une nouvelle boîte." Il passa tendrement ses doigts sur le dessus avant de poser la vieille boîte avec précaution. Il remit alors la nouvelle boîte sur ses genoux et l'ouvrit, se souvenant des dernières paroles de Ryûji.

"Oh, cool !" Les yeux de Rin s'allumèrent alors qu'il tirait de la boîte un très beau porte clefs en forme d'épée, reconnaissant l'arme du personnage principal d'un de ses mangas préférés. "C'est tellement cool ! Je ne savais pas qu'ils existaient !"

Ryûji se détendit à la réaction de Rin. "J'ai pensé que ça te plairait." Il sourit. "Je sais que tu n'as pas encore de téléphone, mais j'ai pensé que tu pourrais le mettre sur ton porte-monnaie ou quelque chose." Ses yeux s'égarèrent sur la vielle boîte à chaussures sur le lit. Une sensation de chaleur se répandit dans sa poitrine à sa vue. Tout comme Rin, Ryûji avait gardé toutes ses lettres en lieu sûr, les stockant dans un tiroir à la maison. Maintenant qu'il était parti, il s'était lui-même acheté une boîte décente. Actuellement, ses lettres étaient à l'Académie de la Croix Vraie, là où il avait envoyé la boîte avec le reste de ses affaires. C'était étrange de les avoir ainsi hors de portée pour la première fois, mais il avait confiance en Konekomaru pour garder ses affaires en toute sécurité.

Rin eut un sourire joyeux et hocha la tête. "Ouais, je vais trouver un moyen pour le porter sur moi," promit-il avant de soulever son poignet gauche et de secouer le chapelet sous sa manche pour que l'adolescent plus grand puisse les voir. "Comme ça, j'aurais encore autre chose qui me fera penser à toi." Le sourire de Rin augmenta considérablement.

Il tira la vielle boîte à côté de la nouvelle et souleva le couvercle. Rin avait rangé les lettres dans l'ordre chronologique. C'était facilement repérable à la façon dont les côtés de certaines enveloppes étaient jaunis et déchirés. La qualité devenait progressivement meilleure, et la lettre la plus récente de Ryûji était intacte. Rin semblait également avoir progressé dans l'ouverture les enveloppes car les premières avaient des déchirures qui s'étendaient sur le devant et dans le dos. Rin ramassa une petite partie des plus anciennes et commença à mettre les lettres dans la nouvelle boîte. Il avait un grand sourire sur les lèvres en se concentrant entièrement sur sa tâche. Il prit soin de s'assurer que les lettres restent dans le même ordre.

Une agréable chaleur s'installa dans la poitrine de Ryûji tandis que son regard s'attardait sur le bracelet autour du poignet de Rin et à la vue des lettres, qui semblaient aussi bien entretenues que les siennes.

"Je suis contant qu'on ai gardé contact." admit Ryûji, un peu brusquement. Il sentit la chaleur familière de l'embarras dans son estomac, mais c'était un peu différent, cette fois, comme un avertissement. Il l'ignora et continua, l'habitude d'être sincère avec Rin bien ancrée en lui. "Tu m'as vraiment beaucoup aidé pendant toutes ces années. Et encore maintenant. Quand tu ne te conduis pas comme un gorille, bien sûr," ajouta-t-il avec un sourire narquois.

Rin regarda Ryûji et sentit son visage rougir à nouveau. Il rit de la plaisanterie et secoua la tête, finissant de placer les lettres dans la nouvelle boîte. "Je pourrais te dire la même chose, tu sais." Rin ferma doucement la boîte et la mit sur ses genoux. Son sourire diminua un peu et son expression devint sombre.

"Je me suis toujours senti coupable... de ne pas avoir continué mes études." Il avait l'air honteux. "Même si tu me disais que je pouvais le faire. J'ai l'impression d'avoir juste laissé tomber".

Ryûji hésita. Il ne savait pas comment réagir, et fronça légèrement les sourcils. "C'est bien plus que ça, Rin. Je sais que tu as vraiment essayé. Peut-être que si j'avais été avec toi, j'aurais pu t'aider ou quelque chose, je ne sais pas. Ce n'est pas grave, de toute façon. Ça ne l'a jamais été. L'école n'est pas tout." Il haussa les épaules, un peu impuissant. Il n'aimait pas ces mots, mais ils étaient vrais. S'il n'avait pas eu d'objectif à atteindre, il n'était pas sûr de savoir s'il aurait travaillé aussi dur. Certainement pas, avec Shima qui essayait constamment de le convaincre de choisir la facilité. "Tu continues encore de faire de ton mieux et d'aller de l'avant, non ? Je suis fier de toi pour ça." Il secoua légèrement la tête. Ce n'était pas les mots justes, non, même s'ils étaient vrais. Ce qu'il avait voulu dire c'était...

"Je ne pourrais jamais penser... du mal de toi."

Rin laissa les mots de Ryûji s'insinuer doucement en lui, et il regarda son meilleur et seul ami avec gratitude. Il sentit son sentiment de honte s'aténuer un peu et il eut un sourire éclatant. "Merci, Ryûji." Il posa la boîte sur le côté et se rassit près de l'adolescent plus grand. "Tu sais, j'étais vraiment heureux quand tu m'as dit que tu avais obtenu la bourse pour aller à l'Académie". Les yeux de Rin brillaient de joie. "Je sais que je te l'ai déjà dit, mais je suis vraiment content pour toi."

Le sourire de Rin, Ryûji commençait à réaliser, était aussi apaisant qu'un sutra. Il se détendit à nouveau à la vue de celui-ci. "Merci," murmura-t-il, un petit sourire ourlant ses lèvres. Il n'était pas seulement reconnaissant pour les paroles. C'était pour tout. L'encouragement, le soutien, juste le fait que Rin soit là, immanquablement, toujours quand Ryûji avait besoin de lui. Le soutien qu'ils avaient reçu de l'autre toutes ces années était quelque chose d'irremplaçable.

"Tu étais une vraie source de réconfort," lui dit-il. "Et tu le seras encore, j'en suis sûr. Surtout que l'école sera sacrément difficile maintenant avec-" Ryûji s'arrêta. Les mots cours d'exorcisme résonnaient fortement dans sa tête, dégageant toutes les autres pensées. Mais la voix grave du père Fujimoto était impossible à oublier.

Il déglutit. Hésita. L'incertitude lui serra les tripes, mais au-delà de ça, une étincelle de colère jaillit.

Ce n'est pas juste, pensa-t-il en regarda Rin, ses yeux étincelants, la vue apaisante de son sourire. Il ne voulait pas gâcher tout ça. Mais il était certain que garder ce secret n'était pas non plus une bonne chose.

"Rin." Sa voix était ferme quand il s'adressa à lui. Les sourcils tressautant, les épaules en arrière, il a pris une inspiration résolue par le nez avant de poursuivre. "Il y a quelque chose, dont je voudrais te parler... "

Le sourire de Rin faiblit légèrement et son front se plissa dans la confusion. "D'accord ?" Le plus petit adolescent pencha la tête. Que se passait-il soudainement ?

Mais avant que Ryûji n'ait la chance de continuer, la porte de la chambre s'ouvrit et Shiro frappa deux fois sur l'encadrement. "Il est temps d'aller dormir, les garçons." Il leur sourit. "Il se fait tard et Rin a un entretien demain. Ce serait mieux de prendre un peu de repos."

Rin grimaça à la mention de l'entretien, mais il hocha la tête. "Ouais, d'accord ! J'l'avais déjà oublié, celui-là." grommela-t-il. Shiro rit et leur souhaita une bonne nuit avant de refermer la porte.

Un léger frisson parcourut la colonne de Ryûji. Le père de Rin les avait-il écoutés...?

Sa mâchoire se serra. Il essaya de garder son expression neutre alors que son esprit tourbillonnait de pensées.

L'entretien... Mince, Rin n'a pas besoin de ce truc en ce moment...!

Ryûji était en plein conflit intérieur. Son cœur était lourd et sa langue encore plus, et il était assis là, troublé par la situation dans laquelle il se trouvait. Le besoin de parler à Rin était extrêmement fort, mais oserait-il entraîner son ami dans la même situation terrible que la sienne ?

Oui ! grondait une partie profonde de lui. Après tout, à quoi bon tous ces sourires si c'était pour garder des secrets et des mensonges. Et la pensée de mentir était encore plus honteuse que de garder une partie de son secret à vie juste parce que le père de Rin le lui avait demandé.

Pas question. Je...

Quand Rin regarda Ryûji, il vit aussi tôt que quelque chose n'allait pas. Son expression semblait... fausse. "Ryûji ?" Ses sourcils se froncèrent et il posa sa main sur son dos. "Hé, tu vas bien?"

Cette inquiétude le rongeait de culpabilité. Ryûji leva sa main pour frotter la tension soudaine sur le devant de la tête, grimaçant.

"...Désolé. Migraine." Ce n'était pas un mensonge, mais ce n'était pas la vérité non plus. La peau de Ryûji le brûlait là où Rin l'avait touché. "Hé... Écoute, à propos de ce que je voulais te dire... je pourrais le faire demain ?" Il préférait retarder un peu ce moment, même s'il se sentait encore plus mal à l'intérieur.

Les lèvres de Rin se serrèrent d''inquiétude, mais il hocha quand même la tête. "Ouais, bien sûr." Il saisit les deux boîtes et les plaça sur le bureau avec le porte-clefs. "Tu ne veux pas que j'aille te chercher quelque chose à boire ? T'as pas l'air d'aller très bien." Rin se tenait près du bureau, les sourcils encore froncés alors qu'il se demandait s'il pouvait faire quelque chose pour le regard mystérieusement troublé qu'avait soudain arboré son ami.

Les tempes de Ryûji battaient. Il réussit à sourire légèrement.

"... Ça va aller. J'ai besoin de rien."

Ses membres étaient un peu engourdis quand il se remit sur ses pieds. Il traîna son sac hors du lit de Rin et le posa de nouveau sur le sol. Il pouvait sentir les yeux de Rin sur lui, s'attardant sur la tension entre ses épaules. Les yeux de Ryûji se fermèrent pendant un moment.

Demain... Demain, se promit-il à lui-même, jurant de ne pas le repousser un jour de plus.

Quand il se retourna, un peu de sa culpabilité s'était envolée et il parvint à se détendre un peu.

"Allons nous coucher."